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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 09:41

Je mourais d'envie de lire ce livre depuis le jour où je l'ai trouvé dans ma boîte aux lettres. En effet, il s'annonçait glauque à souhait, exactement ce que j'aime et Solène Perronno qui me l'a gentiment fait parvenir et que je remercie, m'en avait dit le plus grand bien.  J'ai donc profité des vacances pour pouvoir m'y plonger sans craindre pour mon sommeil!

 

 

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L'histoire :

 

Et si vous connaissiez la date de votre mort? Un tueur en série sévit sur New-York. Plusieurs victimes sont découvertes les unes à la suite des autres : rien ne semble les relier, le mode opératoire est chaque fois différent mais chacune de ces victimes a reçu, quelques jours avant sa mort, une bien lugubre carte postale sur laquelle est dessinée une tombe accompagnée de la date de leur mort. Celui que l'on surnomme déjà le Tueur de l'Apocalypse semble très organisé puisque les cartes postales sont postés de Las Vegas. Aurait-il un complice? Will Piper est chargé de mener l'enquête alors qu'à deux mois de la retraite, il pensait terminer tranquillement sa carrière. Mais il semble bel et bien que cette fois, c'est l'affaire de sa vie et que ce tueur d'un nouveau genre va lui donner du fil à retordre.

 

Après avoir lu de nombreux avis enthousiastes sur la blogosphère, je trépignais d'impatience à l'idée de lire ce roman, déjà best-seller dans de nombreux pays. Eh bien, une fois n'est pas coutume, je vais avoir le rôle cette fois du vilain petit canard... Mon avis en effet est assez mitigé, et je n'ai pas ressenti d'addiction particulière à la lecture de ce livre. Je vais tenter de m'en expliquer. D'abord, le livre est construit autour de trois grandes époques : 2009, l'année où les crimes sont commis, 1947 où une mission secrète est confiée à Truman et l'an 777 qui voit la naissance d'un étrange enfant : le septième fils d'un septième fils dont on dit qu'il sera maudit. Et si j'ai immédiatement accroché à la première et à la dernière, je dois reconnaître que j'ai eu du mal à me plonger dans les tractations gouvernementales. Et même si tout s'éclaire ensuite, j'ai trouvé cet aspect plutôt ennuyeux. Cependant, cette période est celle qui est la moins présente dans le roman, et les deux autres ont réussi à capter mon attention : j'ai particulièrement apprécié l'ambiance du VIIIè siècle et cette malédiction qui semble peser sur Octavus, lequel est confié aux bons soins des moines par son père. J'y ai trouvé mon compte de glauque! L'autre malédiction, celle des cartes postales, fait également froid dans le dos, et on sent une véritable tension monter. Le personnage de Will Piper fait également la force de ce roman : alcoolique, seul et en fin de carrière, j'ai aimé retrouver ce type d'enquêteur écorché vif que j'apprécie tant. D'autant qu'il est obligé de travailler avec une toute jeune enquêtrice qui se révèle elle-aussi très sympathique. Finalement, me direz-vous, ceci est plutôt positif. Je vous répondrai que oui, et qu'il y avait là les ingrédients pour un excellent thriller. Mais - car il y a un mais - j'ai malheureusement très vite deviné de quoi il retournait alors qu'habituellement, je suis du genre à ne rien voir venir... De ce fait, j'ai pris plaisir à voir comment Will allait résoudre l'énigme mais toute une partie du suspense m'a été ôtée. La manipulation du lecteur dont il est question sur la quatrième de couverture n'a pas fonctionné avec moi. Ceci dit, l'idée de départ est absolument géniale et je comprends que ce roman suscite un tel engouement. J'aurais adoré moi aussi me laisser prendre au piège de l'auteur...

 

Les avis très enthousiastes de Gio et  Neph .

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 08:40

Les vacances avancent à grands pas, et je me préoccupe aussi de lire pour mes élèves... Voici un livre que j'ai déniché au CDI, et qui m'a rappelé les dessins animés de mon enfance. Je l'ai donc proposé en lecture à mes élèves qui sont pour la plupart de faibles lecteurs.

 

 

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L'histoire :

 

Qui ne la connaît pas? C'est celle de Robin des Bois qui après la prétendue mort de Richard Coeur de Lion, s'est vu confisquer ses terres par Jean sans Terre et s'est retiré dans la forêt de Sherwood. Il s'est donné une mission : voler l'argent des riches pour la redistribuer aux pauvres. Ce jour-là, il attaque le chariot du shérif et rencontre la belle Marianne. Mais le shérif, affolé à l'idée de perdre son coffre de pièces lui révèle qu'il est destiné à payer la rançon demandée pour l'enlèvement de Richard Coeur de Lion. Robin des Bois prend alors conscience qu'un terrible complot a été monté... Aidé de Marianne, il va tenter de déjouer les plans de Jean sans Terre.

 

Un mot de la collection d'abord : destinée aux 9-12 ans, elle propose plusieurs titres autour des histoires de toujours, comme les douze travaux d'Hercule ou le voyage d'Ulysse... J'ai trouvé le livre particulièrement attrayant puisqu'il est parsemé d'illustrations prenant la forme de tests de lecture. Les événements importants sont donc illustrés et font l'objet d'une question à choix multiples. Je trouve cela particulièrement rassurant pour les enfants qui rencontrent des difficultés à la lecture. Autre bon point : le vocabulaire. Les mots compliqués sont réunis à la fin, et permettent à l'enfant de s'y reporter en cas de difficulté. C'est le premier livre que je lis chez Ratus Poche et j'avoue être conquise, même si le contenu s'adresse davantage aux  enfants de neuf ans que de douze.

Qu'en est-il de l'histoire? J'ai beaucoup aimé et me suis replongée l'espace d'un instant dans mon enfance. Robin des Bois est un personnage attachant et attendrissant, une sorte de bandit au grand coeur, prêt à braver tous les dangers pour conquérir le coeur de la belle Marianne. De l'action, un complot sur fond historique et de l'amour, un cocktail efficace qui ravira petits et grands.

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 11:48

J'avais très envie de lire ce roman de Jean-Louis Fournier dont l'humour particulier m'avait beaucoup plu dans Il a jamais tué personne mon papa et J'irai pas en enfer. Dans ces deux livres, c'était le voix de Jean-Louis, enfant qui se faisait entendre. Cette fois, c'est celle d'un Jean-Louis adulte, mais surtout père.

 

 

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L'histoire :

 

Jean-Louis a eu deux fils : Mathieu et Thomas. Deux fils, malheureusement nés handicapés, deux fils avec qui il n'a jamais pu partager ce que l'on partage avec un enfant dit "normal". Où on va, papa? ( phrase inlassablement répétée par  Thomas lors des déplacements en voiture ) se présente comme une longue lettre que l'auteur adresse à ses deux garçons, une lettre qu'ils ne pourront jamais lire. Dans cette lettre, l'auteur nous fait part de son expérience,  de son amour, de ses questions, de sa souffrance, le tout sur ce ton qui lui est si caractéristique : un humour cynique, noir mais néanmoins touchant et atendrissant.

 

Je me suis empressée de me procurer ce roman dès sa sortie en poche car je voulais savoir ce qui avait bien pu provoquer de telles réactions diverses et variées chez les lecteurs. Il est vrai que c'est un sujet très difficile qui est abordé ici, et je comprends que le ton adopté par l'auteur ait pu choquer. Néanmoins, il ne s'agit pas moins d'une expérience personnelle, d'un récit autobiographique et on ne peut pas accuser l'auteur d'avoir triché. Il s'explique : Comme Cyrano de Bergerac qui choisissait de se moquer lui-même de son nez, je me moque moi-même de mes enfants. C'est mon privilège de père. En effet, même si le ton semble léger, on sent qu'une grande souffrance et une forte culpabilité se cachent sous des airs moqueurs. J'ai pour ma part, été très touchée par la plume de Jean-Louis Fournier, je l'ai trouvé très courageux d'oser. Oser dire ce que beaucoup pensent sans doute : des mots durs parfois, mais qui reflétent ce que ressentent les parents d'enfants handicapés. Un sentiment inimaginable pour quiconque n'en a pas fait l'expérience. Un livre que je ne suis pas prête d'oublier, et qui m'a beaucoup fait penser à la célèbre phrase de Beaumarchais : Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer.

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 06:36

Après les lectures sombres et glauques, les meurtres, les disparitions et autres agressions en tous genres dont je vous parle régulièrement, j'ai pensé qu'un peu d'humour ne me ferait pas de mal et que c'était un bon moyen de débuter les vacances avec le sourire. Et cela commence dès la première de couverture : je vous laisse en juger!

 

 

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L'histoire :

 

Tata Lucie vient de mourir. Elle ne s'est jamais mariée et la seule famille qu'elle ait se résume à ses quatre neveux. Ces derniers ne se préoccupaient guère de leur vieille tante qui avait la réputation d'être une emmerdeuse, et qui menait une vie dissolue. Mais lorsqu'ils reçoivent chacun une lettre d'un notaire, tata Lucie retrouve soudain grâce à leurs yeux, puisqu'ils sont ses uniques héritiers.  Pourtant, cette dernière leur a préparé une surprise, et pas des moindres. Lors de la lecture du testament, ils apprennent que leur vieille tante, sous ses aspects démunis, cachait en fait une fortune colossale qui devrait leur revenir. Mais pour cela il y a une condition : ils ont un mois pour trouver une pierre précieuse turquoise qu'elle a cachée quelque part chez elle. S'ils ne la trouvent pas, il seront déshérités et le pactole reviendra à celui qui mettra la main sur le bijou. Les quatre frères s'installent donc chez tata Lucie avec femmes et enfants, et la chasse au trésor commence...

 

Voilà une histoire rocambolesque, mais non moins savoureuse! Tata Lucie, bien que défunte, est un sacré personnage et elle a tout organisé pour que ses neveux ne l'oublient pas de sitôt. La narration est menée par Joseph, le fils de l'aîné des neveux qui rend à merveille l'ambiance "vacances en famille" même s'il s'agit de vacances un peu particulières...  puisque l'enjeu est de taille. Joseph nous dresse le portrait critique de chacun des membres de cette famille et il est évident que l'argent crée de nombreuses tensions au sein du groupe. Les situations cocasses s'enchaînent et la nature de chacun se révèle. Le style de l'auteur est à la fois fluide, agréable et mordant et j'ai l'impression qu'il s'est beaucoup amusé à écrire cette histoire. Quant à moi, je me suis beaucoup amusée à la lire : on flirte parfois avec la caricature - le personnage de Crapouillot par exemple incarne à merveille l'idiot du village, on rit du malheur des autres - Tata Lucie est une sacrée garce mais qu'est-ce que c'est bon, on l'entendrait presque rire dans sa tombe!

Bref, j'ai passé un bon moment avec ce roman : c'est loufoque, c'est sadique, mais j'en redemande parce que dans humour noir, il y a aussi et surtout "noir" !

 

 


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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 11:00

La lecture du dimanche

 

Je vous parlais dimanche dernier de ce livre, que j'avais oublié dans la voiture... et que j'aurais aimé me faire dédicacer par l'auteur. Nous avons décidé, avec Stephie, de le mettre à l'honneur cette semaine pour notre lecture du dimanche.

 

 

 

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L'histoire :

 

C'est une bien étrange affaire que doit résoudre la commissaire Viviane  Lancier, flanquée de son nouveau lieutenant Augustin Monot. Un clochard a été assassiné en pleine rue. Cela pourrait sembler banal mais très vite un élément étrange apparaît  : il était en possession d'un sonnet apparemment destiné à être remis à l'Académie Française. Ce sonnet, qui est l'une des rares pistes dans cette affaire aurait été écrit par Baudelaire. Il semble également porter malheur à tous ceux qui se trouvent en sa possession, puisque d'autres cadavres ne tardent pas à apparaître... Le seul lien entre ces cadavres ? Le poème. Voilà de quoi être déstabilisé mais Viviane n'est pas du genre à lâcher prise!

 

Voilà une enquête policière hors du commun, et dans laquelle le lecteur se trouve embarqué dès les premières pages! Le ton est donné tout de suite, la commissaire, qui travaille à la 3è DPJ de Paris dirige d'une main de maître une équipe masculine. Cela, grâce à son caractère bien trempé! Un caractère que j'ai vraiment beaucoup apprécié : de la poigne, de l'autorité et quelques remarques bien placées, la commissaire n'est pas du genre à se laisser faire. Alors lorsque le jeune Monot arrive sous ses ordres, cela fait des étincelles. Débutant et plutôt maladroit, le lieutenant a très vite fait d'agacer Viviane et cela donne lieu à quelques échanges absolument savoureux qui m'ont souvent fait sourire. Mais Viviane n'en est pas moins humaine, et sous cette force apparente se cache en fait une femme avec des préoccupations de femme... Viviane enchaîne les régimes, obsédée par ses kilos en trop - je dois reconnaître avoir un peu moins accroché à cet aspect de sa personnalité, notamment parce qu'il en est souvent question et que cela devient un peu lassant. Côté coeur, Viviane est seule, si ce n'est qu'elle voit régulièrement l'un de ses amis pour échange de bon procédés... J'ai également beaucoup apprécié Monot, notamment parce qu'il a fait des études de lettres et qu'il est donc enthousiaste à l'idée de résoudre cette enquête dans laquelle meurtres et littérature sont étroitement liés. Mais aussi parce que sa maladresse de débutant est touchante, il a un petit côté attendrissant qui fait qu'on lui pardonne toutes ses erreurs. Parlons de l'enquête puisque c'est également un point fort du roman : j'ai bien évidemment apprécié toutes ces références littéraires mais j'ai surtout été bluffée par la construction de l'intrigue. En effet, tout au long du roman, elle se complexifie, les cadavres s'accumulent et je me suis demandée comment l'auteur allait s'en sortir avec tout ça... Je craignais une résolution tirée par les cheveux. Eh bien, non, tout tient la route, et chaque question trouve sa réponse!  Bref, voilà un roman policier bien construit, avec des personnages savoureux et attachants, un suspense bien présent et une pointe d'humour très agréable! Une réussite!

 

Allons voir ce que Stephie en a pensé... et si comme moi, elle est impatiente de lire les prochaines aventures de la commissaire puisqu'un nouveau titre est déjà prévu pour 2011!

 

 

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 20:02

J'ai peu lu la semaine dernière, entre les conseils de classe, les réunions parents-professeurs, et ma virée parisienne du weekend. J'en profite donc pour rattraper mon retard, puisque j'ai toujours trois billets du read-a-thon en souffrance.... Il est donc plus que temps de vous en parler...

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L'histoire :

En 1972, T. C. ( Truman Capote sans doute ) reçoit une lettre de Jake Pepper, un détective du State Bureau Investigation qu'il a connu grâce à un ami en commun. Il est confronté à une histoire bien étrange : une série de meurtres. Et chacune des victimes a reçu, avant de mourir, un cercueil miniature confectionné avec soin, et dans lequel elle a trouvé une photographie d'elle. T. C. se rend sur place pour tenter de venir en aide à Jake. Ce dernier pense savoir qui est le coupable mais malheureusement, il n'en a aucune preuve.

Cela faisait un petit moment déjà que je voulais découvrir cet auteur dont le nom m'a toujours fait beaucoup rire, allez savoir pourquoi... J'avais très envie de lire De sang froid mais avant de me lancer dans ce pavé, j'ai préféré commencer par cette nouvelle de la même veine. En effet, il s'agit également d'un " Récit véridique non romancé d'un crime américain." L'auteur s'inspire donc de faits réels. D'ailleurs, la manière même dont la narration est menée est très réaliste. En effet, il s'agit essentiellement de dialogues entre Jake et T. C menant leurs discussions autour de ces crimes et tâchant d'en comprendre le sens, notamment en faisant le lien entre les différentes victimes, en rendant visite à celui qu'ils suspectent et en tentant de le confondre. Le style est donc presque journalistique, les faits sont narrés avec beaucoup de distance, jusqu'à ce qu'une personne proche de Jake reçoive elle aussi un cercueil. J'ai aimé d'ailleurs, le suspens qui est créé par l'intermédiaire de ces cercueils, la mort semble inévitable, même si elle peut prendre plusieurs semaines, comme si le tueur attendait le moment propice pour commettre le crime parfait. Certaines scènes font vraiment froid dans le dos. Le seul petit bémol, selon moi, est la fin. En effet, elle n'est pas tranchée. Mais puisqu'il s'agit de faits réels, Truman Capote a sans doute voulu conserver la réalité de ce crime... Mais cela ne m'empêchera pas de lire De sang froid, dès que j'en aurai l'occasion!

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 18:17

Vous connaissez ma passion pour les vampires, même si, il faut bien le reconnaître, le thème a été largement exploité ces derniers mois, avec du bon et du moins bon. De nouveaux personnages font leur apparition depuis un petit moment : les anges. Et je ne pouvais bien évidemment pas passer à côté!

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

Ivy a dix-sept ans et depuis toujours, elle croit aux anges. Chaque fois qu'elle se retrouve dans une situation délicate, elle implore leur aide. D'ailleurs, elle traverse un moment difficile, puisque sa mère se remarie avec Andrew, le père de Grégory, un jeune lycéen qui jusqu'à présent n'avait pas daigné s'intéresser à elle. Son jeune frère voit le déménagement chez Andrew d'un mauvais oeil : il faut dire qu'ils ne sont pas vraiment du même monde, et que même si Andrew fait tout son possible pour bien les accueillir, ils ne se sentent pas vraiment à l'aise dans son immense demeure. Et lorsque le chat Ella détruit l'une des chaises de la maison, leur mère est catégorique, ils doivent s'en séparer. Ivy passe alors une annonce au lycée, à laquelle Tristan, le beau gosse du lycée s'empresse de répondre car il aime la jeune fille en secret. Peu à peu leur idylle grandit jusqu'à ce qu'ils soient frappés de plein fouet par le destin.

J'ai d'abord eu un peu de mal à entrer dans le roman, les premières pages nous présentant trois jeunes filles en train de débattre sur la musculature et le charme de leurs congénères masculins. On sent dès le début que ce roman s'adresse aux adolescentes...  Et pourtant, une fois cette scène passée, je me suis complètement plongée dans l'histoire, et mon côté fleur bleue-midinette est resorti. Et je dois bien l'avouer, j'ai lu ce livre d'une traite tant il me tardait de connaître la suite. J'ai beaucoup apprécié la manière dont évolue la relation entre Tristan et Ivy, j'ai été touchée par leurs premiers émois, leur timidité. J'ai également lu avec beaucoup de plaisir tout ce qui concerne les difficultés liées aux familles recomposées et je pense que nos jeunes lecteurs souvent concernés par ce phénomène s'identifieront sans problème à Ivy, Philip, ou encore Grégory qui réagissent chacun différemment.
Mais ce qui selon moi, fait la force du roman, c'est sa construction. En effet, les toutes premières pages nous présentent un jeune couple qui n'est autre qu'Ivy et Tristan. Le lecteur sait donc dès les premières lignes qu'ils s'aiment, mais il a aussi quelques informations sur ce qui va frapper leur destin. Ensuite, au moyen d'un retour en arrière, l'auteur nous explique comment les personnages en sont arrivés là avant de nous plonger brutalement dans le fantastique, laissant enfin la place aux anges. Et là, je dois avouer que j'ai été bluffée, malgré une impression de déjà vu... En effet, j'ai souvent pensé à un film très célèbre en lisant cette seconde partie. Je ne le citerai pas ici afin de ne pas vous révéler certains éléments, mais je pense que ça pourrait être intéressant d'en discuter en privé si vous avez eu la même impression. En tout cas, même si les ficelles sont grosses - le personnage de Lacey n'a pas vraiment trouvé grâce à mes yeux- , ça marche, et l'ado que je suis redevenue en lisant ce roman a bien failli verser quelques larmes... Je pense que ce roman a de beaux jours devant lui et qu'il plaira beaucoup aux adolescentes. D'ailleurs, en le refermant, la première chose que j'ai faite, c'est aller voir quand sortira le second tome qui promet d'être encore meilleur. Et je me suis dit que l'attente jusque juillet risquait d'être longue...

Je remercie Cécile des
éditions Hachette Jeunesse pour ce bon moment de lecture. N'hésitez pas à cliquer sur le lien, vous pourrez y lire un extrait du roman.

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 07:00

La lecture du dimanche

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Je dis souvent que je ne lis pas assez de théâtre et que c'est un tort. Alors quand nous nous sommes aperçues avec Stephie que nous avions toutes deux cette pièce de Molière dans notre PAL, nous n'avons pas hésité une seconde à en faire une lecture du dimanche. Voilà donc une lecture qui change un peu!

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L'histoire :

Adraste est amoureux de la belle Isidore. Mais cette dernière est enfermée par Dom Pèdre, un Sicilien, qui l'a affranchie dans le but de l'épouser ensuite. Adraste se rend régulièrement sous les fenêtres de la jeune femme mais ils ne se sont jamais parlé.¨Pourtant, les yeux de la belle semble lui dire qu'elle l'aime tout autant. Adraste demande alors à son valet de l'aider à conquérir la belle et à la délivrer des griffes du Sicilien jaloux.

Il s'agit d'une comèdie peu connue, en un seul acte. Autant dire que cela se lit très vite mais aussi avec beaucoup de plaisir. J'ai même pris plaisir à lire quelques passages à voix haute, souvenir nostalgique d'une époque où je faisais un peu de théâtre. On retrouve dans cette pièce plusieurs thèmes récurrents dans l'oeuvre de Molière. Le mari jaloux, Dom Pedre, qui ne se rend pas compte que c'est en gardant Isidore prisonnière qu'il l'éloigne de lui et qui est ridiculisé ou encore le valet rusé et judicieux qui vient en aide à son maître. J'ai particulièrement apprécié la scène onze dans laquelle Adraste, déguisé en peintre et justifiant son empressement auprès d'Isidore par sa nationalité française, lui déclare son amour sous le nez de Dom Pèdre. J'ai aimé également les quelques chants qui apparaissent dans la pièce pour la justesse de leurs paroles. Je pense que j'utiliserai cette pièce en classe parce qu'elle est facile d'accès et permet d'entrer en douceur dans le théâtre de Molière. Quant à moi, j'ai maintenant envie de relire des pièces plus longues, ce qui ne va pas tarder puisque je vais bientôt aborder le théâtre avec mes classes.

Le texte est suivi d'une courte comédie de Pierre Gripari intitulée le Bourricot que j'ai lu également avec le sourire, un paysan tentant de vendre sa femme sur un marché, la faisant passer pour un bourricot, ce qui donne lieu à des répliques assez drôles.

Un bon moment de lecture donc, allns voir maintenant ce que Stephie en a pensé.
Cette lecture entre dans le cadre du défi de MarieL. J'aime les classiques pour la session du mois de mars.

classi10

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 09:09

Après une lecture oppressante comme L'auberge de la Jamaïque, j'avais besoin de quelque chose d'un peu plus léger... Ce roman est le premier tome d'une nouvelle série jeunesse que j'ai pu découvrir grâce à un partenariat proposé par les éditions Rageot et Livraddict que je remercie tous deux. 

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

La veille du Nouvel An, Cal Ormond croise un homme étrange qui le met en garde : il doit absolument se cacher une année durant afin d'échapper à la singularité Ormond. Mais Cal n'a pas le temps d'en apprendre davantage car une ambulance arrive et des infirmiers s'emparent de l'homme, en lui disant de ne pas faire attention aux propos tenus par ce fou. Seulement, l'homme semblait connaître la famille Ormond puisqu'il a évoqué la mort du père de Cal. Cal est inquiet et en effet, il a du souci à se faire car dès le lendemain, les catastrophes s'accumulent : il manque de mourir plusieurs fois, ses proches sont en danger et il est même enlevé. Il semblerait que son père avant de mourir ait tenté de lui révélé un secret sur sa famille, une découverte qu'il aurait faite et qui semble intéresser beaucoup de personnes, jusqu'à son oncle Ralf...

365 comme les 365 jours de l'année, cette série est en fait constituée de 12 titres représentant chacun un mois de l'année. Le concept est intéressant  et original mais c'est également un pari osé car plus les séries sont longues, plus grand est le risque qu'elles ne s'essoufflent... Mais pour ce premier tome, on peut dire que le pari est réussi. Le rythme est haletant, les rebondissements sont nombreux et on ne s'ennuie pas une minute! J'ai particulièrement apprécié la manière dont le récit est mené rappelant chaque fois le jour et l'heure, ainsi que le lieu dans lequel se déroule l'action. Cela donne un bon rythme au roman qui se lit assez vite. L'identification avec le personnage principal marche très bien, et je ne doute pas un instant que ce livre puisse plaire à nos jeunes lecteurs : Cal est au centre d'une aventure qui le dépasse : son père lui a laissé des dessins avant de mourir puisqu'il était alors incapable de s'exprimer. Ces dessins sont censés lui révéler la découverte qu'il avait faite sur leur famille avant de succomber à cet étrange virus. Plusieurs personnes semblent persuadées que Cal est au courant et veulent le faire parler, mais Cal n'en sait pas plus qu'eux... Bien entendu, ma curiosité est aiguisée et j'ai envie, comme Cal, de découvrir ce que cachent ces mystérieux dessins...  J'espère seulement que des indices seront donnés dans les prochains tomes, et qu'il ne faudra pas attendre les douze tomes pour en savoir un peu plus... Pour le moment, le pari est tenu puisque j'ai très envie de lire le deuxième tome, d'autant que la fin de ce premier tome nous abandonne en plein coeur d'une action...

D'autres avis chez
Stephie et Lasardine.

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 17:26

J'ai suivi les conseils avisés de Neph qui m'avait chaudement recommandé cette lecture. Je dois reconnaître que la première et la quatrième de couverture ne m'engageaient guère à me plonger dans cette lecture, mais que finalement, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman!

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L'histoire :

Mary Yellan vit avec sa mère depuis la mort de son père. Cette dernière a pris la ferme en mains, sacrifiant ainsi sa propre vie au travail. Mais à la veille de mourir, elle fait promettre à Mary de ne pas suivre sa voie, de quitter la ferme et d'aller vivre auprès de sa tante Prudence. Mary n'a pas vu sa tante depuis plusieurs années mais elle garde le souvenir d'une jeune femme pleine de vie. Aussi, respecte-t-elle les dernières volontés de sa mère. Prudence a , entre temps, épousé un aubergiste et lorsqu'elle arrive à l'auberge de la Jamaïque, Mary ne reconnait pas cette femme presque fantômatique. Prudence vit, tel un animal craintif, dans l'ombre de son mari. Joss Merlyn est en effet un homme violent et alcoolique qui sème la terreur autour de lui. Et Mary ne mettra pas bien longtemps à comprendre ce qui effraie autant sa pauvre tante.

Un conseil pour commencer : ne lisez pas la quatrième de couverture qui révèle déjà en grande partie le mystère qui plane autour de Joss Merlyn, alors que dans la première moitié du roman, Mary mène en quelque sorte son enquête pour le découvrir. Heureusement, je n'avais parcouru que rapidement les premières lignes de ce résumé avant de commencer la lecture, et le suspense n'a donc pas été gâché! Et le moins que l'on puisse dire, c'est que tout le roman repose sur le suspense! Dès son arrivée à l'auberge, Mary prend conscience que quelque chose ne tourne pas rond. Les gens qui voyageaient avec elle dans le coche l'avaient déjà mise en garde et s'étaient étonnés qu'une jeune femme comme Mary puisse se rendre dans un tel endroit, ou plus personne ne s'arrête depuis l'arrivée de Merlyn. Et Joss, dès son arrivée, lui donne le ton : elle devra être discrète et ne pas poser de questions. Mais Mary ne se laisse pas manipuler aussi facilement, et elle décide de tenir tête à son oncle, et prévoit secrètement de libérer sa tante. L'ambiance est pesante du début à la fin, et le moins que l'on puisse dire, c'est que Daphné Du Maurier manie à merveille l'art de créer des atmosphères hostiles. Les landes désertes, les tempêtes, les zones marécageuses dont on ne sort pas vivant si l'on y tombe, les maisons sombres et silencieuses : tout y est! Les personnages eux-mêmes, même ceux qui semblent plutôt du côté de Mary, sont tous inquiétants et malveillants : autant dire que l'on tremble pour la jeune fille...que j'ai trouvée bien courageuse! Bref, un livre que, sans Neph, je n'aurais probablement jamais lu, passant à côté d'une chouette lecture! Je crois que l'expérience Daphné Du Maurier ne va pas s'arrêter là pour moi!

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