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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 05:57

C'est grâce à Stephie que j'ai découvert cet auteur, et après vous avoir parlé de L'éducation d'une fée et de  Hors de moi  je vous présente aujourd'hui un troisième titre.


L'histoire :

Cheyenne c'est une jeune hôtesse de l'air. Le narrateur n'a qu'onze ans lorsqu'il la rencontre pour la première fois. Il voyage seul, est censé se rendre chez son correspondant à Glasgow mais il a prévu de s'échapper une fois arrivé à Orly, afin de se rendre chez un éditeur. En effet, notre jeune narrateur est écrivain. Seulement, on ne laisse pas un enfant seul dans un aéroport et l'enchaînement des événements conduit notre narrateur à aller passer la nuit chez la jeune femme. Et il tombe follement amoureux d'elle, comme on peut être amoureux à son âge. Le hasard fait qu'il la rencontre dix ans plus tard et Cheyenne lui avoue qu'elle ne l'a jamais vraiment oublié et qu'elle guette son nom dans les rayons de la librairie. Puis la vie les sépare de nouveau jusqu'à l'arrivée de cette carte postale. Une simple signature : "Cheyenne" au dos d'une vue du port d'Anvers. Il n'y a aucun doute, c'est un appel et le narrateur se met aussitôt en route vers le port d'Anvers. Mais il est bien loin de se douter de ce qui l'attend...

 

Difficile pour moi de rendre compte de cette lecture car elle est vraiment tombée au mauvais moment... je l'ai lu en plein déménagement et j'ai donc mis plus de dix jours à en lire les 126 pages. Ma lecture complètement hachée ne m'a donc pas laissé une bonne impression, et j'ai dû relire certains passages pour pouvoir rédiger mon résumé. Dans d'autres circonstances, je pense que j'aurais vraiment apprécié ce court roman car certains passages m'ont vraiment beaucoup touchée : l'espoir que met l'enfant dans son manuscrit et la manière dont il en parle, les retrouvailles entre Cheyenne et le narrateur devenu adulte, les confidences... Cependant, je suis passée à côté des détails et n'ai conservé que la trame générale. L'idéal serait que je le relise mais j'ai généralement beaucoup de mal à relire...

" Je me disais qu'il est parfois plus simple d'être un enfant devant la femme qu'on aime. Elle ouvrit vivement son sac, en tira une paire de lunettes rondes, façon grand-mère, qu'elle chaussa aussitôt pour me dévisager, fébrile :
- J'ai l'impression que ce n'est pas toi... que je n'ai pas le droit... que tu vas redevenir un petit garçon.
- Mais non.."

Cette expérience ne m'a toutefois pas fachée avec l'auteur puisque je suis en train de lire un autre de ses romans dont je vous parlerai la semaine prochaine avec plus de conviction cette fois...


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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 06:13

Je suis dans une période "polars" en ce moment, j'en ai d'ailleurs plusieurs qui m'attendent dans ma PAL et d'autres encore qui me font de l'oeil sur les rayons des librairies. Et j'y prends de plus en plus de goût. Alors quand Blog-o-book m'a proposé de me faire découvrir ce titre, je n'ai pas hésité un instant.


L'histoire:

Tout commence le soir du Réveillon de Noël, une femme est découverte nue sous un sapin devant le Ministère de l'Intérieur avec une lettre à l'intention de Vidocq le ministre. Une rançon est demandée, faute de quoi deux boîtes de conserve identiques à celle qui a été "livrée" avec le cadavre seront mises en circulation. Après analyse, il s'avère que cette boîte contient du foie gras, le foie d'un humain qui a été gavé de virus et prions en tous genres capable de tuer des centaines de milliers de personnes. Aussitôt l'inspecteur Le Meur, qui n'a pourtant rien d'un grand enquêteur est chargé de retrouver l'auteur de ce crime qui signe "L"ogre affamé". Parallèlement, le ministre fait appel à L'Oeuvre, une organisation secrète qui déplace l'un de ses meilleurs coureurs de nuit : Le Bonsaï. Et c'est dans les Landes qu'ils espèrent trouver L'Ogre, dans un camp de vacances très particulier appelé Ecovie...

J'ai trouvé ce polar très efficace. En effet, dès le début l'attention du lecteur est captée par un crime hors du commun où l'on flirte avec le cannibalisme. Qui peut être assez fou pour gaver une femme, telle une oie et menacer de créer une épidémie en commercialisant son foie contaminé? Voilà une intrigue à la fois originale et très actuelle puisqu'on y évoque grippe aviaire, ESB et autres virus dont on a beaucoup entendu parler ces dernières années.
Le camp d'Ecovie permet lui aussi de mener une réflexion intéressante sur l'écologie et le retour aux sources sans que cela ne devienne ennuyeux. En effet, Zinoviev, un exilé russe y rassemble des chefs d'entreprise et de riches hommes d'affaires. On y vient pour se ressourcer, pour chasser les bêtes à mains nues en prenant de véritables risques. Mais la dérive n'est pas loin, et du camp à la secte, il n'y a qu'un pas.
Un léger bémol cependant, j'ai été assez déstabilisée au début de ma lecture par le personnage du Bonsaï, en effet, c'est un personnage récurrent chez l'auteur, et les présentations ayant déjà été faites dans un tome précédent, il m'a fallu trouver le fil. Mais au final, cela ne gêne pas la compréhension du roman et les Presses de la Cité avaient fait les choses bien puisque j'ai reçu avec le livre quelques feuillets expliquants qui sont les coureurs de nuits et ce qu'est L'Oeuvre.

Je remercie donc BOB ainsi que les Presses de la Cité pour cette chouette découverte
.

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 12:06

La lecture du dimanche

 Voilà maintenant plus de deux semaines que je suis sans internet, je devrais être de retour très bientôt : Orange m'a annoncé une date technicien au 21 juin, soit aujourd'hui, et une date commerciale ( c'est-à-dire maximum ) au 26 juin. En attendant, je m'arrange pour programmer la lecture du dimanche depuis la connexion de mes parents... Cette lecture était prévue pour dimanche dernier à l'origine, mais j'avais égaré le livre lors du déménagement... Vous savez, quand vous vous dites que celui-là vous allez le ranger à part pour être sûr de bien le retrouver et qu'ensuite, il vous est impossible de remettre la main dessus...


 

L'histoire


Ben Ross est professeur d'histoire au lycée de Palo Alto en Californie. Ses méthodes sont généralement assez originales et il est apprécié pour cela. Un jour, alors qu'il travaille sur le nazisme avec sa classe de terminale, l'une de ses élèves lui pose une question à laquelle il est incapable de répondre : pourquoi personne n'a rien fait pour empêcher les nazis d'agir? Après une longue réflexion, il décide de mener une expérience au sein de sa classe en créant un mouvement fondé sur la discipline. Peu à peu, toute la classe se prend au jeu et rejoint La Vague dont le slogan est : « La force par la discipline, la force par la communauté, la force par l'action ». Cartes de membres, signes de reconnaissance... les adolescents se sentent ainsi plus forts et peu à peu le mouvement fait le tour du lycée. Ben Ross devient le leader d'un mouvement dont il perd le contrôle. En effet, lorsque certains élèves refusent de se joindre à la Vague, ils sont totalement exclus du groupe et un pas vers la dictature est franchi lorsque l'un des élèves est agressé....


Ce livre se lit très facilement et est assez captivant, seulement je n'y ai pas cru une seconde. En effet, sur la quatrième de couverture, on peut lire que « cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux Etats-Unis dans les années 1970 ». Et là, je suis très frustrée de ne pas avoir internet pour faire une petite recherche! En effet, j'ai du mal à concevoir comment les élèves acceptent les différents ordres donnés par leur professeur, notamment lors du premier cours qui lance l'expérience : «  Pendant vingt minutes, les élèves s'entraînèrent à se lever, à marcher dans la classe, et, au signal de leur professeur, à regagner le plus vite possible leur place en adoptant la position correcte. En aboyant ses ordres, Ben ressemblait davantage à un sergent instructeur qu'à un professeur. Une fois qu'ils eurent maîtrisé cet exercice, il compliqua encore les choses : à présent, ils devaient sortir dans le couloir avant de rejoindre leur chaise et Ben chronométrait leur performance. » Certes, mes références en matière d'élèves sont très contemporaines et à cette époque, ils devaient être plus dociles mais quand même je reste sceptique... Malgré cela, j'ai trouvé l'ensemble très intéressant et à la fois effrayant : il suffit parfois de peu de choses pour se laisser embrigader... je pense notamment au personnage de Robert, rejeté de tous, qui prend confiance en lui au sein du groupe. Ce livre a été adapté au cinéma et je suis assez curieuse de découvrir le film...


Je vous invite bien sûr à aller lire l'avis de Stephie.
A très vite, j'espère....

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 09:00

La lecture du dimanche

 

Voilà, la lecture du dimanche revient après une semaine de pause-déménagement, et quelle lecture! Il fallait bien un titre croustillant pour nous excuser auprès de nos lecteurs qui ont été déçus de ne pas avoir de lecture du dimanche à se mettre sous la dent la semaine dernière... Nous sortons donc des sentiers battus pour vous présenter cette semaine une lecture très particulière...et je vous avoue que j'ai hâte de lire l'avis de Stephie car je suis moi-même bien ennuyée pour vous donner mon avis...

 


L'histoire

Roger part dans la maison de campagne familiale avec sa mère, sa soeur, sa tante et une femme de chambre. Entouré par toutes ces femmes, il découvre peu à peu le désir charnel, au détour d'une caresse lorsqu'on lui donne le bain, ou en apercevant une entrejambe féminine qui s'égare... ( si, si! ). Il découvre alors que son corps réagit d'une drôle de manière et se livre bientôt à l'onanisme. Mais le corps féminin l'obsède et il est grand temps pour lui de passer à l'acte. Peu importe si cela se passe en famille... Non content d'  « enfiler » sa soeur, il séduit bientôt sa tante, ainsi que la femme de chambre et les différentes servantes qui gravitent autour de lui. Et c'est avec beaucoup de fierté qu'il nous narre ses exploits de don Juan.

 

Il est temps maintenant de vous donner mon avis.. Je suis très mitigée. Non pas que la littérature érotique ( le terme me paraît un peu faible concernant ce roman ) me gêne, au contraire, la lecture peut s'en révéler parfois fort agréable mais j'ai été assez gênée par l'inceste permanent... Fort heureusement, il n'y a pas de passage à l'acte avec la mère, chose que je craignais en avançant dans ma lecture, mais les parties de jambes en l'air entre frères et soeurs n'ont pas su me convaincre... Et puis, il faut être franche, j'ai trouvé ce texte assez mal écrit... ce n'est pas tant le vocabulaire très cru qui m'a rebutée, cela ne me dérange pas, et on s'y attend en lisant ce genre de roman, mais j'ai relevé pas mal de maladresses d'expression, notamment un « malgré que » et un « j'ai été » à la place de « je suis allé ». Ces maladresses ne sont pas dignes d'un Apollinaire et ont quelque peu heurté mes yeux... Peut-être imite-t-il volontairement l'expression d'un adolescent de treize ans, mais cela reste maladroit. Pour finir, j'ai trouvé cette histoire très peu crédible. Toutes ces femmes qui se laissent prendre sans broncher, mariées, enceintes, vierges, aucune ne se refuse à notre jeune don Juan... Il suffit qu'il leur attrape le téton et elles succombent dans la seconde... Hummm... Et la fin! Ce roman vaut le détour, ne serait-ce que pour cette dernière! J'ai ri tant elle m'a parue tirée par les cheveux.

Mais paradoxalement, je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé puisque je l'ai lu d'une seule traite ( il fait une centaine de pages ) et que je n'ai pas eu envie de le refermer. Disons que j'ai apprécié de (re) découvrir cette facette d'Apollinaire que l'on connaît peu en général.

 

Je vous invite bien sûr à aller découvrir l'avis de Stephie.

 

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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 09:13

La lecture du dimanche

Eh oui, voici déjà notre cinquième lecture du dimanche, et cette semaine nous avons choisi ce livre qui a été retenu dans le cadre d'une lecture commune plus large à laquelle nous participons toutes les deux. Je n'avais jamais lu Besson ( c'est marrant j'ai l'impression que je me dis ça toutes les semaines ... ), c'était donc une découverte totale pour moi.



L'histoire :

 

L'absence des hommes, c'est celle des soldats de la première guerre mondiale. Nous sommes en 1916 à Paris, et Vincent, lui, n'a pas rejoint les tranchées. En effet, il n'a que seize ans, il est donc trop jeune pour aller combattre. Mais durant cet été, il va faire deux rencontres. La première rencontre, c'est Marcel Proust qui a alors quarante-cinq ans, et une amitié très ambigüe voit le jour entre ces deux hommes. La seconde, c'est Arthur, un jeune soldat de vingt et un an, le fils de la dame qui travaillle pour ses parents. Et c'est avec Arthur, de retour en permission pour une semaine, que Vincent découvre l'amour.


Le livre se divise en trois parties. Dans la première, Vincent raconte ces deux rencontres et je dois avouer que l'écriture de Besson dans ce début de roman m'a profondément agacée. En effet, Vincent s'adresse directement aux deux hommes, par le biais d'un vous lorsqu'il s'adresse à Marcel et d'un tu lorsqu'il s'agit d'Arthur. Ce qui donne une série de "Je dis", "Vous dites" et de "Je dis", "Tu dis", le tout à la suite sans la ponctuation du dialogue ni la mise en page adéquate. J'ai trouvé toute cette première partie éprouvante pour le lecteur. De fait, le style a retenu toute mon attention au détriment de ce qui était raconté et je me suis véritablement ennuyée. Néanmoins, je peux dire que la rencontre avec Arthur est celle qui m'a le plus touchée, et les relations homosexuelles sont décrites avec beaucoup de tendresse et d'émotion, les deux jeunes gens sachant qu'ils n'ont qu'une semaine devant eux, et qu'ensuite, ils ne sont pas sûrs de se retrouver.
La suite du roman m'a davantage convaincue. Dans la seconde partie, Vincent se retrouve seul. Arthur est reparti au front, et Marcel a été appelé à Illiers pour régler une affaire de famille. Commencent alors deux corespondances parallèles. Et là encore, ce sont les lettres d'Arthur qui m'ont émue le plus, il évoque sa vie au front, ses peurs, ses angoisses mais aussi son espoir de revoir un jour Vincent. Par contre, j'ai  trouvé étrange la relation avec Marcel, entre amour et amitié, et je me demande ce qu'en aura pensé
Stephie, puisque même s'il n'y a pas de passage à l'acte, on est comme dans Le liseur dans une relation entre un adulte et un enfant.
Quant à la troisième partie, je ne peux en parler sans trop en dévoiler mais elle permet d'éclairer le début du roman. Elle permet de répondre à une question qui m'a suivie pendant toute la lecture " Où tout cela nous mène-t-il?"
Finalement, je ne garderai pas un souvenir impérissable de cette lecture même si j'ai beaucoup aimé la deuxième moitié du roman. Je ne suis pas sûre d'avoir envie de poursuivre avec cet auteur. En fait, je me demande si ce style qui m'a particulièrement énervée se retrouve dans ses autres romans...

Je vous invite bien sûr à aller lire l'avis de
Stephie que j'ai moi-même hâte de découvrir.
Et je vous dis à la semaine prochaine pour la sixième lecture du dimanche!

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 11:32

La lecture du dimanche

Pour notre troisième lecture du dimanche, nous avons choisi ce titre qui était dans ma PAL depuis la virée au salon du livre. J'avais lu un article il y a quelques mois sur un blog et cette lecture me tentait beaucoup, malgré une couverture digne d'un roman pour adolescente...



L'histoire :

Sherry Seymour est professeur de littérature anglaise à l'université. La quarantaine, mariée à Jon depuis plus de vingt ans, une relation stable et saine, un fils Chad parti depuis peu à l'université. Une vie tranquille donc, jusqu'à ce matin de la Saint - Valentin où Sherry découvre dans son casier un petit morceau de papier jaune déchiré sur lequel est écrit : Sois à moi pour toujours. Ce billet, en apparence si anodin va avoir des conséquences inimaginables sur la vie de cette famille. Sherry est troublée par ce mot qui la flatte également : à son âge, elle est encore capable de plaire. D'autres messages viennent ensuite s'ajouter dans son casier, et le trouble grandit : qui est cet admirateur secret? Son mari, Jon, loin d'être jaloux, voit se raviver son désir pour sa femme qui semble plaire à un autre homme. Leur fils ayant quitté le nid familial, ils vivent une deuxième jeunesse, se retrouvant tels qu'ils étaient au début de leur relation. Mais Sherry cherche à savoir qui est cet homme qui éveille en elle un tel désir, et lorsqu'elle apprend qu'il s'agit très probablement de Bram, un professeur de mécanique, Sherry perd le contrôle...

Je suis entrée très vite dans ce roman dont l'écriture est fluide et agréable à lire. C'est Sherry elle-même qui est la narratrice et j'ai aimé suivre son point de vue sur sa propre descente aux enfers. L'étonnement, le trouble, le désir vont crescendo, et tout comme elle, je me suis laissée emportée par cette histoire dans laquelle il semble impossible de faire machine arrière. Les événements s'enchaînent, et le lecteur à l'image de la narratrice va de découvertes en révélations toutes plus étonnantes les unes que les autres, et aux conséquences terribles... En effet, j'ai apprécié d'entrer dans l'intimité de cette famille en apparence si parfaite et soudée et de découvrir les faux-semblants, les mensonges, les actes irréparables... Et le désir, plus fort que tout, est à l'origine de tout cela. Laura Kasischke nous montre une femme incapable de résister à cet appel charnel, le sexe a donc une place assez importante dans ce roman, souvent de manière assez crue, mais toujours narré avec une tension extrême. Bizarrement, il m'a été impossible de juger cette femme adultère tant elle semble avoir perdu pied, elle est emmenée malgré elle, et surtout à travers de nombreux malentendus dans une histoire qu'elle ne maîtrise pas...

Une lecture que j'ai beaucoup appréciée donc, et encore une réussite pour la lecture du dimanche.
Je vous invite à aller découvrir l'avis de
Stephie assez différent du mien.
Vous pouvez lire également l'avis de Kathel .

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 13:22

J'ai découvert Didier van Cauwelaert il y a quelques semaines grâce à Stephie et à notre première lecture du dimanche. J'ai été très tentée de poursuivre l'aventure avec cet auteur et c'est donc tout naturellement que je me suis tournée vers ce titre que Stephie avait lu pour l'occasion. D'autant que la quatrième de couverture est très intriguante: J'ai tout perdu sauf la mémoire. Il m'a volé ma femme, mon travail et mon nom. Je suis le seul à savoir qu'il n'est pas moi : j'en suis la preuve vivante. Mais pour combien de temps? Et qui va me croire?

 

 


L'histoire :

Victime d'un accident de la circulation, Martin Harris sort de l'hôpital après être resté quelques jours dans le coma. Mais lorsqu'il sonne chez lui, c'est un autre homme qui lui répond. Cet homme se fait appeler Martin Harris et semble avoir pris sa place auprès de sa femme. D'ailleurs, cette dernière paraît ne pas le reconnaître. Martin décide alors de porter plainte pour usurpation d'identité mais il comprend très vite que rien ne prouve qu'il soit le véritable Martin Harris, d'autant plus qu'il venait tout juste d'arriver en France quand l'accident est survenu et que mise à part sa femme, personne n'est susceptible de l'identifier... Seule la conductrice du taxi qui l'a renversé semble prête à le croire et à l'aider. Mais cela sera-t-il suffisant?

Encore une lecture très agréable qui m'a tenue en haleine au fil des pages. Je me suis beaucoup attachée au personnage principal, qui est également le narrateur. J'ai souffert avec lui, il faut dire que l'identification est efficace... et bien souvent, j'ai eu envie de me porter garante de son identité. Quelle histoire terrible, comment cela peut-il être possible? J'avais beau chercher, je n'ai jamais réussi à trouver la solution de cette énigme... et je n'avais donc qu'une envie : arriver au bout pour avoir le fin mot de l'histoire. Eh bien, j'ai été déçue. Oui, encore... Je suis particulièrement attentive aux fins, vous l'aurez sans doute remarqué, et j'aime qu'elles soient bien construites. Alors certes, je ne m'attendais pas à cela mais j'ai trouvé cette fin trop rapide, un peu bâclée... et surtout décevante... C'était donc ça? Malgré tout, cette lecture reste agréable, mais après un tel suspense, je m'attendais à être davantage bousculée par la révélation finale...

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 20:32

Après avoir lu plusieurs articles sur ce livre, j'étais très intriguée par cette histoire peu banale et j'avais envie d'en savoir plus! Je me suis donc précipitée en librairie et il n'a pas eu à attendre très longtemps sur ma PAL!


L'histoire :


Lynn  vient de passer six mois dans un centre où elle a été soignée pour une profonde dépression. De retour chez elle, elle tente de reprendre le cours de sa vie. Pour faire face à ses difficultés financières, elle décide d'aller voir son ex Heinz afin qu'il lui propose un emploi dans son hôtel. C'est ainsi qu'elle y entre comme femme de chambre. Cet emploi lui permet d'assouvir sa manie de la propreté.  Peu à peu, elle quitte l'hôtel de plus en plus tard, trouvant dans son métier un moyen de lutter contre la solitude et l'oisiveté qui pourraient la faire replonger. Durant les longues heures qu'elle passe dans les chambres, Lynn se met à observer et nettoyer les affaires personnelles des clients. Mais un mardi, elle va plus loin : elle enfile la veste de pyjama du client de la chambre 303. Mais des pas s'approchent dangereusement et la clé tourne dans la serrure. Prise de court, elle se cache sous le lit où elle va rester toute la nuit, pénétrant ainsi dans l'intimité du client. Dès lors, une routine s'installe : chaque mardi, elle renouvelle cette expérience découvrant ainsi ce que cachent certains clients...

J'ai lu ce livre quasiment d'une traite : l'écriture est fluide et l'histoire est suffisamment intriguante pour qu'on ait envie de tourner les pages, et de savoir à quoi ressemblera l'intimité du client suivant. On se demande également  si un client finira par s'apercevoir de la présence de Lynn.
J'ai trouvé le personnage de Lynn attachant : sa souffrance transparaît clairement . Et j'ai été particulièrement touchée par ces routines qu'elle met en place afin de ne pas se retrouver seule face à elle-même. Elle se réfugie alors dans la présence de l'autre mais on se rend bien compte que tout ceci est artificiel. En effet, le lundi, elle voit Heinz, même s'il est clair dès le début du roman que leur relation est terminée. Le mardi, elle se réfugie dans l'intimité d'un client qui ignore tout de la situation. Le jeudi, elle appelle sa mère, et c'est un peu la même chose chaque fois, elles n' ont rien à se dire. Et puis il y a le samedi...
Cependant, je n'ai pas été totalement emportée par cette histoire malgré un thème original qui demandait vraiment à être creusé. J'ai trouvé que l'ensemble manquait de relief, qu'il y avait finalement peu de rebondissements et qu'il ne se passait pas grand-chose. Lynn semble condamnée à la banalité, et même si elle fait quelques découvertes intéressantes, je n'ai jamais été véritablement surprise. Par contre, j'ai beaucoup apprécié la fin, et j'ai refermé ce livre avec le sourire aux lèvres.
Une lecture agréable et sympathique donc, mais sans plus.

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 06:00

Eh oui, encore elle! J'en vois déjà qui soupirent... Mais que voulez-vous, quand on aime, on ne compte pas... Mais que les anti-Nothomb se rassurent, je lis plus vite qu'elle n'écrit...  Bon trève de plaisanterie, je n'ai pas su résister à cette magnifique couverture colorée où l'on voit Amélie, un sabre entre les doigts. Le ton est donné, voilà un nouveau roman autobiographique sur ses années passées au Japon.



Nous sommes en 1989, Amélie est de retour au Japon, pays dans lequel elle a passé les premières années de sa vie. Amélie est étudiante, elle nous fait donc le récit de l'année qui précède son entrée dans la vie active, qu'elle a si bien décrite dans Stupeur et tremblement.

"Le moyen le plus efficace d'apprendre le japonais me parut d'enseigner le français." C'est ainsi qu'Amélie laisse une annonce dans un supermarché et qu'elle est contactée très rapidement par Rinri, un jeune étudiant  japonais, fils de bonne famille. Mais très rapidement cette relation professeur/ élève prend une autre tournure. Amélie et Rinri partagent beaucoup de choses ensemble, et c'est l'occasion pour la jeune femme de découvrir la culture japonaise et ses particularités.  Rinri semble fortement épris d'Amélie et cette dernière l'aime beaucoup. Mais elle a conscience que cet adverbe est en trop. Or, les mois passent, et il est bientôt question de mariage....

J'ai beaucoup aimé cette lecture qui m'a plongée dans la culture japonaise que je connais peu. Et c'est avec beaucoup d'humour et de tendresse à la fois qu'Amélie Nothomb nous fait partager son expérience d'"étangère" à laquelle on s'identifie aisément. J'ai souvent souri devant le décalage entre les deux personnages qui pourtant semblent complémentaires. Pas de disputes, pas d'incompréhension mais une grande tolérance qui permet à chacun d'apprendre de l'autre tout en conservant ses propres convictions : " Rinri, respectueux de la tradition, se récurait entièrement dans le lavabo avant d'entrer dans le bain : on ne souille pas l'eau de l'honorable baignoire. Je ne pouvais pas me plier à un usage que je trouvais si absurde. Autant mettre des assiettes propres dans un lave-vaisselle." Ce livre est également une véritable invitation au voyage et on découvre les paysages japonais à travers le regard très enthousiaste de l'auteur :  le mont Fuji, Tokyo, l'île Sado... Sans oublier les nombreuses évocations culinaires qui ont su trouvé écho en la gourmande que je suis et m'ont mis l'eau à la bouche.
Bref, une lecture agréable, drôle et touchante à la fois ( la fin m'a vraiment émue ). J'ai passé un bon moment : un Nothomb comme je les aime!

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 06:00

Après avoir lu avec grand plaisir le tome 1  et le tome 2  des Chroniques de San Francisco, j'ai décidé tout naturellement de me plonger dans le troisième épisode afin de poursuivre cette formidable aventure. Il faut dire que nous en avions beaucoup discuté avec Stephie ces derniers jours et que j'avais envie de retrouver l'ambiance du 28, Barbary Lane.


Que nous réserve Maupin dans ce nouvel épisode?

Plusieurs années se sont écoulées depuis le deuxième tome...

Mary Ann vit toujours chez Anna Madrigal, mais sa situation professionnelle et sentimentale a évolué : elle travaille désormais à la télévision, même si seulement cinq petites minutes quotidiennes d'antenne lui sont réservées pour évoquer les bons plans du moment. Mais un jour, elle reçoit un appel de Frannie Halcyon, l'épouse de son ancien patron qui lui annonce qu'elle a un scoop à lui révéler : sa fille Dede que tout le monde croit morte est de retour avec ses jumeaux, et elle cache un terrible secret! Quant à sa vie amoureuse, elle mène désormais une relation suivie avec Brian qui travaille toujours chez Perry.

Mouse quant à lui, travaille dans un magasin de plantes tenu par son ami Ned. Il est séparé de Jon depuis un moment et a repris une vie dissolue, multipliant les conquêtes d'un soir.

 

Parallèlement, nous faisons la connaissance avec de nouveaux personnages : Prue est chroniqueuse pour un magasine people. Elle cherche son chien Vuitton  depuis plusieurs jours dans le parc où il a disparu lorsqu'elle fait la connaissance de Luke qui vit dans une sorte de cabane cachée au fond du parc.

Bien entendu, comme dans les deux tomes précédents, les destins de ces personnages vont se croiser, se recroiser et s'entrecroiser dans des conditions toujours aussi extraordinaires qui régalent le lecteur.

Cependant, il faut bien que je l'avoue, j'ai été un peu déstabilisée par le début de ce troisième tome pour une raison toute simple : j'ai eu des difficultés à trouver mes repères. L'ellipse temporelle de plusieurs années a pour conséquence de nombreux changements dans la vie des personnages et les informations nous sont données au fur et à mesure de la lecture, distillées ça et là dans l'intrigue. Par ailleurs, beaucoup de nouveaux personnages apparaissent : Prue, Luke ( dont j'ai parlé plus haut ) mais aussi le père Paddy Starr, un certain *** , star dont le nom n'est pas révélé, Bill une nouvelle conquête de Mouse... Pendant ce temps, d'autres ont disparu ou sont peu présents : Mona qui a quitté Barbary Lane, et Anna Madrigal que l'on voit trop peu à mon goût dans ce tome.

 

Bon, une fois tous ces changements mis en place dans ma petite tête, j'ai retrouvé l'atmosphère propre à ces Chroniques et j'ai dévoré ce tome avec grand plaisir. J'avais d'ailleurs beaucoup de mal à le lâcher, puisque Maupin maîtrise avec brio l'art du suspense, passant d'un personnage à un autre chaque fois qu'un événement important est sur le point de se produire : on a parfois l'impression de lire plusieurs histoires en parallèle mais tout finit par faire sens, chaque personnage se trouvant relié aux autres à un moment ou à un autre. Bref, je suis ravie à l'idée de lire le quatrième épisode qui se trouve déjà dans ma PAL.

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