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Fablehaven voyage...

Fablehaven a pris la route jusque chez Deliregirl1.
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Prochaines escales chez :
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Joey7lindley
Stephie
Cacahuète
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 11:00

Livre 1 - Le sanctuaire secret

Jusqu'à il y a quelques mois, je lisais très peu de romans jeunesse, n'y trouvant généralement pas mon compte. Cependant, mes dernières lectures m'ont réconciliée avec ces livres pour lesquels j'ai normalement passé l'âge. Il faut dire que certains de ces romans donnent envie de s'y plonger  ne serait-ce que pour leur couverture magnifique qui a elle seule vous emmène dans un monde enchanté et enchanteur. Il est bien difficile de leur résister...

Image hébergée par servimg.com
L'histoire :

Pendant que leur parents partent en croisière, afin de respecter les dernières volontés de Grand-Mère et Grand-Père Larsen, Kendra et Seth vont passer quelques jours chez Grand-Mère et Grand-Père Sorenson. Cette idée ne les enchante pas beaucoup car ils ne connaissent pas très bien leurs grands-parents. D'ailleurs, Grand-Mère s'est absentée et l'accueil de Grand-Père est étrange : il remet trois clés mystérieuses à Kendra, les enfants partageront leur chambre avec une poule nommée Boucle d'Or, et il leur est strictement interdit d'aller dans les bois. Mais les interdits sont faits pour être bravés et Seth ne tarde pas à s'aventurer dans la forêt où il rencontre une étrange sorcière. Tout ceci est bien difficile à croire mais très vite, Kendra et Seth comprennent que leur grand-père est le gardien d'une réserve secrète nommée Fablehaven.  Dans cette réserve vivent toutes sortes de créatures fabuleuses, mais non moins inquiétantes. Mais il semblerait qu'un danger les menace, et les deux enfants vont être amenés malgré eux, à lutter contre des forces obscures...

Je parlais plus haut de l'attrait des couvertures, eh bien, on peut dire que celle-ci remplit son rôle à merveille : elle est tout simplement magnifique. Légèrement en relief, avec le titre doré et cette invasion de petites fées colorées, difficile de lui résister! Sans parler du coffret en édition limitée avec sa petite porte qui ouvre sur cette drôle de sorcière.
Et autant vous le dire tout de suite, le contenu est à la hauteur! Pour une lectrice qui clame haut et fort qu'elle n'aime pas la fantasy, je dois avouer que je me suis laissée totalement emporter par cette histoire! Brandon Mull a su créer un monde extraordinaire, peuplé de fées, de trolls, de satyres dans lequel on se trouve plongé de manière naturelle. Habituellement, j'ai du mal à "imaginer" ces mondes trop éloignés de la réalité, mais là, je me suis vue dans cette forêt, j'ai visualisé chacune des créatures et surtout j'ai apprécié leur duplicité. Les gentilles fées peuvent devenir d'affreuses créatures nommées mutards, et les naïades usent de leur beauté pour tenter de vous attirer au fond du lac. Chacune a sa particularité et Fablehaven est un monde haut en couleurs et très poétique. J'ai particulièrement apprécié la sorcière Muriel, même si elle fait partie des personnages maléfiques. J'ai adoré la voir se démener pour défaire les noeuds de cette corde qui la retient prisonnière.
Les deux jeunes héros sont également très intéressants. Chacun a sa propre personnalité mais les deux se complètent  : Kendra est la grande soeur, et elle incarne plutôt la voix de la sagesse. Elle refuse de désobéir à grand-père, elle est pleine de bon sens et met très souvent son jeune frère en garde. Au contraire, ce dernier est un petit garçon qui cumule les bêtises! Il n'en fait qu'à sa tête, et bien souvent, il a sa part de responsabilité dans les malheurs qui surviennent. Il m'a souvent agacée, avec son côté tête à claques et je dois avouer que lorsqu'il subit certains mauvais sorts, je me suis réjouie les trouvant amplement mérités!
Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce livre dans lequel le suspense ne manque pas, et j'ai hâte de pouvoir lire le second tome dont la sortie est prévue en février. J'espère seulement que grand-père et grand-mère y seront davantage présents, car j'ai très envie d'en savoir plus sur eux!

Je remercie Samia Chauvin des
éditions Nathan pour cette fabuleuse découverte et je vous invite à visiter le site magnifique dédié au livre.

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 07:00

La lecture du dimanche

Ce livre m'a été offert par Gio dans le cadre du swap Cap sur Noël, et comme Stephie avait elle aussi, très envie de le lire, nous avons décidé d'en faire une lecture du dimanche. Et on peut dire que ce titre tombe à pic, car pour la petite anecdote, au moment même où je rédige ce billet, je vois la neige tomber... autant dire, donc, que je suis dans l'ambiance!


Image hébergée par servimg.comL'histoire :

Nous sommes au Japon à la fin du XIXè siècle, Yuko Akita a dix-sept ans. Il est temps pour lui de prendre une décision quant à son avenir. Son père lui laisse le choix : il deviendra prêtre ou guerrier. Mais Yuko a un autre souhait : il souhaite devenir poète. Il écrit des haïkus, de courts poèmes en trois vers et dix-sept syllabes, et son inspiration lui vient de la neige. Il a beaucoup de talent, et un poète de la cour le repère pour prendre sa succession. Seulement, ses poèmes sont désespérément blancs comme neige, il leur manque la couleur. On l'envoie alors auprès de Soseki, un vieux peintre aveugle, afin que ce dernier lui apprenne à parfaire son art. Une femme mystérieuse, répondant au prénom de Neige va bien vite rapprocher ces deux hommes...

Voilà a priori le livre vers lequel je ne me serais pas tournée de moi-même. J'ai déjà expliqué que bien souvent, je peine un peu lorsque la nature est omniprésente, et qu'elle en devient presque un personnage à part entière. Et bien, je serais passée à côté d'un véritable petit bijou si Gio ne m'avait pas permis de le lire. Ce petit récit est magnifique. L'écriture est aussi touchante que l'histoire et les personnages! Quelle puissance d'évocation! Je me suis retrouvée pendant un moment au sommet des montagnes enneigées du Japon, j'ai vu la jolie Neige dans son cercueil de glace, j'ai partagé les sentiments des personnages. Pourtant, il n'y a aucune fioritures, l'écriture est simple et va à l'essentiel. Cet essentiel qui vous touche en plein coeur, qui vous rappelle votre petite condition d'humain. Un essentiel tout en poésie. Un petit livre venu du froid qui vous réchauffe le coeur! A découvrir, vraiment! Et je me réjouis déjà à l'idée de découvrir d'autres titres de cet auteur. Quelle plume!

Je pense pouvoir dire sans me tromper que Stephie a aimé! Et j'ai hâte de pouvoir lire son billet!

 

EDIT du 13.07.2010 : Ma chronique a été sélectionnée par les éditions Points, et vous pouvez la trouver mis à l'honneur ICI . N'hésitez pas à visiter leur site !

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 07:00

La lecture du dimanche

Ce livre est le premier tome d'une série intitulée Micah et les voix de la jungle qui comporte à ce jour trois tomes. Il s'agit d'une nouvelle lecture en partenariat avec le forum Livraddict et les éditions du Masque à laquelle Stephie et moi avons toutes deux choisi de participer.

Image hébergée par servimg.com
L'histoire :

Micah est un jeune bordelais de douze ans. Il vit seul avec son père, sa soeur Charlie et son frère Bart depuis la mort de sa mère. Un soir, en rentrant de l'école, une drôle d'enveloppe l'attend. Cette enveloppe vient de Thaïlande là où Antoine et Emma avaient adopté le jeune garçon et Micah apprend qu'il vient d'hériter d'une parcelle de jungle là-bas. Micah est très réticent dès qu'il s'agit de son pays d'origine : celui qui l'a abandonné. Mais son père qui a tout perdu décide d'emmener ses enfants là-bas. Seulement, sur place, la réalité les surprend : l'avocat délégué sur place tente par tous les moyens de leur faire vendre la parcelle jusqu'à ce qu'ils découvrent que des hommes y survivent en compagnie de leurs éléphants, tous très mal en point. Micah et sa famille décident alors de s'y installer et de venir en aide aux cornacs en transformant le camp afin d'y accueillir des touristes européens... Seulement, il semble bien que leur présence soit gênante...

J'ai été très agréablement surprise par ce récit. Le résumé laissait présager une gentille histoire : j'ai découvert un livre enchanteur qui m'a littéralement transportée! En effet, j'ai été totalement dépaysée par ce livre. Le lecteur est plongé au beau milieu de la jungle Thaïlandaise à plusieurs heures de route de toute civilisation. Le lien qui unit les hommes aux animaux nous rappelle de vraies valeurs et j'ai été très touchée par ces animaux blessés, qui semblent dotés d'une intelligence extraordinaire. Ainsi, lorsque Micah arrive et qu'il doit prendre sa décision, c'est Lotus, un bébé éléphant qui achève de le convaincre d'une manière très touchante : A cet instant précis, Micah sentit quelque chose de souple, humide et caoutchouteux se refermer sur ses doigts. Il n'eut pas besoin de baisser les yeux pour comprendre que, du bout de sa petite trompe, Lotus lui avait agrippé la main. L'adolescent se concentra un instant, un siècle peut-être. Il serra à son tour la trompe de la petite éléphante. Cette communion entre l'homme et l'animal ( et la nature en général ) se retrouve tout au long du récit, et d'ailleurs, de ce point de vue, le style de l'auteur m'a beaucoup touchée. Tout en douceur, tout en poésie.
Mais ce n'est pas tout, car si le cadre et l'écriture m'ont plu, l'intrigue, elle aussi, ne manque pas de piquant. En aidant les cornacs à réhabiliter le camp, c'est aussi les liens familiaux entre Antoine et ses enfants qui se reserrent et c'est également Micah qui renoue avec ses origines, qui se réconcilie avec ses racines. Et pour achever de combler le lecteur, tout ceci ne se fait pas sans mal car la mort rôde et quelqu'un ne semble pas apprécier l'arrivée de Micah et sa famille dans le camp.
Bref, de l'action, de la poésie, de l'émotion, voilà un roman dans lequel rien ne manque et que je vous recommande chaleureusement!

Je remercie
Livraddict ainsi que les éditions du Masque pour cette jolie découverte et je vous invite à aller découvrir l'avis de Stephie.

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 20:24

Je vous parlais il y a quelques semaines des Monstres au cinéma, un documentaire publié chez Armand Colin, dans une nouvelle collection intitulée Les fiches de Monsieur Cinéma. Je vous avais fait part également de mon envie de découvrir un autre titre de cette collection dédié aux grands pervers. C'est maintenant chose faite.

Image hébergée par servimg.com

 

Les grands pervers sont abordés ici par sexe. La première partie est consacrée aux hommes et c'est de loin la plus longue... Qu'ils soient voyeurs, exhibitionnistes, fétichistes ou criminels, les pervers au masculin ont une place de choix dans le cinéma : de James Stewart à Hannibal Lecteur en passant par Jack l'éventreur ( à qui toute une partie est consacrée ), on croise ici de grandes figures qui nous ont déjà tous fait trembler. La seconde partie concerne les femmes, et rassurez-vous mesdames, cette partie est la plus courte, preuve que les femmes sont plus saines que ces monsieurs en matière de perversité  . L'auteur aborde ensuite le couple sado-masochiste ( je sens que je vais recevoir d'étranges visiteurs suite à cet article, hum... ) : tantôt c'est la femme qui devient chienne, tantôt l'homme devient pantin. Enfin, la dernière partie s'intéresse aux institutions perverses et aux pervers historiques et plusieurs thème très intéressants sont abordés comme l'Eglise, et notamment la pédophilie ( et je n'ai pu m'empêcher de faire le lien avec le livre dont je vous ai parlé dimanche ), le nazisme ou encore l'armée...

J'avais apprécié l'ouvrage dédié aux monstres malgré quelques petits bémols. Eh bien, je peux dire que j'ai préféré ce volume et cela, pour plusieurs raisons. D'abord, j'ai retrouvé avec plaisir un livre de qualité, avec des illustrations magnifiques et nombreuses. Je me suis longuement arrêtée sur une illustration de Brigitte Bardot dans La femme et le pantin, déjà parce que cette femme était absolument sublime mais aussi parce que j'ai été bluffée par l'actrice qui a été choisie pour jouer son rôle dans le film consacré à Gainsbourg qui sortira prochainement : Laëtitia Casta. Ensuite, je me suis davantage reconnue dans cet ouvrage ( n'y voyez aucune confidence concernant une éventuelle perversité... ) parce que je connaissais une bonne partie des films évoqués et qu'une plus grande place est laissée aux films récents. L'auteur évoque par exemple Millénium ou encore La chute dont je vous avais parlé
ici même. Et ce qui selon moi fait la force de cet opus c'est l'étroite relation entretenue avec la littérature. De nombreux pervers cinématographiques sont en effet directement inspirés de la littérature : on croise ainsi la Marquise de Merteuil, Carmen, Lolita, Milady mais aussi Sade. Je me suis régalée en lisant ces pages! Et je ne peux que vous en conseiller la lecture.

Je remercie Elodie Royez des éditions
Armand Colin qui m'a permis de poursuivre ma découverte de cette chouette série.

Edit : Je vous invite à aller lire l'avis de Marie L également.

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 07:00

La lecture du dimanche

Fidèles à notre rendez-vous dominical, nous avons choisi aujourd'hui de vous parler de ce livre qui est sorti en librairie le  7 janvier. Nous avions prévu un autre titre, mais quand nous avons reçu celui-ci, nous étions aussi impatientes l'une que l'autre de le lire. Il n'a donc fait qu'un passage éclair dans nos PAL.

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L'histoire:

Fochs est doyen au sein d'une secte religieuse : les Sanguistes. Son sommeil est fortement perturbé par des rêves et des pensées pédophiles. Ces pensées, il les exprime à voix haute dans son sommeil, et sa femme lui demande de consulter un psychiatre pour l'aider à s'en libérer. C'est Feshtig qui reçoit Fochs et qui écoute ses terribles confessions. Mais très vite, Feshtig se met à douter : les rêves de l'homme d'église sont, en effet, très proches de la réalité : une adolescente a été assassinée et deux jeunes garçons l'accusent de les avoir purifiés d'une manière peu banale lors d'entretiens. Fochs, bien sûr clâme son innocence et il est soutenu dans cette voie par ses supérieurs hiérarchiques qui tentent par tous les moyens d'étouffer l'affaire.

Dès la première page, j'ai su que j'allais aimer ce livre. Certes, le sujet est difficile et certaines scènes sont insoutenables puisqu'il est question de violences sexuelles sur enfants. C'est d'autant plus difficile que ces sévices sont commis par un homme d'église qui représente l'autorité religieuse et en qui la communauté a une confiance aveugle. Pourtant, une fois commencé, il est presque impossible de le lâcher. La composition du livre encourage cette avancée dans la lecture et donne au lecteur une forme d'omniscience. En effet, plusieurs points de vue s'entremêlent et les formes sont variées : lettres échangées entre les autorités de l'église et l'institut dans lequel travaille Feshtig, carnets du psychiatre et récit à la première personne mené par Fochs. Ainsi, le lecteur sait dès le début que Fochs est coupable et assiste, médusé, à l'aveuglement dont semble faire preuve l'église. Un sentiment de révolte qui grandit au fur et à mesure de la lecture : au début, on peut comprendre que les supérieurs de Fochs croient en sa bonne foi mais ensuite les preuves et les détails discordants s'accumulent mais rien ne change. Fochs est couvert envers et contre tout, le but étant d'éviter absolument le scandale. En cela, la fin du roman est tout à fait incroyable. Brian Evenson révèle ici au grand jour l'hypocrisie et les manipulations au sein de l'église et je n'ai aucun mal à croire qu'il ait été contraint de quitter l'Eglise mormone à cause de ses écrits jugés "blasphématoires".
Ce que j'ai apprécié également, c'est la manière dont l'auteur traite la folie du personnage. Lorsque Fochs commet ses crimes, c'est un peu comme si un autre lui-même agissait. Cet autre prend la forme d'un homme à la tête sanglante que Fochs identifie difficilement. Est-ce le Christ? Le Diable? Difficile de répondre à cette question autant pour le doyen que pour le lecteur qui est lui aussi perdu lorsque le surnommé Tête Sanglante apparaît. Je me suis demandée à certains moments si on ne flirtait pas avec le fantastique avant de prendre position pour une manifestation de la schizophrénie du personnage. Mais je serais curieuse de connaître l'avis d'autres lecteurs sur ce point.

Une lecture forte et profondément dérangeante que je ne peux que vous conseiller. Je vais d'ailleurs tâcher de me procurer un autre de ses romans tant j'ai envie d'en savoir plus sur l'univers de cet auteur.
Je vous conseille également d'aller lire l'avis de Stephie que j'ai hâte de découvrir, sachant qu'elle est souvent réticente lorsqu'il est question de pédophilie.
Et je remercie Solène des
éditions le cherche midi pour cette lecture que je m'empresse de classer dans mes plus belle découvertes.

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 20:06

Le livre dont je vous ai parlé hier ne semble pas vous inspirer beaucoup... Je pense que mon article du jour devrait davantage vous plaire et motiver les foules! J'avais repéré ce livre au mois de décembre sur de nombreux blogs, et je n'avais qu'une envie, vus les nombreux avis enthousiastes : le découvrir ! Stephie s'est une fois de plus transformée en Mère Noël et me l'a offert pour mon plus grand plaisir!

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L'histoire :

Les temps ont changé sur le continent américain : la population est répartie en districts dirigés par le Capitole. Les temps sont difficiles et la nourriture se fait rare dans certains districts. Pour éviter une nouvelle rebellion, le Capitole organise chaque année les Hunger Games afin de montrer sa domination et son autorité. Un garçon et une fille sont tirés au sort dans chaque district puis emmenés dans une arène. Il ne peut y avoir qu'un seul gagnant : le dernier survivant. Bien entendu, tout ceci est diffusé en direct à la télévision.
Lorsque Prim est tirée au sort, sa soeur Katniss se porte aussitôt volontaire pour la remplacer. Elle devra affronter les 23 autres candidats pour sauver sa peau.

J'avais été prévenue! J'ai dévoré ce livre en moins de 24h! Une véritable addiction et je ne peux qu'approuver les propos de Stephen King reproduit en 4è de couverture : " Impossible de lâcher ce livre ; c'est comme si votre vie en dépendait." Et en effet, je me suis réveillée à trois heures du matin avec l'envie irrésistible de poursuivre ma lecture! Heureusement pour moi, j'ai suivi le conseil de Stephie : lire ce livre le weekend!
Et pourtant, je ne suis particulièrement fan de la science-fiction. Et pourtant, ce livre n'est pas particulièrement bien écrit. Et pourtant, l'intrigue est bourrée de clichés : oui, parce que parmi les milliers de jeunes garçons, c'est Peeta, le fils du boulanger, amoureux transi de Katniss depuis leur plus tendre enfance qui est tiré au sort et on voit venir certains événements avec leurs gros sabots... Oui, mais voilà, du début à la fin, je me suis trouvée catapultée dans l'arène avec Katniss qui est la narratrice, j'ai frémi avec elle, j'ai souffert... Je me suis révoltée comme elle contre cette société qui semble avoir perdu toute raison, qui regarde avec plaisir ces jeux dans lesquels leurs enfants s'entretuent et qui peuvent même envoyer des cadeaux à leurs candidats préférés pour les aider à éliminer leurs adversaires. Je me suis insurgée contre le Capitole, ce "gouvernement" qui fait régner la terreur, qui parque les hommes dans des districts qui ne peuvent communiquer entre eux et qui sont même entourés d'une clôture électrique! Le récit se déroule dans le futur mais j'ai bien souvent eu l'impression d'un retour en arrière. Mais là où l'auteur a su faire très fort, c'est que, malgré cette haine du principe, on ne peut s'empêcher de se prendre au jeu, et de sauter de joie chaque fois qu'un nouvel adversaire est éliminé. On se surprend à détester des personnages comme Cato, la brute épaisse, et à souhaiter leur mort. Ni plus, ni moins! Il faut dire que Katniss est particulièrement attachante, qu'elle a un sang-froid et une force de caractère à vous faire pâlir et qu'on ne rêve que d'une chose : la voir gagner!

Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce livre et j'ai hâte de voir arriver le mois de mai pour pouvoir me plonger dans le deuxième tome. Je me suis même demandée si ce n'était pas l'occasion de me remettre à l'anglais mais j'ai peur de passer à côté d'une partie de l'intrigue. Ce roman fera incontestablement partie de mes coups de coeur de l'année, qui pourtant, ne fait que commencer! La barre est haute!

Je remercie encore Stephie pour ce cadeau et je vous invite à aller sur BOB pour lire d'autres avis tous plus enthousiastes les uns que les autres!

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 14:11

Lorsque Livraddict a proposé ce livre en partenariat avec les éditions Michel Lafon, je n'ai pas hésité un instant : un roman policier avec pour cadre l'entre-deux guerre et la montée de l'antisémitisme en Europe, il n'en fallait pas plus pour me convaincre.

9782749910123.jpgL'histoire :

Lorsqu'un premier corps d'enfant est découvert dans un hangar de la Halle aux Vins, c'est la stupeur. L'enfant a été étranglé, on lui a arraché la langue et les yeux et perforé les oreilles. Les soupçons se portent alors sur un boucher étrange nommé Langronne, à la boutique peu fréquentable. Aurait-il été surpris par l'enfant alors qu'il trafiquait de la marchandise? Le commissaire Barnabé est chargé de l'enquête avec une pression énorme de sa hiérarchie. L'assassin doit être arrêté au plus vite en cette période suffisamment troublée. Lorsqu'un deuxième corps est trouvé aux Thermes, un indice permet d'avancer : une fibule est retrouvée près du corps. Cette aiguille de bronze comporte une sculpture qui va mettre le commissaire sur la piste d'une secte d'inspiration celte qui voue un culte à la déesse de la Lune, dans lequel le sacrifice est légion.

Je commencerai par un conseil : ne lisez pas la quatrième de couverture! En effet, je trouve qu'elle en révèle beaucoup trop puisqu'elle indique au lecteur ce qui va se passer dans les derniers chapitres. De plus, elle met l'accent sur la vie personnelle de Barnabé qui n'est finalement que peu évoquée tout au long du roman.

Plongez-vous donc directement dans ce roman que j'ai trouvé vraiment très bon! Le cadre tout d'abord m'a beaucoup plu : en effet, nous sommes à Paris en 1938 et la tension règne. Herschel Grynszpan est sur le point d'assassiner un secrétaire de l'ambassade allemande ce qui va déclencher un véritable cataclysme, d'abord en France mais surtout en Allemagne. Le roman prend donc pour contexte une réalité historique et s'ouvre d'ailleurs sur une scène d'exécution à la guillotine  terrifiante de réalisme et mettant en scène le célèbre bourreau Deibler. Autant dire que dès les premières pages, j'ai été conquise!

L'enquête policière m'a, elle aussi, beaucoup plu. Ces enfants mutilés que l'on retrouve les uns après l'autres créent une atmosphère glauque à souhait. L'enquête progresse crescendo, avec une scène finale très forte qui vient faire écho au début du roman : la boucle est bouclée, l'affaire rondement menée et le lecteur enchanté! Mais j'ai également beaucoup apprécié toute la dimension ésotérique liée aux sectes alors que d'habitude, je suis plutôt réticente à ce type d'écrits. Bref, une belle réussite que ce roman! Je ne connaissais pas encore l'auteur qui a été révélée par son premier roman en 2007. Je pense que je vais donc aller voir de plus près ses deux précédents titres.

Je remercie les éditions Lafon ainsi que Livraddict pour ce partenariat.

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 21:51

Cela faisait plusieurs mois déjà que ce livre me faisait de l'oeil... Je suis assez difficile lorsqu'il est question de littérature de jeunesse mais le sujet me touche particulièrement. D'ailleurs, les nombreux commentaires élogieux que j'ai pu lire sur la blogosphère n'ont pas mis très longtemps à me convaincre.

L'histoire :

Bruno est un petit garçon de neuf ans, un petit garçon comme les autres, qui ne supporte pas sa grande soeur Gretel, qui aime jouer à dévaler les escaliers ou faire des mises en scène avec grand-mère. Seulement, le papa de Bruno n'est pas tout à fait comme les autres papas... il travaille pour l'armée, et vient d'obtenir une promotion inespérée : commandant à Hoche-Vite. Malheureusement, il va falloir quitter Berlin pour aller s'installer dans une nouvelle maison. Bruno est effondré, il n'a pas envie de partir et d'abandonner ses amis. D'autant qu'à Hoche-Vite, il va découvrir un monde étrange, là-bas de l'autre côté du jardin. Les gens sont tous habillés d'un pyjama rayé et semblent d'une tristesse sans nom. Bruno, qui s'ennuie décide de partir en exploration sans savoir qu'une rencontre inattendue va bouleverser sa vie...

Quel livre!! Et là, je me rends compte à quel point il est difficile de parler d'un livre qui vous a bouleversé... Je l'ai dévoré, ne pouvant plus le lâcher, une fois commencé. Bruno est un petit garçon très attachant et son regard naïf sur le monde, s'il peut parfois nous faire sourire, nous fait surtout prendre conscience de la cruauté des hommes, de l'horreur qui s'est déroulée dans les camps de concentration pendant la seconde guerre mondiale et de la bêtise qui pousse les hommes à se détester parfois. Bruno sent bien qu'il ne doit pas révéler son amitié avec le garçon en pyjama rayé, qu'on risque de le gronder mais il ne comprend pas pourquoi. D'ailleurs, nous-mêmes, aujourd'hui, sommes toujours incapables de le comprendre...

Ce roman est selon moi indispensable et tout adolescent devrait l'avoir lu. Néanmoins, il suppose d'avoir quelques connaissances sur cette terrible période pour en comprendre toutes les subtilités. Et là, je ne peux m'empêcher de penser à cette élève de 3è qui m'a demandé un jour qui était Hitler...

Je n'en dirai pas plus, car même si j'ai lu ce livre, il y a maintenant presque deux semaines, l'émotion ne m'a pas quittée et je suis incapable de mettre plus de mots sur cette lecture. Je ne peux vous dire qu'une chose : lisez-le, si ce n'est déjà fait.

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 11:00

Ma passion pour les vampires n'est plus un secret pour personne. Seulement, il manquait à mon palmarès le roman fondateur de la littérature vampirique, le classique des classiques, celui qu'il faut absolument avoir lu! C'est dorénavant chose faite...

L'histoire :

Lorsque Jonathan Harker se rend dans les Carpates pour régler la vente d'une maison londonienne, il est loin de se douter de ce qui l'attend. Après un voyage pour le moins étrange durant lequel les gens ne cessaient de se signer et de le mettre en garde, Jonathan arrive au château du comte Dracula. Mais très vite, Jonathan se pose des questions sur les étranges habitudes de son hôte : leurs entretiens ont toujours lieu la nuit, Dracula le laisse prendre ses repas seul et lui interdit certains coins du château. Jonathan ne met pas longtemps avant de comprendre que le comte n'a pas l'air décidé à le laisser rentrer à Londres.
Londres, où Jonathan a laissé Mina, sa fiancée, qui est sans nouvelles et qui se meurt d'inquiétude. Afin d' occuper ses journées elle passe beaucoup de temps avec son amie Lucy. Mais cette dernière souffre d'une étrange maladie, qui, malgré tous les efforts du Dr Seward, ne semble pas vouloir la quitter. Le Dr Seward décide alors de faire appel à l'un de ses amis, éminent médecin, le Dr Van Helsing. Ce dernier va mettre au jour les raisons de cette étrange maladie...

Suite à cette lecture, j'ai deux regrets : ne pas l'avoir lu plus tôt et ne plus avoir à le découvrir... Bram Stoker a signé là un véritable chef-d'oeuvre et telle un vampire, je me suis délectée goutte à goutte de chacune de ses pages. En effet, chose étrange, je n'ai pas dévoré ce livre mais j'en ai dégusté la lecture sur plusieurs semaines. J'avais vécu la même chose en lisant le quatrième tome de la saga Fascination que j'avais fait durer sur plusieurs semaines, ne voulant pas quitter les personnages...

J'ai tout aimé dans ce roman. La forme narrative d'abord avec l'alternance des points de vue des différents protagonistes. Impossible de s'ennuyer, on plonge tour à toutrdans les journaux intimes de chacun et dans leurs correspondances privées, deux types d'écrits que j'affectionne particulièrement. Le lecteur se trouve ainsi en position de supériorité puisqu'il sait plus de choses que chacun des personnages, il a une vue d'ensemble sur le récit.

J'ai également adoré l'ambiance gothique qui règne tout au long du roman : les descentes dans les différentes sépultures, dans la chapelle du château de Dracula ou dans les caves des différentes maisons pour y trouver chaque fois des vampires à éliminer. Vampires à qui il faut couper la tête et enfoncer un pieu dans le coeur. Les paysages de Transylvanie , ses montagnes, ses forêts, ses étendues neigeuses et ses loups hurlants m'ont presque donné envie d'aller en Roumanie visiter le fameux château de Dracula.

Les personnages eux aussi, sont exceptionnels. Ma préférence va sans doute possible au couple que forment Jonathan et Mina, qui par amour, parviennent à lutter contre l'épouvante qui pourrait les paralyser et les empêcher d'agir. Tous font preuve de beaucoup de courage pour affronter ce phénomène qu'ils ne maîtrisent pas. Ce phénomène, parlons-en, Dracula inspire beaucoup de dégoût, on est bien loin du vampire moderne absolument irrésistible puisqu'il prend tantôt la forme d'une chauve-souris, tantôt celle d'un brouillard, tantôt celle d'un animal rampant sur les murs du château et chacune de ses apparitions provoque l'angoisse des personnages, mais aussi du lecteur. Le mythe du vampire prend tout son sens dans ce roman : les gousses d'ail foisonnent, les victimes frissonnent, le lecteur s'abandonne!

Vous l'aurez compris, j'ai été conquise par ce roman qui ne fait que confirmer ma passion pour la littérature vampirique. D'ailleurs, Dracula l'immortel, la suite parue récemment se trouve déjà dans ma PAL puisqu'il m'a été offert par mon mari. Je devrais donc vous reparler très vite de ce cher personnage...

Cet article est l'occasion pour moi de participer à l'avant-première du challenge "J'aime les classiques" proposé par Marie et ses carabistouilles. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce challenge commence plutôt bien!

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 07:00

La lecture du dimanche

Nous vous avions parlé il y a quelques semaine
du grand cahier d'Agota Kristof . J'avais adoré cette lecture, Stephie également, et c'est donc tout naturellement que nous avions envie de lire le deuxième volet ensemble, dans le cadre de notre lecture du dimanche. C'est maintenant chose faite. Je n'ai pas réussi à trouver le visuel de mon exemplaire qui est une nouvelle édition de chez Points. L'ancienne, ci-dessous, me plaît beaucoup moins...


L'histoire :

Claus a passé la frontière, Lucas reste désormais seul dans la maison de Grand-mère. Mais Lucas est perdu sans son frère, sa moitié. Il survit dans la tristesse jusqu'à ce que Yasmine et son fils Mathias entre dans sa maison et dans sa vie. Il héberge la jeune femme qui a été chassée après avoir mis au monde l'enfant de son père. Mathias est boiteux car Yasmine s'est serré le ventre pour gâcher sa grossesse mais Lucas ne tarde pas à le considérer comme son propre fils. D'ailleurs lorsque Yasmine part pour la ville, elle laisse Mathias derrière lui. Entre temps, Lucas a fait la connaissance de Clara, une jeune bibliothècaire qui tente de sauver les livres des flammes. Il s'éprend d'elle mais Clara ne semble vivre que dans le souvenir de son mari Thomas exécuté à tort. Mais bientôt un second drame touche Lucas...

J'avoue avoir eu du mal à entrer dans ce deuxième volet de la trilogie des jumeaux. Le style est assez particulier, ce qui ne m'avait pas frappée dans le premier volet : un récit mené au présent, un style épuré, presque pauvre, des phrases généralement très courtes, se résumant souvent à une construction sujet- verbe- complément. Mais passé l'entrée dans l'histoire, l'intrigue prend le dessus et le style prend tout son sens par rapport aux personnages. En effet, une fois encore, on touche le fond... inceste, alcoolisme, squelette déterrés et conservés dans la chambre pour conserver ses proches... Cependant, tous ces personnages m'ont énormément touchée, parce que la guerre dont on parle finalement peu n'est pas étrangère à tous ces destins brisés. Mathias est celui qui m'a le plus émue, parce qu'il est un enfant de la honte, et que cette honte, il la porte en lui au travers de son infirmité. Parce qu'il est aussi l'enfant qu'on abandonne, l'enfant qu'on montre du doigt, l'enfant qu'on rejette alors qu'il ne souhaite qu'une chose : un peu d'amour. Clara m'a touchée elle aussi, dans sa douleur. Elle est comme tous les personnages de ce roman, proche de la folie parce que la guerre lui a pris son bien-aimé, exécuté pour une faute qui'l n'a pas commise. Lucas, enfin, qui n'arrive pas à faire le deuil de son frère, continuant à remplir le Grand cahier de leur enfance pour conserver un lien avec Claus et qui se montre très généreux dans ce tome alors que j'avais gardé le souvenir d'un enfant plutôt tourné vers lui-même et son double. Mais peut-être est-ce une façon de reporter son amour, de combler le vide laissé par son frère.

Bref, vous l'aurez compris, ce livre ne m'a pas laissée indifférente, je l'ai dévoré et je n'ai qu'une hâte : me plonger dans le dernier volet d'autant que la fin est assez mystérieuse et qu'elle laisse planer un doute...
Reste à savoir ce que
Stephie en a pensé!

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