Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 07:00

Ce livre ne me tentait pas beaucoup ; en effet, je n'affectionne pas vraiment tout ce qui touche à la science-fiction... Pourtant, je me suis décidée à le lire puisqu'il faisait partie d'un projet mis en place au collège, et que je trouvais cela plus honnête vis-à-vis de mes élèves, à qui j'avais demandé de le lire...

Image hébergée par servimg.com
L'histoire :

Nous sommes en 2095 et les choses ont bien changé... Les écrans sont désormais totalement interdits, et la République des Lettres a fixé ses règles : chaque jour, lors de l'heure du Livre, tout le monde doit lire. Mais l'heure est grave : un virus circule qui menace de détruire les livres. Ce virus permet de faire l'expérience de la Lecture Interactive Virtuelle, c'est-à-dire de se retrouver plongé réellement dans les livres et de les vivre. Seulement, cela entraîne la disparition du texte... L'académie a choisi Allis LC Wonder, une jeune écrivain sourde et muette pour infiltrer les ZZ, comprenez les zappeurs zinzins, un groupe de passionnés d'informatique qui résistent aux nouvelles lois. Sa mission : retrouver le créateur du virus. Mais parfois, le danger ne se trouve pas là où on l'attend...

Je m'y attendais, je n'ai pas été spécialement touchée par ce livre : la science-fiction, ce n'est vraiment pas pour moi! Mais je dois reconnaître plusieurs qualités à ce livre. La première, c'est qu'il se lit vite et qu'il y a pas mal de rebondissements. Plusieurs intrigues se mêlent, et en plus de devoir s'occuper du virus, Allis est chargée par Emma GF Croisset, la déléguée de l'Académie, de retrouver son fils qui a fugué depuis plusieurs années pour rejoindre les ZZ.  De l'action donc, mais aussi quelques passages plus sentimentaux. Deuxième qualité, les nombreuses références littéraires. Plusieurs titres sont cités, mais surtout chacun des personnages est inspiré de la littérature. On reconnaître ainsi Alice de Lewis Caroll ou Emma Bovary de Gustave Flaubert. Par contre, cet aspect du livre, les jeunes lecteurs passent totalement à côté si on ne le leur montre pas, mais une fois qu'ils ont compris, ils prennent plaisir à rechercher toutes les références. Enfin, dernière qualité : les élèves accrochent! Et pour moi, cela reste l'essentiel puisqu'il est de plus en plus difficile de les faire lire, parce que justement, ils préférent nettement leurs différents écrans : télé, console, ordinateur... Ce roman a donc le mérite de les faire réfléchir là-dessus et de leur montrer que finalement, livres et écrans sont complèmentaires et peuvent tout à fait cohabiter.

Partager cet article
Repost0
14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 07:00

La lecture du dimanche

Il y a quelques semaines, nous vous parlions du camp des éléphants, le premier tome de la série intitulée Micah et les voix de la jungle et de notre coup de coeur pour ce livre de jeunesse. Nous avons choisi aujourd'hui de vous parler du second tome que nous avons pu découvrir grâce à
Livraddict et à Anne Blondat des éditions Msk, que je remercie tous deux.

Image hébergée par servimg.com
L'histoire :

Micah et sa famille ont mené leur projet à bien et l'Elephant Jungle Lodge peut maintenant accueillir plusieurs touristes. Mais les débuts sont difficiles, les dettes s'accumulent et aucune réservation n'est encore enregistrée. Alors lorsque Tanon, l'avocat qui avait tenté de les dissuader de s'installer dans ce camp de cornacs propose de leur envoyer un jeune client, tous reprennent courage. Mais Narongsak est en fait un jeune délinquant envoyé par la prison de Bangkok, et sa présence ennuie Micah et sa famille car de nouveaux clients ne tardent pas à arriver : les Lecompte qui espèrent soigner leur fille Cassandra qui refuse de se nourrir depuis quelque temps. Et leur appréhension se justifie rapidement lorsq'un premier incendie détruit une partie du camp...

J'ai de nouveau voyagé avec plaisir en Thaïlande, retrouvant dans ce nouvel opus ce qui m'avait plu dans le premier : le dépaysement de la jungle thaïlandaise et la communion entre les hommes et la nature, notamment les animaux. On retrouve le thème de l'animal blessé avec Jack le petit cerf, et j'ai particulièrement apprécié ces passages que j'ai trouvés vraiment touchants. L'intrigue est assez différente de celle du premier tome : Antoine, le père de Micah accueille ici les premiers jeunes en difficulté et je pense que ce tome plaira sans doute davantage à nos jeunes lecteurs que le premier. Des thèmes comme l'anorexie ou le mal-être lié à l'adolescence sont ici abordés avec beaucoup de réalisme. J'ai particulièrement apprécié les méthodes adoptées par Antoine pour tenter de redonner goût à la vie à Cassandra. Frédéric Lepage nous plonge de nouveau dans un monde empli de poésie. Cependant, si j'ai aimé ce nouveau tome, je n'ai pas été transportée comme dans le premier, probablement parce le fantastique tient ici une place plus importante et que je n'ai pas compris l'intérêt de certains éléments. Mais ce tome n'est pas le dernier de la série et j'imagine que les réponses seront apportées par la suite... Je ne tarderai donc pas à vous reparler de Micah, peut-être lors d'une lecture du dimanche si Stephie est d'accord pour continuer l'aventure thaïlandaise... D'ailleurs, j'ai hâte de connaître
son avis sur ce deuxième tome!

calepin-2.jpg

Partager cet article
Repost0
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 13:27

J'ai pris un peu de retard dans la rédaction de mes billets, puisque ce livre, je l'ai lu il y a maintenant deux semaines, pendant les vacances. Il faut dire que le RAT m'a permis de prendre un peu d'avance dans mes lectures mais que depuis la rentrée, le temps libre m'est compté, et que j'ai plus envie de le consacrer à la lecture qu'à la rédaction de mes billets. Heureusement, je prévois une accalmie la semaine prochaine qui me permettra de combler mon retard également sur vos blogs... car mon google reader enfle dangereusement... Mais passons aux choses sérieuses...

Image hébergée par servimg.com
L'histoire :

Les criminels sont classés sur une échelle allant de 1 à 25, selon leur dangerosité. C'était sans compter sur Sqweegel, un tueur psychopathe de la pire espèce dont le champ d'action semble illimité. Le cran supérieur est atteint, le niveau 26. Un seul policier a réussi à l'approcher un jour avant qu'il ne lui file entre les doigts : Steve Dark. Mais ce dernier a renoncé à le traquer depuis que Sqweegel a massacré toute sa famille. Aussi, lorsque l'Unité Noire du gouvernement laisse 48 heures à Riggings pour convaincre Dark de reprendre du service, c'est presque une mission impossible. Mais Dark, de nouveau menacé directement par le tueur n'a pas d'autre choix que de se lancer à sa poursuite...

Après avoir lu beaucoup de critiques très négatives, ma curiosité n'était que plus aiguisée et je mourrais d'envie de lire ce roman d'un nouveau genre.
Stephie qui fait partie de celles qui ont détesté cherchait justement un moyen de s'en débarrasser... c'est donc grâce à elle que j'ai pu me faire mon propre avis sur ce livre si polémique.

La première chose qui m'attirait, c'était le concept innovant de digi-novel. En effet, des vidéos sont disponibles sur le site Level 26 et de temps en temps, à la fin d'un chapitre un code vous est donné pour aller visualiser une scène. J'ai d'abord trouvé ça intéressant mais je me suis vite aperçu de quelques inconvénients... Le premier, pratique, c'est qu'il est nécessaire de lire ce livre devant ou près de son ordinateur... Moi qui aime lire dans mon bain ou le soir avant de m'endormir, j'ai vite accumulé les codes en retard... ce qui a un côté frustrant. Le second, c'est qu'en fait, les vidéos n'apportent rien de plus à l'histoire... On peut tout à fait s'en passer. Voilà qui est pratique pour contrer le souci dont je vous parlais plus haut mais finalement, on se lasse très vite. Parfois certaines informations sont données plus tôt grâce à la vidéo, mais on finit toujours par les apprendre dans le récit. Donc à quoi bon? Et surtout ce qui m'a gênée, c'est le contenu de ces vidéos... D'une part, cela empêche le fonctionnement de l'imagination du lecteur puisque les personnages ont le visage d'un acteur. D'autre part, j'ai été déçue par leur côté "soft". Quand on me parle d'un tueur psychopathe comme on n'en a encore jamais croisé, le pire que l'on puisse imaginer, je m'attends à voir du sang, des scènes de torture. J'ai ouvert la première vidéo avec fébrilité, m'attendant à une scène gore au possible, le genre de scène que l'on regarde en se cachant les yeux avec les mains, les doigts écartés... Et non... rien de tout cela... Certes certaines vidéos sont dures, celle de l'accouchement par exemple, mais en fait, on ne voit rien du tout, ou juste un peu de sang... Alors, suggérer est parfois plus fort que montrer, mais quand on lance un concept comme celui-ci, c'est bien, il me semble, pour montrer ce que le roman suggère... Donc côté vidéo, je suis assez déçue.

Et côté livre? Là, je dois avouer que je suis davantage convaincue. Il est certain qu'après avoir lu les nombreux billets évoquant le ridicule du tueur, aussi surnommé "condom-man", qui se rase intégralement avant de s'enduire de beurre pour revêtir sa combinaison, je ne pouvais que rire en lisant ce passage. Je suis d'accord, c'est totalement ridicule... Mais ça ne dure que quelques pages. Et je me suis ensuite rapidement prise au jeu. Je me suis attachée particulièrement à Dark et sa femme Sibby, et j'avais envie d'avancer dans ma lecture pour savoir comment ils allaient faire pour s'en sortir. Je ne peux pas dire que j'ai tremblé, mais certains passages m'ont fait retenir mon souffle : le suspense fonctionne assez bien, même si on devine assez facilement les ficelles. J'ai donc passé un bon moment avec ce livre. Certes, pas le coup de coeur de l'année mais un thriller sympa à lire tranquillement pendant les vacances.

Les avis sont nombreux, je vous invite à les découvrir sur BOB, j'ai souvenir d'en avoir lu de très drôles!

Partager cet article
Repost0
28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 13:00

La lecture du dimanche

Cela faisait un petit moment que j'avais envie de lire ce roman qui m'a été offert par
Gio lors du swap Cap sur Noël : il faut dire que la couverture promettait un roman glauque à souhait, exactement ce que j'apprécie. Et comme Stephie l'avait également dans sa PAL, nous avons choisi d'en faire une lecture du dimanche...

Image hébergée par servimg.com
L'histoire :

Une macabre découverte vient bouleverser la tranquilité d'une petite ville suédoise : le jeudi 2 février, un automobiliste aperçoit un homme nu pendu à un arbre au milieu d'un champ. La thèse du suicide est rapidement écarté car l'homme semble avoir été torturé : tout son corps n'est plus qu'une plaie. Mais qui a bien pu commettre un tel crime? Malin Fors, la commissaire chargée de l'enquête et ses coéquipiers envisagent plusieurs pistes : l'homme était semble-t-il, malmené par deux adolescents mais le crime laisse penser à un rite sacrificiel mené par certaines sectes. Par ailleurs, le nom des frères Markus apparaît lui aussi très vite dans l'enquête puisqu'ils sont accusés d'avoir cambriolé un dépôt d'armes. L'enquête s'annonce difficile...

Ce que j'aime beaucoup dans les polars nordiques, c'est l'ambiance si particulière créée par le froid et les paysages enneigés. Cela rend les crimes commis encore plus terribles, et certains détails - comme le fait que le corps du pendu soit congelé - contribuent à noircir la scène. Pourtant, avec une telle illustration en couverture, je m'attendais à ce qu'on aille encore plus loin dans le sordide. Mais finalement, à part cette découverte initiale, ça ne décolle pas vraiment. Et j'ai eu cette impression également au niveau du rythme : pas vraiment de suspense, on ne tremble pas. L'enquête se déroule à un rythme assez lent : les différentes pistes sont suivies simultanément avec essentiellement les interrogatoires des divers suspects et témoins. Il n'y a pas vraiment d'événements qui viennent relancer l'action, si ce n'est la découverte d'une potentielle deuxième victime. Mais je dois avouer que sur un roman de 500 pages, cela fait peu. Malgré tout, j'ai aimé la lecture de ce livre. L'enquête avance lentement certes, mais cela permet de cerner les différents personnages, de leur donner corps. J'ai beaucoup aimé le personnage de Malin, même si je m'interroge sur les enquêteurs en général : pourquoi faut-il toujours qu'ils aient raté leur vie privée et qu'ils aient un penchant pour l'alcool? Je ne me souviens pas avoir croisé un commissaire équilibré dans sa tête et dans son couple. Mais, ce qui selon moi, fait la force de ce roman, ce sont les thèmes abordés et tout ce qui tourne autour du mobile du crime. Je ne peux pas vous en parler sans vous révéler l'essentiel mais Mons Kellentoft décortique ici l'âme humaine et ce qu'elle est capable de produire sur ses congénères.

Bref, un roman agréable à lire mais qui ne correspond pas vraiment à ce que j'en attendais. Ce qui nous prouve encore une fois qu'il faut se méfier des couvertures...
Je remercie encore
Gio pour ce cadeau et je m'empresse d'aller voir ce que Stephie en a pensé!

calepin-2.jpg

Partager cet article
Repost0
24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 18:35

Premier bal à Versailles

Qu'un élève vienne vous parler spontanément d'un livre qu'il a aimé et qu'il aimerait vous faire découvrir est chose rare! Alors autant vous dire que lorsque l'une de mes élèves de cinquième a proposé de me prêter ce livre, j'ai sauté sur l'occasion, déjà parce qu'une proposition comme celle-ci ne se refuse pas, mais aussi parce que j'étais très tentée par le titre!

 

 

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

C'est Mme Colbert qui élève Marianne et son petit frère Louis. Ces derniers sont les enfants de Louise de la Vallière, l'une des favorites du roi. Lorsqu'elle est en âge de faire son entrée à la cour, Marianne apprend qu'elle est la fille du roi. Remarquée rapidement pour ses nombreuses qualités, notamment par le Dauphin, Marianne va devoir également faire face aux dangers de la cour. Elle découvre ainsi, du haut de ses douze ans, les différentes intrigues et les manigances des gens de la cour. Mais ce qu'elle ne peut supporter, c'est qu'une autre favorite a su gagner le coeur du roi qui délaisse cmplètement Louise.

Voilà un livre vraiment intéressant du point de vue historique ; Marie-Anne a, en effet, véritablement existé et le roi lui a donné le titre de Mademoiselle de Blois car il était très attaché à elle. Anne-Marie Desplat-Duc nous fait ainsi pénétrer à la cour du roi Soleil à travers les yeux d'une jeune fille qui ne saisit pas vraiment tout ce dont elle est témoin, et qui a du mal à concevoir certains aspects de la vie de cour, notamment que le roi puisse tromper la reine au vu et au su de tous... Si le titre et la première de couverture peuvent laisser penser à une belle histoire de princesse, il n'en est rien. Marie-Anne est donc un personnage très attachant que j'ai beaucoup aimé suivre. Par contre, ce qui m'a un peu gênée, c'est le manque d'action : même si plusieurs petits événements viennent ponctuer l'entrée de Marie-Anne à la cour, il n'y a pas vraiment de fil directeur, ni de suspense. Ce roman étant le premier tome - le deuxième est sorti en janvier de cette année, l'auteur a sans doute voulu poser les bases pour la suite. Une suite que j'ai très envie de lire et dont je ne manquerai pas de vous parler ...

Partager cet article
Repost0
17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 05:31

Dans mon esprit, je classais Douglas Kennedy avec des auteurs comme Guillaume Musso ou Marc Lévy... Mais comme Stephie l'apprécie beaucoup, et que généralement j'apprécie ce que Stephie apprécie - à la manière de les amis de mes amis sont mes amis - je me suis décidée à essayer. Mais comme je suis courageuse mais pas téméraire, j'ai préféré être accompagnée par d'autres bloggueuses dans cette aventure. C'est ainsi qu'est né le topic "Découvrons Douglas Kennedy" sur Livraddict...

1-douglas-kennedy 2 logo-copie-1



Image hébergée par servimg.com
L'histoire :

Nick est un journaliste américain plutôt instable. Et c'est sur un coup de tête qu'il décide de s'envoler pour l'Australie et de traverser seul le bush, un désert de sable rouge, près de 4000 km de route. Nick veut se prouver qu'il est capable de mener à bien un projet, aussi lorsque dès le premier soir il renverse un kangourou, il ne tient pas compte de cet avertissement. Il est encore temps de renoncer, de faire demi-tour, mais Nick s'entête et s'enfonce dans le désert. Dans une station-service, il rencontre une fille plutôt séduisante, prénommée Angie. Il accepte de la véhiculer, pensant prendre un peu de temps en sa compagnie. Mais très vite, le piège se referme, et Nick se réveille dans un village perdu au milieu de nulle part : Angie l'a drogué et épousé et personne au village, ne semble en être gêné...

Voilà un résumé bien prometteur qui laisse envisager de l'aventure et du suspense. Et en effet, c'est bien ce que l'on trouve dans ce roman. Nick se prend pour un aventurier, et on se dit qu'il faut être fou pour se lancer dans un tel périple, au volant d'une vieille camionnette... La chaleur est étouffante et représente une véritable menace, les points de ravitaillement sont espacés de plusieurs centaines de kilomètres et on peut rouler plusieurs jours sans croiser personne... Bref, ça ne me viendrait absolument pas à l'idée de me lancer dans une pareille aventure, qui plus est seule et sans que personne ne soit au courant de la situation. Oui, parce que Nick n'a pas de famille, voyez-vous, et personne ne va s'inquiéter de son sort s'il disparaît... Mais alors, quel suspense! Nick parviendra-t-il à échapper à cette situation incroyable? Bon, vous me voyez venir avec mes gros sabots... J'ai eu un peu de mal à accorder de la crédibilité à cette histoire... les ficelles sont vraiment très grosses. Et Douglas Kennedy n'y va pas par quatre chemins lorsqu'il s'agit d'appâter son lecteur : Angie, par exemple est une véritable nymphoname doublé d'une carrure de déménageuse. Parce que voyez-vous, pour séduire ce cher Nick, il faut s'adresser à son slip, mais comme il risque ensuite de se rebeller - parce que quand même on l'a marié contre son gré - il faut que la belle puisse le maîtriser. Pour cela, rien de plus simple : lui casser le nez...
Bon, à ce moment là, vous vous dites que je n'ai pas apprécié la lecture - je m'aperçois en effet que je n'y vais pas de main morte. Mais en fait, c'est un peu plus compliqué que ça. Parce que ce roman, voyez-vous je l'ai lu très vite, je n'ai pas peiné pour avancer. Bien au contraire, il me tardait d'en connaître la fin... En fait, je comparerais ce roman aux téléfilms que l'on voit parfois l'après-midi sur certaines chaînes... On regarde les premières minutes, juste comme ça parce qu'on est tombé dessus, et puis on se laisse prendre au jeu. Bien sûr, on sait pertinemment que ce n'est pas du grand art, que ça ne vole pas très haut, mais on passe quand même un bon moment et la fin arrive plus vite qu'on ne croit. Et là, on se surprend à penser que ce n'était finalement pas si mal et que de temps en temps, ce n'est pas désagréable. Voilà exactement ce que j'ai ressenti à la lecture de Piège nuptial... ce qui me fait penser que je n'avais peut-être pas tort de le comparer à Musso ou Lévy. Ou alors, peut-être n'ai-je tout simplement pas choisi le bon? Je vais m'empresser d'aller lire les avis de mes compagnes de lecture qui me convaincront peut-être de laisser une deuxième chance à cet auteur...

Ces avis, ce sont ceux de :
Calypso, Piège nuptial
Lasardine, Piège nuptial
Cacahuète, L'homme qui voulait vivre sa vie
Véro, Les charmes discrets de la vie conjugale
Mrs Pepys, Les désarrois de Ned Allen
Mel, La poursuite du bonheur
Jennifer3121990,
Stephie, Rien ne va plus
et Evilysangel, La poursuite du bonheur.
( j'éditerai au fur et à mesure de la journée )

Partager cet article
Repost0
15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 10:46

Voilà très longtemps que je voulais lire un roman de cet auteur algérien qui, jusqu'à ce dernier roman, a beaucoup écrit sur le monde musulman. Il a, semble-t-il, totalement changé de registre puisque l'Olympe des Infortunes nous plonge dans un monde de laissés pour compte : les SDF.

 
Image hébergée par servimg.com
L'histoire :

C'est dans une décharge non loin de la mer que des clochards ont trouvé refuge. Chacun a sa manière de vivre : le Pacha a réuni autour de lui une bande de fidèles, qui occupent le temps en buvant. Et puis il y a les solitaires : Bliss qui vit dans un container avec sa chienne, Haroun qui passe ses journées à creuser pour libérer un tronc d'arbre enseveli sur la plage... et enfin Ach le Borgne, qui a pris sous son aile Junior " le demeuré"  et avec qui il partage son fourgon au beau milieu de la décharge. Ach qui clame que rien n'est plus précieux que leur liberté, qu'ils ne doivent rien à personne et que c'est cela le vrai bonheur. Un bonheur illusoire dont chacun se contente jusqu'à l'arrivée d'un étrange personnage : Ben Adam...

Voilà une lecture qui ne peut laisser indifférent. D'abord parce que le thème abordé met le lecteur face à une réalité qu'il connaît, mais bien souvent de loin. Les Sdf, on les croise dans la rue, on leur donne une pièce à l'occasion, on les voit à la télévision dans un reportage qui leur est consacré, mais finalement que sait-on d'eux? Yasmina Khadra nous plonge ici dans leur monde, au coeur de la décharge et nous fait vivre de l'intérieur le quotidien de ces marginaux. Rien ne nous est épargné de leur déchéance : alcool, maladies, bagarres... mais là où l'auteur fait très fort, c'est qu'il parvient grâce à son écriture à redonner une dignité à ses personnages. J'ai vraiment beaucoup aimé le style de Yasmina Khadra, qui mêle à merveille la poésie à la difficile réalité. En effet, ces hommes ont pour la plupart perdu tout amour-propre, ils sont sales, ils sentent mauvais, ils sont imbibés et pourtant on ne les regarde pas évoluer sans une certaine tendresse. On s'attache à eux, et au soupçon d'humanité qui leur reste. Sans doute parce que, comme nous le rappelle Ach le Borgne, ces hommes n'ont pas toujours été ainsi, et que la frontière est parfois bien mince entre leur monde et le nôtre : "Souvent, on s'en rend pas compte. La chance nous sourit tous les matins, le bonheur nous accueille tous les soirs, et on s'en rend pas compte. On s'y habitue et on pense que ce sera tous les jours ainsi. On fait pas gaffe à ce que l'on possède puis, hop! d'un claquement de doigts, on s'aperçoit que l'on a tout faux. Parce qu'on croit avoir décroché la lune, on veut croquer le soleil aussi, et c'est là que l'on se crame les ailes..." Un bel hommage à ces hommes donc.

 

Pourtant, je dois reconnaître que je n'ai pas adhéré à une partie du roman, celle qui met en scène le personnage de Ben Adam. Une sorte de prophète qui se présente comme "l'homme éternel" celui qui a tout connu, tout vécu. J'avoue avoir été d'abord déstabilisée, puis agacée par ce personnage. Certes, il a pour mission de mettre ces hommes face à ce qu'ils sont devenus, de leur faire prendre conscience de leur déchéance et de leur immobilisme face à la situation mais pourquoi ne pas faire intervenir un personnage ancré dans la réalité? Ben Adam, on n'y croit pas une minute... ou alors serait-ce une hallucination collective? Non, vraiment, ce personnage m'a déplu. Mais heureusement, son apparition reste brève ( moins d'une cinquantaine de pages ) et la fin du roman, que j'ai trouvée très belle, rachète en quelque sorte ce bémol.

 

Un grand merci aux éditions Julliard.

Edit du 18/02 : Je vous invite à  aller lire l'avis de Stephie qui, contrairement à moi avait déjà lu plusieurs romans de l'auteur.

Partager cet article
Repost0
10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 08:12

C'est sur le blog de Moka que j'ai découvert ce livre il y a quelques mois : un roman épistolaire très inspiré des Liaisons dangereuses de Laclos. Il n'en fallait guère davantage pour me convaincre puisque j'avais adoré la lecture de ces dernières.

Image hébergée par servimg.com
L'histoire :

Les épreuves du bac viennent de se terminer et Julien se décide enfin à écrire à Camille qu'il n'a jamais osé aborder. C'est ainsi que débute la correspondance entre ces deux jeunes gens qui s'avouent très vite une passion pour Les liaisons dangereuses de Laclos. Et d'une lettre à l'autre, Julien et Camille s'identifient à leurs deux héros : chacun choisit les "proies" de l'autre : des jeunes gens à séduire et à abandonner de manière cruelle une fois consommés. Le but est de rapporter le maximum de "trophées", à savoir une correspondance établie avec les victimes de leur manipulation. Mais à trop jouer avec le feu, on risque de se brûler les doigts...

On peut dire que cette marquise et ce vicomte modernes sont assez réussis! Ils ont la plume aiguisée et nous offrent des lettres cyniques à souhait, se jouant des sentiments de leurs contemporains. L'univers laclosien est bien présent, et les références multiples. Leur perversité n'a pas de limites, ils vont chaque fois un peu plus loin, nous montrant ainsi que la littérature peut être dangereuse. J'ai beaucoup aimé lire ces lettres que j'ai trouvées vraiment bien écrites. Il faut dire que nos deux jeunes gens sont des étudiants brillants et passionnés de littérature, Camille est d'ailleurs étudiante en Hypokhâgne.
Un mot maintenant des autres personnages, je les ai trouvés assez inégaux, tant dans la pertinence de leurs écrits, que dans celle de leur présence. Camille de Peretti nous offre en effet la correspondance de tout le groupe d'amis de Julien et Camille. Si certaines lettres sont indispensables à la bonne compréhension, d'autres m'ont semblé assez futiles et donné l'impression que l'on s'éparpillait. Cela a réduit un peu mon plaisir de lecture, mais sans toutefois le gâcher puisque j'ai vraiment passé un bon moment.

Partager cet article
Repost0
8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 17:11

Nothomb, on l'adore ou on la déteste... Je fais plutôt partie de celles qui adorent, vous l'aurez compris, même si je dois reconnaître que les derniers romans qu'elle a écrit sont très inégaux. Il m'en restait deux à découvrir : celui-ci et Le voyage d'hiver, dernier paru.

Image hébergée par servimg.com
L'histoire :

Lors d'un dîner, Baptiste Bordave a une conversation pour le moins étrange avec un inconnu. Ce dernier lui affirme que si quelqu'un vient à mourir inopinément chez vous, il ne faut surtout pas appeler les secours mais emmener la personne à l'hôpital afin que le décès soit déclaré là-bas. Sinon, vous vous exposez à de sérieux ennuis tant que la preuve d'une mort naturelle n'aura pas été apportée. Alors imaginez un peu ce qui se passe dans la tête de Baptiste lorsque le lendemain, un quidam sonne chez lui, demande à téléphoner car sa voiture est en panne et s'effondre mort au beau milieu du salon... Les paroles de l'inconnu lui reviennent à l'esprit et Baptiste perd les pédales.

J'ai retrouvé dans ce roman la Nothomb que j'apprécie : déjantée, inventive, dérangeante. Elle a vraiment un don pour inventer des scénarios improbables, mais néanmoins convaincants. Entrer dans un roman d'Amélie, c'est accepter de mettre sa raison de côté et de se laisser porter dans un monde excentrique et  loufoque. Mais c'est aussi se remettre en question, s'interroger. Difficile d'en parler sans trop en dire, et sans gâcher le plaisir de la lecture, mais dans ce livre, elle questionne l'identité. Qui sommes-nous réellement? Et peut-on décider du jour au lendemain de devenir un autre? Rien de tel que d'adopter l'identité d'un inconnu pour connaître l'ivresse du large. Mais Amélie le dit elle-même dans Le sabotage amoureux  : On est très vite conscient d'être allé trop loin, mais plutôt que d'avoir la sagesse de s'arrêter pour limiter les dégâts, une sorte de rage dont l'origine est étrangère à l'ivresse oblige à continuer. C'est exactement ça, le personnage va trop loin, mais rien ne semble pouvoir le freiner alors qu'il a la possibilité de faire marche arrière. Et le lecteur est entraîné, les pages se tournent vite, très vite, jusqu'à une fin qui m'a déçue : j'attendais un ultime rebondissement à la sauce Nothomb, mais ça tombe un peu à plat. Dommage, le reste est du très bon! A lire avec une coupe de champagne.

Partager cet article
Repost0
5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 06:07

Illustrateur : José Ignacio Fernandez

Quand Babelio a proposé une nouvelle vague de masse critique et que j'ai lu la présentation de ce livre, je n'ai pas hésité une seconde. Non seulement, parce que le thème abordé est le nazisme, mais aussi parce que ce livre propose des illustrations "cinématographiques". Il n'en fallait pas plus pour me convaincre!

Image hébergée par servimg.com
L'histoire :

L'histoire se déroule près de Cologne en juin 1938 au coeur d'une clinique psychiatrique. Un journaliste persuadé d'être là pour rédiger un article ne comprend pas pourquoi on ne vient pas le chercher. Il ne se doute pas non plus de ce qui se prépare... Une opération est en cours, et des bus attendent déjà les malades pour leur transfert.


J'ai été très surprise en découvrant ce petit livre, pas plus grand qu'un fasicule à la couverture pour le moins étonnante. L'illustration donne un aspect vieilli et les personnages représentés donnent le ton... En effet, j'ai d'abord feuilleté le livre et regardé les pages illustrées. Je dois reconnaître qu'elles m'ont vraiment mise mal à l'aise : il s'agit de montages avec en arrière plan de vraies photos anciennes sur lesquelles viennent se greffer d'étranges personnages. Leurs têtes donnent l'impression d'être démesurées par rapport à un corps qui ne semble pas assorti. Une drôle de sensation vraiment, à la vue de ces graphismes, je vous en laisse juges...

Image hébergée par servimg.comEt puis, en abordant le texte, on comprend car celui-ci met lui aussi mal à l'aise... La folie est reflétée dans le texte même, qui joue avec les points de vue des personnages, sous forme de dialogues qui donnent parfois la sensation que les personnages s'adressent directement au lecteur, témoin impuissant. D'ailleurs, tout est fait pour que nous perdions nos repères, plongés nous-mêmes au coeur de la folie.  D'abord, il y a ce journaliste qui ne semble finalement pas si fou et qui lance ses supplications "Tu sais, j'attends que tu viennes me chercher et que tu me ramènes à la maison. Tu ne devrais plus tarder maintenant n'est-ce pas? Tu me l'as promis." Et là, on se prend à douter : et si finalement, cet homme était comme nous? Victime d'une machination? Et puis, il y a ces fous qui se prennent pour des médecins, et ces médecins qui sont sans doute les plus fous dans l'histoire : ils obéissent les yeux fermés aux ordres donnés par les SS. Des ordres qui montrent là encore la folie, la barbarie de l'état nazi. Ce livre s'appuie en effet sur des faits historiques : les nazis, pour préparer la solution finale, ont testé leurs premières chambres à gaz sur ces hommes. Des hommes qui selon eux, n'étaient pas dignes de leur race supérieure car "tarés"... Et même si on connait les ignominies qui ont été commises à cette époque sombre de l'histoire, c'est chaque fois, la même terreur et la même incompréhension. Un livre qui dérange donc, qui bouscule, mais qui ne peut laisser indifférent, ne serait-ce que par sa construction si particulière.

Je remercie Babelio et les éditions alzabane pour cette découverte.


Partager cet article
Repost0