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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 09:10

La lecture du dimanche

Cette semaine, nous vous proposons une lecture en partenariat avec
BOB. Nous étions toutes les deux tentées par le résumé de ce livre et nous avons toutes deux été sélectionnées.

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L'histoire :

Nous sommes en 1685. Guillaume Vallade, fils d'un des bâtisseurs de Roi accepte de loger chez lui pour une nuit des fuyards. Parmi eux, Esther, une jeune femme, dont le souvenir ne quitte plus Guillaume qui dès le lendemain, décide de les rattraper pour les aider à passer la frontière. Au moment d'embarquer avec un passeur, Esther demande à Guillaume d'aller voir sa soeur restée seule dans la maison familiale. C'est ainsi que Guillaume rencontre Jehane qui deviendra son épouse. Mais ce mariage est vu d'un mauvais oeil par le père de Guillaume qui lui avait trouvé une épouse parmi les filles de ses collègues bâtisseurs. Néanmoins, il ne peut lui refuser ce mariage puisque Guillaume a plus de trente ans. Ce dernier revient donc s'installer à Versailles, ce qui déplaît fortement à Louise, sa belle-soeur qui aimerait l'évincer au profit de son fils. Elle décide alors de l'accuser d'impuissance afin de le déshonorer. Et Jehane et Guillaume devront se soumettre à la terrible épreuve du congrès...

Cela devient fréquent, mais je suis de nouveau gênée par la quatrième de couverture qui met en avant cette cérémonie du Congrès, durant laquelle les époux doivent montrer, devant toute une assemblée de juges, médecins et prêtres qu'ils sont capables d'avoir des relations sexuelles. Certes, c'est le titre du livre et je comprends que ce soit vendeur, mais cet épisode arrive assez tardivement dans le livre. J'ai donc trouvé que le livre était un peu long à se mettre en route, puisque je m'attendais à être plongée directement ou presque dans ce procès.

De plus, le rythme est ralenti par l'alternance des époques : tantôt le moment des faits : la rencontre avec Jehane et le procès en impuissance, tantôt le moment présent où Guillaume, qui est le narrateur, raconte, exilé seul dans la maison de son grand-père où les seules visites qu'il reçoit sont celles d"un loup. Disons que cela permet de créer le suspense puisque le lecteur est invité à continuer sa lecture. Je me suis souvent dit "allez, encore un petit chapitre" jusqu'à arriver à la fin du roman sans m'en rendre compte. Le souci, c'est que dès les premières pages, le lecteur sait déjà quelle sera l'issue de cette histoire, et donc paradoxalement, si ce procédé crée le suspens, il en ôte également une part importante.

Pourtant, malgré ces petites réticences, j'ai aimé cette lecture. Il faut dire que ça se lit bien et surtout assez vite : les chapitres sont souvent très courts. Et une fois plongée dans le procès de Guillaume et son épouse, j'ai été complètement happée par cette histoire qui semble si loin de nous, si incroyable mais qui s'appuie pourtant sur des faits qui avaient vraiment lieu à une certaine époque. J'ai ressenti l'horreur et la peur avec les personnages, j'ai souffert avec eux et me suis offusquée de ces méthodes extrêmes. J'ai surtout été très touchée par le personnages de Jehane, qui malgrè ses nombreuses blessures, refuse d'abandonner et de fuir.

Une lecture agréable donc qui m'a permis de découvrir certaines pratiques d'antan que je ne connaissais pas.
Qu'en a pensé
Stephie? J'ai ma petite idée...

Je remercie
BOB pour m'avoir permis de participer à ce partenariat ainsi que les éditions Robert Laffont pour l'envoi de ce roman.

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 21:55

Je vous parlais il y a quelques jours de deux livres dont j'avais oublié de vous parler. Voici donc le second qui est le premier tome des Etranges soeurs Wilcox... Je ne pouvais bien évidemment pas passer à côté de ce livre dans lequel il est question de vampires, ces créatures que j'affectionne particulièrement!

23001109_4904963.jpgL'histoire :

Drôle de réveil pour Amber et Luna Wilcox... elles ont été enterrées vivantes. Qu'a-t-il bien pu se passer? Et pourquoi tous ces changements? Les deux soeurs semblent dotées d'une force surnaturelle. Leur père est mort, leur maison a brûlé et leur belle-mère semble avoir disparu. Pourtant, elles ne sont pas livrées à elles-mêmes, puisque ce sont les célèbres Sherlock Holmes et le Docteur Watson qui les prennent sous leur aile. Amber et Luna ne le savent pas encore mais elles ont été choisies pour rejoindre les Invisibles, une société secrète liée au gouvernement qui lutte contre les vampires et la menace qu'ils représentent pour l'Empire.

Une grande réussite que ce livre! Les personnages sont hauts en couleurs et ne nous sont généralement pas totalement inconnus. J'ai beaucoup apprécié de retrouver les personnages de Conan Doyle dans ce roman, reconvertis ici en membres d'une société secrète luttant contre une bande de vampires au chef si connu : Dracula. Dans un autre registre, le non moins célèbre Jack L'éventeur a lui aussi un rôle à jouer dans cette histoire : et si le tueur en série n'était en fait qu'un vampire assoiffé de sang? D'ailleurs Fabrice Colin est doué pour nous décrire l'atmosphère inquiétante des ruelles sombres de Londres. Le lecteur se laisse emporter et pénètre dans cet univers fantastique avec un réel plaisir. Ce livre se démarque ainsi des nombreuses publications sur le thème du vampire : bien écrit, de nombreuses références littéraires et culturelles, et surtout une intrigue originale très différente de tout ce qu'on a pu lire jusqu'à présent en littérature de jeunesse.
Le seul bémol? Quelques zones d'ombres subsistent... Mais en fait, ce bémol n'en est pas vraiment un, puisque ce livre est le premier tome d'une série et qu'il faudra donc attendre un peu avant de pouvoir lire la suite et lever certaines interrogations... Je n'ai donc qu'une chose à dire : Vivement la suite!

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 21:36

J'avais ce livre depuis quelques mois sur ma PAL, l'ayant reçu en specimen à la rentrée. Je l'avais mis de côté pour le lire à une période un peu plus propice, et il est donc temps aujourd'hui de le resortir... Je l'ai donc choisi pour la première session du défi J'aime les classiques , en lecture commune avec Marie des Carabistouilles à qui je l'avais envoyé à l'occasion du swap Cap sur Noël.



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L'histoire :

Scrooge est un vieil hommeavare et acariâtre, désagréable avec son entourage, voire détestable. Comme chaque année, il refuse l'invitation de son neveu à venir passer Noël en famille. Noël qu'il qualifie de sottise. Scrooge préfère rester seul chez lui. Mais ce soir-là, il assiste à une première apparition : Marley, son associé d'autrefois, décédé sept ans auparavant. Ce dernier est condamné à errer enchaîné et met en garde Scrooge car la même punition l'attend s'il continue à se comporter de la sorte. Il lui annonce la venue de trois esprits : le passé, le présent et le futur attendent Scrooge dans un étrange voyage durant lequel chacun des spectres tentera de raviver une lueur d'amour et de gentillesse dans le coeur si froid de Scrooge.

L'auteur avait intitulé ce conte Un chant de Noël mais le titre a été changé pour la sortie du film. Je préfère le titre original qui met bien en avant l'ambiance qui régne tout au long de ce conte. Une ambiance où joie et misère se mêlent, donnant au lecteur en même temps qu'au personnage principal, une belle leçon de vie et d'amour. Qu'y-a-t-il de plus important en cette période de Noël que de passer du temps avec les gens à qui nous tenons? C'est ce que Scrooge va comprendre grâce à l'intervention de ces trois spectres. En effet, pas de suspense, nous sommes dans un conte et cela se termine bien, comme il se doit. Dickens nous montre ainsi qu'il n'est jamais trop tard pour changer et laisser parler la bonté qui sommeille en chacun de nous. Un joli conte de Noël, agréable à lire et parfait pour (re-)découvrir Dickens. En tout cas une véritable invitation à se remettre en question et à réfléchir sur nous-mêmes.

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 14:30

La lecture du dimanche

En cette semaine de Noël, il nous a semblé naturel de vous proposer une lecture sur ce thème. J'avais ce livre en double suite à une erreur d'achat pour le swap Cap sur Noël, j'ai donc proposé à
Stephie de lui en envoyer un exemplaire.

9782266194846.jpgL'histoire:

Ce livre est en fait un recueil de quatre contes sur le thème de Noël.
Dans l'Arche de Noël, un jeune garçon  qui survit plus qu'il ne vit dans les rues de Londres va assister à une étrange conférence. Le garçon qui dort dans les combles d'un club londonnien s'étonne un jour de voir se réunir tous les membres un mercredi alors qu'habituellement, aucune assemblée n'a lieu ce jour. Caché il écoute l'histoire qu'est venu raconter Eliot Doe, un célèbre conteur pour enfants, l'histoire de la disparition de la Terre de tous les êtres magiques qui la peuplaient mille ans plus tôt.
Les petites espérances de Duane Reilly narre l'aventure d'un jeune irlandais qui a fui son pays pour échapper à la famine, pensant trouver refuge chez un ami de ses parents à Londres. Mais il découvre avec stupeur que cet ami est le dernier des alcooliques. Persuadé du bon fond de l'homme, il parie avec un jeune garçon qu'il trouvera à Londres une personne " dotée d'un coeur digne d'admiration". Mais la tâche se révèle difficile...
Noël à Coldbath Fields raconte comment l'enchaînement de certains événements peut conduire à une véritable catastrophe. Barnabas est condamné à quinze ans de prison pour un crime qu'il n'a pas commis et rien ne semble pouvoir contrecarrer ce concours de circonstances.
Enfin la Fessée du Père Noël offre au lecteur l'histoire des origines de trois célèbres personnages : Saint- Nicolas, le Père Fouettard, et le Père Noël.

Dans l'ensemble, je dois dire que j'ai beaucoup apprécié ces quatre contes qui nous plongent dans une Angleterre du milieu du XIXè siècle. Et je dois dire que très souvent, au cours de ma lecture, j'ai pensé à Charles Dickens qui est d'ailleurs cité dans l'un des textes. Le deuxième conte surtout m'a évoqué Oliver Twist puisqu'on y retrouve une bande d'enfants voleurs qui se propose de recueillir un garçon un peu perdu et de lui fournir un travail. Incontestablement, Romain Sardou s'en est inspiré. Et là où il excelle, c'est que son écriture a un petit côté désuet qui ne manque pas de charme et qui est donc parfaitement adapté aux histoires qu'il nous propose. J'ai lu sur différents blogs que Romain Sardou avait repris dans ces contes plusieurs aspects  de Sauver Noël et une Seconde avant Noël donnant l'impression de ne pas se renouveler beaucoup. Comme il s'agit ici de mon premier Sardou, je n'ai pas eu ce ressenti mais je me demande si je lirai ces deux romans... Peut-être à Noël prochain?  Une chose est certaine cependant, c'est que je relirai cet auteur. En attendant, cette lecture est idéale en cette période de fête. A lire au coin du feu avec un bon thé de Noël.

J'ai hâte de savoir ce que
Stephie en a pensé!

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 11:00

Ce sont les nombreux avis poditifs sur la blogosphère qui m'ont donné envie de lire ce roman. Pourtant, je ne suis pas particulièrement fan de cet univers fantastique ( c'est ainsi qu'il est défini sur la quatrième de couverture), d'ailleurs assez proche de la fantasy et de ces littératures de l'imaginaire très en vogue en ce moment. Comme nous nous sommes aperçues avec Calypso que nous étions toutes deux en train de lire ce livre, nous vous en proposons ajourd'hui une lecture commune. Alors pari réussi?


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L'histoire :

David est un petit garçon comme les autres. Sauf que sa maman est très malade et qu'il assiste, impuissant à la victoire de la maladie sur la vie. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, quelques mois plus tard son père lui annonce qu'il va se remarier avec Rose et que celle-ci est enceinte. C'en est trop pour David qui ne supporte pas que sa mère soit déjà remplacée dans le coeur de son père et que lui - même soit mis de côté au profit du petit Georgie. Alors, lorsqu'une nuit, il entend sa mère qui l'appelle, il n'hésite pas une seconde et se précipite vers cette voix qui le guide jusqu'à une brèche cachée dans le jardin. Une fois passé de l'autre côté, la brèche se referme et David comprend qu'il lui sera difficile de rentrer chez lui. Il croise alors un Garde Forestier qui le prend sous son aile et lui explique que seul le roi pourra l'aider à rentrer chez lui car il possède le Livre des choses perdues, dans lequel sont consignés de nombreux secrets. Mais la route jusqu'au royaume est longue et semée d'embûches...

Dès les premières pages, j'ai été conquise par le personnage et par l'écriture. Le personnage, tout d'abord, parce que je l'ai trouvé attachant et que j'ai souffert avec lui de voir sa maman malade. Il met en place de nombreux rituels, persuadé que s'il ne les respecte pas, sa maman ne guérira pas, et lorsqu'elle meurt, il culpabilise, se demandant s'il n'a pas oublié quelque chose dans l'un de ces rituels. Comment rester insensible? L'écriture, ensuite, qui vous emporte dans un univers magique, présentant le livre comme un conte dès la première phrase : Il était une fois - car c'est ainsi que toutes les histoires devraient débuter - un petit garçon qui avait perdu sa mère. Et pourtant, la couleur est déjà annoncée, un conte certes, mais pas comme les autres. Certes, on retrouve l'image de la gentille maman partie trop tôt et de celle qui prend sa place, la vilaine marâtre, mais les faits ne sont pas édulcorée, le lecteur est confronté sans cesse à la souffrance, à la mort, et parfois même à la violence : ici on ne cache rien. D'ailleurs le cadre choisi par John Connolly pour son récit est la Seconde Guerre mondiale.

Qu'en est-il du monde parallèle? Je dois avouer que je me suis complètement laissée emporter par cette quête du livre des choses perdues. Les rebondissements sont nombreux, on frémit avec David - même si on sait bien qu'il va s'en sortir puisqu'il reste encore plus de 200 pages et que le héros ne peut pas mourir tout de suite - qui doit affronter moultes créatures étranges, souvent mi-humaines, mi-animales. Et surtout, l'envie de savoir ce que contient le fameux livre nous pousse à tourner toujours un peu plus les pages. J'ai également beaucoup apprécié les histoires dans l'histoire. En effet, les compagnons de route de David font souvent appel aux contes pour lui faire comprendre les choses. Les contes sont ici détournés bien sûr : ainsi les Sires-Loups sont nés de l'union entre le Petit Chaperon Rouge et le Loup...
Vous l'aurez compris, j'ai aimé ce livre, même si comme d'autres bloggueuses, je m'interroge sur le véritable public visé. Deux couvertures différentes ont été choisies, l'une pour le rayon jeunesse et l'autre pour le rayon adulte. Pourtant, certains sujets abordés me semblent plutôt réservés à un public averti. A conseiller plutôt aux grands ados qui pourront saisir plus facilement certaines subtilités.

Je vous invite donc à aller lire l'avis de
Calypso.
Mais aussi les avis de
Stephie, Gio, Kalistina et Leiloona ainsi que d'autres répertoriés chez BOB.

Et je remercie tout particulièrement Emmanuelle des
éditions de L'Archipel pour cette belle découverte.

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 07:00

La lecture du dimanche

Lors de ma dernière virée en librairie, je n'ai pas su résister à ce titre à la fois intriguant et alléchant... Très pressée de le lire, j'ai proposé à Stephie d'en faire une lecture du dimanche. Vous imaginez bien qu'il n'a pas fallu insister beaucoup pour la convaincre la coquine! Je me doutais bien qu'elle apprécierait l'idée  puisque nous avions déjà eu l'occasion de vous présenter ce genre de lecture avec
Les exploits d'un jeune don Juan d'Apollinaire .

752473_2879115.jpgL'histoire :

Le narrateur est écrivain, il doit rendre prochainement son texte à son éditeur, un texte intitulé Contes à faire rougir les petits chaperons. Son inspiration, il la trouve directement auprès des trois femmes qui l'entourent. Carole, d'abord, sa compagne. Alice, la jeune soeur de cette dernière qui n'a pas froid aux yeux : elle a bien changé depuis le pays des merveilles. Et Louise, la bonne aux formes plus que généreuses. Durant leurs ébats, ils aiment se raconter des histoires coquines directement inspirés des contes pour enfants.

Voilà un livre savoureux à ne pas laisser entre toutes les mains... Si le récit cadre est purement érotique, enchaînant les ébats entre les différents personnages, les différents contes sont de vraies petits bonheurs. Ils sont détournés de manière très drôle : les trois petits cochons par exemple deviennent les trois petites cochonnes qui ne rêvent que d'une chose : voir le grand méchant loup. Malheureusement ce dernier, homosexuel, ne s'intéresse pas à elles mais rêve de sauter le mouton. Les différents jeux de mots m'ont souvent fait sourire. Car en plus d'être original dans le thème choisi, ce livre est drôlement bien écrit. Certes les scènes sont crues - pour ne pas dire pornographiques - mais la poésie est présente, les mots sont bien choisis, les métaphores sont nombreuses comme dans cet extrait par exemple : Je caresse les pétales et la corolle. Je pénètre puis ressors pour heurter le pistil. Je me cogne à ce butoir. Je l'écrase. Je reviens dans la grotte dont les parois sont maintenant incandescentes. Je m'y attarde. J'y flâne. Je paresse. Un bon moment de lecture, de la légèreté pour commencer les vacances dans de bonnes conditions!

 

J'attends avec impatience de lire l'avis de Stephie.

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 19:48

C'est en lisant récemment le billet de Calypso sur ce livre que je me suis rendue compte que je ne l'avais toujours pas lu et qu'il devenait urgent d'y remédier... Alors c'est avec ce livre ( entre autres) sous le bras que je suis ressortie de ma dernière virée en librairie.

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L'histoire :

C'est en tombant en panne avec son avion au beau du désert du Sahara que le narrateur fait la rencontre du petit prince, un bien étrange personnage qui lui demande de lui dessiner un mouton. Peu à peu, l'homme et le petit prince s'apprivoisent. Ce dernier lui confie alors qu'il vient d'une toute petite planète qu'il a quittée pour visiter le monde...

Dès les premières pages j'ai été enchantée, d'abord parce que le livre est beau, le papier est de qualité et les illustrations sont colorées. Une véritable invitation à plonger dans ce monde magique... avec en plus un appel aux enfants que nous avons été, nous adultes. Ce livre en effet, s'il s'adresse en apparence aux enfants par le biais d'une histoire simpliste nous amène en fait à réfléchir sur le monde qui nous entoure, sur l'image que nous pouvons renvoyer aux enfants, mais aussi sur des thèmes aussi forts que l'amour, la mort, le pouvoir. Le petit prince, dans un mélange de naïveté et de lucidité nous oblige à nous remettre en question. Le tout avec les mots justes et touchants de l'enfance.

Et pourtant... si ce livre m'a touchée, je suis bien loin d'avoir été subjuguée et d'avoir ressenti la magie dont beaucoup parlent dans leurs commentaires. J'ai aimée, certes, mais pas au point de me dire que je pourrais relire ce livre régulièrement. Peut-être que je ne l'ai pas découvert assez tôt et qu'une partie de l'enfant en moi s'est déjà éteinte?

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 20:07

C'est sur le forum Livraddict que j'ai découvert ce roman. Le résumé m'avait déjà mis l'eau à la bouche et le billet de Pauline qui a été très enthousiamée par cette lecture a achevé de me convaincre que ce livre était fait pour moi!

 arton15639L'histoire :

C'est à la Villa Camerelle que doivent se retrouver sept anciennes camarades de classe pour un weekend. Vingt ans après, Piera a organisé ces retrouvailles : certaines n'ont pas cessé de se fréquenter, d'autres ne se sont pas vues depuis de nombreuses années. Chacune s'y rend donc avec une certaine appréhension : sauront-elles retrouver leur complicité d'antan?
Une fois sur place, l'ambiance est plutôt détendue, mais l'absence de Piera, l'organisatrice, intrigue. Elle semblait tenir tant à ce weekend... Peut-être a -t-elle tout simplement raté son train? Et puis, il lui est impossible de les prévenir puisque la règle était de se couper du monde : les téléphones portables ont été bannis. Les six amies se rassurent comme elles le peuvent, multipliant les hypothèses. Lorsque Déda disparaît à son tour, l'explication est toute trouvée : Elle a dû appeler un taxi avec le portable qu'elle aura emporté malgré les consignes et filer discrètement pendant qu'on dormait. D'ailleurs, elle n'a jamais caché qu'elle était venue ici à contrecoeur. Mais la tension monte peu à peu, et d'autres disparitions s'enchaînent.

 

Dès les premières pages, j'ai été comme happée par ce roman. Le roman s'ouvre sur une description de la villa qui nous met tout de suite dans l'ambiance : "On raconte qu'un client y est mort"... La maison joue un rôle à part entière, de sombres rumeurs circulent à son sujet, des meurtres atroces y auraient été commis et elle cacherait des passages souterrains.

Pourtant, les premières pages sont assez légères, on suit les jeunes dans leurs préparatifs, on partage leur inquiétude mêlée de joie à l'idée de se retrouver comme vingt ans auparavant dans cette villa. J'ai beaucoup apprécié le changement régulier de point de vue qui permet au lecteur de se familiariser avec chacune de ces femmes. En effet, au début il est assez difficile de se repérer parmi ces sept personnages dont tous les prénoms ou presque se terminent en "a" . Et là, je salue la merveilleuse idée de joindre au roman un marque-page qui recense les principales caractéristiques de chacune. J'ai pu m'y reporter afin de ne pas perdre le fil et j'ai trouvé cela très appréciable.
Le début est plutôt calme donc, même si l'auteur distille déjà quelques éléments. Mais plus on avance, et plus la tension monte jusqu'à un point presque insoutenable. L'assassin est là, tout près, les murs de la villa respirent sa présence, le lecteur l'attend à chaque fois qu'il tourne une page, derrière un rideau, ou dans le mouvement d'une poignée de porte. L'atmosphère est étouffante, les jeunes femmes qui restent se voilent la face, comme pour se rassurer. Le lecteur est comme enfermé dans la villa avec elles, il épie les moindres faits et gestes pour tenter de comprendre... jusqu'à la révélation terrible du secret qui lie ces sept amies. Le rythme s'accélère jusqu'à la scène finale qui m'a laissée à bout de souffle, haletante, tant j'avais retenu mon souffle.
Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce thriller, et plus particulièrement le cadre et l'atmosphère que l'auteur a su créer ainsi que cette montée régulière d'une tension véritablement palpable. J'aimerais beaucoup découvrir d'autres écrits de Diana Lama qui n'en est pas à son coup d'essai, malheureusement il semble qu'il soit difficile de se les procurer... J'espère que certains seront traduits très prochainement!

En attendant, je remercie Nadine des
éditions de la Table ronde pour m'avoir permis de découvrir ce thriller!

Et je vous invite à aller lire ce qu'en ont pensé
Anneso, Pauline et Valérie.

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 07:00

La lecture du dimanche

Mon rythme de lecture est plutôt au ralenti en ce moment, il faut bien avouer que cette période n'est pas de tout repos... J'aspire vraiment à être en vacances pour me reposer et prendre le temps de lire. C'est d'ailleurs d'autant plus frustrant que mes lectures du moment me plaisent beaucoup et que j'amerais avoir le temps de les dévorer... Lorsqu'il s'agit de la lecture du dimanche, je m'accorde néanmoins un peu de temps car ce rendez-vous est devenu incontournable. Nous avons donc choisi de vous parler de ce titre, qui nous a été envoyé dans le cadre d'un partenariat organisé par
Bob.


9782749106229

L'histoire :

Dans ce roman autobiographique, l'auteur nous raconte comment il a fait la connaissance de Sana, une femme d'origine palestinienne. C'est lors d'un voyage en Australie que cette femme l'aborde pour lui dire combien l'un de ses romans a été important pour elle et lui demander une dédicace. Le lendemain, alors qu'il est attablé devant l'hôtel, elle se suicide sous ses yeux en sautant par la fenêtre de sa chambre. Dès ce moment, Richard ne cesse de penser à Sana.
Un an plus tard, en voyage à Paris pour une conférence, il rencontre Héléna et reconnaît dans son livre la dédicace qu'il avait laissé à Sana. Il demande alors à Héléna de l'aider à comprendre qui était Sana. Héléna a du mal à se livrer mais on comprend rapidement qu'une amitié hors du commun unissait les deux jeunes femmes : Sana la palestinienne, et Héléna la juive, dont la mère rescapée des camps est venue s'installer en Israël. Au fil des confidences, Richard est emmené sur des pistes qu'il n'aurait pu imaginer...

J'ai beaucoup aimé cette histoire, et il est difficile de croire qu'elle soit autobiographique, tant l'auteur a été malgré lui, mené sur les chemins sombres du terrorisme. Cet aspect du livre est assez inquiétant, et je me suis souvent demandée s'il ne risquait pas de mettre sa vie en danger en révélant de telles choses... Certaines révélations font véritablement froid dans le dos!
Le contexte historique m' a également beaucoup plu, une véritable réflexion est menée sur le déchirement entre ces deux peuples : les Palestiniens que l'on chasse de chez eux pour y installer les juifs, un peu comme un moyen de s'excuser pour tout ce qu'ils ont subi dans les camps. Héléna a un regard très censé sur ce conflit : "Les trois millions de Palestiniens qui vivent en exil n'ignorent pas notre haine. Nous ne devrions pas les oublier, eux, ni leurs frères et soeurs des territoires occupés, car tous sont capables de ramasser des pierres. Et ne vous y trompez pas, il y a assez de pierres en Palestine pour tuer tous les juifs d'Israël." Et pourtant, la quête de Sana est l'histoire d'une belle amitié entre ces deux peuples que tout sépare. Ce conflit très complexe est évoqué ici de manière très accessible et sous un angle plus personnel qu'historique. Il faut dire que j'ai beaucoup travaillé dessus et que cela a sans doute facilité ma lecture.

Bref, une très belle lecture qui a su me toucher... J'espère que
Stephie a été elle aussi touchée par cette histoire.

Je remercie
Bob ainsi que les éditions du Cherche-midi  pour m'avoir permis de découvrir ce roman.

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 13:10

Lorsque Ulike m'a proposé de découvrir cette nouvelle collection éditée par Armand Colin et intitulée "Les fiches de Monsieur cinéma", je n'ai pas hésité une seule seconde. J'aime beaucoup le cinéma mais je dois avouer qu'en la matière, ma culture reste à parfaire. Mon choix s'est donc porté sur Les monstres au cinéma.


Quand j'ai reçu mon exemplaire, j'ai été d'emblée séduite par l'esthétique. : la couverture colorée illustre très bien le thème et invite à ouvrir le livre pour découvrir ce qui se cache derrière ce visage de monstre. Le papier est de qualité et de nombreuses illustrations parsèment les différentes chapitres : une véritable invitation à la lecture.

Le livre se divise en plusieurs parties : l'auteur commence par redéfinir ce qu'est un monstre. J'ai d'ailleurs retenu une citation que je trouve absolument magnifique :
"La monstruosité physique des uns révèle la laideur morale des autres."
Eric Dufour s'interroge ensuite sur la représentation du monstre au cinéma en étudiant l'évolution des techniques jusqu'à l'ère du numèrique. J'ai trouvé plutôt intéressant de découvrir comment les monstres étaient créés à l'origine et j'ai appris par exemple qu'il était commun de déguiser les animaux.

Dans la troisième partie, l'auteur s'interroge sur ce qu'il faut montrer du monstre. Finalement, le simple fait de suggérer ne rend-il pas le monstre encore plus effrayant? Enfin l'auteur étudie les différentes caractéristiques du cinéma de monstres, ses différents codes.

J'ai appris beaucoup de choses en lisant ce documentaire et j'ai également aimé la réflexion qui est amorcée sur la monstruosité. Cependant, je m'interroge sur le public visé par cette nouvelle collection... En effet, la réflexion ne va finalement pas si loin et quelqu'un qui s'y connaît déjà bien en cinéma risque de ne pas apprendre grand-chose. En ce sens, le livre semble s'adresser plutôt aux débutants comme moi. Cependant deux choses m'ont gênée. La première, c'est que l'auteur semble considérer que son lecteur connaît tous les films dont il parle puisqu'il n'hésite pas à évoquer les dénouements... J'avoue avoir été frustrée, d'autant plus que certains films, dont je n'avais jamais entendu parler m'auraient bien tentée. La seconde chose, c'est la présence de quelques mots techniques que je ne connaissais pas et qui auraient sans doute nécessité un petit glossaire à la fin du livre. Ces mots ne sont certes pas nombreux, mais j'aime qu'un documentaire réponde à toutes mes questions et j'aurais aimé savoir ce que sont des slashers sans avoir à faire une recherche.

Malgré tout, cela reste une lecture intéressante et j'aimerais beaucoup découvrir un autre livre de la collection sur le thème, cette fois, des pervers au cinéma. Ceci dans la but de préciser mes impressions.

En attendant, je vous invite à aller lire les avis de Neph et Stephie qui ont toutes deux lu le volume sur le péplum.




Je remercie
Ulike ainsi que les éditions Armand Colin pour cette découverte.

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