Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de pimprenelle
  • Le blog de pimprenelle
  • : Mes chroniques de lectures, en toute simplicité.
  • Contact

Fablehaven voyage...

Fablehaven a pris la route jusque chez Deliregirl1.
http://www.decitre.fr/gi/30/9782092525630FS.gif
Prochaines escales chez :
Esmeraldae
Lasardine
Joey7lindley
Stephie
Cacahuète
...

Vous pouvez toujours vous inscrire, toutes les infos sont  ici.
N'hésitez pas!

Recherche

Partenaires

7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 09:22
 

Après avoir découvert cet auteur en lisant Nous étions les Mulvaney , j'avais envie de remettre ça et de lire un autre titre. Et là, j'ai réalisé à quel point sa bibliographie est fournie : quarante-cinq titres répertoriés à la fin du livre! Mon choix s'est porté sur Viol, une histoire d'amour pour deux raisons : la première c'est ce titre oxymorique et proprement dérangeant qui m' a aussitôt interpellée dans le rayonnage de la librairie ; la seconde c'est l'épaisseur du livre, je n'avais pas envie de me replonger de suite dans un pavé et j'avais envie de la découvrir dans un roman plus court.


 

 

L'histoire :


Tina Maguire passe la soirée du 4 juillet 1996 chez son ami Casey. C'est le soir du feu d'artifice à Niagara Falls et après la fête, les esprits sont échauffés. Bethie, la fille de Tina s'est endormie sur le canapé. Il est temps de rentrer, mais Tina refuse que Casey les raccompagne en voiture, elle a envie de marcher. Première erreur. La seconde erreur sera le choix de l'itinéraire : Tina emprunte le sentier de l'étang parce que « c'est si joli ». Sur le chemin Tina et sa fille croisent une bande de jeunes ivres et complétement défoncés qui vont les traîner jusqu'au hangar à bateaux non loin de l'étang. Bethie, après avoir été violemment battue parvient à s'échapper des griffes de son agresseur, trop ivre pour la retenir, et se cache dans un recoin du hangar. Elle assiste, effrayée, au viol de sa mère par les huit agresseurs qui laissent Tina pour morte, baignant dans son sang... Pourtant, ce ne sont pas les agresseurs qui sont condamnés par la population, mais Tina elle-même :


« Vous savez quoi : Tina Maguire était probablement en train de boire des bières avec ces types. De fumer de la drogue avec ces types. Elle a peut-être laissé entendre qu'elle aimerait être payée pour quelque chose? En liquide ou en drogue. Une femme comme ça, trente-cinq ans et habillée comme une adolescente. [...] Des vêtements sexy qui lui moulent les seins, les fesses, elle s'attendait à quoi? »


Tout comme dans Nous étions les Mulvaney le poids de la société est déterminant dans ce roman. Tina est veuve depuis quatre ans, elle élève donc seul sa fille, et oui, elle a eu plusieurs relations depuis. Ce qui n'est pas du goût de tout le monde. « Cette femme. C'était couru. Elle le cherchait, cette garce. Habillée comme une pute. »

Et cela la poursuit jusqu'au procès. Bethie n'a pas vu la scène, elle l'a juste entendue. Et après tout c'est sa parole contre celle des agresseurs, lesquels ont un avocat prêt à tout, même au plus aberrant des mensonges pour innocenter ses clients.

Mais d'une manière ou d'une autre, justice sera faite, et c'est là que le titre du roman prend tout son sens. Mais je ne peux en dire plus sans vous gâcher le plaisir de la lecture. Lisez-le! Même si certains passages sont difficiles, même si on a envie de hurler à l'injustice, on s'attache aux personnages, notamment à Bethie.

Par contre, je m'interroge de nouveau sur le choix de la narration : une narration à la deuxième personne du singulier, le narrateur s'adressant directement à Bethie devenue adulte. Mais encore une fois, l'auteur ne s'y tient pas dans tout le livre ( il est vrai que c'est un exercice difficile ) et plusieurs chapitres peuvent se suivre avec une narration à la troisième personne. Est-ce ainsi dans tous les romans de l'auteur?


Ce livre m'a rappelé Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur dans sa critique de la justice qui n'est pas toujours aussi "juste" qu'elle le devrait :


«  La parole de cette femme contre la leur. Tout le monde peut crier au viol. Un doute raisonnable, c'est tout ce qu'il faut à un jury. Qui peut prouver, réfuter? »



Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 08:45
 

Après la lecture de Il a jamais tué personne mon papa  que j'avais beaucoup appréciée, j'avais envie de poursuivre ma découverte des oeuvres de Jean-Louis Fournier. C'est donc tout naturellement que je me suis tournée vers J'irai pas en enfer , puisque de père au Père il n'y a qu'un pas...

 

J'ai retrouvé avec plaisir le petit Jean-Louis et son humour caustique, sur un sujet cette fois moins tragique. Le père est très souvent absent ici, sauf lorsqu'il s'agit d'évoquer son décès, ce qui nous montre bien que chez les Fournier, la religion est une affaire de femmes... En effet, si Jean-Louis prie et va à la confesse, c'est d'une part, pour obéir à la tradition familiale, mais aussi parce qu'il a peur d'aller "cuire dans les marmites de l'enfer". Pour le reste, il enchaîne les « péchés » : il est renvoyé du lycée pour avoir déposé la statue de la vierge dans les WC, il regarde les femmes nues dans le Larousse illustré, il pille les fruits du verger de tante Védastine jusqu'à s'en rendre malade, fait ses devoirs pendant la messe...


Décidément, ce petit Jean- Louis est un enfant attachant, et on aurait tendance à lui pardonner ses bêtises tant elles sont drôles! D'ailleurs, l'abbé qui surveille l'étude a bien du mal à garder son sérieux lorsque Jean- Louis se présente devant lui un soir : « J'ai collé des yeux sur mes lunettes. Des yeux en papier découpé. Je ressemble à un hibou avec mes grands yeux ronds et mes picots sur la tête. Il mord ses lèvres pour ne pas rire. » Et puis ce livre se déguste en une bouchée, je ne vois vraiment aucune raison pour ne pas s'y plonger : c'est une véritable bouffée d'oxygène!


Quelques bêtises :


« Je baisse la tête, confus, honteux. Je suis très mal à l'aise. Je pense à mes péchés : j'ai regardé longtemps dans le décolleté de la maîtresse quand elle se penchait vers moi ; j'ai piqué un paquet de Players à mon père ; j'ai mangé une plaque de chocolat... Quand je pense que c'est à cause de ces péchés là qu'ils sont en train de sanguinoler sur la croix. Ca me paraît un peu cher payer. »


« Toutes les trente pages, il y avait des reproductions de tableaux, avec des muses et des nymphes pleines de poitrines. Enfin je pouvais regarder légalement des femmes à poil, tout le monde croyait que je travaillais. Je travaillais beaucoup avec le dictionnaire. Ces pages-là sont plus abîmées que les autres. »

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 08:20
 

C'est de nouveau dans le cadre d'une lecture commune que j'ai découvert ce livre. Place cette fois à la littérature américaine et à un auteur que j'ai lu avec grand plaisir! Pour tout vous dire, j'ai déjà fait l'acquisition d'un autre titre...



 

L'histoire :

« Une maison de conte de fées », tel est le titre du tout premier chapitre qui donne le ton. Les Mulvaney sont une famille unie, ils vivent dans une grande ferme et cohabitent joyeusement avec chats, chiens, chevaux... Le père Mickaël tient une entreprise de couverture à Mont-Ephraïm, la mère Corinne a ouvert une modeste boutique d'antiquités dans l'une des granges de la propriété afin de s'adonner à sa passion. De leur amour sont nés quatre enfants : Mickaël Junior et Patrick, les deux ainés, Marianne leur unique fille et Judd, le petit dernier qui est également le narrateur de cette histoire. Un véritable conte de fées... Jusqu'à ce bal de la Saint-Valentin 1976, où un terrible événement se produit, événement appelé ça puisque les membres de la famille ont bien du mal à mettre un nom dessus. On assiste alors à une véritable descente aux enfers de la famille Mulvaney...



J'ai eu un peu de mal à entrer dans les premiers chapitres, le narrateur ayant soin de décrire avec beaucoup de détails le cadre de l'histoire. Mais une fois l'intrigue nouée, je ne l'ai plus lâché. D'autant que l'événement dont il est question n'est clairement nommé que bien plus tard. On le devine certes aisément, mais on a envie d'en savoir plus... J'ai trouvé très touchante la manière dont sont décrites les relations entre les différents membres de cette famille, notamment la relation qui unit ( ou devrais-je dire désunit? ) Marianne à son père. Mais aussi l'importance du regard des autres, la façon dont petit à petit, la famille est exclue du cercle social. Nous sommes dans un village, tout se sait... Je me suis beaucoup attachée au personnage de Marianne, j'ai admiré son courage et sa force de caractère malgré le sacrifice dont elle est l'objet : ne surtout pas montrer que l'on souffre afin de ne pas faire souffrir les autres membres de la famille. Finalement, chacun souffre dans son coin et la famille si solidaire éclate peu à peu...

J'ai également beaucoup aimé le rôle des animaux dans cette histoire, notamment le chat Muffin qui accompagne toujours Marianne, le seul qui lui restera fidèle jusqu'au bout. Certains passages m'ont beaucoup émue, probablement parce que j'ai un amour incommensurable pour la gente féline...


J'ai quand même noté un petit bémol dans la façon dont la narration est menée : Judd se présente dans le premier chapitre comme le narrateur de cette histoire, mais ensuite, il est très souvent complètement effacé : plusieurs chapitres se succèdent avec une narration à la troisième personne. J'ai même parfois noté certaines incohérences, Judd étant lui-même évoqué à la troisième personne. J'ai trouvé cela assez maladroit finalement, puisque les personnages ne s'épanchent pas vraiment, ne se confient pas aux autres membres de la famille, et surtout pas à Judd, le petit dernier, bien trop jeune pour être mis au courant. Pourtant, on a clairement accès aux sentiments de chacun.


Quelques extraits :


« Elle savait de quoi les adolescents étaient capables... combien ils pouvaient se montrer cruels, grossiers, moqueurs, envers ceux qu'ils sentaient faibles ou différents. Oui, et les filles aussi! La cruauté du poulailler, où les poulets s'acharnent à coups de bec, sans pitié, sur un congénère malade, jusqu'à la chair vive, jusqu'au sang. »


« Il lui semblait qu'elle ne pouvait le serrer assez fort, le protéger assez ; elle aurait voulu l'envelopper de son corps, comme un petit enfant, un nourrisson, pouvoir le faire entrer en elle, apaiser la terrible agitation de ses pensées. »


« Les familles sont comme ça, parfois. Quelque chose se détraque et personne ne sait quoi faire. Et les années passent... et personne ne sait quoi faire. »


Et je ne résiste pas :

« Elle serrait le chat maigre contre elle et pressait la joue contre son pelage doux pour que son ronronnement sonore pénètre son être, berce ses nerfs et les apaise. Au bout de quelques secondes, elle dormait profondément et sans rêves. »

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 08:28
 

Je n'avais jamais entendu parler de Nathalie Rheims quand je suis tombée sur ce livre au hasard de mes flâneries à la librairie. Le titre m'a immédiatement interpellée, me rapellant La morte amoureuse de Théophile Gautier que j'avais tant apprécié, adolescente.


 

Tout était si simple avant toi

je suis morte de cet amour

et pourtant j'écris ces mots sans destinée

tombés de mon effroi

afin qu'ils te disent là ou je subsiste

trace insignifiante

d'une passion détruite.



(suis-je la seule à y lire une coquille?)

 

Cette lettre est en fait le cri de douleur poussée par une femme qui vient d'être abandonnée par l'homme qu'elle aime. Cet amour mort, elle ne peut plus survivre, elle se laisse donc dépérir « emmurée, repliée, immobile ».

Il y a aussi cette autre femme, qu'il aimait avant elle, qu'il n'a finalement jamais quittée et vers qui il semble être retourné.


Cette lecture me laisse sur une drôle d'impression... La lettre est en fait un long poème écrit tantôt en prose, tantôt en vers libre. Un poème écrit sous forme de fragments, jamais plus d'une page, et toujours précédé d'un blanc, tel un silence.


Il se lit vite, très vite, trop vite peut-être...


Et que penser de cette poésie? Tout et rien...

Beaucoup de passages m'ont touchée, m'ont semblé bien écrits, beaux.

Mais certains me laissent une impression de déjà vu, une succession de clichés comme on pourrait en lire dans les poèmes d'une adolescente.


Quelques fragments :


«  Nous ne vivrons jamais ensemble, aucun espace ne nous sera commun, jamais ma clef dans la serrure n'ouvrira la porte d'une vie partagée. »


« mon amour

ma fécondité

mon ventre restera stérile

ce que ta vie m'a donné

la mort me l'a repris »


« Elle

flacon qui distille goutte à goutte

le poison qui s'écoule dans mes veines

scalpel qui découpe ma chair

lien de corde qui m'attache à ce lit

omniprésente torture

qui rallonge mes souffrances

elle

qui ne donne rien

pas même la mort espérée. »

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 09:56
 

J'ai lu ce livre dans le cadre d'une lecture commune. Je n'avais jamais rien lu de Paul Auster, ce fut donc l'occasion de découvrir cet auteur.


L'histoire :


Nathan Glass choisit la ville de Brooklyn pour finir sa vie, ville où il est né mais qu'il n'a pas revue depuis cinquante-six ans. Soixante ans, divorcé, une fille Rachel avec laquelle les relations sont houleuses, tout juste guéri d'un cancer Nathan attend son heure. Et pour combler cette attente, il entreprend d'écrire le livre de la folie humaine, recueil d'anecdotes sur lui-même et sur ses proches. Jusqu'à ce jour où, flânant dans une librairie, il rencontre Tom Wood, son neveu qu'il n'a pas revu depuis sept ans. Ce dernier travaille pour Harry Brightman, un libraire au passé sombre. Ces deux personnages vont alors tenter, ensemble, de reprendre goût à la vie...



Mon avis est assez mitigé...


Dans l'ensemble c'est une lecture agréable, et je me suis très vite attachée aux personnages de Nathan et Tom, mais aussi à tous les personnages secondaires qui gravitent autour d'eux et créent un certain suspense : Harry le libraire, Lucy, une nièce qui apparaît dans de mystérieuses conditions, Nancy, la JMS...


Cependant, j'ai trouvé que le tout manquait d'action, que le rythme était un peu lent. Finalement, on retourne souvent en arrière afin d'évoquer le passé des personnages, mais on avance peu... jusqu'à la fin du roman où cette fois, tout avance très vite et de manière trop convenue. Mais où sont les folies annoncées dans le titre?


Et que dire de la chute finale? Je l'ai trouvée tout simplement artificielle... mais je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher la surprise à ceux qui ne l'ont pas encore lu!


Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 13:19

L'histoire :


Nous sommes en 1903 à Ropraz, petit village du Haut-Jorat vaudois isolé du reste du monde dans lequel les modes de vie anciens sont toujours bien ancrés. Rosa Gilliéron, jeune et jolie fille d'une vingtaine d'années, décède foudroyée par une méningite. Deux jours plus tard, on découvre avec horreur que sa tombe a été profanée et que son corps a subi les pires sévices : viol, mutilation, et même cannibalisme puisqu'on retrouvera dans la haie des morceaux de chair recrachés. Une enquête est aussitôt ouverte mais elle piétine... celui que l'on surnomme déjà le Vampire de Ropraz est introuvable. Mais la suspicion est partout, chacun voit en son voisin un coupable possible. Il faut un coupable à n'importe quel prix pour apaiser les esprits, d'autant que deux autres profanations sont commises. Alors, quand le jeune Favez, garçon de ferme est surpris « en pleine nuit, à l'étable, debout sur un tabouret, le pantalon baissé sur les chaussettes, en train de s'exécuter sur une génisse entravée », il n'y a plus aucun doute...



Voilà une lecture à ne pas mettre entre toutes les mains... Jacques Chessex narre ce fait divers ( précisons qu'il s'inspire de faits réels ce qui donne une autre dimension à la lecture ) dans un style journalistique, à la fois cru et dérangeant. Il nous plonge au coeur d'un village où «  « la misère sexuelle, comme on la nommera plus tard, s'ajoute aux rôderies de la peur et de l'imagination du mal », où «  on retrouve encore aujourd'hui dans les greniers, les appentis, des grimoires et des recettes de décoction de sang menstruel, de vomi, de bave de crapaud et de vipère pilée. » Une lecture pesante et fascinante à la fois.

Par ailleurs j'ai particulièrement apprécié la « révélation » finale et je me demande si elle contient une part de vérité.


Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 09:05
 

J'ai lu ce livre dans le cadre d'une lecture commune au mois de janvier et sans cela je pense que je ne l'aurais sans doute jamais lu... J'avais déjà longuement hésité avant de m'y inscrire puis j'étais tombée dessus à la librairie et sa couverture étrange m'a attirée : un dodo dans une boîte de conserve. Quelle drôle d'idée!


L'histoire :

Thursday Next travaille à l'OS-27, comprenez dans la Brigade Littéraire des Opérations Spéciales, une sorte de police parallèle. Elle traque l'un des plus grands criminels littéraires, le nommé Achéron Hadès ( j'ai hésité à prononcer son nom car cela lui permet de vous retrouver ). Mais tout s'emballe lorsque son oncle Mycroft se retrouve mêlé à l'affaire. Ce dernier est un inventeur très loufoque qui a mis au point une machine permettant d'entrer dans les oeuvres littéraires. Une aubaine pour Achéron Hadès, qui kydnappe Mycroft et s'empare de la machine...


Mes réticences se sont confirmées dès le premier chapitre. J'ai eu énormément de mal à entrer dans le roman, ne parvenant pas à trouver mes repères dans ce monde grouillant de personnages ( il m'a fallu parfois revenir en arrière pour resituer un personnage ) et d'événements hors du commun, pour ne pas dire complètement loufoques... Puis petit à petit, je me suis habituée au style, et j'ai même trouvé un certain intérêt à l'intrigue principale, notamment à partir du moment où Mycroft disparaît. Par contre, j'ai trouvé qu'il y avait des longueurs, des passages compliquant inutilement l'histoire, déjà bien assez complexe comme ça. Malgré tout, je suis allée au bout, ( notamment grâce au suspens qui est créé ) et j'ai même acheté le tome 2. Je ne prévois pas de le lire dans l'immédiat, j'attends que l'envie m'en prenne.

Pour vous donner une idée:
" Nous étions arrivés à l'atelier. La porte était fermée à l'aide d'une bûche dans laquelle on avait fiché une hâche. Mycroft tâtonna à la recherche de l'interrupteur,et les néons s'allumèrent, inondant la pièce d'une lumière crue et phosphorescente. Le laboratoire était tel que je l'avais connu naguère, en terme de désordre et de bric-à-brac, mais les appareils étaient différents. J'avais su par les nombreuses lettres de ma mère que Mycroft avait inventé une méthode pour expédier les pizzas par fax et un crayon 2B avec un correcteur d'orthographe intégré, mais j'ignorais totalement sur quoi il travaillait maintenant."

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 08:48
 

J'avais ressenti un grand vide en fermant Révélation, le dernier tome de la saga Twilight de Stephenie Meyer. Aussi, c'est avec un bonheur immense que j'ai appris qu'elle avait publié également un roman pour adultes sur lequel je pouvais lire beaucoup de choses positives. J'avais cependant un peu peur d'être déçue tant j'avais apprécié l'histoire de Bella et Edward. Eh bien non, aucune déception, et j'attends maintenant impatiemment qu'elle publie de nouveau!

L'histoire :


Des envahisseurs étranges ont pris possession de la Terre. Il s'agit d'âmes et leurs médecins sont formés spécialement pour les introduire dans les corps humains, privant ces derniers de leur esprit. Mélanie Stryder, une jeune humaine, vient d'être capturée et Marche-sur-les-Eaux, un Soigneur procède à l'insertion de Vagabonde, une jeune âme dans son corps .Mais Mélanie n'a pas dit son dernier mot, elle va lutter avec acharnement pour ne pas que Vagabonde ne prenne le pas sur son esprit. Ce qui va guider sa lutte? L'amour. L'amour qu'elle porte à Jared qu'elle a rencontré lors de sa fuite, et à Jamie son jeune frère.


La science-fiction n'est habituellement pas ma tasse de thé mais je me suis laissée totalement emportée par cette histoire qui est avant tout, une magnifique histoire d'amour comme Stephenie Meyer sait les écrire. Je dois quand même avouer que j'ai eu un peu de mal à entrer dans le roman, à m'habituer à cet univers particulier. Mais une fois les bases posées, quel bonheur!


L'auteur jongle à la perfection entre Mélanie et Vagabonde, deux esprits dans un seul corps. Nous assistons à une lutte intérieure habilement menée, passant du point de l'une à l'autre. Et chose étonnate, il est très difficile de prendre parti pour l'une ou l'autre alors qu'en tant qu'humain, la raison voudrait que nous soutenions Mélanie. Mais le personnage de Vagabonde est si complexe que l'on s'attache à lui et qu'il est difficile de lui en vouloir.


Et pour finir deux citations magnifiques :


«  Cette terre était à la fois le plus noble et le plus vil des mondes; on y trouvait les émotions les plus belles, les plus délicates, et en même temps, les pulsions les plus noires, les plus sinistres. Peut-être était-ce inévitable? Peut-être sans le Très-Bas ne pouvait-on toucher au Très-Haui? »


« Je... je t'aime aussi. Moi, le petit ver argent lové à l'arrière de son crâne.Mais mon corps, lui, ne t'aime pas. Il ne peut t'aimer. Je ne pourrai jamais t'aimer dans ce corps[...]. Je suis déchirée. C'est insupportable. »


 

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 10:08

   

Quelle déception...

48 pages , 48 petites pages pour cette nouvelle.


Par un concours de circonstances, et contrairement à mes habitudes, j'ai vu le film avant de me plonger dans la nouvelle. Voilà l'origine de ma déception... J'ai vu un film magnifique, touchant qui m'a même arraché quelques larmes ( fait assez rare pour être signalé )... un film qui amène à une véritable réflexion sur la vie, l'amour et le temps qui passe mais aussi sur la tolérance. Bref, un film très profond comme on en voit peu de nos jours.


Et je me retrouve face à quelques pages qui traitent d'une histoire semblable sans réelle consistance, sans aller au bout des choses. Je dis histoire semblable car elle est finalement très différente... Et je suis bien en peine pour la résumer puisque cette nouvelle résume énormément la vie de Benjamin, sautant parfois plusieurs années entre deux événements. Une véritable impression d'inachevé...Alors disons simplement que c'est l'histoire de Benjamin qui naît vieillard, et qui peu à peu rajeunit. Sa vie est inversée, rendant certaines situations assez cocasses.


Pour conclure, je pense que j'aurais sans doute apprécié davantage cette nouvelle en la découvrant avant le film, mais que, j'aurais indéniablement trouvé ce dernier nettement supérieur, quoi qu'il arrive!



Et quand même, deux bonnes raisons de lire cette nouvelle:

  • l'histoire est originale et ne donne pas l'impression d'avoir été déjà écrite

  • le style est plaisant et fluide, la lecture reste agréable.


La deuxième nouvelle de ce petit recueil s'intitule La lie du bonheur et m'a davantage emballée. Le thème n'est certes pas novateur, mais l'histoire est très touchante. Jeffrey et Roxane forment le couple idéal, ils vivent un bonheur sans nuage Jusqu'au jour où lors d'une partie de poker, Jeffrey a un geste brutal envers sa femme devant toute l'assemblée. Personne ne comprend, surtout pas lui. Mais la cause de ce soudain changement n'est pas celle que l'on peut imaginer...

J'ai relevé ce passage au début de la nouvelle qui résume parfaitement cette histoire : « Comme deux troncs flottants poussés par les courants, ils s'étaient rencontrés, attachés l'un à l'autre et poursuivaient leur route ensemble. Pourtant eût-il continué quarante ans à écrire, Jeffrey Curtain n'aurait jamais imaginé dans une de ses oeuvres un retournement plus abrupt que celui qui marqua sa propre vie. Eût-elle interprété trente-six personnages et rempli cinq mille salles de théâtre, Roxane Milbank n'aurait connu dans aucun rôle autant de bonheur ni de désespoir que le destin en réservait à Roxane Curtain. »


Cette nouvelle nous fait réfléchir sur la fragilité du bonheur. La vie nous réservant parfois de mauvaises surprises, il faut savoir profiter du moment présent : Carpe Diem.

 


Je vous invite à aller lire l'article de Stephie sur la première nouvelle.

 

Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article
21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 13:22

 J'ai souvent demandé au petit Jésus que mon papa ne boive plus et qu'il ne tue pas maman.

Le papa de Jean-Louis est médecin, mais un médecin pas comme les autres... Il ne demande pas d'argent à ses patients, préférant être payé en nature : un petit verre. Il répare ses souliers avec des caoutchoucs de bocaux, s'habille mal mais ses patients l'apprécient pour sa simplicité. Il rentre souvent très fatigué à la maison, comprenez ivre.


 Sujet difficile à aborder que celui de l'alcoolisme d'un parent. Dans ce livre, Jean- Louis Fournier dresse le portrait de son père avec les yeux de l'enfant qu'il était. Une succession de petits tableaux tous plus touchants les uns que les autres. Jean- Louis Fournier ne juge pas son père. Au contraire, ce livre fait même (sou)rire à plusieurs reprises. Mais au fond, c'est aussi une histoire profondément tragique, celle d'une famille qui souffre et surtout celle d'un enfant. Un enfant, qui devenu adulte, souhaite rendre hommage à ce père perdu trop tôt, que malgré tout, il porte dans son coeur. Et qui tente d'adoucir sa souffrance par le biais de l'humour.

Un livre à déguster en une bouchée, court mais efficace.


 


Quelques extraits :


Ses malades, ils étaient intimidés par les docteurs distingués, bien rasés. Ils préféraient papa, avec ses vieux costumes et ses élastiques au bout de ses souliers, même quand il tenait plus debout et qu'il était obligé de se tenir au lit du malade pour pas se casser la figure.


Pour papa, il y a pas eu de miracle à Lourdes. Il a jamais arrêté de boire.


Papa, il s'est soigné, mais il arrivait quand même à se sauver du sanatorium. Il partait en pantoufles dans la neige, pour aller boire un coup au seul café du village. Ses poumons étaient peut-être en train de guérir, pas sa vraie maladie.


Repost 0
Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
commenter cet article