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Fablehaven voyage...

Fablehaven a pris la route jusque chez Deliregirl1.
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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 16:58

J'ai lu ce livre dans le cadre d'un partenariat spécial avec Blog-o-book et les éditions JBZ&cie. Je n'avais encore jamais entendu parler de ce livre, ni de son auteur, mais la première de couverture, et surtout le résumé m'ont aussitôt emballée... D'ailleurs, une fois n'est pas coutume, j'ai envie de partager ce résumé avec vous, parce qu'il reflète à merveille le contenu du livre :

 

 

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"C'est l'histoire ordinaire de gens ordinaires dans une région où il ne fait ni beau ni mauvais. C'est l'histoire d'un peu tout le monde. L'histoire d'une vie fauchée. D'un amour qui s'arrête. D'une mère qui part. D'un mari qui devient veuf. D'un veuf qui ne veut pas le rester. C'est l'histoire de gens qui ne se comprennent pas. D'une soeur qui regrette. D'un frère qui revient. Il y a des petits enfants qui souffrent, qui se taisent. Des filles qui pleurent, qui fument et des chiens qui aboient. C'est l'histoire banale de la vie et de la mort."

 

L'histoire :

 

C'est celle de Suzanne qui meurt subitement. Elle a supporté cinquante-trois ans les colères de son époux, se taisant, sacrifiant son propre bonheur pour lui faire plaisir, pour éviter ses emportements. Sa fille, Gabrielle retrace alors la vie entière de cette femme, depuis sa naissance d'une mère volage qui l'abandonne. Confiée plus tard à Mémère, sa grand-mère, Suzanne connaîtra ses seules années de bonheur avant de retourner vivre avec sa mère, qu'elle quittera ensuite pour un autre bourreau :

 

" Tu t'es laissée glisser sur le sol et tu t'es mise à pleurer comme quand tu étais petite. Quand ta mère posait ta valise devant la porte d'entrée pour te faire croire qu'elle allait se débarrasser de toi si tu n'étais pas sage. Tu n'avais pas six ans. Tu étais sa victime et elle t'exécutait. Tu t'es enfuie d'un monstre pour en épouser un autre."

 

Je vous parlais dimanche de mes réticences à lire un récit à la seconde personne. J'étais donc très inquiète en ouvrant ce roman où l'on retrouve ce procédé. Mais ici, rien à voir! Je me suis laissée emporter par l'écriture de Fabienne Berthaud dès les premières pages, une écriture particulière. Les phrases sont courtes, le rythme est haché, mais quel bonheur, les mots sont choisis avec soin et leur petite musique sonne juste et vous emporte loin, très loin sur les pas de Suzanne.

 

La construction du roman est vraiment intéressante, puisqu'elle alterne deux moments : celui de la mort de Suzanne et des jours douloureux qui s'en suivent pour sa famille et celui de son histoire, depuis sa naissance jusqu'à la fin de sa vie. La narration est étonnante, car c'est Gabrielle, la fille de Suzanne qui mène le récit, s'adressant à sa mère par le biais d'un "tu", et même morte, Suzanne apparaît terriblement vivante.

 

Le destin de cette femme m'a profondément touchée, et même s'il est précisé au début du roman qu'il s'agit d'une fiction et que toute ressemblance serait fortuite, Suzanne, qui meurt pourtant dans les premières pages prend rééllement vie sous nos yeux. Le récit est criant de vérité, et est de ceux qui vous prennent là, quelque part au plus profond de vous-même : j'ai tourné les pages sans m'en rendre compte, le lisant d'une seule traite, osant à peine respirer pour ne pas briser cette bulle magique qui m'entourait. C'est triste, terriblement triste, et certains passages m'ont donné la chair de poule. Je pense que le souvenir de ce livre me suivra longtemps...

 

Bref, vous l'aurez compris, je tiens ici mon deuxième gros coup de coeur de l'année et je ne peux que vous recommander la lecture de ce petit chef-d'oeuvre, ne serait-ce que pour découvrir ce qui se cache derrière ce joli titre. Un grand, grand merci à BOB et aux éditions JBZ&cie!

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 06:31

Après trois lectures pour la jeunesse, j'ai totalement changé de registre avec ce roman écrit par un auteur Tchèque qui a pour cadre la seconde guerre mondiale, période historique qui, vous commencez à le savoir, m'intéresse particulièrement...

 

 

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L'histoire :

 

Elle se fait appeler Fine mais son vrai nom est Hanka Kaudersova. Elle dit avoir dix-huit ans, mais elle n'en a que quinze. Elle affirme qu'elle est aryenne, mais elle est Juive. Ces mensonges vont la sauver, mais à quel prix?

 

Fine est déportée à Auschwitz-Birkenau avec toute sa famille. On lui conseille de mentir sur son âge afin d'échapper à la mort directement à la sortie du train. Stérilisée et tatouée, elle travaille à l'infirmerie du camp mais lorsque le docteur meurt, elle sait qu'elle n'a plus vraiment de protection. Elle se glisse alors parmi un groupe de femmes qui vont subir une sélection. Trente-six d'entre elles seront envoyée au Feldbordell 232 Est, un bordel de campagne réservé aux militaires. Pendant 21 jours, elle subit les assauts de dizaines de soldats, parfois haut placés dans l'armée SS. Des soldats curieux qui la questionnent sur son passé, ses origines. Chaque mot doit être pesé, chaque geste contrôlé, la menace est omniprésente...

 

Quel roman magnifique! Je me demande si je vais trouver les mots pour vous expliquer ce que j'ai ressenti à la lecture de cette histoire. Le récit est mené à la première personne par un homme devenu proche de Fine après la guerre. Mais ce narrateur s'efface souvent pour laisser la place à un récit à la troisième personne : un récit effroyable, celui d'une adolescente de quinze ans, qui, pour échapper à une mort certaine accepte de vendre son corps à l'ennemi. Un ennemi qui a assassiné tous les siens. Fine subit non seulement le viol de ces hommes, mais aussi leurs discours haineux envers son peuple. Ces hommes prennent plaisir à se vanter des tortures qu'ils infligent aus Juifs. Fine ne peut qu'approuver tout en écartant les jambes si elle ne veut pas être découverte, un discours qu'elle vomit, des mains qu'elle abhore. Mais elle subit en silence. Quelle souffrance physique et morale... Et pourtant c'est bien la vie qui triomphe.

 

J'ai lu les 475 pages de ce roman en retenant mon souffle. L'écriture est étonnante car tout est évoqué de manière très crue - les tortures infligées aux Juifs, la diarrhée dont souffent les prostituées, la violence du commandant... Tout sauf les relations sexuelles qui sont suggérées avec pudeur par des listes récurrentes : les noms des soldats que Fine a dû satisfaire durant la journée. Le sujet est douloureux mais l'écriture est belle. La tension est palbable et Arnost Lustig parvient à dire l'indicible.

 

Il mène également toute une réflexion sur la mémoire et l'oubli, car on suit les pas de Fine après la libération. Comment peut-on vivre avec un tel poids sur le coeur et dans le corps? Vaut-il mieux essayer d'oublier - même si cela semble improbable - ou apprendre à vivre avec. Et comment affronter le regard des gens...

 

" Au bordel, elle avait dû cacher le fait qu'elle était juive. Faudrait-il maintenant cacher de même son passé de prostituée? Elle pouvait s'imaginer ce que pas mal de gens lui jetteraient à la figure s'ils savaient. Elle avait donc fait la pute avec les Allemands? Elle n'aurait pas pu s'en sortir autrement? [...] Pas mal de ceux qui avaient traversé la guerre sans encombre seraient d'avis qu'elle aurait mieux fait de se laisser tuer."

 

Inutile d'en dire plus, je pense que vous aurez compris que ce roman est l'un de mes premiers coups de coeur de l'année. D'ailleurs, je n'ai qu'une envie : découvrir les autres écrits de cet auteur, à tel point que j'ai commandé Waiting for Leah. Il n'est disponible qu'en anglais, mais je pense que c'est l'occasion idéale pour m'y remettre... A suivre donc!

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 19:06

Cela fait plusieurs mois déjà que je repoussais la lecture de ce cinquième et dernier tome car je n'avais pas envie de me dire que je les avais tous lus, et qu'il ne m'en restait aucun à découvrir... Mais en vous en parlant vendredi dans mon bilan, je me suis dit qu'il faudrait quand même que je le lise avant d'oublier certains détails...

 

 

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L'histoire :

 

Tsubaki est la fille de Yukio et la petite-fille de Mariko Takahashi. Etudiante, elle revient régulièrement chez ses parents pour les aider à prendre soin de Mariko qui perd peu à peu la tête. Elle sait qu'elle va mourir bientôt, mais s'inquiète à l'idée de rejoindre dans l'au-delà son mari qui n'a jamais su qu'elle l'avait trompé. Elle confie alors à Tsubaki le secret qu'elle avait gardé pour elle jusqu'alors, se libérant ainsi d'un poids devenu trop lourd. Elle lui explique comment, jeune et naïve, elle s'est laissée séduire par un homme puissant. Ce dernier n'a jamais reconnu cet enfant illégitime mais a toujours plus ou moins contrôlé la vie de Mariko...

 

C'est toujours la même histoire que nous offre Aki Shimazaki, mais narrée une fois encore du point de vue d'un autre personnage. Et pourtant, aucune lassitude, aucune impression de relire la même chose, aucun ennui... Ce dernier tome donne un éclairage nouveau sur cette tragédie qui a touché plusieurs familles, et le personnage de Monsieur Horibe m'est apparu ici totalement différent de ce que j'avais imaginé jusqu'alors. Certes, Mariko a trompé son mari, un homme qui n'a pas hésité à renoncer à l'héritage familial pour l'épouser, mais on comprend mieux les raisons pour lesquelles elle l'a fait.

 

Encore une fois, je suis conquise par la plume de l'auteur, par la douceur qui se dégage des personnages, par la poésie des mots : Aki Shimaziki dit beaucoup de choses en peu de mots dans chacun de ces courts récits. Elle touche, elle bouscule, elle fait réfléchir sur le destin, sur le fait qu'on croit en être maître, mais que les choses ne sont pas toujours telles qu'on se les imagine.

 

Mon seul regret après la lecture de cette pentalogie? Ne plus avoir à la découvrir... Mais j'ai maintenant très envie de découvrir d'autres auteurs asiatiques... je pense qu'on ne leur prête pas suffisamment d'attention, et je compte bien remédier à cela!

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 14:34

La lecture du dimanche

 

La voici, la voilà, la première lecture du dimanche 2011 ! Je vous parlais vendredi de mon coup de coeur pour Seul le silence, alors lorsque Blog-o-Book a proposé un partenariat avec les éditions Sonatine pour découvrir le dernier roman de R. J. Ellory, vous imaginez bien que j'ai sauté sur l'occasion! Et comme deux lectrices avisées en valent quatre, nous avons décidé avec Stéphie d'en faire une lecture du dimanche...

 

 

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L'histoire :

 

Lorsque l'inspecteur Robert Miller est chargé de l'enquête sur le meurtre de Catherine Sheridan, il est loin de se douter de ce qui l'attend. Catherine est la quatrième victime d'un tueur en série que la presse a déjà surnommé le tueur au ruban. En effet, ce dernier abandonne ses victimes, nues et battues à mort, et laisse sur le corps un ruban avec une étiquette comme celles que l'on utilise pour identifier les valises. Miller tente alors d'en savoir plus sur les victimes pour comprendre ce qui les relie. Mais ce qu'il découvre dépasse l'entendement : Catherine Sheridan n'existe pas, elle vivait sous une fausse identité et ne semble pas être la seule... Pour quelle raison? S'agit-il de la protection des témoins? Ou d'une toute autre protection liée directement au gouvernement? L'enquête s'annonce difficile d'autant que d'autres meurtres s'enchaînent...

 

J'avoue qu'après avoir lu quelques billets, j'appréhendais un peu la lecture de ce thriller qualifié de politique. Oui, parce que la politique et moi, voyez-vous... Alors, bien évidemment, je savais que j'allais trouver dans ce livre quelque chose de totalement différent de Seul le silence. C'est le cas, mais ça n'en est pas moins bon! Mes inquiétudes se sont rapidement estompées et je me suis régalée d'un bout à l'autre de ces 689 pages -oui quand même! Le roman entremêle deux narrations différentes : la première menée à la troisième personne raconte l'enquête et met en scène l'inspecteur Miller. L'enquête piétine, les informations qu'il obtient semblent n'avoir aucun sens... La seconde est menée à la première personne par un personnage impliqué de très près dans l'affaire. Cela donne au lecteur un éclairage supplémentaire sur l'enquête. Les indices nous sont divulgués petit à petit et cela rend le roman passionnant car le lecteur finit par comprendre ce que cache ce casse-tête.

 

Et ce qui se cache derrière ce banal tueur en série fait froid dans le dos. Ellory nous plonge au coeur de la CIA, cette agence de renseignements très célèbre dont il dénonce le fonctionnement. Le sujet est extrêmement bien maîtrisé et j'ai été encore plus impressionnée quand, après quelques recherches, j'ai compris qu'il s'inspirait de faits réels (oui, je l'ai dit plus haut, la politique, a fortiori américaine, et moi... ). Manipulation, complots, l'intrigue est complexe, et pourtant à aucun moment, je ne me suis sentie perdue. Sans aucun doute, grâce à la plume d'Ellory qui nous transporte littéralement aux côtés de personnages construits avec brio. Je préfère ne pas trop en dire sur ces derniers, tant ils méritent d'être découverts au fil des pages...

 

Bref, un thriller époustouflant tant par son sujet, que par la manière dont le récit est mené! L'année commence donc très fort! Un grand merci aux éditions Sonatine et à BOB!

 

Le billet de Stéphie dans la journée!

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 06:03

Après mon énorme coup de coeur pour les Lieux sombres, j'avais aussitôt commandé le premier roman de Gillian Flynn. Cela remonte au mois de février déjà, et nous prouve à quel point une année est vite passée, puisque je n'avais pas encore trouvé le temps de m'y plonger... Voilà une erreur réparée...

 

 

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L'histoire :

 

Camille Preaker est journaliste au Chicago Daily Post. La concurrence est rude entre les différents journaux et c'est à qui saura dénicher le meilleur scoop ou l'histoire la plus sordide... Curry, le rédacteur en chef décide d'envoyer Camille à Wind Gap, la petite ville du Missouri dont elle est originaire. Une enfant a disparu sans laisser de traces alors qu'un an auparavant déjà une fillette avait été sauvagement assassinée avant d'être édentée...  Camille ne se réjouit guère à l'idée de se rendre à Wind Gap. En effet, c'est là qu'elle a grandi auprès d'une mère devenue folle lorsque Marian, la soeur de Camille a succombé à une longue et terrible maladie. Mais Camille n'a pas le choix, et elle décide d'affronter son passé, en s'installant chez sa mère, son beau-père et sa demi-soeur le temps de son séjour...

 

Bingo! Je me doutais bien que je ne serais pas déçue par ce thriller mais je ne pensais pas qu'il serait aussi bon! Je l'ai dévoré en moins de temps qu'il ne faut pour le dire - et là je me réjouis de l'avoir commencé alors que je suis en vacances... Le récit est mené à la première personne par Camille, la jeune journaliste et cela donne une dimension très intéressante au thriller. En effet, l'enquête est menée un peu différemment, puisqu'elle n'est pas officielle et qu'il s'agit pour la journaliste de dénicher le détail sordide et intéressant qui fera vendre. Autant dire que si elle bénéficie du fait de ne pas être totalement étrangère à la petite ville de Wind Gap, cela n'est rien en comparaison de l'indignation qu'elle suscite auprès des proches des victimes, à commencer par sa propre mère, qui ne l'a, de toute façon, jamais aimée.  Et c'est ce que j'ai adoré dans ce roman, à l'intrigue policière se mêle un drame familial véritablement passionnant : rejetée par sa mère, écrasée par la culpabilité d'être celle qui reste, Camille a longtemps compensé ses souffrances en s'automutilant. Aujourd'hui encore, elle a besoin d'alcool pour prendre confiance en elle... Gillian Flynn décrit à merveille la tourmente de son personnage, qui n'a jamais véritablement eu de repère :j'ai particulièrement aimé la relation qui s'installe entre Camille et Amma, sa demi-soeur de treize ans, une relation malsaine et déroutante.

 

L'enquête, elle aussi est terriblement bien construite et je suis allée de surprises en surprises jusqu'à la toute fin du roman. L'horreur prend forme sous nos yeux peu à peu : on s'interroge, on soupçonne, mais on est loin du compte! Gillian Flynn nous ballade, et elle le fait avec brio! Encore plus quand on pense qu'elle signe ici son premier roman! Alors je n'ai qu'une question : Gillian Flynn, à quand un troisième titre?

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 08:16

Ce cinquième tome des aventures de mon enquêteur chouchou attendait depuis trop longtemps sur ma PAL... Il était plus que temps que je l'en sorte, avec la certitude, encore une fois, de lire un excellent polar! Et pour couronner le tout, le titre est on ne peut plus d'actualité...

 

 

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L'histoire :

 

C'est une bien triste découverte... Un petit garçon de dix ans a été retrouvé mort au pied de son immeuble. Visiblement, il a été poignardé avant de tenter de se traîner jusque chez lui pour chercher du secours. Mais il n'est jamais arrivé au bout et c'est un petit corps déjà gelé qui sera découvert par un autre gamin de l'immeuble. Elias est un petit garçon d'origine thaïlandaise, sa maman s'est mariée à un islandais et est venue s'installer avec lui. Divorcée depuis, elle élève seule ses deux enfants : Elias, et son grand frère Niran qu'elle avait eu d'une précédente relation en Thaïlande, et qu'elle avait d'abord caché. La première piste suivie par Erlendur et ses coéquipiers est donc une piste raciste. En effet, certains voient d'un mauvais oeil l'installation de ces gens d'origine asiatique en Islande. Et très vite, Niran disparaît à son tour...

 

Que dire? Si ce n'est qu'Arnaldur Indridason nous sert une nouvelle fois un polar de haute volée... J'ai dévoré ce cinquième tome des enquêtes du commissaire Erlendur en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. J'ai retrouvé avec plaisir le trio, toujours aussi efficace qu'il forme avec Sigurdur Oli et Elinborg. L'intrigue est prenante, complexe, et remplie de suspense. Les suspects sont nombreux, et tout se tient. Sunee, la maman d'Elias est un personnage très attachant et c'est une véritable réflexion sur l'immigration en Islande que nous offre Indridason à travers elle. Une enquête menée tambour battant, comme chaque fois!

 

Et puis, bien évidemment, on suit en parallèle la vie privée d'Erlendur, on en apprend un peu plus sur la disparition de son frère qui le tourmente depuis toujours. Et surtout on retrouve un personnage rencontré dans le tome précédent : Valgerdur. Cet aspect est vraiment le point fort des romans d'Indridason, car si chaque enquête est indépendante, on suit l'évolution d'Erlendur d'un tome à l'autre, ce qui nous le rend chaque fois un peu plus familier!

 

Vivement la sortie en poche du suivant!

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 15:56

Mes lectures se suivent et ne ressemblent pas... Je vais vous parler aujourd'hui d'une nouvelle lecture jeunesse sur le thème de la première guerre mondiale. En effet, je continue mes découvertes autour de cette époque, et pour le moment, aucune lecture ne m'a déçue. Qu'en est-il de ce titre?

 

 

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L'histoire :

 

Alors qu'il est sur le point de devenir papa, Emile s'inquiète à l'idée d'avoir une fille. Son père le rassure en lui disant qu'au moins, elle n'aura pas à faire la guerre... Mais c'est un petit François qui voit le jour.  Il grandit sous le regard tendre de son grand-père qui lui apprend à tailler le bois. Sa première sculpture, c'est à Lucie, la fille de l'instituteur, qu'il l'offrira. Ces deux là grandissent ensemble et apprennent à s'aimer. Mais l'ombre de la guerre plane: François qui a toujours aimé jouer à la guerre ne rêve que d'une chose : combattre pour sa patrie. Trop jeune lors de la déclaration de guerre, il finit par partir en 1915. Il déchante très vite, confronté à l'horreur des tranchées, à la peur, à la mort... Lucie, elle, a choisi de d'être infirmière pour être au plus près de son bien-aimé. Lors d'une ultime permission de François, ils ne se quittent plus. Mais l'amour ne peut pas toujours vaincre la mort, et François doit repartir pour Verdun, où son destin l'attend...

 

Les romans dont je vous ai parlé récemment m'ont tous beaucoup plu, mais je pense que c'est à celui-ci que va ma préférence... Arthur Ténor a imaginé dans ce roman la vie du Soldat inconnu. Et il le fait avec des mots très justes, très touchants. C'est l'histoire d'un soldat, qui, comme tant d'autres, est parti combattre la "fleur au fusil" avant de découvrir la réalité des combats. Un jeune soldat qui laisse à l'arrière, une jeune femme qu'il aime. Une histoire presque banale en fait, mais le lecteur a vu naître le petit François, il a suivi ses jeux d'enfants, il a découvert l'amour avec lui. On s'attache aux personnages, et leur destin tragique n'en est ensuite que plus touchant, parce qu'on a l'impression de les connaître, d'avoir fait un bout de chemin avec eux. Parce que, tout simplement, il y avait une vie avant la guerre...

Par ailleurs, le lecteur sait à l'avance quel sera le destin de François, puisqu'il s'agit d'une biographie romancée du soldat inconnu. On est dans l'attente de ce moment tragique, on sait comment cela va se terminer, et pourtant on ne peut s'empêcher d'y croire, d'espérer. J'ai vraiment été bouleversée par cette histoire, je ne veux pas trop en révéler sur la fin et sur la manière dont l'auteur rattache François à l'Histoire, mais c'est véritablement bien construit, bien pensé, bien écrit. La plume d'Arthur Ténor a su donner vie au Soldat inconnu, et cette histoire, je ne l'oublierai pas de sitôt : elle continuera à vivre au fond de moi...

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 12:34

Voilà un petit moment que les vampires ne s'étaient pas invités sur ce blog, et ça commençait à me manquer! Pourtant, ce n'est pas le choix qui manque sur les étals des librairies.... Mais plus les récits vampiriques pullulent, plus il est difficile de dénicher un bon titre. Qu'en est-il de la Femme du vampire?

 

 

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L'histoire :

 

C'est dans la campagne serbe du XVIIIè sicèle que vit Jasna avec ses six soeurs et son père, veuf. Ce dernier est un peu rustre : il boit beaucoup et s'emporte facilement. Aussi lorsque deux étrangers se présentent chez lui et propose d'acheter sa fille aînée, il n'hésite pas un instant. Mais Jelka est déjà promise, et c'est finalement Jasna que Jovan achète pour son fils. Après plusieurs jours de voyage à cheval, la jeune fille découvre le domaine des Vukovic : trois sombre tours. Dans l'une d'elle a péri Marja, l'épouse de Jovan et la mère de Danilo, que Jasna ne tarde pas à épouser. Mais peu à peu, elle découvre que la famille Vukovic cache de nombreux secrets inavouables : pourquoi Jovan est-il allé acheter une étrangère pour son fils? Pourquoi les gens du village semblent autant la détester? Pourquoi lui refuse-ton l'accès à l'église? Pourquoi les Vukovic sont-ils montrés du doigt dès qu'un phénomène étrange se produit? Et que signifient ces rumeurs concernant vampires et sorcières? Seul Dusan, un bûcheron nomade accepte de parler à la jeune femme...

 

Voilà sans doute un des meilleurs romans de vampires parmi tous ceux que j'ai pu lire cette année! Et si la couverture - magnifique - laisse entrevoir un roman de bitlit, Nina Blazon nous propose en fait un roman qui s'inscrit tout droit dans la lignée de Dracula. Le cadre nous plonge à lui seul dans la tradition : l'action se déroule aux frontières de la Serbie, non loin de la Roumanie. Les Turcs ne sont pas bien vus, et l'ombre de Vlad Tepes plane encore sur les villages... Les gens sont superstitieux, ils craignent le mal et Danilo, parce qu'il est le fils d'un Serbe et d'une Turque porte en lui une malédiction. Mais la vérité est bien plus compliquée que cela, et Jasna lève peu à peu le voile sur de terribles secrets de famille. Comme le lecteur, elle n'est jamais au bout de ses découvertes : morts mystérieuses de villageois, moutons retrouvés égorgés, chevaux blessés au niveau du cou. Et si tout cela n'était pas que superstition? S'il y avait un fond de vérité et si elle avait épousé un vampire?

Ce roman est vraiment passionnant, difficile de le poser une fois commencé! L'atmosphère est pesante, inquiétante, on tremble pour Jasna. Les personnages sont complexes et attachants et le mal ne se trouve pas toujours là où l'on pense le trouver. On se laisse totalement emporter par l'écriture de Nina Blazon : c'est un récit riche, documenté, et bien écrit. Un roman à découvrir absolument si vous êtes fans de vampires, vous ne serez pas déçus!

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 08:31

La lecture du dimanche

 

C'est de nouveau grâce à Livraddict que j'ai pu découvrir ce livre, par le biais cette fois d'un partenariat spécial :  non seulement j'ai reçu les deux tomes publiés à ce jour, mais j'aurai la chance de pouvoir échanger avec l'auteur sur le forum très prochainement! Une expérience à laquelle il était difficile de résister, malgré une PAL toujours plus haute, et pour laquelle je remercie Livraddict et les éditions Hachette Jeunesse. Et comme Stéphie avait également ce titre dans sa PAL, nous en avons profité pour en faire une lecture du dimanche!

 

 

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L'histoire :

 

L'action se situe en l'année 2259, dans une vallée isolée baptisée Salicande. Ce village a été créé par Jors après la Grande Catastrophe qui a mis fin au monde tel que nous le connaissons. Repartir de zéro, oublier le passé, telles sont les régles qui ont été établies à Salicande. Claris et Jad ont douze ans, ils sont jumeaux et vivent à Salicande. Leur mère a disparu alors qu'ils n'avaient que trois ans, et ils vivent avec leur père Eben qui ne s'est jamais véritablement remis de la disparition de sa femme. Renfermé sur lui-même, il se montre distant avec ses enfants. Claris et Jad sont ainsi éduqués par Blaise, leur précepteur, et Chandra, leur nourrice. Mais alors que leur treizième anniversaire approche, il est temps pour eux d'en apprendre un peu plus sur leur passé et sur celui de Salicande. Des dons se révèlent à eux, et ils vont entreprendre un voyage en compagnie de Borges, un bouquiniste aveugle. Ce dernier sait beaucoup de choses et va, avec l'aide de son épouse et de ses filles, guider les deux enfants sur les traces de leur passé...

 

C'est un pari risqué que j'ai pris en m'inscrivant à ce partenariat spécial... Je ne suis pas habituée à lire de la fantasy, c'est même un genre que je dis souvent ne pas aimer... Et le premier tome est un pavé de plus de 500 pages... Pourtant, mon intuition ne m'a trompée! C'est bien plus qu'un roman de fantasy que nous propose Pauline Alphen! C'est un véritable petit bijou!

Elle crée un univers bien particulier, qui mêle de la fantasy certes, mais surtout de la science fiction. Les Temps d'avant ( notre époque donc ) ont conduit l'humanité à la Catastrophe... A force de vouloir maîtriser la nature, dominer les éléments, et aller de plus en plus loin dans les techniques, les hommes ont engendré leur propre destruction. .. C'est probablement ce qui m'a le plus séduite dans ce roman : le regard porté par l'auteur sur notre civilisation, sur les dérives de la technologie, du "toujours plus loin, toujours plus fort". Ce roman prête vraiment à réflexion et sa force tient dans son réalisme. A aucun moment, je ne me suis dit que tout ceci était le fruit d'une imagination débordante. Certes, il y a quelques personnages de fantasy, comme les Elémentaux, mais ils se fondent à merveille dans l'univers de Salicande.

Mais au-delà de ça, c'est un magnifique voyage initiatique que nous offre Pauline Alphen. Et là encore, les personnages sont très justes : les jumeaux bien sûr qui sont les héros de cette série, mais aussi tous ceux qui gravitent autour d'eux. J'ai particulièrement apprécié Borges et sa femme Maya, notamment parce qu'ils entretiennent un lien étroit avec les livres, qui sont l'une des rares choses à avoir été conservées des temps anciens. Borges est bouquiniste, sa boutique regorge de livres qu'il est capable d'identifier malgré sa cécité. C'est un personnage d'une grande sagesse. Maya, elle, est Nomade de l'écriture, elle part régulièrement en voyage pour écrire.

Le seul petit bémol que j'apporterais concerne les tous derniers chapitres du livre, lorsqu'il est question du tournoi, j'avoue avoir un peu décroché, mais c'est tout simplement, parce que cette fois, on plonge complètement dans l'univers de la fantasy, et que j'ai perdu mes repères. Mais ce n'est qu'un détail, et je garde l'impression d'un livre délicieux. J'ai hâte maintenant de commencer le second tome!

 

Dans la journée, retrouvez l'avis de Stéphie ...

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 11:00

La lecture du dimanche

 

Je continue ma découverte des récits se déroulant lors de la Première Guerre Mondiale et Stéphie a eu envie de se joindre à moi pour cette lecture. Nous avons donc décidé de vous en proposer une lecture du dimanche...

 

 

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L'histoire :

 

Dans l'enfer des tranchées

 

Casimir est un tout jeune soldat. Lors d'une attaque, il rencontre Martin qui s'occupe de passer les câbles pour relier le front et l'arrière par une ligne téléphonique. Les amitiés naissent très rapidement dans les tranchées, et il demande à ce que Casimir l'épaule dans sa tâche. Lorsqu'un officier les envoie dans la forêt passer une ligne et que Martin découvre que c'est là que se trouve la stèle du soleil, il pâlit. Peu après, il confie à Martin l'histoire du Nyctalope, un cambrioleur particulièrement habile, originaire de Hautmont, qui disait toujours avoir caché son trésor "au soleil". Martin en est alors persuadé, c'est ici, au pied de cette stèle que se cache le trésor. Il emmène alors Martin dans une grande aventure : creuser un tunnel depuis depuis leur sape - c'est-à-dire le terrier dans lequel ils dorment - jusqu'à la forêt et aller récupérer ce trésor...

 

Je ne connaissais pas encore cette collection des Romans de la Mémoire, que j'avais pourtant souvent croisée au CDI. Il faut dire que les anciennes couvertures ne sont pas spécialement engageantes, et que je préfère nettement cette nouvelle édition. Mais, encore une fois, il faut éviter de se fier aux couvertures car j'ai découvert un récit absolument passionnant. Christophe Lambert mêle ici l'Histoire et la fiction. L'Histoire, parce que cette collection, publiée en partenariat avec la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives du ministère de la Défense, est un travail sérieux et documenté sur cette période historique sombre. Le lecteur est plongé dans l'enfer des tranchées et apprend beaucoup de choses sur l'organisation de celles-ci : la manière dont sont soignés les blessés, comment les soldats sont ravitaillés en nourriture, etc... Mais à cela vient se greffer un récit fictionnel que j'ai trouvé passionnant, c'est une véritable aventure que vivent nos deux héros, creusant chaque nuit en cachette leur tunnel, surnommé Victor en hommage au célèbre cambrioleur. C'est une initiative dangereuse puisque le risque d'éboulement est omniprésent à cause des bombardements, mais cela permet aussi aux personnages d'avoir un but et de fuir la réalité, car tout est fondé sur un pressentiment de Martin et rien ne prouve qu'il y ait véritablement un trésor enfoui à cet endroit. J'ai été complètement absorbée par cette histoire, j'ai tremblé pour les personnages, j'ai véritablement vécu cette aventure de l'intérieur, me sentant presque oppressée lorsqu'ils évoluent dans leur tunnel tout juste assez large pour y ramper! Et j'ai adoré la manière dont se termine le récit, plusieurs dizaines d'années plus tard. Cela peut paraître un peu tiré par les cheveux, mais j'ai apprécié que le mystère soit finalement levé!

 

Bref, encore une découverte très intéressante! Espérons que Stéphie ait elle-aussi apprécié! 

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