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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 07:27

La lecture du dimanche

 

Depuis que j'ai découvert Arthur Ténor en décembre dernier, c'est déjà le troisième titre que je lis, chaque fois dans un registre différent, mais chaque fois avec beaucoup de plaisir. Ayant beaucoup aimé la série Marie-Anne de Anne Marie Desplat-Duc, j'avais très envie de lire ce titre -sorti récemment- avec le même fond historique. Et Stéphie, contaminée par mon enthousiasme, a eu envie de le lire également....

 

 

Image hébergée par servimg.com

 

L'histoire :

 

Le jeune Jean de Courçon est élève à l'école des pages du Roy-Soleil. Au service de sa Majesté Louis XIV, il assiste régulièrement au petit lever du roi. Dès qu'il a un peu de temps, le jeune garçon aime flâner dans les jardins du château pour croiser la jolie Prunelle, l'une des jardinières. Un soir, lors de l'un de leurs rendez-vous secrets, ils entendent un drôle de bruit dans l'une des fontaines non loin de là. Et le lendemain, alors que le roi s'apprête à faire sa promenade quotidienne, la clé pour mettre en route les jets d'eau des fontaines a disparu. C'est un véritable drame pour les fontainiers qui doivent s'assurer du bon fonctionnement des machines. Et malheureusement, ils ne sont pas au bout de leur peine, car les incidents s'enchaînent : Jean en est persuadé, quelqu'un sabote régulièrement les fontaines. Il entraîne alors la jolie Prunelle dans son enquête pour retrouver le coquin des fontaines.  Mais ce dernier semble prêt à tout et bien plus dangereux que les jeunes gens ne l'avaient d'abord pensé...

 

D'abord, vous en conviendrez, la couverture, illustrée par Benjamin Lacombe, est à elle seule une invitation à ouvrir ce livre... Et une fois ce dernier ouvert, vous ne serez pas déçu! Une fois encore, je me suis laissée bercer par l'écriture d'Arthur Ténor, car, si ses romans abordent des thèmes extrêmement variés, ils ont tous ce point commun : ils sont bien écrits! Les mots sont choisis, recherchés. J'ai envie de dire que l'écriture est intelligente sans pour autant se prendre au sérieux. En effet, quelques jeux de mots bien sentis m'ont fait sourire à plusieurs reprises, on sent que l'auteur aime les mots. Très souvent, dans les livres pour la jeunesse, l'intrigue est privilégiée au détriment de la langue. Ici, ce n'est pas le cas, car l'écriture sert une intrigue tout aussi passionnante.

 

Voilà le lecteur transporté dans les jardins du château de Versailles, un jardin magnifique où s'activent dans l'ombre et dans le sous-sol des centaines de personnes qui ont pour mission de veiller au bon fonctionnement des fontaines toutes plus grandioses les unes que les autres. Le roi n'admet aucune erreur, tout se doit d'être parfait, lorsqu'il décide de descendre dans ses jardins. C'est dire si ces sabotages sont une catastrophe pour les fontainiers, car une chose est sûre, on ne rigole pas à la cour du Roi Soleil... J'ai adoré découvrir cet aspect historique dont je ne connaissais rien, et j'ai découvert avec étonnement toute cette machinerie sur laquelle reposaient ces jardins.

 

Quant à l'intrigue, je l'ai trouvée elle aussi passionnante. J'ai beaucoup aimé les personnages de Jean et Prunelle, leurs rendez-vous secrets derrière les bosquets, leur timidité, leurs bonnes manières... Et pourtant, on est loin de tomber dans la naïveté, et l'enquête dans laquelle ils se lancent est tout sauf enfantine. Jean est certes malin, il a l'esprit vif, mais le coquin des fontaines ne recule devant rien, et semble prêt à éliminer ceux qui se mettent en travers de leur chemin... De l'aventure, du suspense, des personnages entiers, tous les ingrédients sont réunis pour faire un très bon roman pour la jeunesse!

 

J'attends donc avec impatience la suite des aventures de Jean et de la douce Prunelle. Mais qu'en pense Stéphie?

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 06:01

Voilà un titre pour le moins intriguant... Le résumé ne l'étant pas moins, j'ai accepté avec grand plaisir la proposition que m'a faite l'auteur : m'envoyer un exemplaire de son livre. Ne restait donc plus qu'à m'y plonger... et c'est maintenant chose faite!

 

 

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L'histoire :

 

L'oncle Sigismond aime les livres par dessous tout. Bouquiniste de son état, il se targue de connaître tous les livres et se prête très souvent à un jeu avec sa jeune nièce Alice : qu'elle trouve un livre qu'il n'aurait pas lu ou qu'il ne connaîtrait pas... Chose bien difficile, mais lorsque la petite fille lui demande s'il connaît Ramsès au pays des points-virgules, un livre écrit par Jérôme Boisseau, l'homme n'ose avouer qu'il ne le connaît pas. Pour ne pas être pris en défaut lorsque sa nièce le met au défi de dénicher un exemplaire de ce livre, il prend une folle décision : l'écrire lui-même et le signer du pseudo de Jérôme Boisseau...

 

J'ai trouvé particulièrement intéressante la manière dont est construit ce livre qui, en quelque sorte, se met en scène lui-même. En effet, si le livre s'ouvre sur une discussion entre Sigismond et Alice, le lecteur est ensuite plongé dans le livre écrit - ou devrais-je plutôt dire, rêvé par le bouquiniste. Un livre qui s'appelle lui aussi Ramsès au pays des points-virgules : une mise en abime qui vous donne le sourire.

 

Et le sourire, je l'ai gardé quasiment tout au long de ma lecture... Le lecteur est plongé dans un monde merveilleux,  où l'on croise Sissi, Ramsès, Alice et le lapin, Walton Watson ou encore Charles Hockolmess... Un monde où se cotoient de nombreuses références littéraires qui m'ont bien évidemment ravie.  Sherlock Holmes, Alice au Pays des merveilles, les fables de Jean de La Fontaine : l'univers de Pierre Thiry est très riche et crée une certaine complicité avec quiconque aime et connait les livres.

 

Par ailleurs, ce livre offre une certaine interactivité avec son lecteur : l'auteur laisse à son lecteur le soin de compléter quelques blancs, complétant ou réinventant les paroles de chansons par exemple... Là encore j'ai trouvé l'idée amusante. Cependant, et c'est là qu'interviendra mon seul petit bémol, Pierre Thiry semble vouer une passion à Boris Vian, passion que je ne partage pas malheureusement... Souvenez-vous de ma terrible déception à la lecture du Conte de fée à l'usage des moyennes personnes... Les passages où il en est question, notamment à travers ses chansons, n'ont donc pas vraiment trouvé écho en moi. Mais cela reste ponctuel, et n'a pas pour autant gâché ma lecture.

 

Une lecture bien agréable donc. Merci monsieur Thiry!

 

 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 06:51

La lecture du dimanche

 

Nous avons découvert Tana French, lors d'une lecture du dimanche, il y a quelques mois avec Ecorces de sang que j'avais beaucoup apprécié. C'est pourquoi, lorsque Blog-o-book a proposé récemment un partenariat avec les éditions Calmann-Levy pour découvrir le nouveau roman de l'auteur, je n'ai pas hésité une seconde! Je les remercie d'ailleurs tous deux pour cette découverte.

 

 

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L'histoire :

 

Francis Mackey n'a pas revu sa famille depuis près de vingt-deux ans. Vingt-deux ans plut tôt, il devait quitter ce quartier sinistré de Dublin pour rejoindre l'Angleterre avec sa petite amie Rosie. Lui, fuyait un père violent et alcoolique. Elle, un père qui n'acceptait pas sa relation. Pourtant, Rosie n'est jamais venue ce soir-là. Et Francis est parti seul, de son côté, avec en tête quelques mots laissés par Rosie, lui laissant penser qu'elle avait finalement décidé de partir sans lui. Francis, lui n'est pas parti bien loin, mais il a pris sa vie en main. Il a totalement coupé les ponts avec les siens, restant seulement en contact avec Jackie, l'une de ses soeurs. Il est devenu flic, a été marié et a eu une petite fille, prénommée Holly... Une vie normale, loin de l'univers défavorisé où il avait grandi... Une vie presque heureuse que vient bouleverser Jackie d'un coup de téléphone : des ouvriers ont retrouvé la valise de Rosie dans le bâtiment désaffecté au bout de la rue, ce qui laisse penser que Rosie n'est peut-être jamais partie... Francis se voit alors contraint de revoir les siens, de retourner dans ce quartier qu'il abhore pour connaître enfin la vérité.

 

On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille, on choisit pas non plus les trottoirs de Paris, de Manille ou d'Alger pour apprendre à marcher... Cette chanson de Maxime Le Forestier m'est venue en tête à la lecture de ce roman.  En effet, naître à Faithful Place vous condamne aussitôt à devenir le clône de vos parents : chômage, pauvreté, alcool, violence, c'est dans la haine plutôt que dans l'amour qu'a grandi le jeune Francis...  Tana French décortique ici avec brio les relations familiales, elle pose des problèmatiques très intéressantes : peut-on rayer définitivement sa famille de sa vie? Les enfants doivent-ils ignorer l'existence de leurs grands-parents, sous prétexte que ces derniers ne sont pas fréquentables? Reproduit-on, inconsciemment, les schémas familiaux, ou peut-on réellement construire sa propre vie comme on l'entend? J'ai trouvé ce questionnement passionnant.

 

Au-delà de cette réflexion, il y a bien évidemment la quête de la vérité sur ce qui s'est réellement passé vingt-deux ans auparavant. Francis est flic chez les infiltrés, il n'est donc pas chargé de l'enquête qui est dans les mains de la Brigade criminelle, mais cela ne l'empêche pas de mener son enquête en parallèle. Très impliqué émotionnellement, c'est une épreuve pour lui d'une part, parce qu'il reprend contact avec sa famille mais surtout parce qu'il n'a jamais oublié Rosie, qu'elle a été son tout premier amour, et qu'il n'a jamais compris pourquoi elle était partie sans lui. Si l'histoire met un peu de temps à démarrer, une fois passées les cent premières pages, je n'ai plus lâché ce roman. L'histoire est haletante, les rebondissements sont nombreux, et on en vient à soupçonner tout le monde. Dès lors, l'envie de savoir est plus forte que tout, et les pages se tournent presque toutes seules. Un vrai régal! A tel point que le précédent roman de l'auteur Comme deux gouttes d'eau a déjà trouvé sa place sur ma PAL!

 

L'avis de Stéphie dans la journée!

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 06:01

De "courtes histoires cruelles" racontées avec une "fausse légèreté", voilà ce que l'on peut lire sur la quatrième de couverture de ce petit recueil de nouvelles. Je ne suis pas spécialement fan des nouvelles, mais n'y suis pas non plus totalement hermétique... C'est surtout le terme "cruelles" qui m'a donné envie de découvrir cet ouvrage....

 

 

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C'est non pas une, mais quatorze histoire que Jean-François Coulomb nous propose de découvrir dans cet ouvrage. Des nouvelles aussi intense que courtes, nous présentant toute une galerie de personnages différents, au détour d'une rencontre ou par le biais du témoignage d'un proche. Des nouvelles qui abordent des thèmes variés, sautant souvent du coq à l'âne, ce qui n'a pas manqué de me surprendre... On quitte par exemple une nouvelle très dure sur la seconde guerre mondiale pour entrer dans un texte intitulé Sex-Toys.

 

La surprise est de taille donc ( pardonnez-moi l'expression ) et n'est qu'un avant-goût de ce qui nous attend à la fin de chacun de ces récits. En effet, ce qui relie ces histoires, c'est la chute, une chute cruelle que généralement, je n'ai pas vu venir et qui m'a souvent laissée stupéfaite.

 

Alors bien sûr, parmi ces nouvelles, certaines m'ont moins convaincue que d'autres, qui, elles m'ont arraché quelques petits cris de surprise.

 

Quelques mots donc de celles que j'ai préférées :

 

Garance, dite Yoyo, d'abord. La seconde nouvelle du recueil, ma préférée incontestablement, dans laquelle le narrateur découvre un carnet après la mort de sa grand-mère, dans lequel elle lui explique le rôle qu'elle a eu à jouer dans la Résistance durant la seconde guerre mondiale. Un récit poignant, difficile, avec une fin décapante!

 

Aquarelle sur le Nil ou la rencontre entre un homme et une femme dans un hôtel en Egypte. Une aventure d'un soir entre deux adultes consentants qui ne se connaissent pas. Ou plutôt qui croient ne pas se connaître... Une manipulation incroyable et drôle à la fois.

 

Hors-Jeu qui se déroule dans un cimetière lors d'un enterrement où chacun des protagonistes finit par dévoiler son vrai visage...

 

Je ne vous en dis pas plus, je préfère vous laisser découvrir par vous-mêmes la palette de sentiments par laquelle on passe à la lecture de ce récit qui, et c'est important, a aussi le mérite d'être bien écrit.  Les textes sont courts, mais l'auteur a su trouver les mots justes pour les rendre riches. Un recueil qui me réconcilie avec le genre de la nouvelle donc!

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 05:29

Le pendentif de Jade

 

C'est une nouvelle série pour la jeunesse que je vous propose de découvrir aujourd'hui. Et avec une accroche comme " Organisation secrète recherche agents exclusivement féminins. Contactez The agency. ", vous imaginez bien que je me suis empressée de les contacter pour un premier rendez-vous!

 

 

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L'histoire :

 

Tout commence en 1853 dans un tribunal londonnien : Mary est condamnée à la pendaison pour cambriolage. Âgée de douze ans, elle vit dans les rues de menus larcins depuis la mort de ses parents. Pourtant, la chance va lui sourire car l'une des gardiennes l'enlève pour la confier à une institution pour jeunes filles. Derrière cette fondation se cache en réalité une organisation secrète : the Agency. Mais Mary ne le découvrira que cinq ans plus tard lorsque les directrices lui proposeront d'abandonner sa future carrière d'enseignante pour effectuer sa première mission.  Mary sera introduite comme dame de compagnie auprès de la jeune Angelica Thorold. Elle devra alors tenter de récupérer des informations sur le père de cette dernère, soupçonné de trafics illégaux dans la compagnie de navires qu'il dirige. Mais lorsqu'elle fouille pour la première fois le bureau d'Henry Thorold, elle se voit contrainte de se cacher dans un placard où se trouve déjà un mystérieux inconnu... Il semblerait qu'elle ne soit pas la seule à vouloir obtenir des renseignements...

 

Inutile de vous le cacher : ce premier rendez-vous avec the Agency fut une véritable réussite! J'ai adoré l'ambiance dès les premières lignes et c'est sans aucun doute le gros point fort de ce roman. Le premier chapitre n'est pas sans rappeler Oliver Twist et l'ensemble de l'intrigue se déroule dans les rues de Londres, par un été chaud, presque étouffant qui rend les abords de la Tamise malsains et malodorants. Le lecteur est plongé dans une atmosphère so British, et j'adore ça! On y croise des ladies et des gentlemen de la délicieuse époque victorienne! Un petit charme désuet qu'il est plutôt rare de trouver dans la littérature de jeunesse et une plume très agréable à lire, ce qui a fait mon régal!

 

L'intrigue, d'ailleurs, n'est pas en reste. Elle se tient du début à la fin, et elle est portée par le personnage de Mary, une jeune fille attachante, intelligente et un peu rebelle. J'ai particulièrement aimé cette atmosphère mystérieuse créée autour de the Agency qui travaille uniquement avec des agents féminins, éloignant ainsi tout doute. Qui soupçonnerait une simple demoiselle de compagnie d'être en fait un agent secret au service d'une organisation parallèle? L'enquête de Mary est menée tambour battant, elle n'a pas froid aux yeux et prend des risques obligeant parfois le lecteur à reprendre sa respiration. En effet, c'est une enquête dangereuse qui est confiée à la jeune fille, une affaire dans laquelle certains y laisseront la vie. On est donc loin ici du récit gentillet souvent proposé aux jeunes lecteurs. Cette fois, on les prend au sérieux...

 

Pour couronner le tout, un jeune homme charmant ( ou pas, d'ailleurs, selon les circonstances ) vient ajouter un peu de piment à l'intrigue. Mais là encore, j'ai été totalement séduite, puisqu'on est loin de sombrer dans les clichés, et que la fin du roman s'en éloigne même totalement. .. Je ne peux décemment vous en dire plus à ce sujet, mais lisez-le, vous comprendrez!

 

Bref, une première mission accomplie pour Y. S. Lee qui est quand même docteur en culture et littératures victorienne, ceci expliquant cela! Quant à moi, je ne tarderai pas à lire le second tome des aventures de Mary qui trône déjà en bonne place sur ma PAL!

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 15:00

C'est la chronique de Sophie Aurenche sur RTL postée sur le mur Facebook de l'éditeur qui a aiguisé ma curiosité de lectrice toujours en quête de nouvelles découvertes. Aussi, lorsque les éditions Aux forges de Vulcain ont proposé de m'en envoyer un exemplaire, j'ai immédiatement accepté et je les en remercie.

 

 

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L'histoire :

 

Les larrons, ce sont ces voleurs, ces mauvais garçons qui ont choisi de s'éloigner du droit chemin. Alcool, trafic de drogue, sexe, violence et même crime, rien n'est épargné. Ces larrons hantent les rues de la région parisienne mais nous entraînent aussi jusqu'en Algérie à bord d'une 607 tranportant une petite tonne de shit. Ces larrons, ce sont Eric, Laurent, Aziz, mais aussi Sylvie ou Jenny, ces femmes qui ne sont jamais loin, dans leurs pensées ou dans leur lit.

 

François Esperet nous fait cotoyer le temps de quatre chants ces personnages qui, un jour, ont basculé du mauvais côté. Ces personnages, il les connaît bien puisqu'il est capitaine de gendarmerie et c'est un portrait réaliste, parfois amusant, parfois glauque qu'il nous offre.

 

Mais Larrons, c'est avant tout une écriture particulière... Soyez prévenus, ces chants se présentent sous forme de vers, sans ponctuation aucune. Une écriture que Sophie Aurenche comparait à du slam dans sa chronique. Une écriture qui demande une forte concentration puisqu'il faut sans cesse reconstituer les groupes de sens. Une lecture difficile donc, que j'ai fragmentée, ne lisant qu'un chant à la fois. Mais une lecture, ô combien réjouissante pour qui aime s'amuser avec la langue! Les mots sont choisis, ils s'enchaînent et se déchaînent!

 

La poésie nous parle souvent de la beauté... Ici, François Esperet nous plonge dans un univers glauque, où les mots sont souvent crus, mais tout la force de son écriture, c'est de sublimer cet univers, de le rendre poétique- à sa manière.

 

Vous savez à quel point j'aime les univers sombres, les personnages glauques, les scènes sordides. Je pense avoir trouvé dans ce livre la meilleure description d'une autopsie que j'aie jamais lue! Je ne résiste pas à l'envie de vous en faire partager un extrait :

 

et puis des membres où les muscles entaillés de crevées profondes

exhalaient leur encens faisandé sans révéler le secret d'hématomes

et puis de la prison thoracique ouverte à tous les vents du ventre

exproprié de ses tripes inutiles et son estomac noyé d'alcool

amputé de son palpitant pourpre engorgé d'angoisse ante mortem

 

Quel régal! Et pour celles et ceux que j'aurais convaincus de se frotter à l'écriture de François Esperet, vous penserez à moi en lisant la page 46, j'ai trouvé le passage où le personnage vide sa vessie absolument truculent!

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 06:45

La lecture du dimanche

 

Lorsque Stéphie m'a parlé de ce petit récit il y a quelques semaines, je lui ai, comme chaque fois fait entièrement confiance. Je n'avais jamais entendu parler, ni du titre, ni de son auteur mais c'était l'occasion de faire une découverte totale!

 

 

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L'histoire:

 

Juan est boucher dans une petite ville du Chili. Il élève seul son fils, Tomaseo, surnommé Tom. Son épouse est morte en mettant le petit au monde, et ce dernier a perdu la vue suite à l'accouchement difficile. Tom partage son temps entre la boucherie, la boutique de Chico, le coiffeur voisin et ami de son père et l'école. Tom fréquente une école spécialisée qui accueille les enfants qui souffrent d'un handicap. Il aime beaucoup Dolores, son institutrice et il aimerait beaucoup qu'elle devienne un peu plus qu'une institutrice. En effet, Tom a un secret : il voudrait une maman.

 

Voilà une histoire qui pourrait être banale si elle n'avait lieu sous le régime de Pinochet, auquel Juan s'oppose. Il organise en effet des réunions secrètes dans son arrière-boutique, et préside un petit groupe de révolutionnaires qui s'opposent au régime. Et l'on sait comme il est dangereux de s'opposer à ce type de régime politique...

 

Voilà un tout petit récit de 90 pages qui se lit d'un souffle. Un souffle tout d'abord léger, comme une petite brise transportant des sentiments tout doux. Une belle histoire, en somme avec des personnages attachants. A commencer par le petit Tom qu'on aime dès la première page : " L'enfant avait un coeur pur et regardait la nuit'. On entre dans ce livre comme dans un conte, les titres des chapitres nous y invitent. Pourtant, sous cette douce brise, on sent déjà la tempête qui sommeille. La tension monte petit à petit, on sent le vent tourner, et la tempête éclate, terrible, soudaine et fatale. Une histoire qui donne finalement matière à réfléchir, très profonde malgré sa briéveté.

 

Une très belle découverte donc, et il n'est besoin d'en dire plus. Ouvrez-le et laissez-vous porter par la plume de Gaetano Bolan. Pendant ce temps, je file lire l'avis de Stéphie que je remercie pour cette chouette idée de lecture!

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 14:22

Lors de le dernière opération Masse critique sur Babelio, mon choix s'est porté sur ce titre dont le résumé annonçait  une succession de meurtres perpétrés par un dangereux tueur en série... Vous commencez à me connaître, il n'en fallait pas plus pour me convaincre!

 

 

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L'histoire :

 

Angie n'oubliera jamais ce qui lui est arrivé l'été de ses treize ans en 1984. Blessée par la séparation de ses parents, rejetée par son père qui voulait refaire sa vie tranquillement avec une femme plus jeune que lui, elle partage son quotidien avec une mère nymphomane qui ne se préoccupe que très peu d'elle. Son seul soutien, elle le trouve auprès de Ross, un garçon de douze ans qui devient rapidement son meilleur ami et confident. Ross a lui aussi sa part de souffrance : sa mère, gravement malade ne quitte plus son lit et a débuté une longue et terrible agonie... Et ce n'est guère auprès de son père qu'il peut trouver du réconfort. Ce dernier est lui-même démuni face à sa propre souffrance et se voit confronté à la plus terrible affaire de toute sa carrière. Will Stone est en effet chef de police dans cette petite ville de Whitman dans l'état de New-York : une ville jusqu'alors réputée pour sa tranquilité, mais dans laquelle sévit un mystérieux tueur déjà surnommé le Tueur à la caméra. En effet, il laisse sur chaque scène de crime une vidéo de ces victimes juste avant leur mort, vidéo sur laquelle ces dernières se livrent à des pratiques sexuelles plus ou moins déviantes...

 

Quelle terrible histoire! Et cette lecture a été d'autant plus terrible, qu'ayant mal interprété une phrase dans les premières pages, j'étais persuadée de connaître l'identité du meurtrier dès les premiers chapitres... Je ne sais si cette ambiguïté de sens était voulue ou non par les auteurs, aussi je n'en dirais pas plus à ce sujet.

 

Angie vient d'avoir un enfant, et cette naissance provoque chez elle un déclic : l'envie de raconter les événements qui ont marqué l'été de ses treize ans. Son mari, écrivain, va alors l'aider à mener à bien ce projet d' "un objet fabriqué à deux". J'ai trouvé très intéressante cette mise en abime des conditions d'écriture du roman lui-même, Satan Lake étant le fruit d'un travail mené en couple. Cela donne au roman une dimension réaliste qui pousse le lecteur à confondre la fiction et la réalité. Cette histoire, on y croit vraiment. Les personnages prennent vie sous la plume des auteurs, et on se prend à les imaginer rééls.

 

Alors forcément, cela accentue la tension car c'est une histoire terrible que celle de Satan Lake, une histoire qui montre à quel point le monde des adultes peut devenir source d'angoisse pour les adolescents. Outre les meurtres, c'est surtout le drame liant ces deux adolescents qui se construit sous nos yeux, jusqu'à l'inimaginable. La tension ne fait que monter tout au long du roman, mais on est loin d'imaginer jusqu'où elle va nous emmener. Si certains passages m'ont semblé un peu long dans la première moitié du roman, j'ai lu la seconde en retenant mon souffle, envoûtée par la spirale infernale ( Satan Lake porte véritablement bien son nom ) dans laquelle sont entraînés ces deux enfants.

 

Bref, un roman à mi-chemin entre le thriller et le drame psychologique qui vous tiendra en haleine et dont vous ne ressortirez pas indemnes! Un grand merci à Babelio et aux éditions Actes Sud !

 

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 05:55

Ce livre fait beaucoup parler de lui en ce moment, notamment à cause de son auteur qui après une carrière dans la chanson et le cinéma se lance dans l'écriture. J'avoue qu'au début, je n'avais pas vraiment fait le rapprochement, même si son nom me disait bien quelque chose... Mais au moins, je suis rentrée dans ce roman sans aucun préjugé...

 

 

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L'histoire :

 

En rentrant d'un séjour à Paris Cléa, passionné par la photographie, sélectionne les meilleures photos prises lors de ce voyage. Elle fait alors une étrange découverte : un inconnu apparaît sur nombre d'entre elles. Et chose plus incroyable encore : sur l'une d'elle, il semble flotter dans le décor, sans emprise sur le sol. D'ailleurs, cet inconnu n'en est pas vraiment un : Cléa le croise souvent dans ses rêves. Des rêves qui la hantent, dans lesquelles elle incarne d'autres femmes à des époques différentes. Cléa se confie alors à Ben, un jeune homme que son père avait engagé avant de disparaître pour la protéger. Ben ne semble pas étonné par cette nouvelle. Il semblerait même que tout ceci ne soit pas sans rapport avec la disparition du père de Cléa, qui enquêtait sur un fameux élixir capable de donner la vie éternelle. Et lorsque Cléa croise cet étrange inconnu, tout s'emballe!

 

Je dois dire que j'ai été agréablement surprise par ce titre, car il faut bien reconnaître que la plupart des romans jeunesse surfent actuellement sur la même vague. Alors, certes, les éléments fantastiques sont bien présents, certes on retrouve le fameux triangle amoureux avec la jeune femme partagée entre deux hommes, jeunes et beau. Mais ça fonctionne plutôt bien, voire très bien! J'ai été totalement emportée dès les premières pages du roman, le suspense monte petit à petit, et l'apparition du bel inconnu sur les photos a forcément éveillé ma curiosité.... J'ai beaucoup aimé cette idée des âmes soeurs, qui se retrouvent quelques soient les époques, et j'ai aimé me plonger avec Cléa dans ses rêves et les récit de ce qui lui semble être ses vies antérieures... Avouez que c'est un sujet passionnant ; qui n'a jamais eu des impressions de déjà vu qui amène à se poser la question : ai-je vécu une autre vie avant celle-ci?

 

Par ailleurs, ce roman est bien rythmé, les actions se succèdent sans que l'on ait le temps de s'ennuyer une minute. Les indices sont délivrés petit à petit, et le lecteur, comme Cléa, mène l'enquête, tout en gardant à l'esprit la mystérieuse disparition du père, qui semblait trop en savoir sur ce fameux elixir très convoité. Là encore, c'est un thème passionnant qui nous est proposé : imaginez un instant qu'une potion puisse nous donner la vie éternelle... Serait-ce là véritablement le bonheur? Ce qui rend la vie intéressante, n'est-ce pas cette perspective qu'un jour tout s'arrêtera? La réflexion ne va certes pas très loin, mais n'oublions pas qu'il s'agit d'un roman qui s'adresse à de jeunes lecteurs - entre 16 et 20 ans je pense.

 

Bref, un roman qui m'a convaincue : je n'hésiterai pas à relire Hilary Duff si elle venait à publier d'autres titres! Un bon point également pour la couverture qui est toute douce et toute jolie, ainsi que pour la reproduction de l'iris à chaque début de chapitre.

 

Une question cependant, j'ai cru relever une incohérence. Cléa dit ne pouvoir partir à Rio qu'avec l'autorisation écrite de sa mère car elle n'est pas majeure. Pourtant, elle s'envole un peu plus tard pour Tokyo, et là il n'est plus question de cette autorisation... Ai-je raté quelque chose, ou y-a-t-il bien un souci?

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 08:56

Après des envies de lecture sur la première guerre mondiale, me voici de nouveau plongée dans la seconde. Décidément, ce sont des lectures dont je ne me lasse pas, tant il y a à découvrir! Et je me suis lancée dans la découverte d'un auteur que je ne connaissais pas, psychiatre américain, dont la famille, juive, avait eu la bonne idée d'émigrer aux Etats-Unis après la première guerre mondiale. Ce qui ne fut pas le cas de la famille Berger...

 

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L'histoire :

 

Irvin Yalom et Robert Berger ont fait leurs études de médecine ensemble et se connaissent depuis plus de cinquante ans. Ils sont très proches, et pourtant, entre eux subsistent des non-dits. Irvin sait que Bob a vécu des choses terribles en Hongrie avant d'arriver aux Etats-Unis mais ce dernier n'a jamais réussi à lui en parler. Il craint sans doute le regard trop "thérapeutique" de son ami, éminent Docteur en psychiatrie. Pourtant, lors du banquet du cinquantième anniversaire des anciens de l'école de médecine, Rob se décide enfin à parler et confie à son ami ce qu'il a vécu en Hongrie, alors qu'il n'avait que quinze, ce qu'il a vu et qui continue d'hanter ses rêves en plein coeur de la nuit...

 

Il est difficile de parler de ce récit sans trop en dire. En effet, c'est un récit très court - pas plus de 70 pages - que nous offrent à lire Irvin Yalom et Robert Berger. Et c'est sans doute là son seul défaut : je l'ai refermé à contre-coeur, j'aurais aimé en savoir plus, passer un peu plus de temps avec ces deux amis qui plongent dans un passé douloureux. Mais finalement, tout est dit, nul besoin de longs chapitres, l'essentiel est ailleurs : dans l'intensité du récit, dans la force des mots pesés, choisis avec soin. J'ai particulièrement apprécié l'apport de l'analyse du psychothérapeute sur les raisons qui ont poussé Robert Berger à devenir chirugien en cardiologie : c'est une très belle métaphore sur la vie et la mort, une réflexion intéressante. Cela m'a donné envie d'aller lire d'autres titres d'Irvin Yalom, nettement orientés vers la psychanalyse. On m'a conseillé Mensonges sur le divan ou encore Et Nietzsche a pleuré. Qu'en pensez-vous?

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Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
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