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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 19:03

C'est encore un roman de la rentrée littéraire que je vous propose aujourd'hui. Il s'agit du premier roman de Noémie de Lapparent que j'ai lu grâce à un partenariat proposé par Blog-o-book et les éditions Julliard ( Robert Laffont ) que je remercie tous deux.

 

 

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L'histoire :

 

Chaque année Péril Rouge - c'est ainsi que la narratrice est surnommée -  est invitée par ses cousins à passer quelques jours dans leur chalet, quelque part dans les Alpes. Chaque année, elle décline l'invitation. Mais cette fois, c'est différent, elle déprime et se dit que quelques jours à la montagne lui ferait du bien. Lors du dîner, la conversation tourne autour d'un certain Paul K. La jeune femme est persuadée d'avoir déjà entendu ce nom là. Ses cousins lui expliquent alors que Paul a vécu plus de vingt ans enfermé dans un placard et qu'il a été découvert dans de macabres circonstances : ses parents retrouvés morts tous les deux. Depuis, Paul refuse de sortir de la maison, mais il est devenu en quelque sorte le "Sage" du village : les gens vont le consulter, discuter avec lui. Sa réputation est telle qu'on lui attribue même quelques miracles. Dès lors, Péril Rouge n'a plus qu'une idée en tête : aller à la rencontre de ce Sage...

 

Quand j'ai commencé à lire ce roman, j'ai été tout de suite emballée, je suis entrée dedans, intriguée par ce fameux Paul K., l'enfant du placard. Un enfant plus tout à fait, puisqu'il y a passé exactement vingt-quatre ans. Puis quand je l'ai refermé, je me suis dit que j'allais avoir du mal à écrire mon avis dessus. Je ne peux pas dire que j'ai aimé, je ne peux pas dire non plus que je n'ai pas aimé. Je l'ai lu, voilà tout. Je ne suis pas persuadée d'avoir bien saisi où l'auteur voulait en venir... Voilà ce qu'on l'on peut lire sur la présentation de l'éditeur : " Bons baisers de la montagne évoque le rôle du fantasme dans la rencontre amoureuse, interroge les limites de la prise de pouvoir sur la vie d autrui. " D'abord, je n'ai absolument pas envisagé cela comme une rencontre amoureuse, mais plutôt comme une fascination pour ce jeune homme aux allures d'ermite. Sa différence interroge la narratrice, notamment parce qu'il se complaît dans son enfermement. Alors qu'il aurait dû vivre la mort de ses parents tortionnaires comme une libération, il est incapable de quitter cette maison où il a été séquestré. Forcément, cela interroge le lecteur aussi et c'est ce que j'ai apprécié au début de ma lecture. Mais peu à peu, j'ai trouvé que l'histoire perdait de sa crédibilité... Péril Rouge veut aider Paul K., elle va tenter de le faire sortir de chez lui mais j'ai trouvé les méthodes employées pour le moins étranges... De grinçante, l'histoire devient loufoque, farfelue...Je crois vraiment que j'ai loupé quelque chose avec ce roman... Pour tout dire, au moment où j'écris ce billet, cela fait trois jours que je l'ai refermé et je suis incapable de me souvenir de la manière dont ça se termine! Pas vraiment une déception mais plutôt un rendez-vous manqué ...

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 07:00

La lecture du dimanche

 

Ce n'est plus un secret pour ceux qui me connaissent un peu : Amélie Nothomb est un auteur que j'apprécie beaucoup, que je défends souvent - car elle a cette particularité d'être soit adulée, soit détestée - mais qui a, je dois le reconnaître perdu un peu de cette verve extraordinaire qu'elle avait à ses débuts. Pour autant, je ne renonce pas à la lire, et je me plonge chaque fois avec délectation dans ses romans. Et cette fois, encore, c'est une lecture que j'ai eu le plaisir de partager avec Stéphie pour une nouvelle lecture du dimanche!

 

 

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L'histoire :

 

"Ce matin-là, je reçus une lettre d'un genre nouveau." C'est ainsi que commence ce roman : en ouvrant le courrier de ses lecteurs, Amélie Nothomb découvre une lettre de Melvin Mapple, un soldat américain actuellement en mission à Bagdad. L'auteur est intriguée par cette missive qui lui demande juste un peu de compréhension face à la souffrance de ces soldats. Elle décide de lui répondre. Peu à peu, une correspondance s'établit entre Amélie et Melvin qui lui fait des confidences sur un mal qui le ronge : l'obésité. Pour affronter l'horreur des crimes, certains soldats se réfugient dans la nourriture comme d'autres trouveraient réconfort dans l'alcool ou la drogue. Au fur et à mesure des échanges, Amélie est de plus en plus mal à l'aise...

 

Comme pour chaque roman de l'auteur, on entre dans Une forme de vie avec beaucoup de facilité : il faut dire qu'Amélie Nothomb sait susciter l'intérêt du lecteur par une entrée en matière généralement peu commune : ici, elle se met en scène recevant la première lettre du soldat et nous retranscrit son contenu. C'est donc au jeu du roman épistolaire qu'elle se prête cette fois, un genre que j'apprécie beaucoup. Et en effet, le lecteur est rapidement captivé par ces échanges. Et, très vite, une question m'a taraudée : quelle part de vérité autobiographique y-a-t-il dans ce roman? Amélie Nothomb a-t-elle un jour correspondu avec un soldat américain? Dans quelle mesure s'inspire-t-elle de sa correspondance avec ses lecteurs? Ou bien peut-on aller jusqu'à imaginer qu'elle retranscrit ici de véritables échanges? Je n'ose envisager cette dernière possibilité pour deux raisons : la première, c'est que dans ce cas, elle n'aurait pas écrit la moitié du roman. La seconde, c'est que la plume de Melvin Mapple est bien trop Nothombienne pour être authentique... Mais je dois reconnaître que l'idée m'a traversé l'esprit. Et c'est ce que j'apprécie dans les romans d'Amélie Nothomb : cette manipulation du lecteur, cette capacité à nous mettre le doute, sans jamais apporter de réponse, ou si peu... Néanmoins, je ne peux pas dire que j'ai eu un coup de coeur pour ce roman. D'abord, parce que je n'y ai pas retrouvé la truculence de ses premiers romans. Le thème abordé est certes intéressant, le livre se lit vite et sans difficulté mais il manque cette petite touche de folie. J'ai l'impression qu'Amélie devient plus sage avec le temps... Ensuite, je n'ai pas aimé ses réflexions concernant le courrier que lui envoient ses lecteurs ; j'ai vraiment eu l'impression qu'elle cherchait ici à régler certains comptes. J'imagine bien qu'elle reçoit beaucoup de lettres, et que dans le lot, elle doit trouver de bien étranges missives... mais je me dis que certains de ses lecteurs pourraient être froissés à la lecture de ce roman. Même si une nouvelle fois, on peut s'interroger sur la part de vérité des réflexions : Amélie-auteur et Amélie-personnage sont-ils une seule et même personne? La seule chose dont on peut être certain, c'est qu'elle est définitivement insaisissable... Pour finir, j'ai été assez déçue par la fin du roman que j'ai trouvée trop abrupte. Je crois que c'est la première que je termine un livre sans avoir conscience que ce sont les dernières lignes. J'ai tourné la page tout naturellement, pour constater, ahurie, que c'était déjà fini...

 

Un avis plutôt mitigé donc, même si je ne regrette pas cette lecture. J'espère toujours retrouver la plume qui m'avait tant séduite lors de mes premières lectures...

Allons voir maintenant ce qu'en a pensé Stéphie qui, généralement, n'apprécie pas les écrits d'Amélie Nothomb...

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 18:22

Je poursuis mes découvertes de cette rentrée littéraire avec grand intérêt et beaucoup de plaisir. Après Incident de personne dont je vous parlais hier, je vous propose de découvrir Thierry Dancourt et son Jardin d'hiver publié aux éditions de la Table ronde.

 

 

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L'histoire :

 

Le narrateur, Pascal Labarthe se rend à Royan où il a, dit-il, un rendez-vous. Il est en fait à la recherche d'une villa dont il possède la photographie. Cette photo, c'est tout ce que lui a laissé Helen, une jeune anglaise avec qui il a vécu une belle histoire d'amour par le passé alors qu'elle était de passage à Paris. Arrivé à Royan, il descend à l'hôtel Océanic, un hôtel sans prétention sur le point de fermer, son propriétaire prenant sa retraite. D'ailleurs, il est le seul client ce soir-là jusqu'au lendemain matin où arrive Serge Castel, un habitué farfelu et exigeant. Les deux hommes font connaissance de manière un peu brutale. Mais Serge est vendeur pour une grande marque d'électroménager, il fait du porte à porte et Pascal se dit qu'avec un peu de chance, il saura identifier la villa qu'il recherche...

 

Voilà un roman tout en simplicité, à la fois touchant et drôle. Touchant parce que Pascal est à la recherche de son passé, à la recherche de cette femme qu'il a aimée, cette femme avec qui il a vécu quelques mois à Paris, cette femme qui était mariée... Le récit alterne ainsi entre deux époques, celle du passé à Paris, évocation de souvenirs lointains mais toujours aussi fort, et celle de la quête de ce passé à Royan. Royan où Helen avait grandi, Royan où se trouve cette villa devant laquelle elle pose, enfant. Une photographie derrière laquelle elle a écrit un dernier mot lors de leur dernier rendez-vous. Une photo comme une piste, un indice pour la retrouver, ce fameux rendez-vous qu'il pense avoir... Mais finalement un indice dérisoire, car même si Pascal retrouve cette villa, Helen, bien entendu, ne s'y trouve pas...

 

Mais Jardin d'hiver est aussi un roman drôle, car il dresse une galerie de portraits : des personnages étranges que Pascal croise tout au long de sa quête, faisant de celle-ci une aventure souvent cocasse. Marsac, le patron de l'hôtel qui doit tourner une page, prendre sa retraite et qui a du mal à s'y résigner. Il propose d'ailleurs à Pascal et Serge de continuer à y séjourner en son absence, ce qui donne lieu à une rencontre savoureuse avec de potentiels clients. Serge, le VRP un peu fou, qui tient à ses habitudes et qui est désespéré à l'idée de devoir loger dans un autre hôtel. Monsieur Smeyers que Pascal a rencontré à la bibliothèque et qu'il rejoint chaque jour au square pour partager un sandwich. Abigail, la jeune étudiante qui loge actuellement dans la villa... Des tranches de vie qui sont offertes au lecteur, un univers simple, un quotidien routinier, des personnages vrais. J'ai beaucoup aimé l'univers construit par l'auteur, je me suis sentie chez moi dans ce roman qui fait beaucoup appel aux sensations : l'odeur du cuir dans la rover d'Helen, les goutelettes de pluie qui glissent sur la vitre, le goût du pain d'épices, autant de petits détails en apparence anodins mais qui m'ont parlé, qui évoquent la vie tout simplement et ses petits bonheurs furtifs. Un très beau roman que je vous recommande!

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 12:00

La rentrée littéraire a encore frappé et je vous propose aujourd'hui ce livre qui m'a intriguée à cause de son titre. Un "incident de personne" dans le jargon de la SNCF désigne un suicide sur les voies, événement qui entraîne de multiples perturbations dans la circulation ferroviaire... Et lorsque cet incident de personne devient le prétexte à une rencontre, voilà notre lecteur plongé dans une situation peu banale!

 

 

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L'histoire :

 

Dans un train qui le ramène chez lui après deux mois passés à Chypre, un homme songe avec désespoir à son avenir. Déjà ruiné avant son départ, il a dépensé ses dernières économies à Chypre, il voyage sans titre de transport et songe aux nombreuses factures qu'il découvrira dans sa boîte aux lettres dès son retour. Perdu dans ses pensées, il prie pour que la jeune femme assise à ses côtés ne cherche pas à engager la conversation. C'est sans compter sur cet incident de personne : le train freine brutalement, puis s'arrête, laissant les passagers hébétés, inquiets, dans l'attente d'une information qui tarde à venir. Incident de personne, l'information tombe enfin et plonge les passagers dans une étrange atmosphère : quelqu'un vient de se jeter sous le train dans lequel ils se trouvent. Cela risque de durer un moment et l'homme se met tout à coup à bavarder avec sa voisine. Il se confie à cette inconnue, lui livre ses blessures, mais aussi les blessures des autres, lui qui d'habitude tient le rôle de celui qui écoute. Comme si tout d'un coup, à cause de ce mort, là, dehors, il était devenu urgent de parler...

 

J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce roman car dès les premières pages j'ai été gênée par les choix narratifs de l'auteur : l'homme s'adressant directement à l'inconnue assise à ses côtés par le biais d'un "vous". Il ne la connaît pas, il n'a aucune envie de lier conversation, mais déjà il s'adresse à elle. Cela m'a paru assez maladroit et m'a carrément agacée lorsqu'un véritable dialogue s'est instauré entre les deux personnages. En effet, l'auteur a choisi, comme cela se fait beaucoup maintenant, de ne pas respecter les règles du dialogue. Pas de guillemets, pas de tirets, pas de retours à la ligne, rien. Aucun repère pour le lecteur qui doit jongler entre un "vous" qui appartient à la narration et un "vous" qui appartient au dialogue. La frontière est floue, les transitions abruptes, et je n'apprécie pas vraiment de devoir interroger les phrases, voire revenir en arrière pour comprendre... Tout ceci n'est qu'un ressenti personnel, et je sais que certains apprécient cette "modernité" dans l'écriture...

 

Et puis finalement, ce qui m'a agacée dans les premiers chapitres s'est peu à peu effacé. On finit presque par s'habituer... Ou plutôt, mon attention a été détournée de la forme pour se concentrer sur le fond. En effet, Eric Pessan soulève ici de nombreuses questions. Plusieurs thèmes sont abordés, à commencer par le suicide bien évidemment :

 

"Vous avez posé une question sur le suicide, une question si violente que je ne peux m'empêcher de m'interroger à mon tour : mourir, avez-vous déjà songé à mourir? Vous donner la mort volontairement. Vous allonger sur la voie et attendre sans bouger la venue du train, figer chaque muscle au moment où tremble le rail, au moment où le bruit devient assourdissant, fermer les yeux et dominer les instincts qui voudraient vous forcer à vous relever, à rouler sur le bas-côté, à préserver votre vie précieuse."

 

J'ai trouvé ces mots très justes et j'ai aimé la manière dont il nous invite à réfléchir. Et pour le coup, l'emploi du "vous" crée ici l'illusion que l'auteur s'adresse directement à nous lecteur, qu'il nous interroge. Je me suis laissée porter par les propos de ce voyageur inconnu, par ses anecdotes souvent graves, liées à la guerre, à l'écriture... Et surtout j'ai aimé cette ironie du sort, cette rencontre éphémère entre deux personnes qui redeviendront des inconnus dès lors que le train redémarrera, une rencontre liée à un simple incident. A moins que cette rencontre elle-même ne soit un incident... de personnes.

 

Malgré cela, j'ai éprouvé un certain soulagement à la fin du livre car j'ai trouvé qu'il perdait peu à peu de sa crédibilité. Trop de bavardages sans doute, et je laisse la parole au "bavard" qui décrit très bien ce qu'on finit par ressentir :

 

"... vous vous installez dans le train et - pas de chance'- vous tombez sur le passager bavard, dépressif, vaguement inquiétant, celui qui vous tiendra la jambe durant tout le trajet, qui vous racontera sa vie, ses malheurs, ses problèmes, vous montrera ses varices et vous détaillera ses flatulences. Et - comble du maheur - votre train est coincé pour des heures."

 

Pour conclure, si certains passages m'ont vraiment enthousiasmée, dans l'ensemble, je n'ai pas été convaincue par ce roman qui me laisse une impression générale mitigée.

 

Ce livre a été chroniqué dans le cadre d'un partenariat avec Ulike et le site des Chroniques de la rentrée littéraire.

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 07:00

La lecture du dimanche

 

Quand Cécile - que je remercie - m'a proposé de lire en avant-première un roman à paraître chez Hachette jeunesse dans la collection Blackmoon, vous imaginez bien que je n'ai pas su résister! Et comme ma copine Stéphie est aussi faible que moi, elle a également accepté cette proposition, ce qui donne l'occasion d'en faire une lecture du dimanche!

 

 

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L'histoire :

 

Gisèle a quitté la France pour Broadway où elle espère faire une carrière de danseuse. Elle a conscience des difficultés mais elle n'est pas prête à abandonner. Après avoir attendu une journée entière qu'un agent la reçoive, elle consulte dans un geste désespérée l'agenda abandonné sur le bureau de la secrétaire et apprend qu'une audition a lieu le lendemain au Fairhall. Elle tente le tout pour le tout et se présente. Mais elle ne savais pas qu'il fallait se présenter en couple et elle rate l'audition. Pourtant, Bevan MacLeen, le jeune propriétaire du théâtre la repère et lui propose de l'embaucher en tant que femme de ménage. Il lui permet également d'utiliser la scène en dehors des répétitions. Mais lorsqu'elle danse, Gisèle a l'impression de ne pas être seule, elle sent des souffles chauds dans son cou, et est envahie par une puissance indescriptible. Bientôt, elle entend même des voix...

 

Je dois dire que j'ai été assez emballée par cette lecture. J'ai aimé être plongée dans le monde du spectacle, et notamment dans ses coulisses, où tout n'est pas si rose que ce qui est donné à voir au spectateur. Catherine Kalengula nous décrit les jalousies, la cruauté, l'hypocrisie, les coups bas qui ont lieu au quotidien entre les danseurs, et cela va même très loin! Gisèle y est confrontée mais elle sait garder la tête froide. En cela, je l'ai trouvée très attachante, elle refuse par exemple de se laisser corrompre, elle reste honnête envers elle-même et envers les autres et c'est ce qui lui attire l'amitié de Bevan. Ce dernier a renoncé à toute amitié - jusqu'à Gisèle, et à toute histoire d'amour, car elles sont chaque fois le fruit de personnes intéressées.  J'ai aime cette vision de la vie qui montre aux jeunes qu'on ne devient pas célèbre en claquant des doigts, que c'est un parcours semé d'embûches, mais qu'à force de courage et de persévérance on peut espérer progresser. En effet Gisèle finit par obtenir un tout petit petit rôle au sein de la troupe. J'ai trouvé très sain qu'elle ne soit pas propulsée au premier rôle.

 

Au-delà de cet aspect, il y a l'intrigue construite autour de Chance, ce jeune homme qui s'est suicidé au théâtre il y a plus de quarante ans, un fantôme donc. Fantôme qui vient hanter notre Gisèle l'aidant à améliorer sa technique de danse et qui semble être tombé amoureux de la jeune femme. Je dois dire que ce personnage est assez flippant, qu'il se montre jaloux et parfois violent. J'ai trouvé ce personnage bien construit, notamment en ce qui concerne la raison pour laquelle il erre toujours sur terre que j'ai trouvé très intéressante. Mais pour autant, je ne l'ai absolument pas trouvé sympathique et me suis même étonnée des réactions de Gisèle envers lui. A sa place, j'aurais été complètement terrifiée...

 

Pour terminer, j'ai beaucoup aimé la fin du roman qui fonctionne sous forme de chute, et la révélation m'a surprise. Je ne m'attendais pas vraiment à cela, mais après tout, pourquoi pas?

 

Un nouveau roman jeunesse à découvrir donc! Il sera en librairie dès le 15 septembre.

En attendant, je vous invite à aller lire le billet de Stéphie!

 

 

 

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 20:29

Je vous vois venir... Quoi! Encore!? Eh bien oui, encore! Que voulez-vous ... quand on aime, on ne compte pas! Alors, je vous offre encore aujourd'hui une petite dose d'hémoglobine grâce au forum Livraddict et aux éditions JC Lattès qui ont proposé ce livre en partenariat. Je les remercie tout deux pour cette découverte sanglante!

 

 

 

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L'histoire :

 

Alex Cross travaille pour la police de Washington lorsqu'en 1993, son épouse est assassinée à la sortie de son travail. Maria était assistante sociale et avait reçu les confidences de Marianne, une jeune étudiante, violée et menacée par le Boucher. Veuf, Alex élève ses deux enfants avec l'aide de sa grand-mère. Il décide de quitter la police pour leur consacrer davantage de temps et ouvre un cabinet de psychologue. Mais le boucher continue à sévir, et lorsque, douze ans plus tard, son ancien coéquipier lui demande de reprendre du service pour tenter de le coincer, Alex accepte, se disant qu'il s'agit peut-être de l'assassin de sa femme... Mais le Boucher est malin, et ses victimes refusent de parler...

 

Je crois que je deviens de plus en plus exigeante en matière de thrillers, d'autant que j'en ai lu de très bons, voire d'excellents ces derniers mois... Alors après un roman comme Six-Pack, dont je vous parlais hier, La lame du boucher fait pâle figure... La lecture n'en est pas désagréable, au contraire puisque je l'ai lu en une journée... Les chapitres sont très courts, jamais plus de trois pages et de fait, ça incite à poursuivre la lecture en lui donnant un rythme assez rapide.

 

Pour autant, et malgré la présence de scènes sanglantes, je n'ai pas été convaincue par "l'auteur de thrillers le plus vendu au monde". Pourquoi? Parce qu'il en fait trop, beaucoup trop, si bien que ça en devient caricatural. Un peu comme s'il avait repris toutes les ficelles des bons romans du genre pour les placer coûte que coûte dans celui-ci... Du coup, on se retrouve avec un enquêteur qui décide de quitter la police parce qu'il ne se remet pas de la mort de sa femme et qu'il doit se préoccuper de l'avenir de ses enfants. Un enquêteur qui finalement va reprendre l'enquête, oui, parce que voyez-vous, Alex Cross c'est le meilleur, et sans lui on ne coincera jamais le boucher. Un enquêteur qui en plus, en fait une affaire personnelle, alors forcément il se surpasse parce qu'il va peut-être enfin pouvoir venger sa femme... Mais le pire, c'est le personnage du boucher, je l'ai trouvé si peu crédible qu'il est presque devenu sympathique! Parce que là encore, James Patterson force le trait, tenez-vous bien! Le Boucher est non seulement un excellent tueur à gage, personne ne lui résiste, tout le monde le craint, même les grands de la mafia. Mais cela ne suffit pas, il est également un violeur et un tueur en série, adepte du scalpel. A l'occasion, il pose même des bombes...et s'enfuit en faisant une jolie révérence aux policiers... Après le super-héros, le super-tueur! Et cerise sur le gâteau, notre super-tueur a subi des sévices sexuels dans son enfance.

 

Brisons là. Je pense que vous avez compris... Pour autant, ça se laisse lire... le lecteur a même droit à quelques séquences émotions. Et Alex Cross, qui apparaît dans d'autres romans de l'auteur est un personnage qui apparemment plaît beaucoup. D'ailleurs, peut-être que quelqu'un pourra m'éclairer sur ce qui m'a semblé être une incohérence. Quand sa femme meurt, Alex a deux enfants : Jannie et Damon. Alors qui est Alex Junior, le troisième enfant qui partage sa vie en 2005? Maria venait de lui annoncer sa troisième grossesse avant de mourir, le bébé n'a donc pas pu survivre. C'est moi où l'auteur s'est emmêlé les pinceaux?

 

Une petite déception donc, mais ce roman a au moins le mérite de me permettre de mener à bien mon challenge serial killer initié par Al Capone !

 

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 15:32

Les livres de Jacques Cassabois, je les croise souvent au CDI. En effet, il propose de nombreuses réécritures de récits fondateurs ou de contes, il dresse également, comme ici, le portrait de héros historiques tout en mettant ces textes à la portée de nos jeunes lecteurs. Pourtant, je ne m'étais encore jamais plongée dans l'un de ses textes jusqu'à ce que l'auteur me fasse parvenir son tout dernier roman accompagné d'une gentille dédicace. Je le remercie chaleureusement pour cette délicate attention.

 

 

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L'histoire :

 

C'est celle de Jeanne d'Arc, une jeune fille de dix-sept ans au destin extraordinaire. Très pieuse, Jeanne, un jour, entend des voix qui lui donnent une mission. "Jeanne, la France souffre le martyre. Elle a besoin d'un guide qui lui fasse traverses les ténèbres. C'est toi qui as été choisie pour la conduire."  La France en effet est envahie par les anglais qui progressent sur le territoire, assiégeant de nombreuses villes. Poussée par ces voix qu'elle entend, Jeanne se rend auprès du roi pour le convaincre de lui donner une armée avec laquelle elle ira libérer Orléans pour le mener ensuite à Reims où il sera sacré roi de France. Bien évidemment, personne ne la prend au sérieux. Quel roi, d'ailleurs prendrait de tels risques sur les simples paroles d'une enfant qui pense être envoyée par Dieu? Pourtant, Jeanne va apporter à Charles la preuve irréfutable qu'elle dit vrai et ce dernier va alors décider de lui faire confiance. Et en effet, Jeanne va délivrant Orléans, redonnant confiance au peuple français...

 

L'histoire de Jeanne d'Arc, on la connait, ou plutôt on croit la connaître... même si cela se résume souvent à "la fille qui entendait des voix et qui a été brûlé vive". Alors j'avoue qu'une petite piqûre de rappel ne m'a pas fait de mal. L'intérêt de ce livre est donc tout d'abord historique. De ce point de vue, on sent que l'auteur a fait de nombreuses recherches sur le sujet afin d'être le plus précis possible. On trouve d'ailleurs six pages de sources bibliographiques à la fin du livre ainsi que des cartes qui sont vraiment les bienvenues. En effet, comme je le disais, on pense connaître l'histoire de Jeanne d'Arc, mais je serais bien curieuse de savoir quel pourcentage de français a en tête une carte de la France telle qu'elle était au début du XVè siècle!

 

Mais Jacques Cassabois n'est pas un historien, Jeanne est donc avant tout un roman. Un roman d'aventures porté par son personnage éponyme, une jeune fille courageuse, qui n'a pas peur d'aller au-devant de l'ennemi si celui-ci refuse de se rendre. Une jeune fille qui mène une armée entière et qui la mène à la victoire! Voilà qui devrait plaire à nos jeunes lecteurs! Pour ma part, cet aspect de Jeanne n'est pas celui que j'ai préféré. C'est une toute autre facette du personnage qui m'a conquise, une facette qui n'en reste pas moins un combat : sa foi. Même dans les moments les plus difficiles, même sur le bûcher, Jeanne défend toujours celui qui la guide et continue à crier son innocence. Mais les anglais sont bien trop heureux de l'avoir capturée... J'ai vraiment été très touchée par cette dernière partie dans laquelle nous assistons au "procès" ( je mets des guillemets car tout est joué d'avance... ) de Jeanne. Et j'ai envie de saluer le talent de l'auteur qui a su allier pudeur ( lorsque Jeanne subit les attouchements de ses geôliers par exemple ) et violence, foi et haine, fiction et réalité.

 

Je conseillerai sans hésiter ce livre à mes élèves, même si le vocabulaire m'a semblé parfois un peu complexe. Pour ma part, je relirai Jacques Cassabois avec grand plaisir, notamment sa réécriture de Tristan et Iseut qui me fait de l'oeil depuis un petit moment...

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 10:53

La lecture du dimanche

 

"Un conte noir et cruel", voilà comment ce livre est présenté sur la quatrième de couverture. Autant dire que ces quelques mots ont suffi à me convaincre de participer à ce partenariat que proposaient BOB et les éditions Robert Laffont. Et comme Stephie a eu la même envie et l'a reçu également, nous avons décidé d'en faire une lecture du dimanche.

 

 

 

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L'histoire :

 

Lorsque Alfred Jones rencontre Anna-Luise, il est loin de se douter de ce qui l'attend. Mais quand elle lui dit être la fille du célèbre Dr Fischer, il a du mal à y croire et est quelque peu mal à l'aise. En effet, le docteur Fischer est connu dans tout Genève pour les dîners qu'il organise. Seuls quelques privilégiés y ont accès... et ces derniers repartent avec de somptueux cadeaux s'ils acceptent de se soumettre aux différents caprices de leur hôte. En effet, le docteur n'aime personne et s'amuse beaucoup... Sa fille, il ne l'aime pas plus que les autres. Aussi, quitte-t-elle le domicile paternel sans même l'avertir pour aller s'installer avec Alfred. Ce dernier est ennuyé par la situation et désire rendre visite au docteur pour l'informer que sa fille va bien. Une première rencontre qui le laisse pantois, et de laquelle il ressort avec une invitation à un dîner...

 

Voilà un petit roman que j'ai trouvé tout simplement savoureux. L'histoire nous est narrée par Alfred qui ne manque pas d'humour et qui n'hésite pas à dire ce qu'il pense de son tristement célèbre beau-père. Ce dernier m'a beaucoup amusée, malgré sa cruauté : il prend un plaisir sadique à humilier ses invités mais finalement ce sont ces derniers qui sont ridicules. Comment peuvent-ils supporter de se laisser berner ainsi? Comment peuvent-ils s'abaisser à de telles extrêmités. La réponse est simple et Alfred en sera le témoin : l'appât du gain! Ces gens sont prêts à tout pour repartir avec une montre en or ou une voiture de luxe... Et c'est d'autant plus amusant que ce sont des gens riches. Graham Greene nous offre en fait un conte où il dénonce de manière grinçante la cupidité. Il nous montre l'être humain dans tout ce qu'il a de plus noir, et le dîner final, de ce point de vue là, est extraordinaire : quelle apothéose! Je me suis d'ailleurs demandé comment j'aurais réagi en pareille circonstance... même si la réponse n'a pas tardé. C'est tout simplement diabolique, machiavélique à souhait. Et si Alfred n'a rien à y perdre, pour les autres, ce n'est pas la même histoire. J'avoue d'ailleurs que leur réaction m'a quand même étonnée.. J'ai vraiment beaucoup aimé le ton du livre, et j'ai trouvé les personnages d'Anna- Luise et Alfred très attachants : leur train de vie est modeste mais ils restent honnêtes envers eux-mêmes et envers les autres. Une belle leçon de morale!

 

Allons voir maintenant si Stéphie a été sensible au ton de ce roman. C'est par ici...

Un grand merci à Bob et aux éditions Robert Laffont!

 

Et j'en profite pour mener à bien mon challenge english classics...

 

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 17:11

Je suis de plus en plus accro aux thrillers et aux polars, et plus c'est glauque, plus j'aime... Dire qu'il n'y a pas si longtemps, je n'en lisais aucun! Je vous propose donc aujourd'hui ce nouveau polar suédois qui a la particularité d'avoir été écrit à quatre mains, par deux soeurs.

 

 

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L'histoire

 

Siri est psychothérapeute, elle travaille avec Aina, sa meilleure amie, et Sven. Elle suit plusieurs patients qui souffrent de différents troubles : Sara, une jeune fille qui a beaucoup souffert et qui se mutile, Peter qui a des troubles obsessionnels et ne parvient pas à avoir des relations sexuelles avec sa compagne car il s'imagine la tuer, Charlotte, boulimique et obsédée par son travail. Mais Siri est elle-même en proie à un grand désarroi : elle a perdu son époux dans des conditions étranges : suicide, accident? Il a été impossible de déterminer ce qui s'est réellement passé. Depuis, elle vit seule dans cette grande maison en bord de mer qu'ils avaient achetée ensemble mais elle vit dans la peur. Mais la peur n'évite pas le danger... D'étranges phénomènes se produisent : Siri est persuadée que quelqu'un est entré chez elle, son chat disparaît, elle reçoit un étrange courrier, et bientôt c'est un cadavre qui est retrouvé à deux pas de chez elle... Cela n'a rien d'un hasard, car elle connaît très bien la victime... Aucun doute : quelqu'un en veut à Siri!

 

 

La couverture de ce roman avait réussi à elle seule à me donner l'envie de le lire. Le corps d'une femme noyée dans une étendue d'eau, et le titre et le nom des auteurs écrits sur des bandeaux qui ressemblent à du sparadrap tâché de sang. Cela n'est pas sans rappeler la couverture d'Hiver de Mons Kallenthoft. Exactement ce que j'aime! Et je dois dire que je n'ai pas été déçue par le reste! D'abord, j'ai adoré la construction du roman : Siri est la narratrice principale, et elle entrecoupe son récit avec les comptes- rendus des entretiens qu'elle mène avec ses patients. J'ai adoré être plongée dans ces séances, j'avais vraiment l'impression d'assister aux différentes thérapies. D'ailleurs, l'une des deux auteurs est elle-même psychiatre, et on sent en effet que ça tient la route, que le sujet est maîtrisé. J'ai appris pas mal de choses sans que l'on ne tombe toutefois dans l'excès encyclopédique, et j'ai trouvé ça très intéressant. D'autant que cela sert de support à l'intrigue policière puisque les patients sont les premiers suspectés. L'enquête est elle aussi très intéressante : Camilla Grebe  et Asa Träff réussissent à faire monter la tension peu à peu : plus on avance dans le roman, et moins on a envie de le lâcher. On se demande jusqu'où ira le mystérieux assassin, quelle ampleur prendra la terrible machination qu'il a mise en place pour atteindre Siri. Il intervient d'ailleurs épisodiquement dans de courts chapitres en italique dans lesquels on sent sa haine et sa détermination à détruire la jeune psychothérapeute. Et en tant que femme, je me suis complètement identifiée à Siri, on en vient à trembler avec elle, à appréhender les mouvements dans les feuilles, à surveiller les ombres au-dehors. C'est très angoissant de se sentir surveillée constamment sans parvenir à en avoir confirmation, et cette angoisse est bien retranscrite. J'ai soupçonné plusieurs personnages, mais j'étais bien loin de la solution. Et pourtant, elle est logique, pas de fin tirée par les cheveux. Tout se tient pour notre plus grand plaisir! Un livre que je vous recommande donc vivement, vous l'aurez compris!

 

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N'oubliez pas : vous avez jusqu'à demain soir, 23h59 pour participer au jeu concours avec les éditions Points. J'ai reçu peu de participations, vous avez donc toutes vos chances de gagner!!

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 18:00

La lecture du dimanche

 

L. J. Smith a publié de nombreux récits sur les vampires, mais bizarrement, à part le premier tome de Nightworld, je ne me suis jamais vraiment plongée dans ses livres... Un comble pour une amatrice de vampires! Alors ne me demandez pas pourquoi j'ai eu envie de lire Prémonitions... sans doute à cause de la couverture qui est absolument magnifique! Et comme Stéphie l'avait aussi dans sa PAL, nous avons choisi d'en faire une lecture du dimanche!

 

 

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L'histoire :

 

Kaitlyn est considérée comme une sorcière dans son lycée : tout le monde l'évite à cause de ses yeux si bizarres et la jeune fille souffre d'une profonde solitude. Pourtant ces rumeurs ne sont pas totalement infondées, car elle possède un don : elle dessine et chacun de ses dessins est une prémonition, une scène qui va se dérouler mais qu'elle ne maîtrise pas davantage puisqu'elle ne sait ni où, ni quand... Aussi lorsque Joyce lui propose de rejoindre une institution spéciale, censée étudier ces phénomènes et aider ceux qui ont des dons psychiques à mieux les maîtriser et les utiliser , elle finit par accepter. Là-bas, au moins, elle pourra se faire des amis, elle ne sera plus différente. Et en effet, elle fait la connaissance de Rob, Anna, Lewis et Gabriel, un jeune homme dangereux qui s'est déjà rendu criminel. Mais très vite, Marisol, une jeune femme qui travaille à l'institut tente de la mettre en garde : elle lui conseille de faire attention, voire de fuir. Les jeunes gens vont alors mener l'enquête, et s'apercevoir que leur présence à l'institut n'a pas pour objet une simple étude...

 

Voilà un roman qui, malgré ses 600 et quelques pages, se lit très vite. J'ai été rapidement happée par l'histoire et il faut reconnaître que c'est une lecture "facile". Le style de l'auteur est simple, sans doute trop... mais j'ai trouvé l'intrigue efficace. J'ai adhéré à l'univers proposé par l'auteur, et notamment à ce lien télépathique créé entre les personnages qui donne lieu à des situations cocasses entre les personnages. Les personnages, justement... Dans ce roman, il n'est pas question de vampires... Ou plutôt pas tels qu'on les connaît, car ils ne sont jamais loin! Si vous lisez Prémonitions, vous rencontrerez ainsi un vampire psychique... Cette dénomination me gêne un peu, j'ai l'impression que c'est devenu un passage obligé pour certains auteurs jeunesse : caser le mot vampire dans son roman, même si c'est totalement artificiel, comme si c'était le moyen de conquérir le public...Pourtant, je dois reconnaître que c'est mon personnage préféré : un jeune homme complexe, mystérieux tiraillé entre le bien et le mal qui fait battre le coeur de Kaitlyn, tantôt d'amour, tantôt de haine! Et on retombe dans le schéma : une fille pour deux garçons... Edward ou Jacob devient Rob ou Gabriel. Encore une fois, ça ne m'a pas déplu, j'ai lu ce roman avec plaisir mais tout en ayant conscience que ça n'avait rien d'original. J'ai l'impression que même quand les auteurs tentent de faire quelque chose de différent, d'un peu original - un groupe de cinq jeunes liés par la pensée et poursuivis par un terrible savant fou - ils ne parviennent pas à se détacher de certaines ficelles. Bien entendu, je porte un regard d'adulte sur ce roman alors qu'il est avant tout destiné à un public d'adolescents qui, justement recherchent ce genre de ficelles dans leur lecture. Je le dis à chaque fois, j'ai sans doute passé l'âge de lire de tels livres, mais je ne peux m'empêcher de les lire. D'abord, parce qu'on y trouve parfois de véritables pépites mais aussi parce que j'aime me tenir au courant de ce que mes élèves sont susceptibles de lire, pouvoir discuter avec eux de leurs lectures et leur conseiller certains titres. Mais aussi, il faut bien le reconnaître, parce que si j'y trouve un certain plaisir, même si les défauts ont tendance à me sauter aux yeux! Alors, même si pour moi Prémonitions n'est pas le roman jeunesse de l'année, je pense qu'il saura séduire son public!

 

Je sais déjà que cette lecture du dimanche fera partie des rares lectures où nous ne sommes pas d'accord et je suis donc d'autant plus pressée d'aller lire l'avis de Stéphie!!

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour cette découverte! 

 

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