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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 18:33

Il reste toujours quelque chose de l'enfance, toujours... »

Marguerite Duras


Ce livre merveilleux nous permet de retrouver une part de notre enfance. Quel magnifique conte pour adulte! Et je remercie Stephie , sans qui, je n'aurais probalement pas découvert ce chef-d'oeuvre. Comme M. Grinberg, le personnage principal, je suis sous la charme des livres, de ce livre : « Chacun d'eux était un monde nouveau, inconnu. Un monde fourmillant d'êtres, d'histoires, d'aventures et de légendes. Un monde dans lequel il fallait plonger, se laisser emporter, pour atteindre la vie mystérieuse qui palpite entre les pages. » Ici ce ne sont pas seulement les mots, mais aussi les illustrations qui palpitent entre les pages, faisant de ce roman un véritable bijou!



 

L'histoire :


Monsieur Grinberg est un vieux célibataire qui ne se préoccupe guère du monde qui l'entoure... Seules Mirabella, sa femme de ménage dont il est secrétement amoureux et Holstein sa chienne font partie de sa vie. Il est d'ailleurs si solitaire qu'il ne voit pas les enfants, même lorsque ceux-ci gravitent autour de lui dans le parc où il se rend régulièrement pour lire son journal.

Les enfants, parlons-en... Il y a Mathilda, forte tête qui a toujours un avis sur tout, Paul qui ne supporte pas d'avoir perdu sa grand-mère, la grosse Juliette dont tout le monde se moque et Simon qui souffre du divorce de ses parents.

Chacun a donc, comme le dit Simon « des bleus à l'âme » qu'ils vont tenter d'apaiser grâce au Livre des questions. Et dans cette quête du bonheur, Monsieur Grinberg et les enfants vont se retrouver étroitement liés.


J'ai beaucoup aimé l'écriture de Gila Lustiger, à la fois très accessible et extrêmement riche. Elle nous invite au détour de chaque anecdote à une réflexion profonde sur le bonheur, la mort, l'amour ou encore l'amitié. J'ai apprécié également les nombreuses digressions sous forme de notes de fin de chapitre, même si j'ai eu un peu de mal à m'y adapter au début : à quel moment les lire? J'ai été séduite enfin par les nombreux clins d'oeil du narrateur, non pas au lecteur mais à ses personnages. C'est pour moi l'occasion de vous faire partager un extrait particulièrement délicieux:


« Mathilda aussi avait été en possession d'un livre qu'elle aimait beaucoup et ...ah non! Ca suffit, maintenant! Faut-il vraiment que cette môme montre partout le bout de son nez? Ne lui a-t-on donc pas appris les bonnes manières? Ne sait-elle pas que les enfants ont à se tenir tranquille quand les adultes racontent? Et qu'on ne peut pas toujours se débarrasser sans détour de ce qui nous brûle les lèvres, et sans considération du moment? Enfin quoi, cette gamine ne peut-elle donc pas attendre sagement son tour?Non, elle ne peut pas. Pourquoi le devrait-elle d'ailleurs? Et d'ailleurs, ce n'est pas l'enfant qui s'immisce ainsi entre les lignes, mais l'auteur qui fait une petite place à l'enfant, même si ce n'est que dans une note. »


Je vous laisse le soin de découvrir d'autre passages tout aussi délectables. Je pense notamment à la réflexion sur l'utilisation du plus-que-parfait pour évoquer la grand-mère de Paul au début du chapitre 5.

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commentaires

L
Je l'ai adoré moi aussi celui-là. :D
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E
Cela donne vraiment envie...je sens que la PAL va augmenter!
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M
Ahhhh tu l'as lu ! En le voyant sur le blog de Stephie, je me suis dit "celui là, je DOIS le lire !" J'en ai encore plus envie en te lisant...
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P

Fonce!! Il FAUT le lire!


C
C'est vrai que les digressions sont particulièrement réussies!
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S
J'ai aussi adoré le passage que tu as relevé sur Mathilda. Un grand bonheur que cette lecture.
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P

En effet, je me suis retenue d'en citer d'autres car je ne savais lesquels choisir!