Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de pimprenelle
  • Le blog de pimprenelle
  • : Mes chroniques de lectures, en toute simplicité.
  • Contact

Fablehaven voyage...

Fablehaven a pris la route jusque chez Deliregirl1.
http://www.decitre.fr/gi/30/9782092525630FS.gif
Prochaines escales chez :
Esmeraldae
Lasardine
Joey7lindley
Stephie
Cacahuète
...

Vous pouvez toujours vous inscrire, toutes les infos sont  ici.
N'hésitez pas!

Recherche

Partenaires

14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 07:16

L'ombre de la mort

 

Sherlock Holmes est un personnage de détective que j'apprécie beaucoup et que j'aime faire découvrir à mes élèves, même si ces dernier ont parfois du mal, au premier abord, à entrer dans l'histoire. Alors, cette nouvelle série pour la jeunesse qui met en scène ce célèbre personnage a retenu toute mon attention...

 

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

L'heure des grandes vacances a sonné et le jeune Sherlock Holmes se réjouit de quitter le pensionnat pour passer l'été auprès de ses parents. Mais ces derniers ne sont pas au rendez-vous : son père vient d'embarquer pour les Indes et sa mère est trop souffrante pour s'occuper de lui. C'est donc son frère, Mycroft qui vient le chercher et qui lui annonce qu'il passera l'été chez son oncle et sa tante : Sherrinford et Anna Holmes. Sherlock ne les connaît pas, il est déçu et s'apprête à passer l'été le plus ennuyeux de toute sa vie. D'ailleurs, il ne semble pas être le bienvenu... Heureusement pour lui, il ne tarde pas à faire la connaissance de Matthew Arnatt, un gamin des rues qui vit sur une péniche et qui lui confie l'étrange phénomène auquel il a assisté : en passant dans une ruelle, il a entendu un homme hurler avant de voir un nuage de fumée sortir par la fenêtre et se déplacer comme s'il était doué d'une volonté propre. Très vite, il a appris que l'homme était mort, et que l'on craignait une nouvelle épidémie de peste bubonique. Lorsque Sherlock découvre un second cadavre dans la forêt, non loin du manoir, il décide de se lancer dans une enquête. Mais ce qui s'apparente presque à un jeu tourne vite au drame. La mort n'est pas loin...

 

C'est une idée intéressante qu'a eue Andrew Lane : imaginer l'enfance et l'adolescence de Sherlock Holmes, une période de sa vie à laquelle Conan Doyle fait très peu allusion dans ses enquêtes qui débutent alors qu'il a déjà 33 ans. Imaginer comment il s'est construit et comment il est devenu le détective que nous connaissons!

 

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela commence très fort, même si finalement au fil du roman, on a tendance à oublier qui deviendra le jeune Sherlock. Certes, il y a un lien que l'auteur nous explique dans sa postface, mais Andrew Lane a aussi su créer un personnage à part entière qui pourra plaire aux jeunes lecteurs, y compris ceux qui n'ont jamais lu Conan Doyle. En effet, Sherlock est un jeune garçon attachant qui souffre d'être séparé de sa famille, mais aussi et surtout un aventurier qui n'a peur de rien, ou presque.

 

En effet, l'ensemble du roman est extrêmement dynamique, les aventures s'enchaînent, les personnages prennent des risques et se retrouvent souvent dans des situations dangereuses ( peut-être un peu trop souvent d'ailleurs aux yeux d'un lecteur adulte qui pourra trouver certains passages peu crédibles. Mais rappelons que ce roman est destiné à la jeunesse, qui, je n'en doute pas un instant, trouvera son compte dans ces nombreux rebondissements...). D'ailleurs Andrew Lane n'hésite pas à faire mourir certains personnages : cette première enquête de Sherlock Holmes, c'est du sérieux! Et je l'ai dévorée!

 

Les personnages secondaires sont également très intéressants : Matti, le gamin des rues qui m'a fait penser parfois à Oliver Twist parce qu'il est obligé de voler sur les marchés pour se nourrir. Crowe le précepteur de Sherlock qui est l'un des seuls à prendre cette histoire au sérieux et dont les méthodes d'éducation m'ont beaucoup plu. Virginia, la fille de Crowe, aux allures masculines, qui refuse qu'on la laisse de côté sous prétexte qu'elle est une fille. Ou encore Mlle Eglantine, la gouvernante qui semble détester et espionner notre jeune aventurier ( j'espère d'ailleurs qu'on en apprendra davantage sur ses intentions dans le prochain tome car l'ensemble du roman nous laisse imagine qu'elle cache un lourd secret sans que rien ne nous soit dévoilé ).

 

Bref, un roman bien construit, des personnages intelligents et intéressants, de l'aventure, un rythme haletant : tous les ingrédients sont réunis ici pour faire un très bon roman jeunesse! J'attends donc avec impatience les autres aventures promises par l'auteur!

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 12:12

La cité bleue d'Icaria

 

Je vous parlais en mai dernier du premier tome des aventures des agents de M. Socrate ( La confrérie de l'horloge ) , une nouvelle série pour la jeunesse qui avait retenu toute mon attention. Le second tome est sorti récemment, et j'ai profité d'un partenariat proposé par Livraddict et les éditions Msk pour pouvoir le lire. Je les remercie tous deux pour cette opportunité!

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Modo, toujours sous les ordres de M. Socrate et toujours accompagné de la jeune et jolie espionne nommée Octavia se voit confier une nouvelle mission. Au large de l'océan, une zone crée la pagaille parmi les marins. De nombreux bateaux sont attaqués avant de couler ou de rentrer au port avec grand-peine. Beaucoup d'hommes ont perdu la vie dans cette zone, sans qu'aucune explication n'ait pu être donnée : un monstre marin? des requins?  Les espions français représentés par Colette Brunet sont déjà sur le coup jusqu'à ce que cette dernière disparaisse elle aussi dans un terrible naufrage. Modo et Octavia embarquent sur un vieux navire : ils se font passer pour un couple de photographes et prétextent que la lumière est idéale à cet endroit. Ils paient grassement le capitaine pour qu'il les emmène sur place. Mais l'étrange phénomène ne tarde pas à se manifester et Modo tombe à l'eau suite au choc... Octavia ne veut pas perdre espoir, et elle a raison : Modo a été récupéré par l'équipage de l'Ictineo, un immense sous-marin...

 

J'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir les personnages rencontrés dans le premier tome. Modo, tout d'abord, qui fait la réussite de ce roman : un personnage attachant parce qu'il fait tout pour cacher son physique disgracieux aux personnes qu'il cotoie et parce qu'il a un coeur aussi grand et bon que son physique est hideux et monstrueux. Octavia est assez effacée dans ce tome puisque Modo seul mène l'enquête à bord de l'Ictineo, mais sa présence sur les flots reste indispensable puisqu'elle est la seule à savoir où Modo est tombé et qui il est vraiment. Disons qu'elle permet de faire le lien entre Modo et M. Socrate, d'autant qu'elle est persuadée que Modo est toujours en vie tandis que M. Socrate est à deux doigts d'abandonner.

 

De nouveaux personnages apparaissent : Colette Brunet, l'espionne française, qui se trouve elle-aussi à bord du sous-marin et qui tente peu à peu de percer le secret de Modo et de gagner sa confiance. Et Delphina Monturiol, la capitaine du submersible qui oscille entre détermination à poursuivre le rêve de son père, à savoir créer une cité sous-marine, et folie. En effet, elle défend bec et ongles un territoire qui n'est pourtant connu encore de personne. Ou presque... Mais là, je ne vous en dis pas plus!

 

Ce que j'apprécie dans les personnages d'Arthur Slade, c'est qu'ils cachent toujours une part de mystère. On a beaucoup de mal à dire s'ils font partie des gentils ou des méchants. Ils cachent leur jeu, et ne révèlent leur vrai visage qu'au moment où ils y sont acculés. De ce fait, le suspense est bien présent tout au long du roman qui offre de multiples rebondissements.

 

L'intrigue, quant à elle m'a plu davantage que celle du premier tome. On retrouve cette idée de progrès techniques, mais cette fois le thème abordé me correspondait mieux. J'ai aimé cette idée de créer une cité sous la mer, et l'univers créé par l'auteur tient vraiment la route. J'ai aimé aussi cette sensation d'étouffement, cette ambiance lourde, pesante des fonds des mers. L'auteur a su rendre cela à merveille : le huis-clos du sous-marin, la peur de ne pas pouvoir remonter à la surface, l'enfermement...

 

J'espère que nous retrouverons Modo prochainement pour sa troisième aventure ( la série en contient quatre ) !

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 14:22

Je vous propose aujourd'hui le deuxième roman lu dans le cadre du jury Seuil Policier et Babelio. Après une première lecture mitigée le mois dernier avec Le Paradis ( ou presque ), suis-je cette fois-ci convaincue ? Malheureusement, rien n'est moins sûr...

 

 

Image hébergée par servimg.com

 

L'histoire :

 

Chance Brandt est condamné à des travaux d'intérêt général pour avoir triché au lycée. Il se retrouve donc au Marais aux Oiseaux, un parc naturel protégé par une association. Et lorsqu'il reçoit un étrange coup de téléphone l'informant de la présence d'un cadavre dans le Marais, il ne prend pas les choses très au sérieux. Pourtant, c'est le corps de Selena Bass que l'on retrouve un peu plus tard : on l'a étranglée, mais surtout fait étrange : sa main gauche a été soigneusement découpée et reste introuvable... Des fouilles minutieuses laissent cependant apparaître d'autres corps... Même procédé, même main manquante... s'agit-il d'un tueur en série? Alex Delaware, médecin psychologue rejoint l'équipe de Milo et Reed pour mener une enquête qui s'annonce difficile... Non loin de là, Bob Hernandez, un mec paumé qui a besoin d'argent écume les ventes aux enchères à la recherche d'objets qu'il pourra revendre ensuite... Il achète un lot dans lequel il découvre une boîte contenant quarante-deux petits os polis...

 

Voilà un roman policier qui se lit assez bien, les pages se tournent rapidement, les chapitres s'enchainent et les nombreux dialogues donnent un bon rythme de lecture. La découverte de ces corps amputés d'une main m'a intriguée dès le début, je souhaitais bien évidemment comprendre... Pourtant, je ne peux pas dire que j'ai été convaincue... Jonathan Kellerman tenait une bonne idée de départ, mais malheureusement, cela part un peu dans tous les sens... Certes, les dialogues rendent le récit vivant, mais cela se fait au détriment des personnages. Le récit est mené par le psychologue de l'équipe Alex Delaware, et pour le coup, je trouve que les personnages manquent justement de psychologie! Ils sont trop lisses, presque creux. Il n'existent que par et pour l'enquête : leur caractère n'est pas vraiment développé, pas plus que leur vie privée qui est presque inexistante... A tel point que du début à la fin du roman, j'ai été incapable de différencier clairement les deux enquêteurs : Milo et Reed. Je les ai trouvés sans consistance.... Pour les personnages secondaires, c'est encore pire! Ils sont nombreux à apparaître au fil du roman, gravitant autour de l'enquête. Mais comme ils sont juste effleurés, lorsqu'ils réapparaissent quelques pages plus tard, il est très difficile de faire le lien et de se rappeler de leur rôle.

 

Concernant l'intrigue, je l'ai dit, l'idée de départ était bonne, mais le roman s'essouffle très vite... L'enquête tourne en rond, une seule véritable piste est creusée, et le suspense retombe assez vite... Quant au meurtrier et à son mobile, ils ne m'ont pas spécialement convaincue non plus...

 

Bref, même si ce roman se lit facilement et rapidement, il est finalement assez banal et je ne lui ai rien trouvé d'exceptionnel... Je crois d'ailleurs qu'il est loin d'avoir fait l'unanimité auprès des autres membres du jury!

 

http://i60.servimg.com/u/f60/11/60/49/55/jury10.jpg 

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 17:17

La lecture du dimanche

 

Tome 2 : Les portails d'outre-temps

 

Je vous parlais de mon coup de coeur pour le premier tome de cette série il y a quelques mois. Une série jeunesse que je qualifiais de passionnante et intelligente. Alors forcément, j'ai eu envie de lire la suite! Et comme Stéphie avait, elle aussi beaucoup apprécié le premier tome, nous avons choisi de le lire ensemble dans le cadre d'une de nos lectures du dimanche.

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Raphaël et Raphaëlle, nos deux jumeaux poursuivent leur éducation au sein de la confrérie des Chevaliers de l'Insolite. Devenus pages, ils s'entraînent maintenant pour accéder au statut de stromillons. Mais un événement terrible vient bouleverser leurs habitudes : Raphaëlle disparaît. Elle a traversé avec son amie Suzanne qui ne sait rien du Strom, un portail d'Outre-temps qui les a envoyées dans l'Egypte ancienne. Un voyage dans le temps qui inquiète beaucoup car si la confrérie connait l'existence de ces portails, elle n'a jamais su trouver le moyen de revenir de ces voyages dans le temps. Tristan se lance alors à son tour dans le portail, en compagnie de Spradrap, le komolk tandis que Raphaël de son côté tente de trouver une solution pour qu'ils puissent tous rentrer. D'autant que la situation est dangereuse en Egypte car une révolte contre la pharaonne se prépare....

 

J'ai retrouvé avec grand plaisir la plume d'Emmanuelle et Benoît de Saint-Chamas, toujours aussi intelligente et agréable à lire. D'ailleurs ce second tome est, à mon avis encore meilleur que le premier! Nos jeunes personnages ont mûri, et comme les bases du strom ont été posées dans le premier tome, on entre ici directement dans l'action. Et quelle action! En voilà une idée passionnante : et si l'on pouvait voyager dans le temps?  Peut-on en voyageant dans le passé faire en sorte de modifier l'avenir? Ou tout est-il déjà écrit? Nos personnages sont confrontés à ces questions existentielles, mais surtout à une grande inquiétude : et si aucun retour n'était possible? La tension est à son comble! Heureusement que le personnage de Suzanne apporte une touche d'humour au fil des pages... Cette dernière, en effet, qui n'est pas au courant des pouvoirs de son amie, pensent qu'elle a été piégée pour une émission de télé-réalité. Cela permet au lecteur de souffler un peu, car le rythme est effréné... Les récits des deux époques alternent et dans les derniers chapitres, tout s'accélère...

 

J'ai adoré voyager dans l'Egypte antique, croiser les pharaons, rencontrer les crocodiles sur le Nil et visiter les pyramides. Une lecture dépaysante, de l'aventure, du suspense, des personnages sympathiques : tous les ingrédients pour faire un bon roman sont réunis dans Strom 2! Et même l'épilogue que j'ai d'abord cru superflu, apporte un retournement de situation que j'ai adoré! Bref, une grande réussite que ce second tome : il me tarde de pouvoir lire le troisième qui est prévu pour le mois d'octobre.

 

Et je m'empresse d'aller lire l'avis de Stéphie!

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 09:10

Cela faisait un petit moment que ce titre se trouvait dans ma PAL... J'avais déjà eu l'occasion de lire l'auteur avec L'olympe des infortunes, mais je souhaitais surtout découvrir ses romans sur le monde arabe. Rien de tel donc qu'une découverte auteur pour sortir enfin L'attentat de ma bibliothèque!

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Amine est chirurgien en Israël. Ses origines arabes ne sont pas faciles à porter tous les jours, mais il a réussi à se faire un nom et a la réputation d'être un excellent chirurgien. Lorsqu'un attentat a lieu dans un restaurant, non loin de l'hôpital, c'est la panique : les blessés sont nombreux, les blessures sont graves. Il faut opérer, à la chaîne, durant de longues heures... Quand enfin, Amine peut rentrer chez lui pour se reposer un peu, l'hôpital le rappelle : il doit revenir immédiatement. Le corps de la kamikaze a été ramené à la morgue de l'hôpital, et Amine doit l'identifier. En effet, les autorités pensent avoir identifier Sihem, l'épouse du médecin. Le monde s'écroule alors autour d'Amine. Pourquoi sa femme a-t-elle choisi de se faire exploser au beau milieu d'un restaurant, tuant au passage de nombreux enfants qui fêtaient un anniversaire? Et surtout pourquoi n'avait-il rien vu, rien compris? Ils étaient pourtant heureux.... Amine sombre peu à peu et part dans une quête dangereuse de la vérité....

 

 

Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour lire ces derniers jours et je le regrette beaucoup car ma lecture de ce roman a été trop hachurée... J'aurais aimé pouvoir m'y plonger complètement, et suivre le destin tragique d'Amine de plus près. Yasmina Khadra nous plonge dans l'incompréhensible : comment une femme heureuse, mariée à un riche chirurgien, fréquentant les gens "bien" de la ville décide-t-elle un jour d'offrir sa vie en martyr pour défendre la cause de son peuple. Car c'est bien de cela dont il s'agit ici : le conflit israëlo-palestinien, un conflit terrible et qui semble malheureusement sans issue. L'auteur analyse ce conflit avec beaucoup de finesse, ses phrases sonnent très justes et nous permettent de mesurer l'ampleur du problème. Mais il nous permet également de plonger au coeur de l'âme humaine : ce que ressent Amine est indicible, mais là encore, Yasmina Khadra parvient à trouver les mots. J'ai été très émue par cet homme qui, après le déni, cherche à comprendre ce qui a poussé sa femme à commettre un tel acte. Une quête de la vérité qui le mène au coeur du terrorisme, dans des milieux où il ne fait pas bon mettre son nez.

 

Bref, une très belle découverte. J'ai bien l'intention de poursuivre ma lecture de cet auteur avec Les Hirondelles de Kaboul!

 

logo yasmina

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 09:06

La lecture du dimanche

 

Découvrir de nouvelles maisons d'éditions est toujours un plaisir pour la lectrice acharnée que je suis. Aussi, quand les éditions Kirographaires ont proposé de me faire découvrir ce titre - et je les en remercie, j'ai répondu présente. Stéphie, ayant eu la même proposition, nous avons décidé d'en faire une de nos lectures du dimanche.

 

 

Image hébergée par servimg.com

 

L'histoire :

 

About a girl, c'est l'histoire d'une fille, marquée très jeune par un drame familial. Elle découvre sa mère dans une posture plus que gênante en compagnie de deux hommes. Son père l'emmène alors très loin de cette femme qu'ils ne reverront plus. Mais son père noie son chagrin dans l'alcool, et un jour, il lui demande de partir, ne supportant plus cette image qu'il lui renvoie. La jeune fille monte alors à la capitale et loge chez une amie d'enfance. Son rêve : faire carrière dans le journalisme, et interviewer des grandes stars du rock... Seulement, cet univers est loin d'être idyllique : il faut commencer très bas pour espérer ensuite se faire un nom. Et puis les stars en question ne sont pas des plus saines : sexe, drogue, alcool... Et notre narratrice est loin de se douter de la longue descente aux enfers qui l'attend au détour d'une rencontre avec RS ( comprenez Rock Star ), un homme entouré de groupies hystériques qui brûle sa vie par les deux bouts....

 

Le titre, en référence à une chanson du groupe Nirvana, nous plonge directement dans l'ambiance : l'univers du rock dans sa version la plus débauchée... Le récit est menée à la première personne par notre jeune provinciale, fraîchement débarquée à Paris. Le lecteur découvre donc en même temps qu'elle l'envers du décor... On ne devient pas une grande journaliste du jour au lendemain, notamment dans le milieu de la musique où les vautours rôdent... Notre jeune narratrice va de déceptions en déceptions et le rêve qu'elle avait construit se transforme peu à peu en cauchemar...

 

J'ai passé un très bon moment avec ce livre, happée dans une histoire qui sonne vrai. En effet, son auteur, Jessica Giovagnoli, a elle-même été pigiste pour un magazine musical. C'est donc un univers qu'elle connaît et son roman s'inspire de sa propre expérience, on le sent bien. Et c'est ce qui le rend d'autant plus inquiétant : j'ai trouvé le personnage de RS vraiment odieux et détestable, et l'auteur décortique avec intelligence les phénomènes musicaux... les fans hystériques qui sont prêtes à se battre bec et ongles pour approcher leur idole. Une idole à l'image pourtant peu attirante : le cheveu gras, l'haleine alourdie par l'alcool, l'oeil lubrique... l'envers du personnage fait véritablement froid dans le dos, et le lecteur est emportée malgré lui dans une spirale infernale, et il m'a été très difficile de lâcher ce livre. Je voulais savoir jusqu'où tout ceci allait nous mener!

 

Et c'est là que j'apporterai un bémol à ma lecture : je n'ai pas aimé la manière dont se termine le roman...  Un épilogue vient nous offrir un tout autre regard sur l'ensemble du roman, fonctionnant sur le mode de la chute, et je n'ai pas aimé cette chute. Je pense que cet épilogue est en trop... Cela ne représente que quelques pages, je garde donc une impression d'ensemble plutôt agréable!

 

Allons voir maintenant ce qu'en a pensé Stéphie...

 

 

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 17:18

L'adolescence n'est pas une période facile... Quand on est enseignant, on le constate au quotidien, et il n'est pas toujours évident de comprendre et de gérer les difficultés. C'est pourquoi j'ai eu envie de lire ce roman qui aborde ce sujet délicat, Armand Cabasson donnant la parole à une jeune ado...

 

 

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

 

Jenny a toujours été une enfant et une élève modèle. Pourtant, depuis quelques temps, la situation se dégrade et Jenny "pète un plomb". Il faut dire qu'elle sent comme une fêlure entre ses parents... elle n'est pas dupe, ce n'est plus comme avant, et cela la tracasse. Dans un moment de désespoir, elle détruit les canalisations des toilettes du lycée et provoque une inondation. Personne ne comprend pourquoi elle a agi ainsi, et le proviseur insiste pour qu'elle rencontre la psychologue scolaire. Mais Jenny ne l'entend pas de cette oreille et n'a pas envie de parler d'elle. La psychologue conseille alors à ses parents de l'emmener consulter un psychiatre. Jenny est d''abord totalement refermée sur elle-même mais le médecin parvient peu à peu à percer le coeur de la jeune fille... Jenny va devoir apprendre à accepter que ses parents ne s'aiment plus et comprendre que ses nombreuses bêtises n'y changeront rien...

 

Quel beau roman! Jenny en est la narratrice. On peut craindre lorsque le narrateur est un adolescent que le style en souffre un peu. Or, ce n'est pas du tout le cas ici! Comme l'indique le titre, Jenny est surnommée La reine des mots depuis son plus jeune âge, parce qu'elle aime apprendre de nouveaux mots, en inventer, jouer avec eux... Le roman est ainsi parsemé de jeux de mots et de clins d'oeil souvent drôles. Par ailleurs, Jenny est une jeune fille cultivée, et son amour pour les mots la pousse à lire énormément. De nombreuses références littéraires et artistiques s'offrent ainsi au lecteur, et c'est un véritable plaisir! Jenny a de la culture, de l'humour et de la répartie....

 

Mais Jenny a aussi une grande souffrance qui l'empêche d'avancer. Comment accepter que ses parents ne s'aiment plus? Comment comprendre que cela ne change rien aux sentiments qu'ils lui portent? Voilà un sujet d'actualité et je pense que de nombreux adolescents pourront s'identifier au personnage de Jenny. D'autant qu'elle est attachante, le lecteur compatit et a envie de lui pardonner ses bêtises qui ne sont que le reflet de son mal-être. Le psychiatre qu'elle consulte est lui aussi attachant, il n'est pas moralisateur, mais il tente d'amorcer le dialogue en utilisant ce que Jenny aime par dessus tout : les mots.

 

Un très beau roman donc, riche d'enseignements pour tous ces ados qui se trouvent confrontés à la séparation de leurs parents. Un sujet difficile traité ici de manière touchante et drôle qui permet de dédramatiser ce traumatisme. Un roman à conseiller aux ados donc, mais aussi aux parents qui doivent trouver le bon équilibre entre leur rôle d'homme/femme et de père/mère...

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 17:09

Vampire et Célibataire

 

Lorsque Livraddict a proposé un partenariat avec les éditions Milady pour découvrir ce titre, j'ai été aussitôt attirée par sa magnifique couverture colorée, mais aussi, vous vous en doutez, par son thème... Même si la bit-lit est ici revisitée par un mélange audacieux avec la chick-lit.... Alors mélange savoureux ou poudre aux yeux?

 

  

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Elisabeth Taylor, surnommée Betsy, vient d'être virée de son boulot de secrétaire. Célibataire, elle vit seule avec Giselle, son chat et ses nombreuses paires de chaussures de luxe, qu'elle a pu s'offrir à force de longues économies. La mort survient souvent bêtement, et c'est en courant après Giselle, perdue dans la neige que Betsy se fait renverser par une voiture. Pourtant, elle se réveille quelques heures plus tard. Morte, puisqu'elle n'est pas dans une chambre d'hôpital, mais à la morgue, et pourtant bien vivante. Betsy, attaquée et mordue quelques mois plus tôt à la sortie d'un restaurant a en fait été contaminée et est devenue un vampire... Et très vite, elle devient intéressante aux yeux d'autres vampires : Sinclair, un vampire souhaite qu'elle l'aide à éliminer le terrible Nostro. Mais Betsy n'apprécie pas beaucoup les manières de Sinclair... Pourtant, il semble que son destin soit déjà écrit et qu'elle soit vouée à devenir la reine des vampires : Queen Betsy...

 

Quelle bonne surprise! Si j'aime les récits de vampire, je ne suis pas particulièrement attirée par la chick-lit : j'avais donc quelques appréhensions avant de commencer ce roman. Mais ces dernières se sont rapidement envolées à la lecture des premiers chapitres. Certes Betsy est une jeune femme superficielle, préoccupée essentiellement par la prochaine paire de chaussures de luxe qu'elle pourra s'offrir... Pour tout dire, elle n'est même pas franchement intelligente, une vampire blonde si vous voulez....qui tente de se suicider alors qu'elle est déjà morte! Mais qu'est-ce qu'elle est drôle! Et ce qui fait la force de ce roman, c'est son sens de la répartie! Loin de se laisser faire, et même parfois un peu inconsciente du danger, Betsy n'hésite pas à être odieuse avec ses comparses vampires. Ces derniers sont assez caricaturaux mais là encore c'est un régal. Nostro, que Betsy surnomme le Noséeux, est un très vieux vampire terrifiant et  avide de pouvoir. Sinclair, quant à lui, est un vampire hautain et méprisant mais au charme certain, dont la présence ne laisse pas Betsy indifférente. L'auteur nous offre ainsi quelques scènes érotico-vampiriques qui viennent pimenter le récit...

 

J'ai donc passé un très bon moment avec Queen Betsy, une lecture fraîche, drôle et entraînante qui m'a donné envie de lire la suite! J'attends donc avec impatience la sortie de Vampire et Fauchée, et je n'aurai pas à attendre très longtemps puisque ce second tome sort déjà vendredi!

 

Merci à Livraddict et aux éditions Milady pour cette découverte!

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 06:30

Un thriller suédois, une première de couverture magnifique et inquiétante, un titre qui fait déjà froid dans le dos et un résumé des plus intrigants, et voilà une Pimprenelle convaincue...  Il faut dire que tous ces ingrédients, je les apprécie de plus en plus, mais que par conséquent, je deviens de plus en plus exigeante!

 

L'histoire :

 

Depuis la disparition de Berit plus de six ans auparavant, Tor n'est plus le même homme : il n'arrive plus à communiquer avec ses fils, il enchaîne les arrêts de travail et ne cesse de se poser des questions. Est-elle encore vivante? Est-elle partie volontairement ou l'a-t-on enlevée, assassinée? Jill, la meilleure amie de Berit essaie tant bien que mal d'aider Tor à reprendre une vie normale. Mais Berit est toujours présente dans ses pensées, comme elle l'est également dans les pensées de Justine. Justine est la dernière personne à avoir vu Berit. Cette dernière lui avait rendu visite : une visite étrange quand on sait qu'elles ne s'étaient pas revues depuis qu'elles étaient gamines. Une époque à laquelle elles n'étaient même pas amies, Justine servant de souffre-douleur aux autres enfants de sa classe. Une expérience qui l'a rendue fragile, instable, presque déséquilibrée... D'ailleurs, beaucoup de gens disparaissent autour d'elle : sa mère, sa belle-mère, Nathan son ancien compagnon, Berit... Y-a-t-il un lien entre ces disparitions? Justine porte-t-elle la poisse ou s'agit-il simplement de coïncidences?

 

Si vous cherchez de l'action et du sang, passez votre chemin... C'est plutôt un roman d'atmosphère que nous offre Inger Frimansson avec ce titre, un roman au rythme très lent où sont analysés et décortiqués les personnages qui gravitent autour de Justine. Un roman où se côtoient la folie, l'amour, la maltraitance envers les femmes et les conséquences tragiques que peuvent avoir la haine et le harcèlement sur un enfant par d'autres enfants... Pas de crimes sanglants, pas d'enquête, mais le simple déroulement de plusieurs vies enchevêtrées les unes avec les autres. On plonge dans ce roman comme on entre dans une eau froide et sale, on s'immerge peu à peu, on ne sait pas encore ce que l'on va rencontrer, et l'on avance lentement, avec crainte. J'ai d'abord été déstabilisée par les premiers chapitres où l'on fait connaissance avec les nombreux personnages. Les points de vue changent à chaque fois, et il faut un temps pour faire le lien entre les personnages. Mais ensuite, j'ai eu beaucoup de mal à lâcher ce roman : tout comme Tor, le lecteur attend des réponses. On les entrevoit assez rapidement d'ailleurs, certes de manière assez vague. Je m'attendais à une chute terrible, eh bien non, on n'en apprend guère plus à la fin...

 

Un thriller assez étrange finalement, et si j'ai été déçue par rapport à mes attentes concernant le genre, j'ai néanmoins passé un excellent moment avec ce livre. J'ai aimé son ambiance froide, de celles que l'on ne trouve que chez les auteurs nordiques. J'ai aimé son atmosphère pesante, presque inquiétante : on s'attendrait presque à voir surgir des fantômes et à basculer dans le fantastique. J'ai aimé ses personnages tourmentés, blessés et complexes : chacun semble à la fois bon et mauvais et provoquent chez le lecteur des sentiments contradictoires.

 

Lu dans le cadre des Chroniques de la rentrée littéraire

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 07:00

Je vous avais parlé l'an dernier de La lame du boucher de James Patterson, et de ma grande déception à la lecture de ce titre de celui que l'on qualifie de "numéro un mondial du suspense". Mais comme je suis faible, j'ai décidé de laisser une autre chance à l'auteur et il faut dire que le résumé de ce nouveau roman avait de quoi me convaincre... Jugez plutôt!

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Les touristes européens ont du souci à se faire : un couple de tueurs en série parcourt l'Europe et piège des couples de touristes. Ils sont jeunes, beaux et sympathiques. Leur méthode est bien rôdée et on ne se méfie pas d'eux. Ils sympathisent avec leurs futures victimes, et leur proposent, après quelques verres, de passer un peu de bon temps dans leur chambre d'hôtel. Après les avoir drogués, ils les égorgent purement et simplement. Leur signature? Des cartes postales de la ville où ils comptent sévir qu'ils envoient aux journalistes. Premier envoi toujours suivi d'un second : les photos de leurs victimes égorgées baignant dans leur sang...

Jacob Kanon est inspecteur de police à New York et il traque ces tueurs, sa propre fille étant tombée dans leur piège alors qu'elle voyageait en Europe avec son fiancé. Jacob s'envole alors pour Stockholm car une jeune journaliste, Dessie Larsson, vient de recevoir la terrible carte postale...

 

J'ai passé un bon moment en compagnie de ce thriller qui se lit tout seul...  L'idée de départ est originale et intéressante : James Patterson renouvelle un peu le genre du tueur en série en proposant ici un couple de tueurs. Un couple aux méthodes terriblement machiavéliques, qui sous des apparences de jeunes gens innocents cachent en fait un goût pour le sang et la manipulation. Et leur motivation dans le crime que l'on entrevoit peu à peu repose elle-aussi sur une idée passionnante - que je ne peux décemment pas dévoiler ici au risque de vous en gâcher la découverte. C'est certain, James Patterson tenait là les ingrédients d'un excellent thriller...

 

Pourtant, si j'ai lu ce roman avec plaisir, je l'ai également lu en ayant conscience de certains défauts... "Numéro un mondial du suspense" peut-on lire sur la première de couverture. Je ne suis pas vraiment d'accord, puisque dès le premier chapitre, le lecteur connaît l'identité des meurtriers... Tout l'intérêt du roman réside donc dans la manière dont les enquêteurs, aidés par Jacob et Dessie, vont réussir à les identifier et les arrêter. Je n'ai donc pas tremblé à la lecture de ce thriller, sauf peut-être lors du premier crime, car on ne s'y attend pas vraiment. Mais ensuite, le même schéma se répète, et l'on sait comment cela va se finir. Suivre les tueurs en parallèle des enquêteurs est quelque chose que j'apprécie habituellement, mais ici je trouve que leur identité nous est révélée beaucoup trop rapidement. J'aurais aimé que l'on me fasse mariner un peu... Néanmoins, pas jusqu'à la fin du roman, parce que connaître l'identité des meurtriers est également nécessaire pour mesurer l'ampleur de la manipulation qu'ils mettent en place. Bref, je pense que l'auteur avait ici la possibilité de tenir bien davantage son lecteur en haleine!

 

Et puis bon nombre de détails semblent trop faciles, déjà vus... Par exemple, la facilité avec laquelle Jacob parvient à s'immiscer dans l'enquête, ou encore la rapidité avec laquelle les enquêteurs comprennent qu'il n'y a pas un mais deux tueurs... Et puis surtout, la manière dont évolue la relation entre Jacob et Dessie, qu'on peut aisément deviner dès leur première rencontre...

 

Finalement, ce roman se lit vite et bien, c'est une lecture agréable mais presque sans surprise... Inutile de chercher ici des sensations fortes...

 

Lu dans le cadre des Chroniques de la rentrée littéraire.

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article