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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 20:21

Le résumé de ce livre m'avait beaucoup intriguée et j'ai été frappée par son originalité. Aussi, quand BOB l'a proposé en partenariat avec les éditions L'archipel, je n'ai pas été capable de résister! Que la vie de lectrice est dure avec toutes ces tentations...

 


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D'abord une petite explication concernant le visuel : l'image n'est pas de très bonne  qualité, mais il s'agit d'une numérisation que j'ai empruntée sur le blog de 94sophie947708 - j'espère d'ailleurs qu'elle ne m'en tiendra pas rigueur. En effet, toutes les premières de couvertures disponibles étaient différentes de celle que nous avons reçue... Précisons tout de même que nous avons reçu le livre sous forme d'épreuve - j'aurai d'ailleurs l'occasion d'y revenir - et que la couverture a sans doute été changée entre temps...

L'histoire :

Les filles, ce sont Rose et Ruby, deux jumelles conjointes ou siamoises si vous préférez. Elles sont les soeurs craniopages ( c'est-à-dire reliées par le crâne ) les plus vieilles, à presque trente ans. Et quand Rose apprend que leurs jours sont comptées, elle décide d'écrire son autobiographie - ou devrais-je plutôt dire leur autobiographie. Nées pendant une terrible tempête, abandonnées à la naissance par leur mère, Rose et Ruby n'ont pas eu une entrée facile dans la vie. Pourtant, une infirmière, qu'elles appelleront ensuite Tante Lovey les prend sous son aile et les adopte avec son compagnon, l'oncle Stash. Dès lors, tout sera fait pour Rose et Ruby puisse vivre le plus normalement possible.

Je suis bien en peine pour donner mon avis sur ce roman... Comme je le disais plus haut, ce roman nous a été envoyé sous la forme d'une épreuve et je dois avouer que cela a considérablement ralenti et altéré ma lecture... Disons que le format n'est pas très engageant, ni très pratique surtout lorsque l'on a l'habitude d'emporter nos lectures un peu partout... J'ai dû lire d'autres livres en parallèle ( ce que je ne fais jamais d'habitude! ) et de fait, j'ai eu la sensation que cela traînait en longueur.
Malgré tout, je dois reconnaître qu'il s'agit d'un très bon roman et que je me suis régalée en lisant cette histoire vraiment originale! J'ai trouvé que la condition de ces soeurs conjointes était très bien décrite, vraiment réaliste, à tel point qu'on aurait envie de croire qu'il s'agit d'une véritable autobiographie. J'ai vu ces filles prendre vie sous mes yeux et j'ai été tour à tour émue, amusée, horrifiée par toutes les conséquences que cela peut avoir sur leur existence : d'ailleurs la première page du roman donne le ton puisque Rose nous explique tout ce qu'elle n'a jamais pu faire à cause de cette situation, comme par exemple avoir un entretien en privé, ou partager l'intimité d'un baiser... Pourtant, Rose et Ruby apparaissent comme deux personnes (et elles détestent qu'on les réduise à un seul être ) très fortes et qui vivent plutôt bien ce handicap et qui partage avant tout un amour très fort malgré leurs différences très prononcées. En grande partie, grâce à tante Lovey et oncle Stash qui sont deux personnages hauts en couleur. On peut dire que rien ne les arrête, et qu'ils ont choisi de se vouer corps et âmes à ces deux petites, faisant fi des réactions pas toujours commodes des gens. Il ne recule devant rien, allant même jusqu'à emmener les deux petites dans un périple extraordinaire en Slovaquie, le pays d'origine de l'oncle Stash.
J'ai particulièrement apprécié le procédé narratif : c'est d'abord la voix de Rose qui domine puis Ruby ose prendre la parole : sa soeur lui a confié un carnet de notes à feuillets jaunes. L'autobiographie de Rose est donc ponctuée des interventions de Ruby. Mais aucune des deux ne laisse l'autre lire ce qu'elle écrit, Rose estime que ce sera à l'éditeur d'insérer les notes de Ruby là où il le jugera bon, et en effet, lorsqu'on lit le roman, on a vraiment l'impression qu'elles ne se sont pas consultées, que les écrits se croisent plus qu'ils ne s'enchaînent.

Un roman que je vous conseille vivement donc, mais dans un format plus attractif!
Je remercie
BOB et les éditions L'archipel pour cette belle découverte.

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 12:56

Cela faisait un petit moment que je ne vous avais pas parlé vampire... Vous connaissez maintenant ma passion pour ces créatures, alors imaginez dans quel état je me trouvais lorsque j'ai vu que Livraddict proposait un partenariat avec les éditions Michel Lafon pour découvrir ce titre. Je n'ai bien entendu pas hésité une seule seconde!

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L'histoire :

Habituellement, le début des vacances rime avec insouciance. Malheureusement, pour Poppy, il rime plutôt avec maladie. En effet, on vient de lui diagnostiquer un cancer du pancréas et de lui apprendre que c'est incurable : Poppy doit se préparer à mourir. C'est alors que James, son meilleur ami, qu'elle aime en secret, lui fait une révélation : il a le pouvoir de la guérir et de l'aider à échapper à la mort. Mais tout ceci a un prix : elle deviendra un vampire et devra partir loin de sa famille, qui la croira véritablement morte. Cependant, James en lui faisant cette proposition désobéit aux lois du Nightworld - l'ensemble des créatures fantastiques qui nous entourent - à savoir qu'il est interdit d'en révéler l'existence. Il leur est également défendu de tomber amoureux des humains. La transformation de Poppy ne s'annonce donc pas si facile...

Inutile de faire durer le suspense, j'ai aimé ce livre. Il faut dire qu'il se lit très rapidement, et qu'une fois commencé, il est difficile de s'arrêter. Tout s'enchaîne très vite et on n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer! Il est difficile de ne pas s'attacher aux personnages : Poppy, l'adolescente pour qui tout s'écroule lorsqu'elle apprend qu'elle va bientôt mourir. James, le vampire, qui a la réputation d'un Don Juan et qui va sauver Poppy au péril de sa propre vie. Phil, le frère jumeau de Poppy qui se sent totalement impuissant et qui pense que James souhaite ajouter sa soeur à la liste de ses conquêtes...

Pourtant, j'ai trouvé aussi quelques défauts à ce livre. Disons que ça manque de méchants... A part Ash, le cousin de James qui représente une menace pour Poppy, tout semble trop facile et je n'ai pas vraiment tremblé... Le personnage du vampire me plaît parce qu'il est ambivalent : séducteur irrésistible et fascinant mais aussi créature dangereuse et destructrice. Or, ici, je n'ai pas retrouvé ce deuxième aspect du vampire, et cela manque. D'ailleurs, avec le titre de la série Nightworld - monde de la nuit - je m'attendais à rencontrer toutes sortes de créatures inquiétantes. Alors certes, il s'agit du premier tome, et qu'il faut le temps de tout mettre en place... Seulement, je me suis précipitée samedi sur le second tome qui est sorti très récemment et j'ai été très déçue! En effet, chaque tome est indépendant et moi, qui m'attendais à suivre la suite des aventures de Poppy et James, j'ai été très déçue de voir qu'ils n'apparaissaient plus. Le livre est donc resté dans le rayon. Je ne dis pas que je ne le lirai pas, mais ça n'avait plus rien d'urgent...

Enfin, si j'ai lu ce livre presque d'une traite tant l'intrigue m'a happée, certains passages m'ont précipitée violemment dans la réalité. Je ne sais pas comment expliquer ça, j'étais plongée dans l'histoire, complètement concentrée sur l'intrigue, vous savez avec cette impression d'être ailleurs. Jusqu'à ce que je tombe sur ces quelques phrases dissonantes qui m'ont presque fait rire. Alors, oui, il s'agit de littérature de jeunesse mais tout de même, dans un récit où il est question de vampires, on ne s'attend pas à trouver une phrase comme C'était ainsi qu'elle voulait partir, avec Bourriquet et son lion sur les coussins à côté d'elle. Mince, quoi, pour une future vampire, Poppy fait un peu nunuche!

 

Au final, mon avis peut sembler assez mitigé... En fait, je suis toujours frileuse lorsqu'il est question de littérature de jeunesse. Généralement, le point fort de ces livres, c'est pour moi l'intrigue : une histoire agréable à lire, du suspense, des rebondissements qui font que l'on passe un bon moment. Mais qui nous font prendre conscience aussi qu'on a peut-être tout simplement passé l'âge...

Je remercie bien évidemment
Livraddict et les éditions Michel Lafon pour cette découverte.

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 14:00

Petit précis d'orthographe à l'usage des récalcitrants

J'ai lu ce livre dans le cadre de la dernière masse critique proposée par Babelio. Je ne suis pas très en avance et je m'en excuse auprès de Guillaume, mais je dois avouer que je n'avais pas classé ce livre dans mes priorités, l'éditeur l'ayant envoyé avec plusieurs semaines de retard...

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Ce livre est une petite bible de l'orthographe. Identifier les différentes classes grammaticales, utiliser les bons signes de ponctuation, faire correctement les accords, éviter les pièges des homonymes : la langue française n'aura plus aucun secret pour vous. Et alors, me direz-vous, ce n'est qu'un énième livre de grammaire comme il en existe déjà tant... Oui, sauf que celui-ci est différent, et que contrairement à nos bonnes vieilles grammaires qui peuvent sembler rigides et que l'on n'a pas vraiment envie d'ouvrir, on se plonge dans Fauteur de troubles avec un grand plaisir. Si, si! Et je vais tenter de vous expliquer pourquoi...

Disons que le ton est donné déjà par la première de couverture qui est colorée, illustrée, notamment par un personnage de clown sur la gauche. Vous aurez sans doute également remarqué le jeu de mots du titre, de même que celui de la collection "Au pied de la lettre". Il ne s'agit en aucun cas de se prendre au sérieux, même si le contenu l'est, lui. Mais tout l'intérêt de ce livre se trouve dans la manière dont les choses sont amenées, toujours sur le ton de l'humour. On peut ainsi lire un chapitre intitulé " la ponctuation ou l'art de mettre les points sur les i ", et de nombreuses illustrations parsèment le livre : ainsi dans la partie consacrée aux mots à double genre, on trouve un chamant personnage avec une tête d'homme et un corps de femme.

Outre l'humour, tout est fait dans ce livre pour rendre la lecture agréable. On trouve ainsi de nombreuses citations tout au long du livre mais aussi moults exercices qui permettent de s'entraîner au fur et à mesure des leçons. Bon, il me faut avouer que je n'ai personnellement pas appris grand-chose n'étant pas moi-même récalcitrante à l'orthographe, ce qui est finalement rassurant... mais j'ai trouvé ce précis très bien fait et surtout attrayant, et je ne peux que le conseiller à tous ceux qui sont fâchés avec l'orthographe.

Par contre, j'ai beaucoup aimé la dernière partie plus théorique autour de l'orthographe : des réformes au langage SMS en passant par la dictée. Je partagerai d'ailleurs avec vous une citation sur cette dernière qui m'a beaucoup touchée :

La maîtresse se promène dans les travées entre les pupitres, sa voix sonne clair, elle articule chaque mot très distinctement, parfois même elle triche un peu en accentuant exprès une liaison, pour nous aider, pour nous faire entendre par quelle lettre tel mot se termine. Les mots de la dictée semblent être choisis pour leur beauté, leur pureté parfaite. Chacun se détache avec netteté, sa forme se dessine comme jamais aucun mot de mes livres ( Enfance, Nathalie Sarraute )

 

Vous trouverez également un avis sur ce livre chez Marie L. puisque nous en avons fait une lecture commune.

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 11:24

J'avais repéré ce livre chez Moka il y a quelques mois déjà, et comme tout vient à point à qui sait attendre, j'ai eu l'occasion de me plonger dedans puisqu'on me l'a prêté... Par contre, je n'ai pas trouvé de visuel avec la première de couverture que j'ai eue entre les mains. Disons qu'il s'agit exactement de la même sauf que le fond est blanc, et je dois reconnaître que je la préfère largement à ce jaune qui agresse les yeux...

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Ce livre est une autobibliographie. Annie François nous confie donc ce que représentent les livres pour elle et la relation qu'elle entretient avec eux depuis toujours. Le livre est divisé en nombreux chapitres très courts qui portent sur une foule de sujets en lien avec la lecture : Annie François nous parle de ses livres, ceux qu'elle emprunte, ceux qu'elle possède, ceux qu'elle jette aussi... Elle nous parle aussi de cette relation presque charnelle avec eux : la poussière qui les recouvre, le bruissement des pages que l'on tourne, l'odeur qui les caractérise. Elle nous confie également quelques-unes de ses expériences de lectrice : la lecture dans le métro, la lecture dans le bain et cette envie irrépressible qu'elle a eu un jour de plonger l'un de ses livres dans l'eau, les moments de partage avec son concubin lui-aussi lecteur... Ce livre est une succession de petits tableaux tantôt émouvants, tantôt drôles, tantôt agaçants aussi je dois le reconnaître!

Oui, parce que le lecteur ( moi en l'occurence ) s'identifie forcément à l'auteur en lisant ce livre et compare donc sa propre expérience avec celle d'Annie François, qui je dois l'avouer m'a parfois fait sortir de mes gonds... J'ai déjà eu l'occasion de vous en parler, les livres sont pour moi sacrés et je ne supporte pas qu'on écrive dessus, qu'on les corne, qu'on les malmène... C'est sans doute très bête mais j'aime qu'un livre garde son aspect neuf. Alors imaginez mon effroi quand j'ai lu que pour alléger les livres trop lourds à transporter sur la plage, Annie François en arrachait les pages au fur et à mesure, pages qu'elle dispersait de poubelle en poubelle! Sacrilège! Qu'est-ce que c'est que cette idée de consommer le livre comme un vulgaire paquet de mouchoirs? Un livre, ça se respecte ma bonne dame!
Bon, j'avoue, j'exagère un peu parce que finalement, j'ai aimé cette lecture. L'auteur partage avant tout son amour des livres et je me suis retrouvée aussi dans certaines de ses habitudes... notamment dans cette difficulté à prêter. Je suis très possessive avec mes livres et je les prête très rarement. J'en emprunte également très peu parce que je ne supporte pas de devoir me séparer d'un livre que j'ai aimé. D'ailleurs, l'auteur explique cela très bien : Je souhaiterais le garder pour le relire. Je vais l'acheter, d'ailleurs. Mais il aura l'air tout couillon, lu mais pas même ouvert. Ce que j'aimerais, c'est garder cet exemplaire là et rendre le neuf. Mais voilà, le prêteur n'est pas d'un autre bois que moi. Il aime son exemplaire, qui est un peu devenu le mien. La situation est d'autant plus cocasse que ce livre, on me l'a prêté, comme je vous le disais plus haut. Mais que la prêteuse se rassure, je n'ai pas l'intention de faire main basse sur cet exemplaire et de lui en substituer un autre! Une précision cependant : contrairement à Annie François, je ne garde pas pour relire car je déteste ça... Je garde parce que ces livres font partie de moi, de ma vie. J'ai envie de comparer ça aux photos. Elles permettent de figer un moment de notre vie, d'arrêter le temps en quelque sorte et de revivre le moment à l'infini. D'ailleurs, tout comme je garde les photos un peu floues, un peu ratées, je garde également les livres que je n'ai pas aimés, voire détestés. Parce qu'eux aussi font partie de mon histoire.

 

Finalement, je m'aperçois qu'au lieu de vous parler de ce livre, je vous parle beaucoup de moi... Sans doute parce qu'il invite le lecteur à réfléchir sur sa propre autobibliographie. Dans ce cas, le pari est gagné!

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 07:00

Je vous propose aujourd'hui une nouvelle lecture grâce à un partenariat avec le forum Livraddict et les éditions Nil ( Robert Laffont ). Et comme je le lisais en même temps que Marie des Carabistouilles, nous avons décidé d'en faire une lecture commune.

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

Harry Rent vient de perdre subitement son épouse. Cela faisait quelques années déjà que le couple se délitait. La passion avait peu à peu laissé place à l'incompréhension car Anna et Harry ne sont pas du même monde. Anna est issue d'une très riche famille dans laquelle on a du mal à accepter Harry. En effet, ce dernier radiologue, est en plus quelqu'un de très maladroit. Et Harry avait peu à peu pris ses distances en se consolant dans les bras de prostituées. Echouant dans tout ce qu'il entreprend, Harry décide, à la mort de sa femme, de changer, d'en finir avec le mensonge et tel Edmond Dantès, son modèle, de donner un nouveau tournant à sa vie. Et c'est sa rencontre avec Molly, une jeune serveuse, qui va constituer ce tournant. Harry décide de tout faire pour la conquérir, mais sa lutte contre les maladresses se révèle bien laborieuse et chaque fois qu'il entreprend quelque chose, cela tourne rapidement à la catastrophe.

Après une lecture comme
Hunger games difficile de se plonger dans ce roman... J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'univers d'Harry et à suivre les péripéties de ce drôle de personnage. Puis, je me suis laissée entraîner par cette histoire. Harry est à la fois drôle, émouvant, agaçant et attachant. Disons que sa gaucherie est souvent drôle mais que cela tourne parfois à la caricature. Trop, c'est trop, et il en perd de sa crédibilité... Les catastrophes s'enchaînent et on finit par les voir venir avec leurs gros sabots. Ainsi Harry, ému à l'idée de demander sa future femme en mariage fait tomber la bague qu'il lui a achetée dans les toilettes au moment où il tire la chasse d'eau, et il lui fait ensuite sa demande après qu'elle l'a surpris le bras dans la cuvette. La situation est cocasse mais l'auteur donne sans cesse l'impression de jouer dans la surenchère. Et pourtant, j'ai fini par m'attacher à cet homme paumé, parce que finalement, s'il fait sans cesse souffrir son entourage tant il s'y prend mal, il souffre beaucoup lui aussi. Mais les personnages les plus touchants sont pour moi les personnages féminins qui gravitent autour d'Harry : Anna, sa femme, Molly, la jeune serveuse qui a l'âge d'être sa fille mais qui lui a retourné le coeur, et Lucille, la collègue de cette dernière, que la vie n'a pas épargnée et dont Harry va se servir pour séduire Molly.
D'ailleurs, j'ai apprécié l'importance donnée au personnage d'Anna. En effet, on apprend sa mort dès le premier chapitre mais le récit alterne ensuite entre passé et présent. Le lecteur assiste en parallèle à la construction de l'ancien Harry et à celle du nouveau. Cela donne également un rythme intéressant au récit, et atténue certaines lenteurs. En effet, certains passages m'ont ennuyée comme le chapitre dans lequel Harry se rend au cours de Cycle Evolution et où on suit dans le détail l'heure de vélo en salle... L'envie de connaître la suite m'a incitée à tourner un peu plus les pages et au final je l'ai lu assez rapidement.

Mon avis est mitigé donc. Une lecture agréable que je qualifierais de gentillette et qui m'a fait passer un bon moment de lecture sans pour autant être transcendante. Je pense que je n'en garderai pas un souvenir impérissable.

Je remercie bien sûr Livraddict et les éditions Nil pour cette découverte et je vous invite à aller lire l'avis de
Marie que j'ai hâte de découvrir également.

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 10:54

Je vous propose aujourd'hui ce livre lu dans le cadre du travail. Je ne l'ai pas vraiment choisi puisque selon les établissements, les livres qui sont à notre disposition sont plus ou moins variés et dignes d'intérêt...

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

Valentin vit seul avec son père depuis la mort de sa mère, dans un quartier chic de Paris. Mais Valentin et son papa n'ont ni maison, ni appartement, ils vivent sous un pont dans une vieille péniche abandonnée. Ils déposent chaque jour devant eux la vieille boîte Valda pour obtenir quelques pièces, se rendent sur les lieux de marché lorsque ceux-ci sont terminés pour récupérer quelques légumes et survivent ainsi tant bien que mal. Jusqu'au jour où tout bascule : le père de Valentin ramasse les mégots jetés par un conducteur afin de s'en fabriquer une cigarette. Seulement, le lendemain il réalise en voyant le journal que cet étrange homme qui portait des lunettes de soleil en fin de soirée n'est autre que l'assassin qui sévit actuellement en étranglant ses victimes avec leur sac à main. Témoin oculaire, le père de Valentin ne peut pourtant pas témoigner auprès de la police puisque le jeune garçon, qui n'est pas scolarisé, risque de lui être enlevé...

En voilà une bonne surprise! Certes, ce livre se lit en quarante-cinq minutes pour un adulte et les caractères sont bien gros, mais n'oublions pas qu'il se destine aux enfants à partir de onze ans. Et j'ai trouvé ce livre très intéressant sur les valeurs qu'il transmet. En effet, il nous montre que les sans-abri ne l'ont pas toujours été et que parfois la descente aux enfers peut se faire rapidement. Ainsi, Valentin vivait heureux avec ses parents jusqu'à ce que sa maman décède et que son papa ne perde pied. Malika Ferdjoukh insiste également sur le fait que même lorsque l'on a tout perdu, on peut rester quelqu'un d'honnête et de respectable mais surtout que tant qu'il reste l'amour, tout espoir n'est pas perdu. Ainsi, même si Valentin n'est pas scolarisé, son père lui assure l'instruction, de manière assez bancale certes, mais cela reste un sujet important. On peut avoir l'impression en tant qu'adulte d'un trop-plein de bons sentiments mais je pense que les élèves ont été sensibles à cet aspect du livre. Ils ont également été sensibles aux nombreux rebondissements tout au long du livre ainsi qu'au suspense que l'auteur a su créer, ils se sont identifiés au jeune personnage - qui est le narrateur de cette histoire - et ont frémi avec lui lorsque son père a disparu. Quant à moi, je dois avouer que je me suis laissée également prendre au jeu...

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 09:00

La lecture du dimanche

Pour cette nouvelle lecture du dimanche, nous avons choisi de vous parler de ce livre qui nous a été gentiment envoyé par
les éditions Gallmeister. Ce livre paru en librairie cette semaine a déjà beaucoup fait parler de lui sur la blogosphère.

0305-20Cover-20SUKKWAN.jpgL'histoire :

Jim a acheté une petite île au sud de l'Alaska pour y emmener son fils de treize ans Roy. Il souhaite lui offrir une expérience inoubliable : vivre un an au plus près de la nature, loin de toute civilisation. Il espère ainsi renouer avec ce fils qu'il ne voit plus depuis qu'il a quitté sa maman. Quelques provisions, des couvertures et une radio, voilà tout ce qu'ils emportent sur l'île où se trouve déjà une petite cabane. Mais très vite, Jim est dépassé par la situation. Les conditions sont difficiles : il faut trouver de la nourriture, la conserver dans un endroit sûr, construire un abri où stocker le bois pour qu'il puisse sécher mais aussi affronter le froid et la neige. Roy souffre de plus en plus, regrettant presque d'avoir accepté de suivre son père mais il souffre en silence pour ne pas décevoir Jim qui devient pour lui chaque jour un peu plus un étranger. En effet, son comportement est étrange : il pleure chaque nuit et prend des risques insensés... Jusqu'au point de non retour : un drame inexplicable et inattendu qui l'aventure original en tragédie époustouflante.

Ce livre est écrit en deux parties qui m'ont inspiré des sentiments totalement différents. La première partie raconte l'installation de Jim et Roy sur leur île, les difficultés qu'ils rencontrent, le découragement parfois. Jim apparaît comme un personnage idéaliste - il a sans doute lu Robinson Crusoé - et un peu fou pour ne pas dire totalement inconscient... Quelle idée de s'isoler ainsi avec son fils pour une longue année dans un endroit isolé et hostile, avec pour tout moyen de communication avec l'extérieur une radio qui ne fonctionne pas? Autant dire que le personnage de Roy m'a été d'emblée plus sympathique et que je me suis beaucoup inquiétée pour lui d'autant que la quatrième de couverture annonçait un "drame violent". Seulement ce drame, on l'attend, et on l'attend longtemps! Bien sûr de nombreux incidents surviennent préparant l'événement mais je dois reconnaître que les scènes de chasse, de pêche et de coupe du bois ont fini par me lasser... Il faut dire que je ne suis pas particulièrement réceptive dès lors que la nature prend le dessus et devient un personnage à part entière. Et puis la première partie se clôt à la page 113... Et là! J'ai été complètement soufflée! Ce drame que j'attendais, je me le suis pris en pleine face. Autant dire que j'avais eu le temps durant toute la première partie de forger de nombreuses hypothèses mais que j'étais bien loin du compte!
Mon intérêt a donc été ravivé dans la deuxième partie, et s'il m'avait fallu deux jours pour lire la première, j'ai dévoré la seconde en une heure, ayant du mal à croire ce que j'étais en train de lire. Je ne peux trop en révéler sans gâcher votre plaisir de lecture mais sachez qu'en grande amatrice d'histoires noires et dérangeantes, j'ai été comblée! 

Mon avis est donc partagé mais je pense finalement que la seconde partie rattrape amplement la première et que cette histoire devrait me rester en tête un petit moment. D'ailleurs, n'oublions pas que l'auteur signe ici son premier roman et que cela nous promet de futures lectures très intéressantes. Je ne manquerai pas de suivre le parcours de David Vann qui a d'ailleurs su aiguiser ma curiosité en dédicaçant le livre à son père James Edwin Vann dont le nom ressemble étrangement à celui de Jim qui est un diminutif pour James Edwin Fenn. Je doute qu'il ne s'agisse que d'une simple coïncidence...

Je vous invite à aller lire de ce pas ce que
Stephie en a pensé.
Et je remercie Marie-Anne des
éditions Gallmeister pour sa confiance.

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 13:19

Et voilà, je lance dès aujourd'hui mes lectures de 2010, et voici mon premier roman lu cette année. Il s'agit d'un livre lu dans le cadre d'un partenariat avec le forum Livraddict et les éditions Kyklos.


Couv-20-20Requiem-20d_automne.jpgL'histoire :

La maison que loue le juge Dampierre semble hantée : l'homme de loi se déplace en fauteuil roulant, handicapé depuis un terrible accident, il ne vit donc qu'au rez-de-chaussée de cette maison, mais entend régulièrement d'étranges bruits provenant de l'étage. Dampierre tente de faire abstraction de ces bruits, refusant d'envisager une explication surnaturelle. Est-il victime d'un mauvais plaisantin? C'est cette solution qu'il envisage lorsqu'il  aperçoit pour la première fois l'Homme en Noir. Pourtant, l'Homme semble s'être évaporé... Le doute s'immisce et Dampierre fait appel à un vieil ami, ancien commissaire : Henri Laborde. Celui-ci porte très vite ses soupçons sur Muriel, l'aide-soignante de Dampierre. Cette dernière est sourde et muette mais semble posséder en contrepartie d'étranges dons de medium. D'ailleurs, très souvent, les manifestations surnaturelles ont lieu en sa présence.... Homme ou fantôme, Dampierre doit agir au plus vite s'il ne veut pas perdre complètement la tête...

D'abord, je tiens à dire que j'ai été séduite par la qualité de ce livre en le recevant. Généralement, je n'aime pas trop les couvertures épurées, je les préfère illustrées mais ici j'ai immédiatement apprécié sa sobriété à laquelle se mêle beaucoup de classe. D'ailleurs, le livre était accompagné d'un joli marque-page assorti en petit format. Une très bonne première impression donc!
Mes impressions concernant l'intrigue sont plutôt positives également. Si le début m'a semblé un peu lent, j'ai ensuite été happée progressivement dans l'histoire jusqu'à ne plus pouvoir lâcher le livre en approchant de la révélation finale. Révélation que je n'avais pas envisagée malgré mes nombreuses suppositions au fil de la lecture. Le suspense va crescendo, les événements surnaturels se font de plus en plus présents, on soupçonne tour à tour plusieurs personnages d'être à l'origine d'une machination, notre cerveau cherchant absolument à trouver une explication rationnelle à ces phénomènes, du début à la fin, on doute sans pouvoir réellement trancher. Et c'est ce qui fait tout l'intérêt du livre : le lecteur qui s'identifie au juge, veut tout comme lui, connaître l'origine de ces raps et autres apparitions... Je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai eu peur, mais certains passages m'ont mise mal à l'aise puisque l'auteur utilise des ressorts qui font appel à nos propres peurs, comme la perspective de notre mort par exemple : lors d'une apparition, le juge voit sa propre tombe et y découvre la date de sa mort. Que peut-il y avoir de plus angoissant pour un être humain que de savoir le nombre de jours qu'il lui reste à vivre? La tension naît également de l'handicap de Dampierre. En effet, s'il a un caractère bien trempé, parfois même un peu agaçant d'ailleurs, il est affaibli physiquement et se trouve donc vulnérable, ne pouvant s'échapper puisque prisonnier de son fauteuil. On le voit parfois ramper pour se mettre à l'abri, et j'ai trouvé ces passages vraiment angoissants.

Une première lecture très intéressante donc. Mais je partais forcément bon public puisque je suis assez intriguée par tout ce qui touche au paranormal. Plus jeune, j'aimais beaucoup regarder Mystères et il m'est arrivé de faire des séances de spiritisme... Depuis j'ai grandi, mais je prends toujours autant de plaisir à évoquer fantômes et maisons hantées!

Malheureusement, je ne peux finir cet article sans une petite réserve : quelques "coquilles" ont parfois fait sauter au plafond la prof de français que je suis!

 

Je remercie Livraddict et les éditions Kyklos pour cette découverte.
D'autres avis aussi enthousiastes que le mien chez
Hécléa, Diane, Flof13, Aricie, Calypso et Lolo.    

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 21:17

Cette fois-ci, il s'agit bien de la dernière! Et que pouvais-je choisir de mieux pour finir 2009 qu'un auteur découvert cette année pour mon plus grand plaisir? Un auteur qui me correspond totalement et qui ne m'a pas déçue une seule fois? Un auteur qui est capable de vous tenir en haleine et de vous étonner jusqu'au bout? Un auteur qui malheureusement nous a quittés l'année dernière mais à qui je continuerai à rendre hommage en 2010...

9782070417223.jpg
L'histoire :

C'est une bien macabre découverte qui attend l'inspecteur Dimeglio et son équipe : des enfants brûlés vifs dans une maison abandonnée  au fond d'un terrain vague. Aucune chance ne leur a été laissée puisqu'on a bien pris soin de les attacher. Pourtant l'une d'entre eux a réussi à prendre la fuite et à échapper à son bourreau et c'est Charlie, un clochard venu piller le chantier juste à côté qui la prend sous son aile. Cet homme, profondément ébranlé psychologiquement, décide alors de faire justice lui-même pour venger la petite Héléna.
Une seconde intrigue est développée en parallèle : celle de la petite Valérie que l'on vient d'opérer d'une tumeur au pancréas avant de découvrir qu'elle n'avait pas besoin de cette opération.
Ce qui lie ces deux enquêtes? La substitut du procureur : Maryse Horvel.

Difficile de résumer ce livre tant les personnages et les points de vue foisonnent. Mais encore une fois Thierry Jonquet a su faire mouche! J'ai été ravie de découvrir cette fois un véritable polar avec un meurtre et des enquêteurs, ce qui n'était pas vraiment le cas dans mes précédentes lectures. Et quelle enquête! Nous sommes de nouveau plongés dans un univers glauque avec un crime abominable dont les liens avec la pédophilie et les trafics d'enfants ne tarderont pas à être mis à jour. Les enquêteurs ont chacun une personnalité propre et Jonquet a su leur donner beaucoup de relief. Mais le personnage que j'ai préféré est incontestablement Charlie, ce clochard un peu dérangé qui prend soin de la petite Héléna avec beaucoup de tendresse, mais aussi de maladresse. Ce personnage m'a beaucoup touchée, et même s'il commet plusieurs crimes, on ne peut lui en vouloir puisqu'il se fait justicier.
J'ai également beaucoup apprécié l'intrigue parallèle qui m'a permis de découvrir le syndrome de Munchhausen par procuration, une maladie qui fait froid dans le dos et que Jonquet pousse ici au maximum.

Bref, une réussite comme toujours avec Thierry Jonquet, même si Mygale et Mémoire en cage conservent ma préférence!

Mes autres lectures :
La Bête et la Belle, Thierry Jonquet
Mémoire en cage, Thierry Jonquet
Mygale, Thierry Jonquet

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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 12:21

L'année redémarre sur les chapeaux de roue et je n'ai pas encore eu le temps de vous parler de mes dernières lectures de 2009... Je vais tâcher d'y remédier avant la fin de la semaine afin de pouvoir faire le bilan de l'année passée avant que celle-ci ne soit trop avancée...

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L'histoire :

David Lodge nous plonge dans l'univers des colloques et congrès universitaires, un monde qui sous ses apparences les plus sérieuses cache en fait toutes sortes de relations étranges entre haine, jalousie et parties de jambes en l'air. Dès les premiers pages, nous suivons Persse McGarrigle, un jeune universitaire tout juste arrivé au congrès de Rummidge. Il y rencontre une jeune femme de toute beauté, qui attire les regards de tous ses collègues masculins : Anjelica. Il tente alors de la séduire, avec tout le romantisme dont il peut faire preuve, lui qui souhaite conserver sa virginité jusqu'au mariage. Mais la belle Anjelica semble insaississable et elle disparaît brutalement après lui avoir joué un mauvais tour. Dès lors Persse n'a de cesse d'écumer les différents congrès pour retrouver sa belle.

Difficile de résumer ce roman, j'ai choisi de le faire du point de vue de Persse McGarrigle car c'est le personnage qui m'a le plus touché tout au long du roman, sans doute parce qu'il est bien le seul à agir avec son coeur et de manière naturelle dans un monde livré aux requins et aux hypocrites. Mais le lecteur est amené à suivre les aventures de bien d'autres universitaires. C'est d'ailleurs le petit reproche que je ferais à ce roman : les personnages sont très nombreux et on a parfois du mal à suivre le fil. Je me suis parfois sentie perdue, ne pouvant me souvenir de qui était qui. En effet David Lodge saute très souvent d'un personnage à un autre.
Malgré ce petit bémol, je dois dire que j'ai apprécié ce roman qui donne une vision bien éloignée de celle que l'on peut avoir sur les universitaires, ces gens qui passent leur temps à voyager à travers le monde pour faire des conférénces sur tel ou tel aspect de l'écriture de tel ou tel auteur. Certains passages peuvent d'ailleurs sembler un peu long, notamment lorsque l'auteur s'étend sur le structuralisme, mais étant de formation littéraire, j'ai dans l'ensemble accroché à ces réflexions. Mais ce qui m'a le plus plu, c'est bien sûr la vie privée de ces congressistes, qui se font des coups bas dès que possible, et qui mènent une vie pour le moins dépravée, une fois les confèrences terminées. Et là je dois avouer que certains épisodes m'ont fait rire, d'un rire franc! Cela est assez rare pour être signalé! Je n'ai pas non plus ri tout au long du roman mais certains passages sont vraiment truculents, je pense par exemple au mauvais tour que joue Anjelica avant de disparaître... Une lecture agréable donc qui donne une toute autre vision du milieu universitaire!

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