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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 07:00

La lecture du dimanche

Eh oui, nous voilà fidèles au poste comme chaque dimanche... La lecture du dimanche a décidé de ne pas prendre de vacances. Et après un livre très léger
la semaine dernière  nous vous proposons cette semaine un sujet totalement différent et beaucoup plus grave. Cela faisait un petit moment que j'avais envie de lire ce livre et c'est le magnifique billet de Heide qui avait achevé de me convaincre.

L'histoire :

 

Tout bascule un mercredi après-midi lorsque Justine reçoit un appel du SAMU : son fils Malcolm vient d'avoir un accident. Renversé par une voiture, il est tombé dans un coma très profond. Le chauffard ne s'est pas arrêté, tout ce que l'on sait, c'est qu'il s'agit d'une Mercedes de couleur moka, vraisemblablement conduite par une femme. Un témoin a pu noter partiellement la plaque d'immatriculation. Justine et son mari Andrew sont effondrés, l'enquête piétine, la police ne semble pas considérer leur affaire comme prioritaire. Mais Justine ne peut rester là à attendre, elle décide de prendre les choses en main et de retrouver celui qui a fait ça à son enfant.

Ce roman m'a beaucoup émue, de la première à la dernière page. C'est Justine, la maman de Malcolm qui est la narratrice et on pénètre ainsi au plus profond de son désespoir et de sa souffrance. Je ne suis moi-même pas encore maman, et pourtant j'ai bien senti que Justine avait été touchée dans sa propre chair et qu'elle était prête à tout pour son enfant : elle lui en fait d'ailleurs la promesse, elle retrouvera celle qui l'a renversé.

Ce roman m'a beaucoup rappelé la lecture de  
Puisque rien ne dure de Laurence Tardieu dans la manière dont réagisse les deux parents, à savoir très différemment. En effet, Andrew a confiance en la police, aussi longue l'enquête soit-elle, et demande à Justine de les laisser faire leur travail. Justine, elle, doit agir si elle ne veut pas sombrer dans la folie. Tatiana de Rosnay a donc cerné dans son roman le fossé qui peut se creuser dans un couple face à un tel drame: peut-on continuer à vivre ensemble, comme avant, avec ce poids? Life must go on Justine dira Andrew tandis que pour Justine plus rien ne pourra être comme avant tant que le chauffard ne sera pas arrêté.

 

On aurait pu très vite tomber dans la monotonie et le pathos, c'est ce qui me fait peur dans ce genre de roman... Mais très vite, Justine prend les choses en mains et mène l'enquête : le suspens est donc présent et j'ai eu du mal à faire une pause dans ma lecture, tant je voulais savoir comment elle réagirait une fois en face du chauffard. Chauffard, oui, car comme le souligne Justine, la forme féminine chauffarde n'existe pas, et pour elle, il semble impossible qu'une femme ait pu renverser un enfant sans s'arrêter...

Voilà encore une lecture du dimanche réussie pour moi, je vous invite bien sûr à aller lire ce que
Stephie

en a pensé. Je crois avoir ma petite idée...

kalistina et lasardine de la ronde des post-it l'ont lu également mais ont un avis plus mitigé.

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 12:52

Cela faisait un petit moment que ce livre attendait son tour sur ma PAL. Neph' me l'avait offert il y a quelques mois déjà et je ne l'avais pas encore ouvert, un peu rebutée par la première de couverture pas vraiment folichonne... Mais tout vient à point à qui sait attendre et je ne regrette pas d'avoir attendu, car j'ai pu le lire d'une traite grâce à la vie au ralenti des vacances!

L'histoire

Santiago Nasar va mourir. Ce n'est un secret pour personne, tout le monde le sait, sauf lui. Les frères Vicario ont marié leur jeune soeur Angela la veille. Mais son époux, pris d'une colère noire lorsqu'il découvre la nuit de noces venue que sa jeune épousée n'est pas vierge, la ramène chez ses parents. Angela avoue avoir fauté avec Santiago Nasar. Santiago Nasar a déshonoré la famille Vicario : Santiago Nasar doit mourir. Dans les rues, la fête publique continue à battre son plein et personne ne fait attention aux propos des frères Vicario désormais à la recherche de Santiago. Pourtant les deux frères sont armés chacun d'un grand couteau de boucher et personne ne va chercher à les retenir...

Entrer dans ce roman est réellement déconcertant, nous sommes en Colombie, et l'atmosphère est chaude et pesante... car à l'ambiance de fête liée au mariage d'Angela et de Bayardo San Roman se mêle le malaise, celui lié à cette mort annoncée dont seul le lecteur a conscience. En effet, dès les premières lignes du roman, et d'ailleurs dès le titre, le lecteur sait que Santiago va mourir. Et pourtant, ce n'est un secret pour personne puisque les frères Vicario ne s'en cachent aucunement, annonçant à qui veut bien l'entendre qu'ils sont sur le point d'abattre Santiago. Mais les circonstances sont telles, que personne ne les prend au sérieux : certains sont trop ivres, d'autres pensent que ce sont paroles d'ivrognes. Les quelques rares personnes qui tenteront d'intervenir seront contrées par des événements liés au hasard. Et le lecteur suit, totalement impuissant le déroulement des événements entre colère et malaise. J'ai vraiment apprécié cette lecture qui donne un rôle tout particulier au lecteur, j'ai frémi pour Santiago, j'ai eu envie de le prévenir, de lui hurler de faire attention... d'autant plus qu'à aucun moment, nous n'avons la certitude qu'il s'agisse bien de l'homme qui a osé déshonorer Angela. Et si cette dernière avait prononcé ce nom pour protéger un autre homme? Le destin qui attend cette femme m'a également beaucoup touchée mais je ne vous en dirai pas plus, j'ai déjà l'impression d'en avoir dit beaucoup... et je vous invite à aller le découvrir par vous-mêmes!

Je vous encourage également à aller lire l'avis de
Neph.

 

 

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 14:04

J'avais envie depuis un petit moment de relire quelques aventures de notre bon vieux détective Holmes... A vrai dire, je n'en avais pas lu depuis mes années collège, c'est-à-dire depuis une bonne dizaine d'années maintenant...  Alors quand j'ai vu ce titre Le vampire du Sussex, je n'ai pas hésité une seule seconde...


 


Ce recueil est composé de six nouvelles :

Dans Le vampire du Sussex, c'est Ferguson, mari inquiet qui prend contact avec Holmes. En effet, son épouse a été surprise suçant le cou de son tout jeune bébé, le sang aux lèvres... Sans compter ses accès de violence envers le fils de Ferguson, issu d'un premier mariage... On frôle ici le fantastique, et Holmes se lance dans une enquête bien mystérieuse...  Holmes vient ensuite en aide au Client célèbre, cet homme qui désire rester anonyme pour se préserver : sa fille s'est éprise d'un criminel et semble totalement aveuglée par l'amour... Dans L'aventure du soldat blanchi Holmes vient en aide à M. James M. Dodd qui ne comprend pas le silence de son ami Godfrey. Selon ses parents, il serait parti pour un tour du monde et ne serait pas de retour avant une année... Dans La pierre de Mazarin, Holmes part à la recherche d'un joyau de la couronne. Les trois pignons est le nom du domaine habité par la vieille madame Maberley. Lorsqu'un étrange agent immobilier lui propose de racheter son domaine avec tout ce qu'il contient au prix de son choix, madame Maberley fait appel à Sherlock Holmes. Enfin, dans L'aventure des trois Garrideb, Holmes s'interroge sur une étrange affaire d'héritage qui ne pourra être touché par M. Garrideb que lorsqu'il aura déniché deux autres M. Garrideb qui toucheront respectivement le tiers de l'énorme fortune en jeu.

J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre Holmes dans ces enquêtes en apparence complexes, voire insolubles. Et chaque fois, je me suis prise au jeu, m'identifiant au pauvre Watson dont le rôle se limite à l'observation et qui ne voit jamais rien venir. Explications, déductions, tout semble pourtant si simple quand Holmes nous explique sa démarche. J'ai particulièrement apprécié la nouvelle intitulée L'aventure du soldat blanchi car elle déroge à la régle : ce n'est pas Watson qui en fait la narration, mais Holmes lui-même et il commence son récit ainsi : " Mon ami Watson n'a pas beaucoup d'idées ; mais il s'entête sur celles qui lui viennent à l'esprit. Depuis longtemps il me supplie de raconter l'une de nos aventures." On trouve dans cette nouvelle toute la complexité du personnage, qui peut parfois se montrer déplaisant, n'hésitant pas à charger son compagnon : "Puisque je parle de mon vieil ami et biographe, je saisis l'occasion de faire remarquer que si je m'alourdis d'un compagnon dans mes diverses petites enquêtes ce n'est ni par sentiment, ni par caprice : c'est parce que Watson possède en propre quelques qualités remarquables...."  J'aime beaucoup cette ironie! Et je pense que je lirai d'autres enquêtes de Sherlock Holmes prochainement!

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 07:00

La lecture du dimanche

Cette semaine, nous avons choisi un livre qui nous a été proposé par Suzanne de
Chez les filles. Nous avions d'abord choisi un autre titre mais comme nous étions toutes les deux pressées de lire ce "manuel de survie à l'usage des filles larguées", nous avons un peu bousculé notre programme...



L'histoire:

En fait, ça n'en est pas vraiment une, même s'il y a bien un fil conducteur : la propre histoire de l'auteur, éternelle larguée... Tout commence par le récit de sa rupture avec Nate, prévisible et à la fois si soudaine, qui a pour cause l'usage de moults paquets de kleenex et la remise en question " mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça?". S'ensuit alors toute une réflexion, Alexandra Heminsley nous entraînant dans son "Royaume du largage" avec conseils et stratégies pour survivre à cette rupture qui n'est probablement pas la dernière : gaffe aux hormones, gaffe à la nouvelle coupe de cheveux coup de tête, gaffe aux chansons que vous écoutez... De toute façon, nous rassure-t-elle, même les plus grandes se font larguer, pensez donc à la pauvre Jennifer Aniston, lâchement largué par son Brad Pitt de chéri...

Il faut bien l'avouer, tout ceci est très léger... J'ai eu un peu l'impression de me replonger dans mes lectures adolescentes de "Jeune et Jolie" ou "Girl" puissance 253 pages... Fort heureusement, il faisait beau jeudi quand je l'ai lu, et je dois avouer que c'est une lecture parfaite pour la terrasse au soleil, ce livre dans une main, un soda dans l'autre... J'ai souvent souri, soit parce que c'était franchement drôle - il faut reconnaître que le largage de Didon est assez truculent - soit parce que c'était quand même bien niais... Ou alors, ce livre ne m'a peut-être tout simplement pas parlé... J'ai eu du mal à m'identifier à l'auteur...il faut dire que mon dernier largage remonte à l'été de mes quatorze ans, et qu'à cet âge, on ne le vit sans doute pas de la même manière... Bref, une lecture drôle et agréable mais à laquelle je n'ai pas vraiment accroché.

Je vous invite bien sûr à aller lire l'avis de
Stephie et je remercie bien sûr les éditions Belfond et Suzanne pour cet envoi.

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 15:01

Ce n'est pas la première fois que je vous parle de cet auteur que j'ai découvert grâce à Stephie. J'ai été très emballée au début mais je crois que je commence à me lasser... Les quatrièmes de couverture sont toujours très alléchantes : "Que faire lorsqu'on tombe amoureux d'une jeune femme au cours d'un déjeuner, et qu'on découvre au dessert qu'elle se déplace en fauteuil roulant?" Mais cette fois, j'ai été un peu déçue. D'ailleurs, ça fait un peu plus d'une semaine que je l'ai lu et j'ai repoussé le moment de vous en parler, peut-être parce que justement je n'avais pas grand-chose à en dire...


L'histoire :

Thomas mène une vie banale, pour ne pas dire monotone. Simple employé à la SACEM, il reçoit les gens derrière son bureau des renseignements. Un jour, Mme Germain-Lamart, une étrange vieille dame se présente à lui avec une demande très particulière : accepter son invitation à dîner en se présentant comme le Lieutenant Charles Aymon d'Arboud auquel il ressemble à s'y méprendre. Ce dernier a disparu en Bosnie, et la fille de Mme Germain-Lamart ne s'en est jamais remise, espérant toujours son retour. Thomas accepte de jouer le jeu et c'est ainsi qu'il fait la connaissance d'Hélène, une jeune femme handicapée qu'Edmée Germain-Lamart a pris sous son aile qui va lui donner une bien belle leçon de vie...

Voilà un résumé qui donne envie... Oui, c'est vrai l'histoire est belle et tendre. Une véritable leçon de courage et de tolérance nous est proposée dans ce roman par Didier van Cauwelaert. Hélène est un personnage hors du commun qui prend son handicap avec beaucoup d'humour et de philosophie. Pourtant, je n'y ai pas vraiment cru. Trop de choses m'ont semblé tirées par les cheveux, notamment le personnage d'Edmée qui selon moi, sonne assez faux. Alors oui, je suis un peu lassée de cet auteur, peut-être en ai-je trop lu d'un coup? Mais j'ai un peu l'impression de relire sans cesse la même histoire à une sauce différente : celle d'une femme merveilleuse et forte malgré toutes les souffrances qu'elle porte en elle qui vient au secours d'un homme perdu et lui redonne goût à la vie...Certes, c'est bien écrit. Certes, ça donne matière à réflexion. Mais j'ai un peu l'impression de tourner en rond... Je pense qu'une pause s'impose...

Mes lectures précédentes :
L'éducation d'une fée
Hors de moi
Cheyenne

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 15:54

Voilà un polar de plus à mon actif... j'en lisais vraiment très peu mais depuis que j'ai rejoint la blogosphère, j'en lis de plus en plus et surtout j'y prends vraiment beaucoup de plaisir. C'est pourquoi quand Suzanne de Chez les filles m'a proposé ce titre, je me suis fait une joie de l'accepter!

L'histoire :

Le ministre de l'Intérieur reçoit un appel d'Hubert de Vaslin, l'un des conseillers du premier ministre. Vaslin sollicite un entretien et semble nerveux. Mais Rebière, trop occupé par une réception, envoie son jeune chef de cabinet, Jean-Marc Ledauchy. Lorsque ce dernier arrive sur les lieux, il découvre Hubert de Vaslin mort dans son bureau. Meurtre? Suicide? Peu importe, un cadavre au ministère, c'est un "gros pépin" dont il faut se débarrasser... Le corps de Vaslin est ainsi retrouvé sur le parking de Consorama. Et c'est le commissaire Coralie Le Gall qui est chargée de mener l'enquête. Et ce qu'elle va découvrir pourrait bien compromettre certaines personnalités d'Etat entre manipulations et trafics financiers...

Voilà une intrigue vraiment intéressante! Et pourtant je ne suis pas spécialement attirée par le monde politique et ses pratiques souterraines... Mais Vaslin est un personnage attachant ( un peu froid, certes... ) et j'ai eu envie de connaître les raisons de sa mort étrange. Le lecteur est mené de découvertes en rebondissements et on tombe chaque fois un peu plus bas dans la malhonnêteté de ceux qui nous dirigent...
Seulement, voilà, j'ai envie de dire que c'est mal écrit... Je n'aime pas trop porter ce genre de jugement mais là, franchement je dis NON! Entre le langage cru, les expressions soi-disant "policières", les néologismes et les mots anglais francisés, il s'en est fallu de peu que je prenne mes jambes à mon cou dès les premières pages!!! Car Coralie Le Gall porte des djînes, elle assiste à des interviou, champouine la moquette et doit faire face à la malaventure... et comme c'est elle qui nous fait le récit de son enquête, on en mange à toutes les sauces!! De ce fait, je n'ai pas accroché au personnage du commissaire, je l'ai trouvée à la limite de la caricature et pas franchement sympathique. Alors heureusement que l'intrigue est d'un bon niveau parce que je ne serais jamais allée au bout de ce roman...

Je remercie
les éditions carnetsnord et Suzanne de Chez les filles pour cet envoi et je vous invite à aller lire l'avis de Neph qui est très proche du mien.

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 07:00

La lecture du dimanche

Voilà un petit moment déjà que j'avais envie de lire ce livre. Avec un titre digne de Walt Disney , une première de couverture assez provocante et un classement dans la catégorie policier, difficile de savoir à quoi s'attendre... Il n'en fallait pas plus pour que ce titre retienne notre attention pour une lecture du dimanche!


L'histoire:

 

Le Coupable cache bien son jeu : un professeur bien sous tous rapports, une vie tranquille en apparence... Mais il ne supporte plus sa femme, Irène, la garce qui le trompe avec tous les hommes du collège : le surveillant, l'inspecteur... Et lorsqu'il ramène son copain Léon à la maison, c'est toute une histoire. Car Léon est moche et sale, Léon aime le vin, trop, et Léon a de mauvaises manières qui ne sont pas du goût d'Irène. Un jour le Coupable en a assez, il tue sa femme et la congèle. C'est alors qu'il entraîne Léon dans une spirale infernale. En effet, il propose à ce dernier de venir s'installer chez lui et Léon assite impuissant à la descente aux enfers du Coupable... entre meurtres, trains miniatures, et poubelles qui s'entassent. Une amitié étrange qui mènera Léon au tout droit au commissariat en tant que témoin n°1...

Voilà une histoire assez déstabilisante... J'ai eu un peu de mal à entrer dans ce roman car le début n'est pas très clair, les personnages ne sont pas nommés et le lecteur doit se familiariser avec des personnages aussi variés que le Coupable, le Commis-Boucher, le Gamin ou encore la Vieille... Et puis peu à peu, on comprend et on découvre horrifié ce qui se déroule dans l'appartement du Coupable. C'est glauque, c'est sordide, exactement ce que j'apprécie et j'ai apprécié. Seulement voilà, on attend une issue, une explication car il nous manque encore certaines clés pour élucider cette enquête. Et puis vient la fin... avec deux révélations qui sont censées bousculer le lecteur : la première m'a agacée parce qu'elle relève un peu le niveau alors que j'aurais préféré qu'on tombe un peu plus bas dans le sordide ( oui, je sais, c'est très mal... ). Quant à la seconde, eh bien, aucune surprise pour ma part, j'avais bien pressenti quelque chose du genre... Bon, tout ceci est bien énigmatique pour qui n'a pas lu ce livre, alors je ne peux faire qu'une chose : vous conseiller de le lire parce que dans l'ensemble j'ai apprécié et également d'aller lire l'avis de
Stephie que j'ai moi-même hâte de lire!

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 09:58

Cela fait quelques années qu'on entend beaucoup parler de cet auteur, pourtant il ne m'a jamais vraiment tentée. J'ai tendance à classer ce genre de livres dans la "littérature de gare". Mais à force de le voir classer dans les meilleures ventes un peu partout et ce, depuis de nombreux mois, je me suis dit qu'il fallait quand même que je tente... On ne sait jamais et si je passais vraiment à côté de quelque chose? J'ai donc lu quelques quatrièmes de couverture et c'est sur celui-ci que s'est porté mon choix...


L'histoire :

Lorsque qu'on retrouve Layla après cinq années c'est la surprise générale. En effet, cette petite fille, alors âgée de cinq ans a disparu dans un centre commercial de Los Angeles. Et on la retrouve à l'endroit même où elle a disparu, cinq ans plus tard jour pour jour. Mais beaucoup de choses ont changé dans la vie de ses parents : ils sont séparés, et Mark qui ne s'est jamais remis de la perte de sa fille a trouvé refuge dans  la rue et dans l'alcool. Lorsque son ex-femme lui annonce qu'elle ne peut pas aller rechercher la petite  -mais quelle raison peut bien empêcher une mère d'aller rechercher son enfant disparue? - il n'a plus le choix, il se rend seul sur les lieux du drame.

Mais si Layla a gardé le sourire et semble en bonne santé, elle est cependant devenue muette... Qu'a-t-il bien pu se passer durant ces cinq ans?

Que dire de cette lecture?
Déjà, j'ai été agréablement surprise en rentrant dans le roman. En effet, je m'attendais à une énième histoire d'enlèvement d'enfant dans laquelle on suit la détresse des parents et l'enquête pour la retrouver. Ici ce n'est pas le cas, puisque le récit commence directement en 2006, l'année où l'on retrouve la petite Layla. Il y a certes des retours en arrière puisque le livre est composé de plusieurs chapitres intitulés Flashback mais cela a le mérite d'être original. Et finalement, je me suis laissée emportée par l'histoire... non pas par l'écriture que j'ai trouvé bien plate dans l'ensemble, mais par la construction de l'intrigue et le suspens qui est créé. En effet, parallèlement à l'histoire de Mark, on suit celle de deux autres personnages : Alyson, une jeune jet-setteuse droguée et Evie, une adolescente en quête de vengeance et bien sûr, au fil de la lecture, on se demande où l'auteur veut en venir, pourquoi est-ce qu'il nous parle de ces deux destinées particulières et quand vont-elles croiser Mark? Et j'ai aimé la manière dont ces trois destins se rencontrent. Par contre ( allez dites-le que vous me voyez venir...  ) j'ai détesté la fin... celle que l'auteur demande à son lecteur de ne pas révéler à ses amis au début du roman. Eh bien quelle déception! Je n'y ai pas cru une seconde et je m'attendais véritablement à une fin époustouflante après avoir été tenue en haleine dans les 250 premières pages. Dommage vraiment, parce que sans ça, j'aurais peut-être revu mon avis sur cet auteur. De fait, je pense que je ne lirai pas d'autres Musso, à moins que vous n'ayez un super titre à me conseiller! Mais au moins, j'aurai essayé...

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 17:24

J'ai découvert avec surprise que ce titre était sorti en poche en me promenant dans une de mes librairies favorites. Il faut dire qu'avec le récent déménagement, j'étais un peu coupée du monde et des nouvelles sorties en poche. Je n'ai donc pas hésité une seconde, puisqu'il était dans ma LAL depuis une éternité et que j'en ai énormément entendu parler... Donc voilà, maintenant je peux dire, que moi aussi, j'ai lu L'élégance du hérisson.




L'histoire :

 

Renée, 54 ans est concierge dans un immeuble parisien très huppé.  Elle aime la littérature, est très cultivée mais cette culture reste son jardin secret. En effet, elle fait tout pour se fondre dans le moule de la concierge : une vieille femme aigrie qui passerait ses journées à s'abrutir devant la télévision.

Dans le même immeuble vit Paloma, 12 ans. Ses parents sont très riches, et pourtant elle porte un regard très critique sur sa famille, et notamment sur sa soeur Colombe. Paloma ne supportant pas le monde dans lequel elle vit a décidé de mettre le feu à l'appartement de ses parents et de se suicider le jour de son anniversaire.
Les destins de ces deux personnages que tout semble opposer vont finir par se croiser, car au fond Renée et Paloma ne sont pas si différentes qu'il n'y paraît.  

J'attendais beaucoup de ce livre dont j'entends parler avec enthousiasme depuis presque trois ans maintenant. Et pourtant, je ne savais pas vraiment ce qui m'attendait, ne connaissant vraiment du contenu que ce que veut bien nous en dévoiler la quatrième de couverture. Et,  paradoxalement, j'ai dévoré ce livre alors que je ne l'ai pas trouvé si extraordinaire que cela. Certes, je me suis beaucoup attachée aux personnages, et à leurs réflexions philosophiques sur la vie. Certes, j'ai adoré l'alternance des points de vue et la manière dont l'ensemble du roman est construit, j'ai aimé les nombreux échos entre les deux narrations, notamment dans la troisième partie intitulée De la grammaire. Pourtant, je garde une impression générale de vide. La langue est magnifique même si j'avais l'impression parfois qu'il s'agissait surtout d'esbroufe... mais clairement, il ne se passe pas grand-chose dans cet immeuble, mise à part l'arrivée de M. Ozu... Et peut-être aussi la scène finale, qui pour cette fois, ne m'a pas déçue et m'a même beaucoup touchée. Mais du coup, je me demande bien comment il a été possible de l'adapter au cinéma, alors que les actions sont vraiment quasi inexistantes...
Pour faire court, je dirais que j'en garde une bonne impression générale mais voilà j'ai presque envie de dire : "Tout ça pour ça?"

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 17:03

Cela faisait un petit moment déjà que je voulais découvrir cet auteur, pourtant je n'avais pas envie de m'attaquer aux célèbres yeux jaunes des crocodiles. Pour une première rencontre, je me suis donc tournée vers ce roman qui avait l'avantage d'être épistolaire, genre que j'apprécie énormément.

L' histoire :

Kay Bartholdi est libraire à Fécamp. Un certain Jonathan Shields est passé dans sa librairie en son absence. En mission pour un éditeur américain, il doit parcourir la France pour en décrire les endroits les plus charmants afin de réaliser un guide. Il souhaiterait que Kay lui envoie régulièrement des romans dans les différents hôtels où il séjourne. Leur correspondance, d'abord très professionnelle change assez rapidement de tournure. En effet, leur passion commune pour la littérature les rapproche, leurs échanges deviennent plus intimes. Pourtant Kay ne parvient pas à se laisser totalement aller dans cette relation. Une expérience douloureuse qu'elle a vécue par le passé l'empêche de faire confiance à nouveau à un homme. Un homme dont elle sait finalement si peu de choses...

J'ai beaucoup apprécié cette lecture, tout d'abord parce que le roman est entièrement composé de lettres et que j'aime cette sensation de m'imiscer dans l'intimité des personnages. Par ailleurs, le thème abordé, l'amour des livres et des mots qui transparaît au détour de chaque page a forcément su toucher l'amoureuse des livres que je suis. Bien souvent, au cours de ma lecture, j'ai pensé à
L'amour est à la lettre A de Paola Calvetti qui pourtant ne m'avait pas convaincue. Le thème est le même mais Katherine Pancol va à l'essentiel, le roman est d'ailleurs très court et se lit d'une seule traite.

Un bémol, cependant, et vous me voyez sans doute venir : la fin... J'ai été vraiment agacée par ce retournement de situation et la révélation finale finalement tellement attendue que je n'avais rien vu venir... Malgré cela, j'ai vraiment apprécié ce petit roman, et je me suis déjà procuré Les yeux jaunes des crocodiles que je lirai donc prochainement.

Un petit extrait pour le plaisir :
" Un bijou, je vous dis, un bijou!
Un de ces livres qui vous marquent au fer rouge et dont on ne se relève jamais! Qui vous réveillent la nuit pour en goûter encore un petit peu! Qui vous collent à la peau et vous accompagnent partout comme un fantôme affectueux!"

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