Mes chroniques de lectures, en toute simplicité.
J'ai découvert avec surprise que ce titre était sorti en poche en me promenant dans une de mes librairies favorites. Il faut dire qu'avec le récent déménagement, j'étais un peu coupée du monde et des nouvelles sorties en poche. Je n'ai donc pas hésité une seconde, puisqu'il était dans ma LAL depuis une éternité et que j'en ai énormément entendu parler... Donc voilà, maintenant je peux dire, que moi aussi, j'ai lu L'élégance du hérisson.

L'histoire :
Renée, 54 ans est concierge dans un immeuble parisien très huppé. Elle aime la littérature, est très cultivée mais cette culture reste son jardin secret. En effet, elle fait tout pour se fondre dans le moule de la concierge : une vieille femme aigrie qui passerait ses journées à s'abrutir devant la télévision.
Dans le même immeuble vit Paloma, 12 ans. Ses parents sont très riches, et pourtant elle porte un regard très critique sur sa famille, et notamment sur sa soeur Colombe. Paloma ne supportant pas le monde dans lequel elle vit a décidé de mettre le feu à l'appartement de ses parents et de se suicider le jour de son anniversaire.
Les destins de ces deux personnages que tout semble opposer vont finir par se croiser, car au fond Renée et Paloma ne sont pas si différentes qu'il n'y paraît.
J'attendais beaucoup de ce livre dont j'entends parler avec enthousiasme depuis presque trois ans maintenant. Et pourtant, je ne savais pas vraiment ce qui m'attendait, ne connaissant vraiment du contenu que ce que veut bien nous en dévoiler la quatrième de couverture. Et, paradoxalement, j'ai dévoré ce livre alors que je ne l'ai pas trouvé si extraordinaire que cela. Certes, je me suis beaucoup attachée aux personnages, et à leurs réflexions philosophiques sur la vie. Certes, j'ai adoré l'alternance des points de vue et la manière dont l'ensemble du roman est construit, j'ai aimé les nombreux échos entre les deux narrations, notamment dans la troisième partie intitulée De la grammaire. Pourtant, je garde une impression générale de vide. La langue est magnifique même si j'avais l'impression parfois qu'il s'agissait surtout d'esbroufe... mais clairement, il ne se passe pas grand-chose dans cet immeuble, mise à part l'arrivée de M. Ozu... Et peut-être aussi la scène finale, qui pour cette fois, ne m'a pas déçue et m'a même beaucoup touchée. Mais du coup, je me demande bien comment il a été possible de l'adapter au cinéma, alors que les actions sont vraiment quasi inexistantes...
Pour faire court, je dirais que j'en garde une bonne impression générale mais voilà j'ai presque envie de dire : "Tout ça pour ça?"