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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 09:00

La lecture du dimanche

 

Je vous l'ai déjà dit : difficile de résister à la jolie collection Black Moon des éditions Hachette jeunesse que j'ai découverte avec Twilight et qui a vu naître ma passion pour les vampires. Comme Stéphie a elle aussi du mal à résister, nous avons choisi d'en faire une lecture commune.

 

 

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L'histoire :

 

Enfant, Grace a été attaquée par une meute de loups. Pourtant, elle a pu être sauvée suite à l'intervention de l'un d'eux. Depuis ce loup vient chaque hiver près de la maison de Grace qui se trouve au bord de la forêt. Ils s'observent longuement et Grace sent que cet animal ne lui veut aucun mal. Quelques années plus tard, un des élèves du lycée de Grace est attaqué par des loups. Aussitôt la population se mobilise et une battue est organisée dans la forêt pour supprimer les assassins. Grace est inquiète pour son loup, qu'elle sait innocent. Elle tente de s'interposer, en vain. De retour chez elle, elle découvre un jeune homme qui a été blessé par balle et reconnaît en lui son loup : son regard est le même...

 

Frisson est donc une histoire d'amour entre une jeune lycéenne et un loup-garou. Mais une telle histoire peut-elle aller loin? Voilà un nouveau roman pour adolescentes qui exploite un thème dorénavant répandu : l'amour entre une humaine et une créature fantastique. Cela fonctionne bien comme souvent mais je dois reconnaître que je commence à me lasser un peu... J'ai l'impression que l'on tourne en rond et que les auteurs ont du mal à se détacher de ce schéma. Pourtant, j'ai lu ce roman en très peu de temps parce qu'il faut bien lui reconnaître quelques points forts. D'abord, l'alternance des points de vue : tantôt l'histoire est abordée du côté de Grace et tantôt de Sam, le loup-garou. Cela  permet d'élargir le regard sur l'intrigue, d'analyser de plus près les sentiments de chacun. Ensuite, j'ai particulièrement apprécié le lien entre la transformationdes loups et la température. J'ai trouvé intéressante la manière dont ce thème est développé, notamment parce que la température est précisée en début de chaque chapitre, ce qui permet d'anticiper sur ce qui est susceptible de se dérouler. Enfin si j'ai peiné un peu au milieu du roman, trouvant que cela manquait un peu d'actions, mon intérêt a été drôlement éveillé dans les dernières pages. Et rien que pour cela, j'ai maintenant très envie de lire le second tome... qui ne sortira malheureusement pas avant le mois d'octobre..

 

Allons maintenant voir ce que Stéphie en a pensé!

Et un grand merci à Cécile des éditions Hachette.

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 16:58

Voilà un petit moment que je ne vous ai pas parlé d'un thriller, et comme c'est un genre de lecture que j'affectionne tout particulièrement, il était temps d'y revenir... Il faut dire que j'ai commencé ce livre il y a presque deux semaines, et qu'il n'est pas vraiment tombé au bon moment. Je l'ai maintenant terminé depuis quelques jours et j'en garde le souvenir d'une lecture agréable, les événements ne l'ayant pas trop entâchée.

 

 

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

 

Nicholas Newman a perdu celle qu'il aimait ; Madeleine a été sauvagement assassinée trois ans auparavant. Nicholas ne s'en est jamais totalement remis, leur relation a toujours été particulière, emplie de non-dits et ce n'est qu'à la mort de Madeleine qu'il a réalisé à quel point il l'avait aimée. Alors qu'il vit tant bien que mal avec ce poids, le passé resurgit soudainement. Lors d'un voyage en Suisse, il rencontre un couple de Hongrois et sur une photo que ces derniers lui montrent, il reconnaît la tour Eiffel en améthyste de Madeleine : une pièce unique qui a été dérobée lors de son assassinat. Bouleversé, Nicholas n'a pas le temps de réfléchir à ce qu'il peut faire car il est victime d'une série d'agressions... Quelqu'un semble lui en vouloir et il ne peut trouver le soutien du commissaire chargé de l'enquête qui l'a toujours soupçonné. Mais lorsqu'une autre victime est découverte en Italie, assassinée de la même manière que Madeleine, l'enquête reprend et Nicholas s'y trouve plongé, bien malgré lui.

 

Voilà un thriller qui nous plonge au coeur de l'histoire, dans une période qui, j'ai déjà eu l'occasion d'en parler sur ce blog, m'intéresse beaucoup : la seconde guerre mondiale et plus particulièrement ici la Shoah et les expériences menées par les nazis. Tout cet aspect est passionnant car traité d'une manière originale. En effet, Nicholas se retrouve en possession de documents : des notes retraçant divers interrogatoires de personnes ayant participé à certaines expériences "familiales" ( je n'en dis pas davantage pour vous laisser les découvrir). Le Prologue fait penser que ce qui est décrit dans ce roman est inspiré de faits réels. Mais je possède un livre sur les expériences médicales humaines dans les camps de concentration ( Les médecins maudits de Christian Bernadac ) et  je n'ai pas souvenir que le Martha Schloss ( l'endroit dans lequel se seraient déroulées ces expériences ) y soit évoqué. Réelles ou non, ces expériences n'en sont pas moins très réalistes et font froid dans le dos. Elles servent également une intrigue qui tient la route. J'aime beaucoup ce genre de thrillers dans lesquels la solution est à chercher dans le passé des personnages.

Néanmoins, ce n'est pas pour moi "un des thrillers les plus puissants qu'il nous ait été donné de lire" comme le clâme The Times en première de couverture. J'ai quand même deux petits bémols à noter. Le premier, c'est que le rythme m'a souvent semblé lent, très lent. Par exemple, Nicholas  hésite énormément avant d'accepter d'aider les enquêteurs alors qu'on se doute bien qu'il va finir par accepter... Je pense que quelques chapitres en moins auraient donné davantage de dynamisme à l'ensemble. Second bémol, la course poursuite finale que je n'ai pas trouvée crédible du tout car vraiment trop caricatural.

 

Dans l'ensemble, j'ai donc pris plaisir à lire ce roman et je remercie chaleureusement Solène des éditions du Cherche-Midi pour me l'avoir fait découvrir.

Et pour lire l'avis de Stéphie c'est par ici.

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 19:43

Lorsque Gio a proposé il y a quelques semaines une lecture commune autour de ce livre, je n'ai pas hésité un seul instant. En effet, l'auteur qui a choisi de placer son intrigue au Marché Saint-Pierre, un lieu parisien connu, est poursuivie en justice pour "atteinte à l'image" et son roman court le risque d'être retiré de la vente! Situation incroyable quand on pense au nombre de romans dont l'action se situe dans des lieux réels...

 

 

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L'histoire :

 

Rien ne va plus au Marché Saint-Pierre et les frères Michel, patrons, ont du souci à se faire... Une étrange odeur de brûlé se fait sentir les obligeant à évacuer régulièrement le Marché. Ils reçoivent des lettres de menace, mais surtout deux de leurs employées ont disparu. Aussitôt les soupçons se portent sur les autres marchands : un concurrent pourrait chercher à mener les frères Michel à la faillite, afin de racheter le Marché à un meilleur prix. Mais rien ne colle, et les méthodes utilisées font plutôt penser à un fou. Les policiers semblent totalement démunis, l'enquête piétine, et c'est Rebecca Levasseur, sociologue, qui a été embauchée en interim pour remplacer l'une des deux employées disparues qui prend les choses en mains pour essayer de dénouer ce noeud complexe.

 

Voilà un roman qui me laisse perplexe :  je viens tout juste de le terminer et j'ai du mal à dire si j'ai apprécié ou non. Disons que le rythme est très lent et que ça manque un peu de peps : en effet, l'enquête policière n'avance pas, on interroge les mêmes personnes à plusieurs reprises et on leur pose sans cesse les mêmes questions... Parrallèlement à cela, Rebecca Levasseur qui mène l'enquête de son côté avec les marchands du quartier semble avancer plus rapidement et obtenir des informations par des moyens parfois peu crédibles. Ajoutons à cela une manie de l'auteur particulièrement agaçante : les personnages sont tantôt nommés par leur prénom, tantôt par leur nom de famille. Difficile de se repérer, surtout quand certains d'entre eux ont pour nom un prénom ( les frères Michel par exemple...)

Pourtant, ce roman me laisse une impression d'ensemble plutôt positive, notamment grâce à l'ambiance qu'a su créer Lalie Walker. J'ai beaucoup aimé être plongée dans ce quartier parisien où concurrence et solidarité sont de mise. Poupées vaudou, bâtiments désaffectés, petites échoppes, nous voilà dans un univers pour le moins original!  Et pour le coup, je ne comprends vraiment pas ce qui est reproché à l'auteur car ce livre m'a donné envie d'aller flâner dans ce quartier parisien qui semble haut en couleurs!

 

Je vais m'empresser d'aller lire les autres avis que Gio a regroupés sur ce billet.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 10:36

Il y a tout juste un mois, je vous parlais de La classe de neige du même auteur dans le cadre du rendez-vous consacré à Emmanuel Carrère. En lisant tous vos billets, j'ai eu très envie de découvrir d'autres titres, à commencer par celui-ci qui se trouvait déjà dans ma PAL. Alors, quand Ys m'a proposé d'en faire une lecture commune, je n'ai pas hésité une seconde!

 

 

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L'histoire :

 

Tout commence par une phrase lancée comme ça : "Que dirais-tu si je me rasais la moustache?". Un homme, qui porte la moustache depuis plus de dix ans décide de la raser, et s'amuse à l'avance de la réaction de sa femme ainsi que de ses amis chez qui ils sont attendus le soir même. Pourtant, ni Agnès, ni Serge et Véronique ne semblent remarquer le changement. L'homme pense d'abord qu'il s'agit d'une plaisanterie, que sa femme le fait marcher, qu'elle a prévenu ses amis. Mais les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures, et notre homme perd patience. Il finit par aborder le sujet avec Agnès qui affirme qu'il n'a jamais porté de moustache. Déstabilisé, perdu, il tente de comprendre : serait-il en train de devenir fou? s'agit-il d'un complot ?

 

Voilà un roman pour le moins étrange... qui est entièrement construit autour d'un geste banal : se raser la moustache. Le point de vue de l'homme est adopté, et donc le lecteur chemine avec lui dans cette aventure hors du commun. D'abord perplexe, on pense comme lui, que c'est une simple plaisanterie, puis peu à peu, le doute s'immisce : qui croire? L'homme essaie de trouver une explication bien sûr, mais aucune n'est satisfaisante. D'ailleurs, j'ai parfois trouvé certaines longueurs, l'auteur finit par nous donner l'impression que l'on tourne en rond, et j'ai été un peu agacée car rien ne colle et qu'aucune réponse n'est apportée. Tout ceci devient presque surréaliste, le monde, peu à peu, se déconstruit autour du personnage et mon petit cerveau avait besoin de comprendre. Alors, je ne peux pas dire pour autant que je n'ai pas aimé, car finalement, l'auteur a atteint son but : déstabiliser le lecteur et lui faire frôler la folie, lui faire ressentir à quel point on peut en être proche. Mais ce n'est pas non plus un coup de coeur, même si, la scène finale est véritablement grandiose!

 

Allons voir ce qu'Ys en a pensé!

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 06:20

Cela faisait un petit moment déjà que j'avais envie de découvrir ce roman... Vous commencez à me connaître, dès qu'il est question de bit-lit, j'ai beaucoup de peine à résister à l'appel. Et le souci avec ces séries en plusieurs tomes, c'est que lorsque l'on a apprécié le premier, le besoin de lire la suite se fait bien vite ressentir...Est-ce que ce sera le cas avec Eternels?

 

 

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L'histoire :

 

Ever a perdu toute sa famille dans un tragique accident de la route. Elle se sent responsable de cet accident, mais surtout elle culpabilise d'être la seule survivante. C'est sa tante Sabine qui s'occupe d'elle dorénavant. Mais beaucoup de choses ont changé depuis l'accident : Ever qui était populaire au lycée, qui avait de nombreux amis et un petit ami très populaire lui aussi se cache désormais sous un grand sweat à capuche. Dans son nouveau lycée, elle s'est liée d'amitié avec Miles et Haven, les "paumés" . Mais surtout, l'expérience de la mort imminente lui a laissé un don : elle peut lire dans les pensées des gens et connaître leur vie rien qu'en les touchant. Mais lorsque Damen, un nouveau, arrive au lycée, Ever ne parvient pas à lire dans ses pensées. Ce jeune homme, étrange et très beau, semble d'ailleurs s'intéresser à elle. Mais pourquoi elle? Alors que toutes les filles du lycée, Haven la première, se l'arrachent? Ever en est convaincue : Damen a un secret et elle est bien décidée à le percer...

 

Bon, je dois bien le reconnaître, mon coeur de midinette a fondu... Certes, ce roman a un petit air de déjà vu, et on ne peut s'empêcher de penser à Twilight, mais encore une fois c'est efficace! Ever est la narratrice, et très vite, on s'attache à elle car elle souffre énormément et a beaucoup de mal à faire son deuil : pourquoi eux et pas elle? Et pour couronner le tout, elle doit s'habituer à une nouvelle vie, loin de ses anciens amis, de son ancien lycée et de son ex petit-ami. Et puis, il y a l'arrivée de Damen, et même si il arrive avec ses gros sabots et qu'on comprend très vite qu'il n'est pas humain, certaines révélations sur le personnage m'ont étonnée, il n'est pas exactement ce à quoi on pourrait s'attendre et j'ai trouvé l'idée très intéressante. J'espère d'ailleurs que cette idée sera davantage développée dans le second tome. ( Mais du coup, je me demande pourquoi ce roman est classé "bit-lit" : certes, les vampires sont évoqués mais ce n'est pas vraiment la toile de fond ici. ) Autre aspect qui rend le roman efficace : la présence du méchant, ou plutôt, devrais-je dire : de la méchante qui offre au lecteur quelques rebondissements savoureux.

 

Dans tous les cas, ce roman s'adresse clairement aux adolescentes, et propose tous les ingrédients nécessaire pour leur plaire. Pour ma part, je ne suis plus vraiment une adolescente, mais je n'ai pas pu m'empêcher de dévorer ce premier tome. Et mes inquiétudes étaient fondées : j'ai maintenant hâte de me plonger dans le second car j'aimerais tout de même voir certains points s'éclaircir!

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 16:28

C'est avec Les lieux sombres de Gillian Flynn que j'ai découvert les éditions Sonatine, et depuis j'ai eu l'occasion de lire plusieurs thrillers publiés chez eux, qui furent chaque fois, un nouveau coup de coeur : La Compagnie des menteurs , Green River ou encore Seul le silence .  Vous imaginez bien que je n'allais pas m'arrêter en si bon chemin...

 

 

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L'histoire :

 

Lena travaille dans un laboratoire scientifique de la police. Elle est spécialiste des empreintes. Un jour, une femme s'introduit dans le laboratoire et la supplie de l'aider. Son bébé est mort et la police a conclu à une MSN ( mort subite du nourrisson ). Mais cette femme est persuadée que c'est une erreur et que son fils a été assassiné. Lena est perturbée par cette rencontre, d'autant qu'elle a elle-même une étrange intuition, laquelle va rapidement se confirmer. En effet, les morts subites du nourrisson se multiplient et très rapidement, l'idée d'un tueur en série fait son chemin. Et, Lena sent qu'elle a un rôle à jouer dans cette affaire, et que tout pourrait être lié à sa propre enfance dont elle ne connaît rien : adoptée à l'âge de quatre ans, sa mère Pia a toujours refusé de lui parler de ses origines...

 

J'ai passé un très bon moment avec ce livre, mais cette fois je n'irai pas jusqu'à dire qu'il s'agit d'un coup de coeur. Et pourtant, l'intrigue est excellente, l'ensemble se tient et je n'avais rien vu venir. Le personnage de Lena est très attachant, son passé la tourmente et cette affaire ravive des douleurs qu'elle avait tant bien que mal enfouies en rompant tout contact avec sa famille adoptive. J'ai également beaucoup apprécié le personnage de Keller, l'inspecteur de police avec qui elle se lie d'une amitié pour le moins ambigüe. Voilà un homme charmant, aux petits soins et d'une patience incroyable... qui cache sans doute, lui aussi, un passé difficile.

Alors, me direz-vous, tout ceci est plutôt positif... En effet, ça l'est mais ce qui m'a gênée c'est le choix narratif adopté par l'auteur. En effet, Lena est elle-même la narratrice, et de par sa situation professionnelle, nous ne sommes jamais plongés au coeur même de l'enquête. Et c'est ce qui m'a manqué. Les parents des victimes sont très peu présents, et même si Lena est celle qui va comprendre comment les enfants meurent, j'ai eu l'impression de manquer toute une partie de l'enquête. Disons que ça manque un peu d'actions et de rebondissements. Certes, il y en a mais pas autant que ce que j'attendais d'un thriller dans lequel il est question d'un tueur en série qui s'en prend à des nourrissons. Le lecteur est plutôt plongé dans les états d'âme et les interrogations du personnage sur ses origines. Mais finalement, une fois que l'on a accepté que l'on se situe aux frontières du genre et que la quête des origines passe avant l'enquête, on prend beaucoup de plaisir à chercher avec Lena, d'où elle vient vraiment et pourquoi elle a le souvenir obsédant d'une maman singe qui l'aurait élevée. Je serais curieuse de savoir si d'autres l'ont lu et s'ils ont ressenti la même chose que moi.

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 16:10

La lecture du dimanche

 

Cela fait un petit moment que nous n'avons pas proposé de littérature de jeunesse pour notre lecture du dimanche. Et comme nous aimons varier les plaisirs et que nous avions toutes deux ce titre sur notre PAL, nous avons décidé de nous plonger ensemble dans cette nouvelle série publiée aux éditions Msk...

 

 

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L'histoire :

 

Nous sommes en Angleterre à la fin du XIXème siècle. Monsieur Socrate visite la roulotte d'un couple de forains et découvre dans une cage "L'enfant du monstre", un enfant d'une laideur abominable que le couple exhibe dans les foires. Monsieur Socrate achète le jeune garçon nommé Modo et lui donne une éducation stricte. Enfermé dans un manoir où les miroirs sont interdits, Modo n'a jamais vu son visage. Quelques années plus tard, M. Socrate lui annonce que son éducation est terminée et qu'il est prêt pour sa première mission. Il l'emmène dans les rues de Londres et l'abandonne sans lui donner aucun détail sur cette mission...

Parallèlement, le lecteur fait la connaissance du docteur Cornelius Hyde qui se livre à d'étranges expériences sur des animaux, notamment des greffes de machoires et crânes en acier...

 

Voilà un roman jeunesse de qualité dans lequel on se trouve très rapidement plongé. Modo - qui n'est pas sans rappeler Quasimodo - est un personnage hors du commun, et dès les premières pages, on s'attache à lui. Chaque personnage est auréolé d'une grande part de mystère et aiguise la curiosité du lecteur. Ainsi M. Socrate qui a recueilli Modo apparaît comme un maître sévère et très exigent, mais néanmoins fortement attaché au jeune garçon. Pourtant, lorsqu'il l'abandonne dans les rues de Londres, on se pose de nombreuses questions : pourquoi agit-il ainsi? Modo peut-il s'en sortir seul alors qu'il n'a qu'une connaissance théorique du monde extérieur? quelle est cette fameuse mission dont il est question et comment Modo peut-il la mener à bien alors qu'il ne sait même pas de quoi il s'agit? Tout est fait pour accrocher le lecteur et l'inciter à tourner les pages pour en savoir plus!

Ce que j'ai apprécié également, c'est l'atmosphère qui règne dans ce roman... Nous évoluons dans l'Angleterre des années 1860 - 1870, d'auberges mal famées en ruelles sombres, sans oublier les égoûts, le mal n'est jamais très loin, tapi dans l'ombre... L'ambiance est lourde, et on est sans cesse sur ses gardes. D'ailleurs, le roman ne manque d'actions et de rebondissements et j'ai eu l'impression d'être prise dans un tourbillon. Et le personnage d'Octavia, qui aide Modo dans sa mission, apporte une agréable touche de féminité à l'ensemble.

Mon seul petit bémol : je n'ai pas vraiment accroché à la fameuse Confrérie de l'horloge, notamment à la machine qui a été créée... Mais cela relève plutôt de goûts personnels puisque tout cet aspect du roman nous plonge dans la science-fiction, un genre que je n'affectionne pas particulièrement.

 

Mais dans l'ensemble, j'ai passé un excellent moment avec ce roman, que j'ai trouvé intelligent, tant du point de vue de l'intrigue que de l'écriture, et j'attends maintenant avec impatience de pouvoir lire la suite! Allons maintenant voir ce que Stéphie en a pensé...

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 07:47

Voilà plus d'une semaine que je vous ai abandonnés mais comme vous l'avez peut-être lu chez Stephie dimanche dernier, j'étais souffrante, et même si je vais mieux maintenant, ce n'est pas encore la grande forme... Je vais donc essayer de reprendre tout doucement le rythme, et je commence aujourd'hui avec ce titre que j'ai lu grâce à un partenariat avec Livraddict et les éditions Robert Laffont que je remercie tous deux.

 

 

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L'histoire :

 

C'est celle d'une famille bretonne : les Kergalin. Tout commence pendant la première guerre mondiale avec la première génération et leur histoire s'étend jusqu'en 2001, toujours étroitement liée à l'Histoire. D'abord la première guerre qui verra revenir des hommes blessés dans leur corps et dans leur âme, mais qui révélera aussi les premières trahisons et les premières divergences. Puis la seconde, où tout s'accélère, chacun ayant choisi son camp. Les générations suivantes auront alors à porter le lourd passé de leurs anciens. Les tensions, les drames, les non-dits, tout s'emmêle et pourtant, chacun finit par revenir un jour vers le domaine Kergalin qui reste un lieu central au fil des générations.

 

Je me suis plongée dans ce roman avec un immense plaisir, et j'ai adoré les deux premières parties qui correspondent aux deux guerres mondiales. J'ai adoré suivre cette famille au plus près, l'auteur nous plonge vraiment dans leur intimité faite essentiellement de grandes souffrances mais aussi de beaucoup d'amour. J'ai apprécié de suivre l'évolution des personnages tout au long de leur vie partageant avec eux les grands événements. Je pense par exemple au personnage d'André qui m'a beaucoup touchée, et que sa fille Pauline n'apprendre véritablement à connaître qu'une fois qu'il sera mort au travers de quelques carnets qu'il aura laissés. Les carnets ont d'ailleurs une grande importance tout au long du roman, ils sont parfois cités permettant de plonger au plus profond de l'âme des personnages. J'ai beaucoup aimé ces diverses citations qui sonnent toujours très juste, notamment celles de François le patriarche qui est incapable de communiquer avec sa famille après ce qu'il a vécu dans les tranchées.

 

Pourtant, je dois reconnaître que j'ai peiné pour lire la seconde moitié du roman. La première raison est totalement indépendante du roman, c'est juste que j'ai dû l'abandonner plusieurs jours, étant totalement incapable de lire, et que j'ai quelque peu perdu le fil... La seconde c'est que l'ensemble devient de plus en plus complexe : en effet, plus on avance dans les générations, plus les personnages se multiplient, plus il y a de cousins... La vie de ces personnages est donc nettement moins fouillée, et, le fond historique se mue peu à peu en fond politique. Enfin, dernière chose, plus on avance et plus il est difficile de se repérer parmi ces nombreux personnages et je pense qu'un arbre généalogique aurait vraiment été bienvenu.

 

Un avis un peu mitigé donc, mais dans l'ensemble une belle lecture.

Je vous invite à lire les avis de Stéphie et lasardine qui ont beaucoup aimé!

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 15:57

La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

 

Je vous avais parlé il y a plus d'un an maintenant de mon avis très partagé sur le premier tome que j'avais bien failli abandonner avant de dévorer la seconde moitié. J'avais acheté le second tome peu après, mais il m'a fallu le prétexte d'une lecture commune pour le sortir de ma bibliothèque car j'avais peur de revivre la même expérience et n'osais pas me lancer...

 

 

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L'histoire :

 

Sans véritable raison, Lisbeth a choisi de mettre fin à toute relation avec Mikael. Chacun a donc repris le cours de son existence, même si Mikael ne comprend pas pourquoi elle a pris cette décision. Lui s'apprête à lancer un numéro spécial de Millénium autour du trafic des femmes de l'Est. Il travaille avec un jeune couple, Mia et Dag, et ils sont sur le point de faire des révélations qui mettront à mal plusieurs personnalités... Lisbeth de son côté revient en Suède après un an de voyages à travers le monde. Un soir, en passant devant chez elle, Mikael assiste à son agression en pleine rue. Peu après, Mia et Dag sont retrouvés assassinés dans leur appartement. Et tout porte à croire que c'est Lisbeth qui les a tués puisque ses empreintes sont retrouvées sur l'arme du crime. Pour couronner le tout, son tuteur, Bjurman, est également retrouvé assassiné. Pour la police, ainsi que pour les médias, cela ne fait aucun doute : Lisbeth est un tueur psychopathe et il faut l'arrêter au plus vite. Mais Mikael, lui a du mal à y croire...L'assassinat de Bjurman pourrait s'expliquer mais pourquoi aurait-elle tué Dag et Mia?

 

Jusqu'au dernier moment, j'ai bien failli abandonner cette lecture commune, tant je craignais de peiner de nouveau... Bien mal m'en aurait pris car ce deuxième tome commence sur les chapeaux de roues et dès le Prologue, j'ai été happée par ce roman. Vraiment rien à voir avec le premier! L'intrigue est complexe, très complexe même, et on se demande comment l'auteur va réussir à démêler tout ça : je craignais une fin tirée par les cheveux histoire de retomber sur ses pieds! Parce que si Lisbeth avait des raisons d'en vouloir à son tuteur, on ne comprend vraiment pas ce qui la relie à Dag et Mia ( si ce n'est que tous connaissent Mikael ). Eh bien, la révélation m'a scotchée, j'étais bien loin d'imaginer ça, et je dois reconnaître que ça m'a bien plu! Quelle histoire, mais quelle histoire!! Forcément, tout au long du roman, il y a de nombreuses zones d'ombre que le lecteur meurt d'envie de lever, le suspense est insoutenable, et on tourne les 652 pages sans s'en apercevoir... Et puis, il faut bien le dire, ce qui porte vraiment le roman, c'est le personnage de Lisbeth! Elle a un profil vraiment atypique et on ne peut s'empêcher de l'adorer, encore plus ici que dans le premier tome où les médias la font passer pour une lesbienne sataniste et psychopathe...

 

Une chose est sûre, je n'attendrai pas un an avant de lire le troisième tome que je vais m'empresser de commander!

 

Et comme il s'agit d'une lecture commune, vous pouvez lire d'autres avis chez Calypso, Belledenuit, Cacahuète, Lisalor, Lounapil, Deliregirl, Leyla et Véro que je vais m'empresser d'aller lire moi aussi!

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 06:11

Un traître à Versailles

 

Lors des précédentes vacances, je vous avais parlé de ma découverte de cette série historique grâce à l'une de mes élèves. Comme j'avais apprécié cette lecture, j'ai bien sûr accepté avec plaisir de lire le second lorsqu'elle a proposé de me le prêter.

 

 

Image hébergée par servimg.comL'histoire:

 

La mère de Marie-Anne a été remplacée par une autre favorite dans le coeur du Roi. Elle décide alors de se retirer au couvent, laissant ses enfants aux bons soins de Mme Colbert. Mais le roi quitte Versailles pour mener une guerre en Franche-Comté, et Mme Colbert se doit de le suivre ainsi que toute la cour. Marie-Anne et son frère Louis restent donc au château devenu presque désert sous la garde de deux gouvernantes. Mais par deux fois, alors que Marie-Anne et Louis jouent dans le parc, la jeune fille surprend d'étranges conversations entre une dame et un chevalier : il y est question de tuer le roi et d'enlever le dauphin. Marie-Anne, effrayée à l'idée qu'on puisse en vouloir à son père, ne sait vers qui se tourner. Elle en vient à soupçonner tout le monde de faire partie du complot. Pour autant, elle se doit de trouver une solution et d'agir avant qu'il ne soit trop tard...

 

J'ai retrouvé avec plaisir la jeune Marie-Anne, toujours tiraillée entre son besoin d'aventures et ses désirs d'enfants d'une part et les convenances qu'elle se doit de respecter d'autre part. Néanmoins, c'est une enfant pleine de bon sens et l'on comprend aisément qu'elle soit fort appréciée à la Cour. Effondrée après l'abandon de sa mère, Marie-Anne craint de perdre également son père et on la retrouve ici particulièrement touchante.

L'aspect historique est bien entendu, toujours aussi intéressant et j'ai souri à la lecture de quelques passages dans lesquels l'auteur se permet une pointe d'ironie, par exemple lorsque l'une des dames de compagnie de la reine s'exclame : " Je déteste suivre la reine à la guerre, mais comme la reine suit le roi, et que nous sommes les suivantes de la reine, nous suivons..."

Enfin, si j'avais trouvé que le premier tome manquait d'actions, ce n'est plus le cas ici où le suspense est à son comble. Notre jeune héroïne est plongée dans une enquête particulièrement dangereuse et elle craint même que son frère et elle ne soient parmi les cibles de ces intriguants. Bref, on ne s'ennuie pas une minute!

 

Le troisième tome est prévu pour la fin de l'année, et assurément, je serai au rendez-vous!

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