Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de pimprenelle
  • Le blog de pimprenelle
  • : Mes chroniques de lectures, en toute simplicité.
  • Contact

Fablehaven voyage...

Fablehaven a pris la route jusque chez Deliregirl1.
http://www.decitre.fr/gi/30/9782092525630FS.gif
Prochaines escales chez :
Esmeraldae
Lasardine
Joey7lindley
Stephie
Cacahuète
...

Vous pouvez toujours vous inscrire, toutes les infos sont  ici.
N'hésitez pas!

Recherche

Partenaires

26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 06:47

La bibliothèque rose et la bibliothèque verte ont bercé mon enfance. C'est en partie grâce à ces livres, hérités de mes parents, et lus et relus à de nombreuses reprises que j'ai développé cet amour des mots et de la lecture... C'est quand je les ai récupérés récemment que m'est venue l'idée de lancer un rendez-vous auteur autour de la comtesse de Ségur. Je ne suis pourtant pas de ces lecteurs qui aiment la relecture, mais la tentation était très forte!

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Camille et Madeleine de Fleurville vivent seules avec leur maman. Un jour, une voiture est accidentée juste devant leur domaine. Madame de Fleurville recueille et soigne Madame de Rosbourg, blessée dans l'accident. Cette dernière élève également seule sa fille Marguerite depuis la disparition en mer de son époux, capitaine d'un bâteau. Les petites, bien élevées et réfléchies deviennent très vite amies, et alors que Madame de Rosbourg se porte mieux, son hôte lui propose de rester vivre à Fleurville. Elles éléveront ainsi Camille, Madeleine et Marguerite comme trois soeurs.  Non loin de là, vit Madame Fichini et sa belle-fille Sophie. Cette dernière est maltraitée, ce qui a fait d'elle une petite fille égoïste et colérique qui accumule les bêtises. Mais au contact des petits filles modèles, Sophie apprend peu à peu à être généreuse et obéissante...

 

Tout d'abord, je m'excuse pour la piètre qualité du visuel, mais je tenais vraiment à cette première de couverture qui est celle de mon exemplaire, celui que j'ai eu entre les mains quand j'étais enfant, et que ma mère a elle-même lu quand elle l'était également. Malgré mon amour pour les livres neufs, j'ai adoré me replonger dans ces pages un peu jaunies par le temps et à l'odeur si caractéristique. Je suis retombée pour quelques heures en enfance...

 

Ou presque, parce qu'il faut bien reconnaître que j'ai vieilli et que ce livre aussi! Je ne suis pas persuadée que ce livre fasse le bonheur de nos jeunes lecteurs actuels, comme il a pu le faire pour les générations précédentes! Que c'est cucul la praline - pardonnez l'expression, mais elle me semble tout à fait appropriée ici et elle me fait beaucoup rire! Et surtout quelle leçon de morale! Parce que voyez-vous, la gourmandise, c'est très mal, les mauvaises pensées, c'est très mal, les vilaines paroles, c'est très mal, l'égoïsme, c'est très mal... Camille et Madeleine sont si parfaites qu'à notre époque, elles font office d'extraterrestres! Ce qui montre bien que les jeunes générations évoluent beaucoup, parce que finalement, je ne suis pas si vieille, et que cet aspect ne me dérangeait absolument pas dans mes lectures enfantines...

 

On pourrait donc croire à lire le début de ce billet que je me suis ennuyée avec cette lecture... Eh bien non pas du tout, je l'ai trouvée véritablement délicieuse! Ce petit côté désuet m'a complètement charmée, aussi bien dans le comportement des jeunes enfants, que dans la langue parlée par les personnages. Cela a éveillé en moi une nostalgie du "bon vieux temps". Certes c'est exagéré- et quelque peu cucul la praline ( pardon, mais j'avais envie de la replacer ) , mais quand je vois arriver certaines de mes élèves de sixième avec maquillage et pierçings, je me demande ce qui est le mieux...

 

Par ailleurs, j'ai porté un regard amusé sur ce livre, tant il paraît décalé à notre époque. Et certains événements m'ont paru complètement décousus, notamment le fait que Mme de Rosbourg décide de vivre avec Mme de Fleurville alors qu'elles se connaissent à peine ou encore le fait que Mme Fichini abandonne Sophie aux bons soins de ces dames. La comtesse de Ségur et moi-même ne vivons décidément pas à la même époque.

 

Pour finir, je dirais que je suis ravie de m'être replongée dans ce livre qui, telle une petite madeleine de Proust, m'a rappelé de jolis souvenirs d'enfance. Je pense que je renouvellerai l'expérience avec un autre titre... Et il me tarde de connaître le ressenti des autres lecteurs!

 

 

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 08:00

La lecture du dimanche

 

J'ai reçu ce livre dans le cadre d'un partenariat avec Blog-o-book et les éditions Buchet Chastel que je remercie tous deux. Ce qui m'a donné envie de le lire? Avant tout, sa couverture magnifique. Oui, je suis faible. Mais aussi le résumé qui annonçait une lecture plutôt loufoque. Et comme Stéphie avait également ce titre dans sa PAL, nous en avons fait une lecture dominicale!

 

 

Image hébergée par servimg.com

 

L'histoire :

 

Arnold avait tout pour être heureux : un métier intéressant, une femme amoureuse... Une petite vie tranquille menée dans la ville de Londres. Jusqu'au jour où tout a basculé : Arnold découvre une carrière étrange en Bourgogne, alors qu'il se promène en forêt à la recherche de champignons : sa passion. Quelques semaines plus tard, il plaque tout et s'envole pour Tuva, une île minuscule du Pacifique. Il y épouse Lola, et devient roi de cette île. Il enregistre alors son histoire sur des cassettes qu'il envoie au fur et à mesure à Peter, l'un de ses amis... Il tient à s'expliquer sur les raisons qui l'ont poussé à agir ainsi, des raisons qui dépassent de loin tout ce que l'on peut imaginer et qui remet en cause plusieurs aspects de l'Histoire.

 

Voilà un récit hors du commun, complètement déjanté, mais véritablement passionnant! Sa construction à deux voix fait que l'on a envie de tourner les pages au plus vite pour en savoir plus. En effet, les chapitres alternent entre les enregistrements d'Arnold que Peter reçoit régulièrement et le récit mené par Tobias, un journaliste qui avait rencontré Arnold lors de son passage en Bourgogne, et qui poursuit son enquête auprès de Peter et son épouse Philippa. Ces derniers vont d'ailleurs lui présenter Flora, l'épouse qu'Arnold a lâchement abandonnée... Les deux récits sont très riches, et je suis vite entrée dans le monde d'Arnold. Son histoire complètement folle m'a amusée, j'ai adoré la manière dont Giles Milton réécrit l'histoire de certains souverains. En effet, sous ses aspects loufoques et drôles, ce roman cache l'histoire quelque peu effrayante d'une organisation secrète mondiale. Je ne peux en dire plus car je ne voudrais pas trop en révéler et gâcher le plaisir des futurs lecteurs, mais sachez que Giles Milton a une imagination débordante, mais aussi une plume très agréable à lire... Il a l'art et la manière de vous raconter des histoires et de vous emmener dans son monde!

 

Le seul aspect de ce roman qui m'a quelque peu déçue est sans doute la fin. Je ne m'attendais absolument pas à une telle fin, et elle ne correspond pas vraiment à ce que j'aurais aimé lire. Mais finalement, à bien y réfléchir, il ne pouvait pas vraiment en être autrement...

 

Bref, un roman avec lequel j'ai passé un très bon moment et qui m'a plongée pour quelques heures dans un monde champignonnesque un peu fou mais fort intéressant!

 

L'avis de Stéphie à découvrir dans la journée. Sera-t-elle aussi enthousiaste?

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 18:08

Le weekend est enfin arrivé, et je trouve un peu de temps pour vous parler de ce livre que j'ai fini depuis quelques jours déjà! J'ai déjà eu l'occasion de vous parler de cet auteur, et de l'intérêt que je lui porte ( je suis bien décidée à lire l'ensemble de son oeuvre )... Et lire les nombreux billets de Lili ces dernières semaines m'a donné envie de m'y replonger...

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Âgé d'une douzaine d'année, Kévin, le narrateur fréquente la SES du collège, là où se trouvent les "gogoles" qui font tout voir à leur jeune enseignante, mademoiselle Dambre. A la maison, le jeune garçon est livré à lui-même : sa mère l'élève seule, et elle travaille comme standardiste la nuit. Dans la cité, Kévin va faire de mauvaises rencontres et se met à traîner avec des jeunes voyous plus âgés qui se servent de lui pour réussir leurs larcins. Le jeune garçon s'enrichit ainsi rapidement, mais très vite la situation dégénère car Djamel et Laurent en veulent toujours plus et ne se contentent plus de voler les auto-radio dans le parking souterrain... Parallèlement, Kévin tombe amoureux de Clarisse, une fille du collège qui vit dans les quartiers chics...

 

Ce livre est très différent de ceux que j'ai pu lire auparavant. Il ne s'agit pas d'un polar mais d'un portrait de la vie dans les cités. C'est la voix du jeune garçon qui se fait entendre, et cela peut être déstabilisant dans les premières pages : verlan, mots familiers, voire grossiers, Jonquet ne nous épargne pas le langage des cités. Mais une fois habituée, j'ai dévoré ce court roman. Kévin est tiraillé entre deux mondes : celui de Clarisse, et Mademoiselle Dambre dans lequel on gagne sa vie honnêtement, et on s'en sort en travaillant. Et celui des jeunes de la cité, dans lequel on s'enrichit facilement, sans trop se fatiguer. A quoi bon aller s'épuiser au boulot, comme le fait sa mère chaque nuit quand on peut tirer quelques centaines de keusses en quelques  minutes?

 

Kévin pressent bien que cela ne le mènera nulle part, et pourtant c'est tellement facile qu'il lui est impossible de faire marche arrière. La tension monte tout doucement, jusqu'à atteindre le point de non-retour, le drame ultime dans lequel il se retrouve, presque malgré lui, impliqué. J'ai beaucoup aimé ce roman, dans lequel on retrouve la touche sombre de Jonquet, la noirceur du monde et la fatalité. Une lecture qui ne fait que confirmer que Jonquet était un grand, grand auteur et je me réjouis à l'avance des prochains titres que je lirai!

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 05:34

C'est aujourd'hui que sort ce nouveau roman publié aux éditions Hachette Jeunesse dans une collection que j'aime tout particulièrement : Blackmoon. Et encore une fois, je suis charmée par la jolie couverture - très soignée - sur fond noir, c'est du plus bel effet dans une bibiliothèque... Mais une belle couverture ne fait pas tout, alors qu'en est-il de ce titre?

 

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Jane est une jeune lycéenne qui a le vent en poupe. Avec Langley et Kate, elles forment un trio de choc et sont prises pour modèle par tout le lycée. Mais un soir tout bascule pour Jane. Elle est retrouvée inconsciente dans un buisson, parmi des rosiers. Elle a été renversée par une voiture qui ne s'est pas arrêtée, et vraisemblablement, elle était à genoux sur la route lorsque cela est arrivé, comme si elle avait voulu se suicider. Mais Jane ne se souvient de rien, tout ce dont elle se rappelle, c'est qu'elle se trouvait dans une fête avec ses amies et David, son petit ami. Pire, lorsqu'elle se réveille à l'hôpital, elle est paralysée et incapable de parler. Qu'a-t-il bien pu se passer lors de cette soirée? Et pourquoi ses amis semblent-ils gênés en sa présence? Que lui cachent-ils? Est-ce que quelqu'un a essayé de la tuer?

 

D'abord, je dois dire que je suis contente d'avoir lu un livre dans lequel il n'est question ni de vampire - gentil ou méchant, ni d'une quelconque créature fantastique charmeuse d'humaines... Oui, bon, je reconnais, j'adore ça mais j'apprécie également de trouver des titres un peu originaux qui se démarquent de la vague actuelle. Et Hantise est un roman à classer plutôt dans la catégorie des thrillers. Il m'a d'ailleurs tenu en haleine pendant quelques heures, et j'ai eu beaucoup de mal à le lâcher.

 

En effet, la situation de Jane est pour le moins intriguante, et tous les ingrédients sont réunis pour faire monter le suspense. Persuadée qu'elle n'a pas tenté de se suicider alors que ses amies l'ont entendue dire qu'elle voulait en finir, Jane ne comprend pas qui pourrait lui vouloir du mal : elle est la coqueluche du lycée, et d'ailleurs, tous ses amis ont enregistré une vidéo pour lui souhaiter un prompt rétablissement. Puis commencent ces curieux messages, d'abord sur le miroir de la salle de bains, puis par téléphone... Mais Jane semble être la seule à entendre ces menaces et d'après le médecin, il pourrait s'agir des effets secondaires de son traitement. Alors que penser? Comment faire revenir la mémoire et reconstituer les événements de cette fameuse soirée. L'angoisse monte tout doucement et le lecteur est totalement happé, impatient de savoir, de connaître la vérité. Les pages se tournent toutes seules...

 

Au détour de ces pages, on croise d'ailleurs des personnages intéressants : j'ai particulièrement apprécié le personnage de Loretta, l'infirmière qui prend soin de Jane. Elle est rassurante, protectrice et dévouée. J'ai également été touchée par la relation entre Jane et sa mère, laquelle est en train de refaire sa vie. Jane a du mal à concevoir que sa mère puisse aimer un autre homme après la mort de son père et l'incompréhension règne entre elles. J'ai beaucoup aimé la répartie de Jane envers sa mère, car derrière cette souffrance et ces non-dit se cache en fait beaucoup d'amour.

 

La seule chose qui m'a un peu déçue est sans doute la fin. Je n'avais certes rien vu venir, mais je m'attendais à quelque chose de différent, d'un peu plus époustouflant. Une chute épatante, qui vous laisse bouche bée : l'ensemble du roman est tellement bien construit que je pensais vraiment être surprise.

 

Mais dans l'ensemble, cela reste une très bonne lecture. Pour preuve, je l'ai dévoré en moins de 24heures... Je pense qu'il plaira beaucoup aux jeunes lectrices mais aussi aux moins jeunes, comme moi, qui apprécient ce genre de littérature.

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 06:09

J'ai reçu ce livre lors de l'opération Masse critique spéciale fantastique et fantasy proposée par Babelio. Je les remercie chaleureusement, ainsi que Les moutons électriques éditeur, une maison d'édition que je ne connaissais pas, et dont le nom m'a aussitôt interpellée.

 

 

Image hébergée par servimg.com

Pas vraiment d'histoire ici puisqu'il ne s'agit pas d'un roman. Dans ce livre, André-François Ruaud propose au lecteur la biographie d'une créature fantastiquement célèbre : Frankenstein, qui, on le sait ne doit son nom qu'à son créateur, le docteur Frankenstein. C'est une biographie riche et précise, depuis la naissance de la Créature jusqu'à sa disparition au Pôle Nord. Une biographie croisée avec celle de son auteur : Mary Shelley. En effet, c'est suite à des soirées passées à se raconter des histoires de fantômes avec Lord Byron et Polidori que l'auteur va écrire l'histoire de Frankenstein, qui lui aurait été inspirée en rêve.

 

J'avoue que cette lecture m'a beaucoup déstabilisée, parce que la frontière entre le rêve - justement -, la fiction et la réalité historique est toujours très floue... On en vient à se demander si Frankenstein n'a pas véritablement existé. C'est assez troublant et le titre même du livre nous invite à la réflexion... Une chose est certaine Frankenstein n'est pas mort et continuera à hanter des générations de lecteurs. J'ai d'ailleurs découvert avec étonnement que des figurines à son effigie avaient été vendue dans les années 70!

 

Les nombreuses vies de Frankenstein est donc un volume étonnant, mais surtout passionnant et enrichissant. En le refermant, vous saurez tout de cette fascinante créature. Et pour ne rien gâcher, c'est un très bel objet livre richement illustré que vous prendrez plaisir à feuilleter et refeuilleter.... D'autres titres viennent compléter la collection et inutile de vous dire que je suis très tentée par Les nombreuses vies de Dracula!

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 06:56

Les maraudeurs d'Isuldain

 

J'ai déjà eu l'occasion d'en parler, je ne suis pas spécialement attirée par la fantasy mais je m'y mets tout doucement grâce aux nombreux titres jeunesse que l'on peut trouver dans ce domaine... Alors pourquoi cette série en particulier? Parce que j'ai été intriguée par le principe du dénouement à la demande. Le lecteur peut ainsi choisir le moment de la Révélation au cours de sa lecture, voire ne pas lire du tout ce dénouement qui se trouve en ligne sur Internet... selon ce principe : "Histoire sans fin ou dénouement à la demande?"

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Kendhil est un jeune elfe Sentinelle. Ce qui le différencie des autres elfes de sa communauté? Son alter ego, comprenez son compagnon de route, est un dragon nommé Karlo, et non un aigle comme il est de coutûme. Un jour, il accompagne Guenth le doyen des Sentinelles chez les Burgon, un peuple humain de maîtres du fer. Ils se rendent directement chez maître Far, un vieil ami de Guenth qui leur présente Clivi, sa petite-fille. Kendhil rencontre pour la première fois une humaine, et il n'est pas indifférent au charme de Clivi. Mais ils ont à peine le temps de faire connaissance que la rumeur gronde dans les rues Burgonnes. Les Maraudeurs d'Isuldain, des brigands, sont en train de mettre la cité à sac et d'enlever les maîtres du fer. Guenth et Kendhil tente alors d'emmener Far et Clivi mais ils sont arrêtés aux portes de la ville et les deux Burgons sont enlevés par les Maraudeurs. Une fois sorti de la cité, Khendil ne peut se résoudre à les abandonner : il fait demi-tour et se mêle aux otages. Il compte bien évidemment sur Karlo pour l'aider à les libérer, mais il est loin de se douter des aventures qui les attendent, jusqu'aux confins de l'Empire, aux frontières du monde de l'Obscur...

 

Malgré mes réticences concernant le genre, j'ai passé un très bon moment avec ce livre. Ce que je crains le plus quand je lis de la fantasy, c'est de perdre mes repères, de ne rien comprendre ... Il faut dire que je garde un souvenir douloureux de ma tentative de lecture des Annales du Disque-Monde ( Neph, si tu passes par là... ). Mais ici, rien à voir, tout est clair et facile d'accès et une carte est même proposée au lecteur au début du livre afin qu'il puisse se repérer. Elle s'avère très utile puisque je m'y suis reportée plusieurs fois au cours de ma lecture. En effet, les Burgons sont enlevées par les Maraudeurs, mais ils ont à faire un long voyage jusqu'à l'endroit où ces derniers souhaitent les emmener... Ils traversent ainsi des territoires étranges, peuplés de créatures pas toujours sympathiques et j'ai adoré suivre ce périple en compagnie des personnages.

 

Ces derniers sont d'ailleurs très intéressant, et ma préférence va à notre jeune héros Khendil. J'ai aimé sa sensibilité - et pourtant les elfes sont censés ne rien ressentir. Mais Khendil, on l'aura compris dès les premières pages n'est pas un elfe comme les autres. Outre le fait qu'il soit accompagné d'un dragon, il prend conscience peu à peu de ses différences... et j'imagine qu'on en apprendra un peu plus au fil des tomes sur son origine. En tout cas, c'est un personnage courageux, qui ne renonce jamais et qui se refuse à abandonner Clivi. Alors même si ce roman est loin d'être une histoire d'amour, je n'ai pu rester indifférente à la naissance de cette relation et j'espère qu'on retrouvera le personnage de Clivi dans les prochains tomes!

 

Enfin, j'ai été charmée une fois encore par la plume de l'auteur. Je l'avais découverte récemment, dans un tout autre genre, avec Il s'appelait... le soldat inconnu, et cette seconde lecture me confirme qu'Arthur Ténor a l'art et la manière de vous embarquer dans ses histoires. Je lirai donc très prochainement le second tome des aventures de Khendil - la série en comporte six- et j'ai aussi très envie de découvrir sa nouvelle série A l'école des pages du Roy soleil...

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 07:07

C'est assez rare pour être signalé : ce roman n'est même pas passé par la case PAL. Aussitôt reçu, j'ai eu envie de me plonger dedans... Pourquoi? Difficile à dire, sans doute à cause de son titre qui malmène quelque peu la langue française... il n'en fallait pas plus pour interpeller la prof de français que je suis!

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Miranda est une jeune collégienne comme les autres. Mais du jour au lendemain, une succession d'événements étranges va venir bouleverser son quotidien. Tout commence avec Sal, son meilleur ami depuis toujours. Un soir, il se fait frapper sans raison sur le chemin du retour après l'école, et dès le lendemain, il ne lui adresse plus la parole. Peu après, elle découvre un étrange message dans l'un de ses livres. Quelqu'un s'est forcément introduit dans leur appartement, et en effet, la clé qu'ils cachent habituellement sur le palier a disparu. Puis les messages s'enchaînent, et son étrange expéditeur semble en savoir long sur la jeune fille, bien plus qu'elle-même d'ailleurs, puisqu'il prédit des événements futurs...

 

Je dois reconnaître que pendant une bonne partie du roman, j'ai été totalement déstabilisée... Le titre l'annonçait pourtant : cette histoire a un problème avec le temps, et en effet, j'ai eu beaucoup de mal à situer l'action principale, à comprendre la chronologie des événements et à remettre de l'ordre dans tout ça. Pourtant, cela ne m'a pas empêchée de le dévorer... je sentais en effet que ce n'était pas une erreur mais une volonté de la part de l'auteur. Et en effet, tout finit par s'imbriquer.... et j'avoue que le procédé m'a conquise! J'ai aimé me perdre dans cette histoire.

 

Une histoire par ailleurs originale, notamment parce qu'elle se passe en 1979, avouez que c'est peu commun... mais aussi par la galerie de personnages que nous offre Rebecca Stead : la mère de Miranda qui passe son temps à s'entraîner pour son passage à La pyramide des 20 000 dollars, le SDF du coin de la rue qui fait mine de donner des coups de pieds aux voitures et qui effraie les enfants, Jimmy le patron de la sandwicherie chez qui travaillent Miranda et deux de ses amis pendant la pause du midi : il collectionne les billets de deux dollars dans une tirelire Pierrafeu.... Les titres des chapitres ne sont pas en reste, ils se font écho selon un leitmotiv intriguant : Des choses qu'on garde dans une boîte, Des choses qui disparaissent, Des choses qu'on raconte... C'est finalement un roman insolite, presque loufoque que celui-ci, mais je l'ai aussi trouvé très poétique : il a un petit quelque chose, difficile à expliquer mais véritablement envoûtant...

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 09:00

John Grisham est l'un de ces auteurs de polars américains qui ne sont plus à présenter... Et pourtant, c'est un auteur que je n'avais encore jamais lu... Bien décidée à remédier à ce manque, je n'ai pas résisté à l'envie de commencer par son dernier roman qui entre paradoxalement dans la catégorie des premiers romans, puisque c'est le seul, à ce jour, que l'auteur a écrit pour la jeunesse.

 

 

Image hébergée par servimg.com

 

L'histoire :

 

Theodore Boone est un jeune collégien de treize ans, passionné depuis toujours par la justice. En effet, ses parents sont tous deux avocats et Theodore côtoie depuis toujours les gens qui gravitent autour du tribunal de sa ville. Une ville relativement calme, où les procès sont pour ainsi dire banals... Mais cette fois, un procès pas comme les autres vient bouleverser un peu le quotidien des habitants. Tout la ville est en émoi, et s'apprête à assister au procès de Mr Duffy : un notable, qui vit dans l'une des résidences les plus huppées de la ville, soupçonné d'avoir assassiner son épouse. Tout le monde est convaincu de sa culpabilité, et pourtant, le procès s'annonce laborieux en l'absence de preuves. Mais Theodore va rapidement avoir connaissance d'éléments pouvant se révéler de la plus haute importance dans l'issue du procès... Cependant, il a promis de ne rien dire...

 

A l'heure où les créatures fantastiques ont le vent en poupe, il est difficile de dénicher sur les étals des librairies un roman jeunesse qui change un peu. Certes, j'affectionne, vous le savez, les vampires, mais j'ai également apprécié de pouvoir lire autre chose. Et je dois reconnaître que ce roman a de sérieux atouts pour plaire aux jeunes lecteurs, mais aussi aux moins jeunes... D'abord, parce que l'on est plongé cette fois dans la réalité : Theodore qui est calé en droit est souvent sollicité par ses camarades qui doivent affronter le divorce de leurs parents, ou le risque d'expulsion pour loyers impayés... Des sujets on ne peut plus actuels... A cela vient se greffer un événement beaucoup moins banal qui dépasse cette fois les compétences du jeune garçon. En effet, c'est le témoin d'un meurtre qui se confie à lui. Témoin qui a lui-même quelques comptes à rendre avec la justice, et qui de fait, ne peut pas parler. C'est un véritable cas de conscience qui se pose à Théodore : il ne peut ni garder pour lui ces informations, ni trahir la promesse qu'il a faite à un ami. S'ajoute à cela le danger que représente le fait de détenir de telles informations : et si la propre vie de Theodore était menacée? C'est bien d'un meurtrier dont il est question cette fois! John Grisham nous offre un récit riche en suspense et en aventures!

 

Mais ce que j'ai aimé par-dessus tout, c'est le récit du procès en lui-même : la manière dont les interrogatoires et contre-interrogatoires sont menés, les indices, les -maigres- preuves. Certes, cela reste un roman pour la jeunesse et l'ensemble est donc relativement simplifié, mais on sent bien que l'auteur maîtrise parfaitement son sujet. J'étais aussi frustrée que Theo de ne pouvoir assister à certains débats parce qu'il y avait classe!

 

Bref, une lecture agréable qui m'a donné envie d'aller lire les polars que l'auteur a écrit pour les adultes!

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 06:58

La lecture du dimanche

 

Avec 2011 est venue l'envie de sortir un peu des sentiers battus... de proposer de temps en temps des lectures du dimanche un peu différentes. Alors que je faisais part à Stéphie de cette envie, elle a proposé que nous lisions ce livre... Le titre m'a aussitôt attirée, même si je ne suis habituellement pas fan des récits policiers historiques.

 

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Nous sommes en 1700 dans une petite commune du Sud de la France. Baptiste vient de déposer Amélie à quelques pas de chez elle. Aussitôt, elle sent que quelque chose ne tourne pas rond : effrayée par une présence étrange, elle décide de couper à travers la forêt par un chemin qu'elle connaît comme sa poche. Mais la "Bête" l'attend. Son corps sera retrouvé le lendemain, déchiqueté. On en conclut qu'elle a été attaquée par un loup. Le procureur Guillaume de Lautaret est chargé de l'enquête, mais très vite, il a des doutes... D'autres meurtres s'enchaînent, un couple étranglé, d'autres jeunes filles attaquées... avec un point commun : l'assassin a pris soin de déposer dans la bouche de ses victimes un indice : une pâte épaisse et visqueuse ou un anneau pour les unes, des petits cailloux blancs pour les autres. Delphine d'Orbelet, une jeune fille résidant au château, est elle aussi convaincue qu'il ne s'agit pas d'un simple loup. Elle connaissait les jeunes filles et aucune d'elle ne possédait une cape rouge... De plus, cela lui rappelle vaguement des histoires qu'elle a lues...

 

J'étais assez sceptique avant de commencer ce livre, parce que généralement, je n'accroche pas vraiment aux romans historiques, mais j'avoue que la référence aux contes de Charles Perrault a largement suffi à aiguiser ma curiosité. Et si j'ai été quelque peu déstabilisée par les toutes premières pages, je me suis très vite plongée dans ce récit. Ce qui m'a genée au début, ce sont les descriptions, parfois un peu longue, mais je me suis habituée au style de l'auteur, et j'ai fini par apprécier le rôle qu'elles jouent dans la construction d'une atmosphère si particulière. En effet, le point fort de ce roman est indéniablement l'atmosphère qu'a su créer Jean-Christophe Duchon-Duris, une atmosphère pesante et mystérieuse. En effet, les personnages semblent tous avoir quelque chose à cacher, autant les victimes qui prenaient du bon temps secrètement ou commettaient des actes répréhensibles que les personnages proches de l'enquête qui semblent avoir intérêt à mentir. En effet, le chirurgien qui analyse les corps n'est pas dupe, ces attaques ne sont pas celles d'un loup, et c'est pourtant ce qu'il affirme. On en vient donc à soupçonner tout le monde, à commencer par la Naïsse, la sage-femme un peu sorcière que l'on craint et admire à la fois.

 

Par ailleurs, la manière dont les contes de Perrault et Perrault lui-même sont mis en scène tout au long du roman est vraiment délicieuse. La littéraire que je suis s'est bien évidemment régalée, d'autant que j'étudie ces contes en ce moment même avec mes sixièmes. L'idée qu'a eue Jean-Christophe Duchon-Doris est absolument géniale, et même si mon intérêt s'est quelque peu émoussé lors du voyage de Guillaume à Paris, la fin m'a véritablement convaincue!

 

Ajoutons à cela quelques scènes torrides auxquelles je ne m'attendais pas ( pourtant, la quatrième de couverture m'avait prévenue, le procureur aime trousser les filles... ) mais qui donne un certain piment au récit... Bref, un roman étonnant et intelligent qui a pleinement satisfait mon envie de sortir des sentiers battus!

 

Il me tarde de lire l'avis de Stéphie!

Et vivement dimanche prochain...

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 20:50

Cela faisait un moment que j'avais envie de découvrir cet auteur. La mécanique du coeur était inscrit dans ma LAL depuis plusieurs mois, mais c'est finalement ce titre que j'ai lu en premier. Pour une raison toute simple : il était offert pour l'achat de deux poches...  Il ne me restait qu'à trouver le temps de le lire! C'est donc chose faite!

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Mathias vient de perdre sa mère, décédée à l'hôpital des suites d'une longue et douloureuse maladie. C'est alors que commence le vide, comme un grand trou au fond du coeur... Alors qu'il attend le retour de son père et sa soeur partis chercher la tenue mortuaire, un drôle de géant fait son apparition. Il dit s'appeler Giant Jack et soigner les gens qui viennent de perdre un être cher. Il les aide à ne pas se perdre eux-mêmes et à surmonter la douleur. Pour cela, il offre à Mathias, une ombre ainsi que quelques livres...

 

Soyons honnête, mon avis sur ce livre est très mitigé... J'ai été touchée dès les premières lignes par la plume de l'auteur. Les mots qu'il met sur la perte de sa maman sont touchants, remuants, bouleversants : on sent bien ici qu'il s'agit d'un roman d'inspiration autobiographique. Les passages racontant le choix du cercueil ou l'enterrement font véritablement froid dans le dos. Il faut dire que c'est un sujet qui m'angoisse particulièrement, un sujet que j'ai du mal à évoquer raisonnablement... J'ai donc été véritablement conquise par cet aspect du roman.

 

Mais là où je ne suis pas vraiment convaincue, c'est en ce qui concerne le personnage de Giant Jack... J'ai bien compris qu'il représentait métaphoriquement le travail du deuil, l'idée que la vie continue malgré tout, et qu'il faut mener un combat contre la souffrance. Mais, j'ai trouvé qu'il était bien souvent loufoque et presque déplacé dans le contexte... Il faut reconnaître que j'ai du mal avec ces créations oniriques farfelues, que ce n'est pas vraiment le style de lecture que j'affectionne. Mais là, j'ai vraiment été déstabilisée par le fossé entre le sérieux du sujet, et l'absurdité de ce personnage. Et si au début, la curiosité l'a emporté, à la fin, j'ai totalement décroché par rapport à ce personnage.

 

Malgré tout, je garde une impression générale positive, car l'écriture de Mathias Malzieu est un enchantement : il a ce pouvoir de faire passer des émotions très fortes au lecteur et de faire de chaque phrase un poème, à commencer par le titre de son roman. Je pense donc que je lirai plus tard La mécanique du coeur...

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article