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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 18:00

La lecture du dimanche

 

J'ai découvert Pierre Lemaître par hasard avec Robe de marié, le premier livre dont j'ai parlé sur ce blog! Une lecture époustouflante qui m'avait donné envie de lire le premier roman de l'auteur, malheureusement introuvable! Quand j'ai su qu'il allait être réédité au Livre de Poche, je me suis précipitée pour l'acheter, et comme Stéphie avait elle aussi très envie de le lire, nous avons choisi d'en faire une lecture du dimanche!

 

 

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L'histoire :

 

Le commandant Verhoeven est appelé avec son équipe sur la scène d'un crime à Courbevoie. Ce qu'il découvre est épouvantable, une violence sans nom : deux femmes, des prostituées, ont été torturées, découpées.. Une mise en scène véritablement insoutenable, même pour des enquêteurs aguerris... L'assassin a laissé sa signature, une empreinte réalisée avec un tampon encreur. Mais Camille Verhoeven n'a aucune piste : l'enquête piétine, la presse se déchaîne et la psychose guette... Jusqu'à cette terrible intuition : cette scène de crime ne lui est pas totalement inconnue, c'est comme s'il avait déjà vécu quelque chose de semblable. Et en effet, chaque détail correspond à une scène décrite dans un célèbre roman policier. Verhoeven en a la conviction : le criminel s'est inspiré de ce livre pour commettre ce double meurtre. Mais ses collègues, ainsi que le juge Deschamps ne le prennent pas vraiment au sérieux... Pourtant, de la fiction à la réalité, il n'y a parfois qu'un pas...

 

J'en étais persuadée à la lecture de Robe de marié, Travail soigné n'a fait que le confirmer : Pierre Lemaître est un génie! Encore une fois, ma lecture a été ponctuée de "nonnnn", "c'est pas possible", "ohlala"... Ce livre est une tuerie dans tous les sens du terme. Tout, absolument tout m'a plu! A commencer par le personnage de Verhoeven, je n'y croyais plus... mais, si, un flic normal, ça existe! Camille Verhoeven est marié, il est heureux avec son épouse qui attend d'ailleurs un enfant. Et, j'en suis restée baba, il boit du lait glacé et du jus de fruit! Ici, on est loin du cliché du flic paumé, qui a raté son mariage, qui ne voit plus ses enfants et qui picole du matin au soir. Un bon point déjà pour monsieur Lemaître! Autre point fort : la description des scènes de crime, c'est scabreux, c'est insoutenable mais qu'est-ce que c'est bon! J'ai noté un certain cynisme qui n'est pas sans faire penser à Thierry Jonquet. En voici un exemple : Dans la salle d'autopsie, sur les tables en inox, sous les protections, on distinguait des masses un peu vagues, de différentes tailles. Tout n'était pas encore sorti, mais il était déjà difficile d'imaginer que ces morceaux avaient pu faire un ou deux corps. En regardant un étal de boucher, il ne vient à personne l'idée de recomposer mentalement l'animal entier."  Et puis, cette enquête, franchement, quel bonheur! Quelle idée excellente! Un assassin qui copie les pires crimes de la littérature policière! Quelle magnifique mise en abime! Et surtout, quel suspense! Impossible de lâcher ce roman... Je crois que c'est la première fois que j'ai lu en préparant le repas... Ce n'est franchement pas pratique mais il fallait absolument que je sache! Et puis quarante pages avant la fin, le roman atteint son apogée avec une deuxième partie absolument renversante! Un coup de maître, incroyable, impensable, sans doute encore plus fort que dans Robe de marié, si cela est possible... Je ne peux rien dire là-dessus si ce n'est : LISEZ-LE! Je pense pouvoir affirmer que ce thriller est le meilleur parmi tous ceux dont j'ai parlé sur ce blog... Je ne m'en remets pas!

 

Et j'ai hâte de connaître le ressenti de Stéphie, je cours donc lire son billet!

 

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 18:28

Me voilà de nouveau plongée dans un thriller... Et je me suis tournée cette fois du côté des éditions Les Nouveaux Auteurs au concept qui m'a vraiment séduite. Ils proposent la lecture de romans d'auteurs encore inconnus à un comité de lecteurs comme vous et moi qui les évaluent ; les meilleurs manuscrits sont ensuite publiés. Quand on sait comme il est difficile de se faire éditer, je trouve l'idée vraiment bonne, ce que ma lecture de La ronde des innocents a confirmé car il eut été dommage de passer à côté d'un tel livre... Je me demande même si je ne vais pas m'inscrire pour faire partie de ces lecteurs-testeurs... En attendant, n'hésitez pas à aller jeter un oeil sur leur site...

 

 

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L'histoire :

 

Lorsque Raphaël Nimier est retrouvé assassiné en pleine montagne, c'est la stupeur pour son frère Vincent. Le jeune homme a été torturé. Qui pouvait lui en vouloir à ce point? Est-ce le fait d'un psychopathe? Le lendemain, Vincent reçoit une étrange vidéo mettant en scène son frère près de quinze ans auparavant en compagnie d'une jeune femme et d'un enfant. Les images parlent d'elle-même, Vincent comprend que son frère a eu un fils dont il ne lui a jamais parlé. A la fin de la vidéo, un seul message : Protège-les. A près de mille kilomètres de là, un jeune homme est assassiné dans le lycée où il était étudiant en classe préparatoire. Sébastien Cordero était un jeune homme sans histoire, mais très vite le lieutenant Justine Néraudeau est mise sur la piste d'étudiants qui formeraient un cercle secret. Quel peut être le lien entre ces deux enquêtes?

 

Voilà un thriller mené tambour battant! Très vite, je me suis plongée dans ces deux enquêtes parallèles. Bien sûr, je n'étais pas dupe, je savais qu'à un moment, un lien serait établi entre les deux, et j'avais même ma petite idée qui s'est révélée inexacte... Les deux enquêtes sont bien distinctes : l'une est menée à la première personne par Vincent, et l'autre par le lieutenant Néraudeau à la troisième personne. L'auteur consacre quelques chapitres à l'une et l'autre alternativement, s'arrêtant généralement à un moment crucial, et forcément cela donne envie d'avancer encore et toujours pour retrouver les différents protagonistes! Par ailleurs, l'intrigue est vraiment efficace et les thèmes abordés m'ont beaucoup intéressée : les enfants surdoués et leur intégration dans la société, mais aussi les secrets de famille : peut-on tout connaître d'un frère, d'un compagnon, d'un fils?

Et pour ne rien gâcher, ce roman est vraiment très bien écrit. Le vocabulaire est recherché, les références et citations littéraires, latines, philosophiques, cinématographiques et musicales sont nombreuses. Peut-être un peu trop, ce qui donne parfois l'impression d'un manque de naturel et ce sera là sans doute, la seule petite remarque négative.. L'auteur est prof et ça se sent. Je ne saurais trop vous expliquer, c'est peut-être parce que je le suis moi-même. L'ensemble fait très sérieux, on sent que Valentin Musso a voulu faire au mieux...  En fait, j'ai porté un regard amusé sur certains passages, presque comme si je sentais une certaine connivence avec l'auteur, par exemple lorsqu'il décrit les étudiants des classes préparatoires : " Vous avez aussi les pires salopes qui soient, excusez-moi. A l'opposé, vous trouverez des bigotes de service, avec dentelles et petit gilet en laine, qui vont passer leur vacances à Lourdes."  Ça sent le vécu! Pour ma part, je n'appartenais ni aux unes, ni aux autres...

 

Bref, voilà un premier roman de grande qualité, et les lecteurs ont eu raison de donner sa chance à Valentin Musso. Pour ma part, je vais suivre cet auteur de près, et j'espère qu'il nous régalera avec d'autres titres!

 

NB : En faisant une petite recherche à l'instant j'ai découvert que l'auteur est le frère de Guillaume Musso. Voici une vidéo vraiment très intéressante :

 

 


Valentin Musso : "Aucune concurrence avec mon frère"
envoyé par Europe1fr. - L'actualité du moment en vidéo.

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 07:00

J'ai gardé le suspense jusqu'au bout... Voici donc le titre dont j'ai choisi de vous parler pour cette découverte d'Eric-Emmanuel Schmitt. En fait, c'est le hasard qui a choisi pour moi puisque j'ai reçu ce livre en spécimen dans mon casier au mois de juin. Avouez que ça tombait plutôt bien, et qu'en plus le thème avait vraiment tout pour me plaire! Mais comme je suis gourmande, j'ai également acheté un autre titre que je suis en train de lire et dont je vous parlerai dans la journée si je parviens à le terminer à temps... Sinon, il faudra patienter un peu plus longtemps... Mais revenons à L'enfant de Noé!

 

 

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 C'est dans cette édition que je l'ai reçu mais je n'ai malheureusement pas réussi à trouver un plus grand visuel, le livre étant sorti récemment. Je vous propose donc plus bas la couverture de l'édition du Livre de Poche qui me semble coller parfaitement au texte!

 

 

 

 

  

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L'histoire :

 

Nous sommes en 1942 et la Belgique n'est pas épargnée par l'antisémitisme. Les Juifs doivent porter l'étoile jaune et les rafles s'organisent. Le petit Joseph est confié par ses parents à une comtesse chargée de le protéger. Mais bientôt le danger rôde et la comtesse est soupçonnée. Joseph est alors emmené par le père Pons, un prêtre catholique qui va le cacher, avec d'autres enfants juifs, au milieu de ses pensionnaires. Du haut de ses sept ans, Joseph va tenter de comprendre auprès du père Pons ce que signifie être juif, et pourquoi il doit vivre caché loin de ses parents.

 

Cette première rencontre avec l'écriture d'Eric - Emmanuel schmitt est une véritable réussite. Disons qu'avec la persécution des Juifs pour thème, ce récit avait de quoi me plaire : j'en ai déjà parlé ici, tout ce qui touche à la seconde guerre mondiale et plus précisément à la Shoah m'intéresse beaucoup et me touche. Mais un thème intéressant ne suffit pas, et c'est la manière dont il est traité qui fait de cette nouvelle un véritable petit bijou. Le récit est mené à la première personne par le petit Joseph. Et là où Eric-Emmanuel Schmitt fait très fort, c'est qu'il parvient à rendre la voix d'un enfant de sept ans tout en maîtrisant parfaitement la langue. J'ai trouvé que cela sonnait vraiment très juste et donnait à l'ensemble un ton très particulier, mêlé de tendresse, d'humour mais aussi de gravité. Le petit Joseph est un personnage attachant et intelligent qui apprend beaucoup au côté du père Pons. J'ai beaucoup aimé les échanges entre ces deux deux personnages et la grande tolérance, la grande sagesse dont fait preuve le prêtre alors que le monde croule sous la violence et la haine. C'est un bel hommage que rend l'auteur à tous ceux qui ont, au péril de leur vie, sauvé des enfants juifs de la déportation. Une belle leçon de vie, un véritable sens du sacrifice et du don de soi qui ne fait pas de mal dans un monde aujourd'hui bien souvent dominé par l'égoïsme. Un récit que je n'hésiterai pas à exploiter en classe dès que j'en aurai la possibilité! Bref, une réussite que ce rendez-vous avec Monsieur Schmitt dont je ne tarderai pas à vous reparler!

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 10:40

La lecture du dimanche

 

Voilà un petit moment que j'avais envie de découvrir Frédérique Deghelt dont on a beaucoup entendu parler sur la blogosphère l'année dernière. Et ce titre m'avait plus particulièrement intriguée, je mourais d'envie d'en savoir plus. J'ai donc profité du salon du livre pour me le procurer... Et comme Stéphie avait très envie de le lire elle aussi, nous en avons profité pour faire une lecture commune...

 

 

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L'histoire :

 

Marie a vingt-cinq lorsqu'elle rencontre Pablo. La fête est donnée en son honneur : elle vient de signer un contrat. Heureuse, grisée et charmée par le jeune homme, elle s'abandonne à lui pour une nuit d'amour. Seulement, lorsqu'elle se réveille le lendemain matin, Pablo part précipitamment, lui demandant de déposer les enfants car il n'en a pas le temps. Sa première pensée est que cet homme est culotté de lui abandonner ses enfants, mais lorsque ces derniers l'appellent maman, elle comprend que quelque chose ne tourne pas rond. Et au fil des heures, elle réalise qu'elle a vieilli de douze ans, qu'elle est mariée à Pablo et qu'ils ont des enfants, ses enfants! Que s'est-il passé? Comment Marie a-t-elle pu oublier douze ans de sa vie? Paniquée, affolée à l'idée qu'on la prenne pour une folle, elle prend la décision de ne rien dire, de faire comme si tout était normal et de mener l'enquête pour essayer de comprendre les raisons qui l'ont amenée à effacer ces douze années de sa mémoire...

 

Avouez que c'est intriguant cette histoire! A force de lire des résumés, j'avais moi aussi envie de comprendre... Eh bien, je n'ai pas été déçue par l'aventure! Dès les premières pages, j'ai été complètement captivée par cette histoire. Le récit est mené par Marie, à la première personne et le lecteur découvre donc les choses en même temps qu'elle. Le suspense est présent du début à la fin, ce qui fait qu'il est presque impossible de poser le livre. Car on oublie pas douze années de sa vie sans raison. L'enquête menée par Marie est touchante, elle tente peu à peu d'assembler les pièces d'un puzzle dont elle n'aurait pas pu observer le dessin d'ensemble. Elle tâtonne, elle redécouvre l'amour, celui d'un mari, mais surtout celui qu'elle porte à ses enfants. Et bien sûr, elle joue la comédie, ce qui donne parfois lieu à des situations cocasses. On passe du sourire aux larmes. Ce livre m'a vraiment beaucoup touchée et Frédérique Deghelt nous amène à réfléchir à ce qu'est un couple et à la manière dont il évolue au fil du temps.

 

Allons voir maintenant ce que Stéphie en a pensé!

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 12:57

Je ne me suis pas arrêtée en si bon chemin et j'ai enchaîné avec un nouveau thriller qui m'a gentiment été envoyé par Solène des éditions du Cherche Midi, qui commence à connaître mon goût pour les thrillers bien noirs... Je la remercie mille fois car j'ai été comblée par ce roman glauque à souhait...

 

 

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L'histoire :

 

Le commissariat de Toulouse a mauvaise réputation : beaucoup d'affaires n'ont pas été résolues et depuis quelques mois, la criminalité augmente. Pierre Balési, capitaine de police est pris d'un terrible doute : et si ces meurtres insolubles étaient le fait d'un seul homme? Un tueur en série, sans réel mode opératoire, si ce n'est la violence du crime... Mutilations, torture et même sévices sexuels.  Balési mène l'enquête et compte sur son ami, Richard, médecin légiste pour l'aider à résoudre ce noeud de crimes qui semble inextricable. Bientôt, le préfet lui offre une cellule spéciale dédiée à la traque de tueur mais en échange, il a obligation de résultats... Seulement, les apparences sont parfois trompeuses...

 

Dès les premières pages, le ton est donné : le lecteur assiste à une scène bien étrange : Nous sommes en 1974, un petit garçon de deux ans se mutile le sexe jusqu'au sang dans un train devant des passagers atterés. En lui sommeille déjà une perversité qui ne cessera de grandir... A ce point du roman, je savais déjà que le ton allait me plaire! Et j'avais raison! Ce thriller a des atouts nombreux! D'abord, l'alternance des points de vue : en italique, l'évolution du petit garçon dont l'identité ne fait aucun doute dans l'esprit du lecteur, à la troisième personne, l'enquête menée par Balesi et certains actes du criminel, et, à la première personne, le récit du tueur lui-même. D'abord déçue de connaître dès le début l'identité du tueur, j'ai vite apprécié l'intérêt d'être plongée dans sa tête, de comprendre ses motivations, sa perversité, son plaisir à tuer... Mais aussi de pouvoir mesurer l'avancée de l'enquête ou ses erreurs. Son rythme ensuite : les chapitres sont courts, les actions s'enchaînent rapidement, j'ai dévoré les 500 pages de ce roman en moins de 24heures tellement j'étais prise dans l'intrigue, happée, subjuguée par tant de perversité... Et chose incroyable, l'auteur parvient même à nous faire ressentir de la sympathie pour le tueur... De la sympathie, on en ressent aussi pour Balési que la vie n'a pas épargné : ce personnage a une véritable épaisseur et je l'ai trouvé très attachant. Enfin, si l'identité du tueur est révélée dès le début, l'auteur a su ménager le suspens et les surprises. On va de découvertes en découvertes jusqu'à une fin absolument magistrale! Eric Cherrière signe ici son premier roman, et j'espère bien que ce ne sera pas le dernier!

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 13:13

Cela faisait un petit moment que je n'avais pas lu de thrillers et je me suis plongée dans celui-ci avec grand plaisir grâce à Laetitia et aux éditions Marabout  qui ont proposé de me le faire découvrir et que je remercie chaleureusement. Décidément, c'est un genre que j'apprécie énormément, probablement mon préféré...

 

 

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L'histoire :

 

Lake Warren est consultante en marketing. Elle travaille actuellement pour le compte d'une clinique spécialisée dans les problèmes de stérilité. La jeune femme est en instance de divorce et le charme du Dr Keaton ne la laisse pas indifférente. Seulement, son avocat l'a bien prévenue, si elle veut avoir toutes les chances d'obtenir la garde de ses deux enfants, elle doit avoir un comportement irréprochable. Un soir, pourtant, elle cède à la tentation et rejoint Keaton dans son appartement. Réveillée au milieu de la nuit, elle sort prendre l'air sur la terrasse et s'assoupit. Deux heures plus tard, elle le rejoint et découvre que son amant a été assassiné... Paniquée, elle décide de prendre la fuite et de cacher sa présence sur les lieux du crime. Mais très vite, il semble quelqu'un s'en prenne à elle pour tenter de l'effrayer...

 

Quel roman!! Je l'avais depuis quelques semaines dans ma bibliothèque mais j'ai bien fait d'attendre les vacances pour le commencer car je n'arrivais plus à le lâcher! Je l'ai lu presque d'une seule traite. Aucun moment de répit n'est accordé au lecteur, on retient son souffle du début à la fin, et on tremble pour Lake, on sent bien la menace qui pèse sur elle, et l'horrible dilemme auquel elle est confrontée. Si elle parle, elle donne du grain à moudre à Jack, son ex-mari, mais surtout elle risque d'être suspectée. En ne disant rien, elle fait obstruction à l'enquête et il lui est impossible de revenir en arrière. Mais surtout, elle met ses nerfs à rude épreuve, il lui faut mentir continuellement face à ses collègues et aux enquêteurs. Sans compter que quelqu'un semble lui en vouloir. J'ai adoré suivre son enquête parallèle, notamment sur certains secrets liés au fonctionnement de la clinique. J'ai souvent tremblé pour Lake, et j'ai été particulièrement touchée par le destin de Smokey, son chat. Oui, les chats et moi, c'est une longue histoire!

Un petit mot de la fin du roman ( cela fera plaisir à Stéphie.. ) : elle est certes banale, au point que l'on se dit "mais oui, bien sûr! " mais comme je n'avais rien vu venir du tout ( trop occupée à chercher ailleurs... ) j'ai finalement adhéré!

 

Un très bon moment de lecture donc, un roman idéal pour bien commencer les vacances! Et qui m'a donné envie d'enchaîner avec d'autres thrillers. A suivre donc...

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 18:50

Vous le savez, dès qu'il est question de vampires, j'ai beaucoup de mal à résister! Alors quand le forum Livraddict a proposé un partenariat avec les éditions Hachette jeunesse pour découvrir ce titre, je n'ai pas hésité une seconde! Je les remercie d'ailleurs tous deux pour m'avoir permis de découvrir ce roman.

 

 

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L'histoire :

 

L'histoire de Dracula du désormais célèbre Bram Stoker, on la connait. Ou plutôt, on pense la connaître. Car ce qu'a écrit Mina Harker dans son journal est en fait erroné. Ce qu'elle a vraiment vécu, il lui était impossible de le révéler à Jonathan. C'est pourquoi quelques années après les événements, elle décide de rédiger un autre journal intime dans lequel elle révèle la véritable nature de sa relation avec le comte Dracula : une passion dévorante, mais surtout interdite. C'est lors de son séjour à Whitby en compagnie de sa meilleure amie Lucy, que Mina rencontre M. Wagner. Son fiancé Jonathan est parti en Transylvanie pour régler une vente, et sans nouvelles de lui, Mina se laisse séduire. Elle sait pourtant que ce n'est pas la conduite que doit adopter une jeune femme sur le point de se marier. Mais M. Wagner exerce sur elle une attraction incroyable...

 

Alors là, je dis chapeau! Quelle belle réécriture! J'ai presque envie de dire que je me suis autant régalée qu'à la lecture de l'original! Enfin, un livre de "jeunesse" ( j'y reviendrai ) avec un vampire qui se respecte : un côté monstrueux, violent et sanguinaire mais aussi une face séduisante, attirante et terriblement sensuelle comme le résume parfaitement Mina : " Le gentleman raffiné qui se tenait devant moi était si intéressant, passionné, cultivé et accompli! Comment pouvait-il être aussi le monstre que nous traquions, une créature d'un autre monde qui était avide de boire mon sang? " D'ailleurs certains passages sont très voluptueux, Mina a du mal à contrôler ses émotions lorsqu'elle est face à Dracula et je pense que ce livre n'est pas à mettre entre les mains de nos plus jeunes ados! Pour ma part, j'en redemande! D'autant que cette réécriture n'est pas incompatible avec le roman de Bram Stoker. Au contraire, tous les éléments sont crédibles. Je ne veux point trop en révéler car c'est vraiment ce qui fait la force de ce roman, mais voici un exemple : ce n'est pas Dracula qui a tué Lucy, mais le professeur Van Helsing en multipliant les transfusions sanguines de personnes différentes, sans tenir compte des groupes sanguins que l'on ne maîtrise pas vraiment à l'époque. Du moins, c'est ce qu'affirme Dracula... qui ne nie pas pour autant s'être délecté du sang de la jeune femme et on a vraiment envie de le croire, tant il nous séduit nous aussi!

La seule petite chose qui m'a gênée, et qui est pourtant aussi une qualité de ce roman, c'est la forte ressemblance avec le roman de Bram Stoker, notamment dans la première moitié. En effet, il faut le temps que l'idylle entre Mina et Dracula naisse et donc le début ne diffère pas vraiment de l'original si ce n'est que nous n'avons que le point de vue de Mina. Comme j'ai lu le roman il y a peu, je l'avais encore bien en tête et j'ai eu l'impression de relire un peu la même chose. Mais c'est aussi ce qui fait la force de ce roman, car cela permet à nos jeunes lecteurs de se familiariser avec l'histoire de Dracula et je pense que cela ne peut que leur donner envie d'aller lire la version de Bram Stoker.

Et enfin, pour ne rien gâcher, j'ai trouvé que c'était particulièrement bien écrit, de nombreuses références littéraires et historiques sont essaimées tout au long du roman, le vocabulaire est recherché et on se trouve plongé dans le XIX ème siècle de manière très crédible.

Bref, une belle réussite, un livre qui tient vraiment ses promesses et que je ne peux que vous recommander!

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 14:53

Voici une toute nouvelle série publiée aux éditions Nathan que je m'étonne de ne pas encore avoir croisée sur la blogosphère. En effet, si j'étais plutôt sceptique en ouvrant ce livre, j'en ressors complètement charmée et envoûtée par le Strom!

 

 

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L'histoire :

 

Raphaël et Raphaëlle sont jumeaux. Ils sont élevés par Tristan, leur parrain, depuis la mort accidentelle de leurs parents dix ans auparavant. Un jour, il leur annonce une surprise : une sortie au Louvre. Et ce qui semble banal en apparence va se transformer pour les deux collègiens en une aventure incroyable : dans les sous-sols du Louvre se trouve le siège du société secrète : la confrérie des Chevaliers de l'Insolite qui s'intéresse au paranormal ainsi qu'aux pouvoirs enfouis dans le cerveau humain. Mieux, ils ont été choisis pour devenir de futurs chevaliers. Mais très vite, ils sont entraînés avec leur parrain dans une enquête très dangereuse : un mystérieux Collectionneur a dérobé un objet que Tristan avait ramené d'Egypte au cours d'une de ses enquêtes...

 

Enfin un livre jeunesse qui sort de l'ordinaire et qui m'oblige à revoir mes goûts en matière de lecture. Science-fiction et aventure, très peu pour moi, vous aurais-je dit avant de découvrir ce livre. Et pourtant, j'ai adoré l'univers construit par Emmanuelle et Benoît de Saint-Chamas! Voici un roman intelligent qui fait appel à de nombreuses références culturelles : les chevaliers de la Table ronde, les grottes de Lascaux, les sarcophages égyptiens... Tout est traité ici sur un mode très intéressant. L'histoire est comme réécrite, les interventions de la confrérie permettant d'expliquer un grand nombre de choses qui nous entourent! Ce roman est véritablement passionnant! Sans parler de la révélation finale sur le Collectionneur qui m'a scotchée. Un passage délicieux!

L'intérêt du roman réside également dans les personnages. Raphaël et Raphaëlle sont des collégiens tout ce qu'il y a de plus normal et sont entourés d'amis normaux. Les auteurs ne manquent d'ailleurs pas d'humour puisqu'il est question d'un certain Robert Pattinson que Suzanne l'amie de Raphaëlle adore... Ce que j'ai apprécié également, c'est que l'on ne tombe pas dans la caricature du super-héros. Certes, les jumeaux ont des qualités indéniables et progressent très vite, mais comme les enfants de cet âge, ils ont aussi peur parfois et commettent des erreurs. D'ailleurs, la confrérie n'hésite pas à effacer la mémoire de ceux qui n'auraient pas respecté les règles. Et pour cela, chaque enfant est doté d'un mouchard. J'ai d'ailleurs adoré la relation que Raphaël entretient avec le sien.

 

Bref, un roman vraiment excellent, dans lequel petits et grands pourront se retrouver sans problème! Je vous le conseille, laissez -vous gagner par les pouvoirs du Strom. Mon seul regret? Devoir attendre 2011 pour lire la suite...

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 21:00

La lecture du dimanche

 

La réputation de Solène n'est plus à faire parmi les bloggueuses. Stéphie et moi avons reçu ce roman de sa part il y a peu, et nous avons aussitôt eu envie d'en faire rapidement une lecture du dimanche. La couverture est absolument magnifique, une véritable invitation à ouvrir ce livre!

 

 

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L'histoire :

 

Constance Langton a perdu sa soeur très jeune. Cette dernière était malade. Sa mère n'a jamais réussi à s'en remettre sombrant dans la dépression, et délaissant Constance, qui finit par se persuader qu'elle a été adoptée. Quelques années plus tard, elle reçoit la visite d'un notaire, John Montague. Elle est l'héritière d'un manoir, Wraxford Hall, mais Montague la met en garde. Ce manoir serait maudit, plusieurs personnes y ayant mystérieusement disparu, ou trouvé la mort. Montague remet à Constance un paquet de documents contenant des révélations sur ces événements. Dès lors, Constance n'aura plus qu'une idée : découvrir la vérité.

 

Voilà un roman à la construction excellente! Tout commence par le récit de Constance qui laisse ensuite la place aux deux témoins : John Montague et Eleanor Unwin. Puis Constance reprend son récit. Le mystère se construit ainsi puis se lève peu à peu à travers plusieurs voix, laissant la tension et le suspense monter jusqu'à un point où il devient presque impossible de lâcher le roman! L'atmosphère contribue également à accrocher le lecteur : le roman se déroule à l'ère victorienne en Angleterre, et on s'y croirait vraiment. L'auteur a su donner un style victorien à sa plume et les personnages ne sont pas en reste. On les imagine sans mal évoluant dans les rues londonienne ou autour du manoir. Si l'on m'avait dit que ce roman avait été écrit à la fin du XIXè siècle, je l'aurais cru sans problème. John Harwood manie à merveille le style victorien, mais il sait également créer une ambiance fantastique ( on ne peut s'empêcher de trembler avec les personnages ) et manipuler le thriller : disparitions, meurtres, rebondissements, mises en scène jusqu'à la révélation finale.

 

Un excellent roman que je vous recommande chaudement! Si vous aimez ce petit côté désuet mais absolument charmant des romans victoriens, vous serez forcément séduit par la Séance. Et je ne pense pas que Stéphie vous dira le contraire!!! Et bien sûr, un grand merci à Solène et aux éditions du Cherche-Midi !

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 09:45

D'abord, je tiens à vous remercier pour vos commentaires de réconfort. On dit souvent que les mots sont peu de choses, mais tous vos messages m'ont fait un bien fou. Le chagrin reste immense mais la vie reprend le dessus tout doucement... et la lecture m'est d'un grand secours. Place aux livres donc :

 

La lecture du dimanche

 

On continue cette semaine avec la pentalogie du Poids des secrets. Stephie, la coquine a déjà une longueur d'avance et vous parlera aujourd'hui du tome 4. Pour ma part, c'est le troisième tome que j'ai lu, avec toujours autant de plaisir!

 

 

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L'histoire :

 

Nous sommes en 1923, dans la région du Kanto. Yonhi Kim, jeune Coréenne de douze ans, interroge sa mère sur son arrivée au Japon. Cette dernière a fui la répression avec son frère lors de la colonisation. Mais leur présence au Japon n'est pas vue d'une très bon oeil. Aussi, lorsque le 1er septembre, un terrible tremblement de terre détruit leur maison, Yonhi est confiée par sa mère à un prêtre surnommé Monsieur Tsubame. Elle lui ordonne alors de cacher sa véritable identité et de se faire appeler Mariko Kanazawa et elle lui promet de venir la rechercher dès le lendemain quand elle aura retrouvé son frère. Une longue attente commence pour la petite Yonhi.

 

Encore une fois Aki Shimazaki a su faire mouche et j'ai lu ce nouveau tome d'une seule traite. On retrouve un texte écrit avec beaucoup de pudeur, de douceur et de poésie. Ces romans sont très courts mais néanmoins très riches, et chaque mot trouve sa place, chaque phrase révèle le poids des secrets. Ce que j'ai particulièrement apprécié dans ce tome, c'est sa construction en deux parties. Dans la première, on suit le parcours de la jeune Yonhi et dans la seconde, on la retrouve adulte et on découvre qui elle est : un personnage que l'on a déjà rencontré dans l'un des tomes précédents, et plusieurs détails se font écho. Cette pentalogie se construit petit à petit comme si en la lisant, on assemblait les pièces d'un puzzle. J'apprécie également d'apprendre beaucoup de choses sur l'Histoire du Japon, toujours liée à des destins particuliers. Une très belle lecture et je ne doute pas d'apprécier la suite!

 

D'ailleurs je vais m'empresser d'aller lire le billet de Stéphie sur le quatrième tome!

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