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Fablehaven voyage...

Fablehaven a pris la route jusque chez Deliregirl1.
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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 06:09

Les polars nordiques ont le vent en poupe en ce moment, et vous commencez à me connaître, il m'est difficile de résister à ces histoires sombres, aux atmosphères glauques et inquiétantes et aux morts mystérieuses. La quatrième de couverture et les quelques avis lus ça et là ont suffi à me convaincre.

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

Aludden : une demeure en bord de mer sur l'île d'Öland. C'est là que Joakim Westin et sa famille viennent s'installer.  Ils ont eu un coup de coeur pour cette maison qui a vu se succèder plusieurs générations de gardiens de phares et s'apprêtent à la rénover entièrement. Mais quelques jours à peine après leur installation, Katrine est retrouvée noyée. La vie de Joakim se transforme alors en cauchemar : il est complètement désemparé et doit faire face à d'étranges phénomènes : sa fille Livia semble communiquer avec Katrine dans son sommeil. Et puis, il y a ces noms gravés dans le bois de la grange, une grange qui l'attire et dans laquelle il pense sentir l'odeur de Katrine. Pendant ce temps, Tilda, la jeune policière nouvellement nommée continue discrètement son enquête car elle est persuadée qu'il ne s'agit pas d'un simple accident.

Pour ne rien vous cacher, j'ai adoré ce roman que j'ai dévoré en moins de 24h... Je n'y ai trouvé que des qualités! La construction du roman est telle, que vous êtes obligé de tourner les pages tant l'envie d'en savoir plus vous taraude! En effet, le récit commence en 1846 et l'on apprend qu'Aludden a été construite avec le bois d'un bateau échoué sur la plage après avoir vu périr tous ses marins. Le ton est donné, Aludden semble maudite et le récit principal est entrecoupé de courts chapitres narrant les différents accidents lors desquels des hommes ont trouvé la mort par noyade. Le cadre choisi par Johan Théorin contribue à rendre l'atmosphère pesante et inquiétante : le lecteur est plongé en pleine tourmente. Il fait froid, les vents sont violents, la mer est un milieu hostile et glacé. La maison est ancienne, elle a une histoire, une âme. Une âme marquée par des événements terribles, comme le prouvent ces noms gravés dans la bois de la grange, une liste de fantômes qui hantent les lieux à leur manière. Les phares au bout de la jetée sont fermés depuis qu'ils ont été automatisés, mais l'un d'eux ne fonctionne plus. La légende dit qu'il ne s'allume que lorsque quelqu'un va mourir. Et des légendes, il y en a sur Öland. D'ailleurs, l'auteur flirte régulièrement avec le fantastique qu'il manie à merveille. Tout est savamment dosé, il n'en abuse pas, et on y croit! Ou du moins, comme Joakim, on a envie d'y croire! En effet, ce dernier est persuadé que Katrine n'est pas vraiment partie, et on aimerait que ce soit possible, tant sa souffrance est grande. J'ai été touchée par cet homme brisé, qui est incapable de dire la vérité à ses enfants, qui se couche chaque soir avec un vêtement que sa femme a porté pour en conserver l'odeur, et qui se démène pour avancer la restauration de cette maison qui était leur rêve à tous deux. Et puis il y a l'enquête, menée par Tilda, qui a par ailleurs fort à faire avec une bande de cambrioleurs qui sévit sur l'île. Une enquête qui n'en est pas vraiment une, puisque tout laisse croire à un accident. Mais petit à petit les indices nous sont donnés, et plusieurs révélations m'ont véritablement surprise. Je n'avais bien évidemment rien vu venir, et j'ai adoré la manière dont le roman s'achève. Un grand coup de coeur donc : l'écho des morts résonnera encore longtemps en moi et je pense que je vais suivre cet auteur de près... J'ai d'ailleurs très envie de lire son précédent roman : L'Heure trouble.

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 19:57

C'est en flânant sur le site des éditions Julliard que je suis tombée sur une vidéo de l'auteur qui présente son nouveau roman : un projet autobiographique. Je ne le connaissais pas mais en l'écoutant, j'ai été immédiatement touchée par ses mots et ce livre s'est tout naturellement imposé à moi : il fallait que je le lise.

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L'histoire :

C'est sous l'occupation que se marient les parents de William et déjà dans cet événement, tout son destin se profile. Si sa mère, Suzanne épouse le surnommé Toto, c'est parce qu'il porte un nom à particule et qu'elle rêve de mener une vie de château. Malheureusement, Toto passera sa vie à cacher les courriers d'huissiers, s'endettant chaque fois un peu plus pour faire plaisir à sa femme. L'itinéraire de cette famille est chaotique : expulsés de leur bel appartement à Neuilly, ils s'installent dans un appartement  en banlieue à la côte Noire, la famille s'agrandit d'année en année : onze enfants qui subissent les crises incessantes de leur mère et qui voient leur père s'incliner. Onze enfants dans la tourmente. William en grandissant prend peu à peu conscience que ses parents ne sont pas un modèle, et il se construit en opposition à eux, se demandant par exemple comment son père a pu se marier pendant que d'autres combattaient dans la Résistance ou comment sa mère a pu le convaincre que les Arabes, qu'elle surnomme "les bicots" sont des gens dangereux, des assassins qu'il faut fuir à tout prix. William devient un homme, vit ses premiers émois amoureux mais toute sa vie, il portera le poids de cette famille qui lui est désormais si étrangère...

Difficile de résumer ce roman si foisonnant sans avoir l'impression de le trahir, chaque événement, chaque mot, chaque personnage a son importance dans la construction de William et à moins de réécrire les 548 pages du roman, c'est une tâche bien difficile. Un roman dense donc, et assez long, et pourtant, pas un instant je ne me suis ennuyée. J'ai été plongée au coeur de cette saga familiale, happée par leur destin à la fois si banal et si extraordinaire, un destin profondément ancré dans l'Histoire : l'Occupation, la guerre d'Algérie jusqu'à nos jours. L'auteur m'a énormément touché, tiraillé entre son éducation, ce que ses parents lui ont inculqué et sa propre vision du monde. Mais ce qui m'a le plus touchée, c'est le rapport qu'il entretient avec sa mère, une relation complexe mêlant l'amour et la peur de l'abandon à une haine profonde de tout ce qu'elle représente. William, en effet ressemble à son père et tient donc des Dunoyer que sa mère ne cesse de traiter de "dégénérés", vouant une haine sans nom à sa belle-famille. Ce rapport à la mère gouverne d'ailleurs toujours sa vie d'homme. Deux femmes ont compté dans sa vie : Agnés, son premier amour avec qui il aura deux enfants et Blandine, celle qui partage toujours sa vie lorsqu'il écrit le roman avec qui il a deux enfants également. La première est beaucoup plus présente dans le roman, et là encore, j'ai été bouleversée par ce personnage et par l'histoire qui fut la leur. Un parcours semé d'embûches mais avec cette certitude permanente qu'ils reviendront l'un vers l'autre. C'est beau, c'est triste, c'est renversant et le lecteur vit cette histoire de l'intérieur, touché en plein coeur. En effet, le roman porte son nom à merveille et ce chagrin nous enveloppe, nous imprégne du début à la fin. Un livre qui se vit plus qu'il ne se lit, une rencontre incroyable qui me suivra un bon moment, je pense, un énorme coup de coeur. 

Juste une petite interrogation pour terminer, mais seul l'auteur doit pouvoir y répondre... Pourquoi ne pas avoir conservé son véritable prénom dans le roman? Il présente ce livre comme un moyen pour lui de régler ses comptes avec sa famille et pourtant, ce changement de prénom donne le sentiment que ce n'est pas pleinement assumé...

Un petit extrait pour vous donner le ton :
- Je voudrais t'expliquer une chose : quand j'étais enfant, puis adolescent, j'ai tout supporté de toi. Je n'avais pas vraiment les moyens de me protéger, ni de me défendre, et papa ne nous a pas beaucoup aidés de ce point de vue. Ca n'a pas été facile, je suppose que tu t"en souviens. Aujourd'hui que je suis un homme, tout cela pèse sur ma vie, et ce livre est salvateur pour moi.  Je sais qu'il n'est pas agréable pour toi, c'est un euphémisme, mais je te demande de le supporter comme je t'ai supportée toi.

- Tes frères et soeurs m'ont dit que c'était une mise à mort.

- C'est en tout cas ce que je retiens de notre enfance. [...] Tu ne le sais pas, je ne te l'ai jamais dit, mais j'essaie d'écrire ce livre depuis bientôt dix ans. Qu'il existe enfin est une victoire sur toi, sur moi, sur toute la merde dans laquelle nous avons grandi, pardon, dans laquelle j'ai grandi. 

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 09:16

La lecture du dimanche

Cette semaine encore, c'est un thriller que nous vous proposons. Quand Livraddict a proposé ce partenariat avec les éditions XO - que je remercie tous deux - Stephie et moi avons toutes deux été très tentées par le résumé proposé. C'était en plus l'occasion de découvrir un nouvel auteur puisqu'il s'agit du premier roman d'Elena Sender.

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

Cyrille Blake est neuropsychiatre et dirige le centre Dulac, une clinique qui tente de redonner goût à la vie à tous ceux qui traversent des épreuves difficiles. Pas de cas psychiatriques lourd mais des personnes comme vous et moi qui, face aux aléas de la vie ont à un moment donné besoin d'un soutien. Mais lorsqu'elle reçoit un nouveau patient : Julien Daumas, Cyrille sent qu'elle est tombée sur un cas particulier. Ce dernier la tutoie et lui soutient qu'elle l'a déjà soigné dix ans auparavant. Pourtant Cyrille ne s'en souvient pas. Elle pense d'abord avoir affaire à un affabulateur, mais en consultant d'anciens dossiers, elle s'aperçoit que le jeune homme dit vrai. Il semble donc qu'elle ait totalement oublié cette partie de sa vie. Commence alors une longue quête du passé mais très vite, la jeune femme est prise au piège et sa vie est en danger : son passé cache des secrets que certains préféreraient ne pas voir révélés...

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce premier roman est une réussite! Dès les premières pages, j'ai été entraînée dans cette histoire pour le moins étonnante. Le lecteur, comme Cyrille, est complètement perdu : qui est ce Julien Daumas? Dit-il la vérité? Comment la jeune femme a-t-elle pu l'oublier alors que les dossiers sont clairs : elle l'a bel et bien soigné? Cyrille est mal à l'aise, complètement déstabilisée par ce patient. Très vite, elle ne maîtrise plus la situation et se croit malade. En effet, qu'y a-t-il de plus terrifiant pour un médecin du cerveau que d'être confronté soi-même à une perte de mémoire? J'ai particulièrement aimé la façon dont l'auteur nous mène en bateau : le lecteur est guidé vers plusieurs fausses pistes et encore une fois, je n'ai rien vu venir, allant de surprise en surprise. Le suspense est présent du début à la fin et j'ai été véritablement tenue en haleine.
J'ai beaucoup aimé également la manière dont est traité tout l'aspect médical autour duquel tourne le roman. On voit bien que l'auteur s'y connait, qu'elle s'est beaucoup documentée, mais malgré tout, l'ensemble reste accessible. Tout ce qui touche à la science est généralement très confus pour moi aussi ai-je été agréablement surprise. D'autant plus qu'il s'agit d'un sujet très intéressant et qui nous touche de très près puisque ces maladies du cerveau peuvent tous nous concerner et que la perte de la mémoire est quelque chose qui fait très peur. Un très bon roman, vraiment! Et je crois que
Stephie ne me contredira pas... je vais lire de ce pas son avis!

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 12:35

Mes récentes lecture n'étaient pas franchement gaies... Et ce n'est pas avec ce titre que je vais inverser la tendance : je me suis de nouveau plongée dans une lecture sombre , mais ô combien touchante!

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

Adrian est un petit garçon de neuf ans, presque comme les autres. Seulement, ce n'est pas toujours drôle. Il est élevé par celle qu'il surnomme secrètement Grand-Monstre : il semblerait que sa mère ne soit pas capable de l'élever et que son père ait fui ses responsabilités. Avec eux, vit l'oncle Rory, qui ne sort plus de la maison depuis qu'il a causé la mort de son meilleur ami. Une atmosphère bien pesante pour un si petit garçon. Et parfois le sort s'acharne : à l'école, Adrian n'a qu'un seul ami et on sent bien que cette amitié est fragile. Il y a bien les enfants qui viennent s'installer dans la maison d'en face, mais là encore, la relation est toute particulière. Et que dire de ces trois enfants qui ont disparu dans une bourgade voisine? On en viendrait presque à se méfier de son voisin...

J'ai dévoré ce roman de la première à la dernière page. Le lecteur suit le personnage d'Adrian dans sa vie de tous les jours qui, je l'ai dit n'est pas franchement drôle et cela rend le personnage attachant. D'autant plus attachant d'ailleurs, que le lecteur sent dès les premières pages qu'une ombre plane, que derrière la naïveté de l'enfance, le mal rôde. En cela, la couverture est une excellente illustration du roman : près des billes et de la sucette, il y a ce requin qui pourrait être un jouet mais qui paraît bien trop inquiétant. Adrian est malheureux donc et voir cet enfant souffrir m'a bouleversée : c'est comme si le monde ne lui avait pas prévu une petite place : ses parents l'ont abandonné et il sent bien qu'il est un poids pour sa grand-mère. Il a peur d'être placé dans le foyer qui se trouve à côté de l'école et qui accueille ces enfants sans repères, comme la Jument, une petite fille de sa classe. D'ailleurs, dans sa classe, à part Clinton, personne ne s'intéresse à lui. Et Adrian souffre. En silence. Il a l'impression d'avoir passé sa vie à être bringuebalé de garde en garde, de maison en maison. Il est la bombe que l'on se lance quand on joue à la tomate, la poupée russe dont chacun enlève une enveloppe, et qui rapetisse au fur et à mesure. Il a peur de perdre la dernière couche qui le protège. Il ne veut pas savoir à quoi il ressemblera quand il sera nu. La solitude, la peur du rejet, voilà des choses bien trop lourdes pour les petites épaules d'un enfant de neuf ans. Et quand tout explose à la fin du roman, on se dit que finalement, il aurait fallu s'y attendre, et pourtant, je n'avais pas imaginé une telle fin. Un fin qui m'a glacée, tant elle est prévisible et impensable à la fois. Bref, un roman magnifique, et je m'aperçois une nouvelle fois de la difficulté à parler d'un livre qui vous touche au plus profond. Je ne peux que vous inciter à le lire. Et je remercie Anne des
éditions du serpent à plumes pour m'avoir permis de vivre cette belle expérience.

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 06:00

Livraddict et les éditions Lattès ont proposé il y a peu de faire découvrir aux blogolecteurs le nouveau roman de Kate Mosse.  J'avais très envie de découvrir cet auteur, notamment avec Sépulcre, et comme le résumé m'attirait beaucoup, je n'ai pas su résister! Et comme nous avons des goûts très proches avec Stephie, elle a eu également envie de le lire, ce qui nous permet d'en faire aujourd'hui une lecture commune.

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L'histoire :

En 1933, Freddie se rend chez un libraire à Toulouse. Il a en sa possession un parchemin ancien écrit en occitan qu'il souhaiterait que le libraire lui traduise. Etonné, ce dernier cherche à en savoir plus sur la provenance de ce document. Freddie lui raconte alors l'étrange expérience qu'il a vécue cinq ans plus tôt. Incapable de se remettre de la mort de son frère, pourtant disparu depuis une décennie lors de la Grande Guerre, Freddie, un jeune anglais décide de voyager. Mais sur une route escarpée du sud-ouest de la France, sous la neige, il dérape et perd le contrôle de sa voiture. Il trouve refuge dans un village isolé, et au cours d'une soirée étrange, il rencontre Fabrissa qui pleure, elle-aussi des êtres qui lui étaient chers, et qui se livre à d'étranges confidences.

Un mot d'abord de l'objet livre qui m'a complètement séduite! L'illustration ci-contre est bien fade comparée au livre dont la couverture est bien bleu nuit, mais avec un magnifique aspect métallisé. Et on trouve au fil des pages quelques illustrations en noir et blanc qui rendent bien compte de l'atmosphère du roman. Ainsi, aux pages 17 et 251 est représentée la librairie de Monsieur Saurat, petite librairie à l'ancienne dans laquelle on aurait très envie de pénétrer. Bien entendu, tout ceci ne suffit pas à faire un bon roman, mais disons que ça contribue au plaisir et à l'envie d'ouvrir le livre. D'ailleurs, dès que je l'ai ouvert, j'ai su que j'allais apprécier cette lecture. Kate Mosse a une écriture qui vous transporte dans un autre monde, elle rend à merveille les atmosphères et sait donner aux lieux un cachet ancien saisissant. J'ai vraiment l'impression d'avoir passé quelques jours avec Freddie dans le petit village de Néans. Et j'ai adoré suivre son aventure et sa rencontre avec Fabrissa, avec la sensation de lire un conte magnifique. Pourtant, ce roman est clairement fantastique, et si ce genre ne trouve pas toujours grâce à mes yeux, j'y ai ici vraiment adhéré. Sans doute parce que l'ensemble s'appuie sur des faits historiques, mais je ne peux en dire davantage là-dessus sans gâcher le plaisir de lecture. Enfin, les choix narratifs de l'auteur sont très judicieux : le roman débute à la troisième personne, et au moyen d'un retour en arrière Kate Mosse donne ensuite la parole à Freddie, le rendant très attachant. En effet, cela permet de plonger au plus profond des sentiments du personnage et de comprendre sa souffrance.

Bref, vous l'aurez compris, encore un roman que je vais classer dans
Mes plus belles découvertes , je suis décidemment comblée par mes lectures en ce moment! Un grand merci aux éditions JC Lattès et à Livraddict !
Et je vais de ce pas lire
l'avis de Stephie...

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 14:42

La lecture du dimanche

Voilà un bon moment que je voulais lire ce livre. J'ai lu de très nombreux avis depuis des mois qui étaient tous très alléchants, et le roman avait assez vite rejoint ma PAL. Ne restait plus qu'à trouver l'occasion et le temps de le lire - parce que c'est quand même un joli pavé de 600 pages - et pour cela, rien de tel qu'une lecture du dimanche avec ma copine Stephie, lecture du dimanche qui s'est exceptionnellement fondue avec une lecture commune en compagnie d'autres bloggueuses.

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L'histoire :

Joseph Vaughan mène une vie tranquille dans la petite ville d'Augusta Falls. Jusqu'à ce que l'année de ses douze ans, tout bascule : la perte de son père d'abord, puis cette fillette retrouvée sauvagement assassinée. cette fillette qui partageait le même banc que lui à l'école. Mais malheureusement, Alice n'est que la première victime d'une très longue série de meurtres. Et très vite, la peur et la suspicion  vient alourdir l'atmosphère d'Augusta Falls. Joseph et ses petits camarades forment alors une association secrète et jurent de surveiller les petites filles afin de les protéger. Mais leur entreprise échoue, et Joseph porte le poids de la culpabilité : ces crimes le poursuivent. D'ailleurs, trois ans plus tard, il fera lui-même une macabre découverte, le corps de la petite Virginia, coupé en cinq morceaux. Dès lors, le tueur ne cessera de le hanter, et le seul moyen d'exorciser ce fantôme sera de lui mettre la main dessus, même si cela doit lui prendre toute une vie...

Inutile de faire durer le suspense, j'ai littéralement dévoré ce roman que j'ai presque lu d'une seule traite, tant comme Joseph, cette histoire me poursuivait et j'avais besoin de savoir. Tout, absolument tout m'a plu.
A commencer par les personnages, Joseph bien sûr, le narrateur, que l'on suit de l'enfance jusqu'à la fin de sa vie, et à qui l'on ne peut que s'attacher. J'avais l'impression que mon coeur allait s'arrêter de battre chaque fois qu'un nouveau malheur s'abattait sur lui. Comme s'il était victime d'une terrible malédiction qui lui ôtait sans cesse les courts instants de bonheur auxquels il avait droit. Alexandra Webber, l'institutrice que j'ai trouvée extraordinaire, toujours pleine de bon sens et qui va pousser le petit Joseph à écrire. Chacun des personnages en fait, est extrêmement fouillé et j'ai eu l'impression de les connaître, d'etre moi même plongée dans cette petite ville de Géorgie.
Car, si les personnages sont extraordinaires, le contexte l'est lui aussi. L'auteur nous décrit à merveille les lieux où il place son intrigue : Augusta Falls d'abord et son atmosphère si particulière : tout le monde se connaît, et les secrets ne se gardent pas bien longtemps. New York ensuite, et cette sensation, au contraire, que tout le monde est anonyme et qu'on peut se fondre dans la masse. Le contexte historique est également très intéressant. C'est en 1939 que commence le roman, alors que la seconde guerre mondiale fait ses premiers pas en Europe, et j'ai trouvé très intéressant d'avoir le point de vue des citoyens américains, à la fois impliqués dans cette guerre, mais également assez détachés vis-à-vis d'elle, puisqu'éloignés physiquement des combats. Ce qui ne les empêche pas de soupçonner Gunther Kruger, l'allemand de leur petite communauté...

Un livre magnifique vraiment, exactement comme je les aime, terriblement sombre et profondément humain.
Allons voir maintenant ce qu'en ont pensé
Stephie, Gio, Neph et Théoma.

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 10:16

Après un livre aussi dense que celui dont je vous ai parlé hier, j'avais besoin d'un tout petit livre, léger, facile à lire et qui puisse de déguster en une bouchée. Mon choix s'est donc porté sur ce titre qui annonçait un livre plutôt drôle...

 
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L'histoire :

Nounours et Mickey, deux clochards en cavale. Pierre, treize ans qui vient de voir ses parents mourir. Maxime, qui pour fêter ses vingt-sept ans de mariage a pour la première de sa longue carrière demandé son après-midi pour faire une surprise à Sylvie... Et pour une surprise, c'en est une puisqu'il découvre sa femme au lit dans les bras d'un autre. Nounours, Mickey, Pierre, Maxime et d'autres aussi, que rien ne semble relier si ce n'est le fait d'être blessé, écorché : des "éclopés de l'âme". Pourtant, leurs chemins vont se croiser et tous vont tenter tant bien que mal de panser leurs blessures dans l'auberge du Point du jour tenue par Robin et Jeannine.

Ce petit roman est une pure bouffée de bonheur! J'ai adoré cette simplicité. Ici, les personnages n'ont rien à prouver, rien à accomplir, la vie s'est chargée de leur ôter tout ce qu'ils avaient, biens matériels, mais surtout biens du coeur, les plus importants, ces personnes qui nous donnent une raison de vivre, d'avancer tout simplement. Et pourtant, pas d'apitoiements inutiles, les faits sont là, ils s'imposent à nous.
Simplicité encore dans la reconstruction, dans la quête du bonheur : aller voir la mer, construire une cabane, se retrouver autour d'une table pour partager un repas. Modeste lui aussi, mais finalement le vrai bonheur n'est-il pas d'être ensemble? Je me suis vraiment laissée porter par cette histoire sans prétention, qui nous rappelle les vraies valeurs, celles du coeur. Un livre qui nous montre qu'il suffit parfois de bien peu de choses pour reprendre goût à la vie, une main tendue, un geste, un sourire, un mot. Un livre plein d'espoir à lire dans un moment de déprime pour regonfler nos petits coeurs en peine. Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce roman et je ne peux que vous le conseiller! Et la signification du titre, me direz-vous? Je vous laisse le soin de le découvrir!

Je remercie
Livraddict et les éditions Abel Bécanes pour ce moment de douceur.

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 07:00

La lecture du dimanche

Cette semaine, nous avons choisi de vous parler de ce livre qui est sorti en librairie le 4 février et qui commence déjà à faire parler de lui sur la blogosphère. En parlant de ce livre, Stephen King dit qu'il n'a "pas lu un thriller aussi perturbant depuis des années".

 

 

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L'histoire :

Libby Day a sept ans lorsqu'elle survit à un terrible massacre. Sa mère et ses deux soeurs sont sauvagement assassinées dans la ferme familiale. Sauvée par miracle de cet enfer, Libby affirme que c'est son frère Ben, alors âgé de quinze ans qui a tué sa famille.
Vingt-cinq ans plus tard, toujours terriblement ébranlée, la jeune femme est contactée par une étrange association, le Kill Club. Les membres de ce club sont des passionnés des grandes affaires criminelles, et plusieurs d'entre eux s'intéressent au cas Day, persuadés que Ben croupit en prison à tort et que Libby pourrait les aider à le prouver. D'abord hésitante, Libby accepte car elle sait bien qu'il lui sera désormais impossible de vivre avec ce doute affreux et cette culpabilité. Ses recherches vont l'amener à fouiller son passé et à reconstituer les événements du 2 janvier 1985.

Je sais déjà que je vais avoir du mal à vous parler de ce livre tant il m'a bouleversée, tant lui et moi avons passé un moment intime : je l'ai lu avec mes tripes, et c'est très difficile à partager. Quand vous commencez ce livre, croyez-moi, vous ne pouvez plus le lâcher. En effet, dès les premières pages, j'ai su que j'allais aimer. L'ensemble est mené d'une main de maître, alternant les points de vue des personnages mais aussi les époques. On suit ainsi Libby Day aujourd'hui alors qu'elle est contactée par cette drôle d'association et qu'elle plonge au coeur de son passé en allant à la rencontre de ceux qui ont pu jouer un rôle dans ce drame. Elle décide notamment de rendre visite à son frère en prison, alors qu'elle ne l'a pas vu depuis vingt-cinq ans. Le récit est mené à la première personne et le lecteur est plongé en plein trouble intérieur avec le personnage auquel il s'attache. Parallèlement, la journée du 2 janvier 1985 est reconstituée heure par heure, du point de vue de Patty, la mère de Libby et de Ben, le frère. Et plus le livre avance, plus l'étau se reserre, obligeant le lecteur à tourner sans arrêt les pages, dans cette quête de la vérité, sautant d'une époque à une autre.
Les personnages sont également extraordinaires d'humanité. Libby m'a beaucoup touchée, je l'ai dit, mais je crois que le personnage que j'ai le plus apprécié est Ben. Ben, l'adolescent bizarre qui évolue dans un milieu de jeunes drogués se livrant à des rites satanistes. Ben, qui perd le contrôle de son existence jusqu'au drame irréparable. Ben si coupable et si innocent à la fois. Ben, un adolescent fragile et influençable comme on en croise beaucoup. En fait, tous les personnages de ce roman semblent si vrais, que ça en est troublant. Je me suis souvent dit que ce livre aurait pu être inspiré de faits réels : tout s'enchaîne, tout se justifie, tout s'explique.
Enfin, ce livre m'a plu parce qu'il est très dur, très sombre mais cela n'est jamais gratuit. Certaines passages sont violents et sanglants, comme je les aime. Et là aussi, les descriptions sont criantes de réalisme. On s'y croit, on le vit, on le frémit. Bref, vous l'aurez compris, ce livre est un vrai bijou et je n'ai pas vu passer la lecture de ses 500 pages! Je l'ai refermé à regret, déçue de déjà quitter Libby, de la laisser poursuivre seule son petit bout de chemin. D'ailleurs, j'ai aussitôt commandé le premier roman de Gillian Flynn : Sur ma peau dont je ne manquerai pas de vous parler très bientôt!

 

Je vous laisse maintenant découvrir l'avis de Stephie.

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 06:11

Il y a maintenant presque un an que j'inaugurais ce blog et mon tout premier article était consacré à Robe de marié , l'un de mes plus gros coups de coeur de l'an dernier. Une lecture de celles que l'on n'oublie pas, un livre incroyable, époustouflant, que j'avais lu d'un souffle. Alors imaginez un peu dans quel état je me trouvais quand j'ai vu que BOB proposait un partenariat avec les éditions Calmann- Lévy pour lire en avant-première le nouveau roman de Pierre Lemaitre! Proche de l'hystérie...

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

Alain Delambre a cinquante-sept ans. Au chômage depuis quatre ans, ce cadre se voit contraint de faire un petit boulot quelques heures par semaine pour gagner cinq cents euros par mois. L'étau se reserre, Alain et Nicole sont acculés et doivent enchaîner les privations pour finir de payer leur appartement. Aussi quand il reçoit enfin une réponse positive à l'une de ses innombrables lettres de candidature, l'espoir renaît. Mais Alain s'emballe et il est prêt à tout pour réussir le test ultime : une simulation de prise d'otages dans laquelle les candidats devront évaluer le sang-froid de plusieurs cadres. Ce poste de DRH, Alain le veut, même s'il faut payer le prix fort et prendre des risques inconsidérés qui mettent en péril l'équilibre de sa famille. D'ailleurs, très vite, la situation devient incontrôlable.

Pierre Lemaitre nous offre de nouveau un excellent roman, très bien orchestré. Il se divise en trois partie, la première et la dernière donnant la parole à Alain, et la partie du milieu étant narrée par l'organisateur de la simulation de prise d'otages. Cette alternance des vois narratives permet notamment de conserver une grande partie du suspense, ce que j'ai beaucoup apprécié. J'ai également adoré la manière dont l'auteur fait monter la pression et j'ai eu le même ressenti qu'à la lecture de Robe de marié, l'impression que les choses s'enchaînent de manière inéluctable, que le drame se profile et que les personnages agissent pour leur perte. Plus Alain esr persuadé qu'il va réussir et plus le lecteur est convaincu du contraire. Je me suis de nouveau surprise à m'exclamer à voix haute, à interpeller le personnage du genre : "non, tu vas quand même pas faire ça?" Eh bien, si, il le fait!  Et pourtant, on ne peut pas lui en vouloir car Alain est avant tout une victime de la société. Ce livre touche à un sujet d'actualité : le chômage, et pire encore le chômage des seniors, car à 57 ans, vous avez encore moins de chances qu'un autre de retrouver de travail. Et c'est une véritable humiliation quand vous vous êtes senti utile tout au long de votre vie. La honte face aux proches, la honte face à soi-même, et puis la dépression qui s'immisce lentement jusqu'à vous détruire. Des Alain Delambre, il en existe, et si ce roman fait si froid dans le dos, c'est qu'on se dit que tout ceci est terriblement réel. Je ne peux vous en révéler davantage sur l'intrigue sans gâcher le plaisir de lecture mais c'est ce qui fait tout l'intérêt de ce roman : la découverte progressive mais haletante des événements. Un livre que l'on a du mal à lâcher et que je vous recommande chaudement!

Je remercie
BOB et les éditions Calmann-Lévy pour m'avoir permis de lire ce livre en avant-première! Un régal!

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 06:30

Quand le danger rôde

Voilà bien longtemps - un peu plus d'une semaine en fait  - que je n'ai pas évoqué les vampires en ces lieux, je suis sûre que cela vous manquait... Eh bien, à moi aussi! Mais rassurez-vous, même si je me nourris avec avidité de ces récits, ma transformation n'est pas encore amorcée... Me voilà sauve!

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

Sookie Stackhouse est serveuse dans un bar à Bon Temps, une petite ville de la Nouvelle-Orléans. Toujours célibataire, la jeune femme n'a jamais eu d'homme dans sa vie et habite chez sa grand-mère affectueusement nommé Granny. Elle mène donc une vie bien réglée mais surtout monotone jusqu'à ce que Bill, un vampire, s'installe en ville. Leur relation démarre fort puisque Sookie lui sauve la vie. Et très vite, elle devient passionnée même si une histoire d'amour entre un vampire et une humaine n'est pas des plus simple... Elle l'est d'autant moins, que des femmes sont retrouvées assassinées et que les soupçons se portent inéviatblement sur les vampires...

J'avais beaucoup entendu parler de cette série mais deux raisons me faisaient hésiter. La première, c'est que j'avais peur que ce livre ne tombe dans la chicklit et m'ennuie profondément. La seconde, c'est qu'il s'agit d'une longue série, et qu'en la commençant, je prenais le risque de devenir accro... Ce qui n'a pas manqué, bien évidemment! Bon, on ne peut pas dire qu'il s'agisse de grande littérature, mais ça tient la route, vraiment! Et je crois bien que je suis mordue, hum...

Les vampires ont changé depuis Dracula et ils tentent maintenant de s'intégrer à la population. Ils vivent toujours la nuit, mais la plupart d'entre eux ne représentent plus une menace pour les humains puisque du sang de synthèse est dorénavant disponible. La plupart. Inversement, certaines humaines aiment se frotter aux vampires et vivre le grand frisson le temps d'un baiser. On les appelle les mordues et certains bars leur sont réservés.

Mais tout n'est pas si simple et c'est là que la charme opère! J'ai été complètement conquise par Bill. Voilà un vampire comme je les aime! Terriblement séduisant, légèrement suranné mais non moins dangereux. Charlaine Harris a réussi à combiner tout ce qui fait la force du personnage mythique. Il y a de l'action, il y a du sang qui coule, il y a des meurtres... et si Bill est un vampire attachant, il est parfois aussi très inquiétant et imprévisible. Véritablement insaisissable. Avec lui, on n'a pas le temps de s'ennuyer... Et même au lit, Sookie ne s'ennuie pas et le lecteur se régale de quelques scènes érotiques car Bill est du genre infatiguable. Bref, on est loin de
Nightworld et de ses gentils vampires, exit la littérature de jeunesse. Ici, les vampires, c'est pour les grands! Et j'en redemande, bien évidemment! Aussitôt le livre fermé, ma commande pour le second tome était passée! En espérant qu'il sera aussi bon!

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