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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 20:44

Les comédiennes de Monsieur Racine

 

Après avoir lu les trois tomes de Marie-Anne, fille du roi, j'avais très envie de continuer ma découverte des récits historiques de l'auteur. Cela faisait un petit moment que Les colombes du Roi-Soleil me faisaient de l'oeil, c'est donc avec grand plaisir que j'ai lu ce premier tome!

 

 

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L'histoire :

 

Madame de Maintenon a sous sa protection des jeunes filles à qui elle offre une éducation à la maison royale de Saint-Louis. Ces dernières sortiront de là avec une dot qui leur permettra de trouver un bon mari. Parmi elles, Hortense, Isabeau, Charlotte et Louise. Chacune a son caractère, sa particularité, notamment Charlotte qui a dû renoncer à sa religion à cause de l'édit de Fontainebleau, mais qui garde au fond d'elle révolte et rancoeur. Lorsqu'elles apprennent que Racine est en train d'écrire une pièce pour elles, qui sera représentée devant le roi et les hauts personnages de la cour, elle mettent tout leur coeur pour apprendre les textes et espérer obtenir un rôle. Car il n'y a que neuf rôles et elles sont une cinquantaine...  Et quand en plus, l'amour s'en mêle, la rigueur habituellement de mise dans cette maison laisse place à une certaine effervescence...

 

Quel bonheur ! Décidément, je suis sous le charme de la plume d'Anne-Marie Desplat-Duc! Comme dans la série de Marie-Anne, on retrouve un contexte historique documenté, précis et très intéressant. Avec un petit plus ici, puisque l'on croise aussi un grand dramaturge : Racine. Voilà qui m'a donné envie de me replonger dans l'une de ses pièces, notamment Esther, la pièce écrite pour les protégées de Madame de Maintenon. Tous les ingrédients sont réunis dans ce premier tome :  des jeunes filles attachantes, ayant chacune une véritable personnalité, des mystères ( notamment autour de Louise qui semble avoir été remarquée par le roi ) et de l'amour bien sûr... En effet, Hortense qui avait pourtant décidé de consacrer sa vie à Dieu, croise le regard d'un jeune homme lors de la première représentation et s'en trouve toute chamboulée. Et c'est ce que j'apprécie chez les personnages de l'auteur : malgré l'austérité et la rigueur dans lesquelles elles sont éduquées, elles font preuve de caractère et n'hésitent pas à prendre des risques pour obtenir ce qu'elles souhaitent.

 

Un délice vraiment que ce premier tome! Une chose est certaine, je vous reparlerai très prochainement de cette série car il me tarde de lire la suite!  Et en plus, il est disponible au format poche, ainsi que les trois tomes suivants, le cinquième étant prévu pour janvier. Cela devrait réjouir nos jeunes lecteurs à qui il arrive de faire la grimace lorsque je leur annonce le prix du livre dont je viens de leur parler...

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 12:00

La lecture du dimanche

 

Ce roman dormait dans ma PAL depuis quelques mois déjà puisque je l'ai acheté lors du salon du livre, après avoir lu sur la blogosphère de nombreux avis enthousiastes... Et comme il est paru aux éditions Sonatine, j'avais peu de chances de me tromper! Stéphie l'ayant également dans sa PAL, nous avons décidé d'en proposer une lecture du dimanche!

 

 

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L'histoire :

 

Un tueur en série d'un nouveau genre sévit : il attache ses victimes et les laisse mourir ainsi, privées d'eau et de nourriture. Pour que personne ne s'inquiète, il subtilise le téléphone portable de sa victime et il envoie régulièrement des SMS à ses proches. Ainsi, personne ne s'inquiète vraiment jusqu'à ce que le corps soit retrouvé bien plus tard. Le tueur pousse alors la perversité jusqu'à envoyer un dernier message aux proches : Tu l'as laissée mourir.

Aussi lorsque Dave Lewis reprend contact avec l'une de ses anciennes petites amies, Tori, il est loin de se douter de ce qui l'attend. Celle-ci a été frappée par son nouveau petit copain et a dû être hospitalisée. Avec d'autres gars il décide de faire passer un sale quart d'heure à Eddie. Mais l'altercation tourne mal et Dave prend la fuite quand il comprend que les autres ne comptent pas simplement lui "casser la gueule". Quelque temps plus tard, il reçoit un SMS de Tori... et le piège se referme tout doucement...

 

Voilà un thriller très bien construit! Dès le début, les points de vue adoptés sont multiples : Dave Lewis nous raconte son histoire, tandis que parallèlement, nous suivons l'inspecteur Currie dans l'enquête concernant ces meurtres. Les personnages sont nombreux, et si on peut avoir tout d'abord la sensation de perdre ses repères, chacun trouve ensuite peu à peu sa place jusque dans les dernières pages. En effet, les apparences sont trompeuses dans ce roman, et les personnages sont manipulés, au même titre que le lecteur. Même lorsqu'on croit tenir la solution, il reste toujours des éléments qui ne collent pas. J'ai particulièrement aimé cet aspect du roman, les liens entre les personnages s'éclaircissent peu à peu, et ce qui semblait décousu au début prend tout son sens. J'ai aimé également la perversité du tueur : la manière dont il laisse ses victimes mourir sur place est terrible, mais la pression psychologique qu'il exerce sur les proches l'est tout autant : Steve Mosby nous montre à quel point les nouveaux moyens de communication ne sont que virtuels et à quel point ils peuvent prendre le pas sur la vie réelle. On se contente bien souvent d'un simple texto pour prendre des nouvelles de quelqu'un... mais finalement rien ne prouve l'identité de l'expéditeur, il est si facile d'usurper une identité de cette manière... Le rôle de Dave Lewis, personnage central dans toute l'intrigue est également particulièrement intéressant, et je me suis beaucoup attachée à ce personnage : le suspense est grand, et comme lui, on tremble et on ressent tout le poids de ces événements... J'ai adoré la manière dont il est manipulé...

 

Bref, un très bon thriller que l'on a du mal à lâcher. Voilà qui m'a donné envie de lire le premier roman de l'auteur Un sur deux. Allons voir si Stéphie est convaincue elle-aussi!

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 09:21

La lecture du dimanche

 

 Le livre que nous avons choisi aujourd'hui est le type même de l'ouvrage que je ne regarderais même pas en librairie... Pourquoi? Parce que la couverture est bien tristoune, trop épurée à mon goût. Mais cette lecture me prouve encore une fois que c'est un tort, il ne faut jamais se fier à la couverture d'un livre... En heureusement, cette fois-ci j'ai été séduite par le résumé avant de voir la première de couverture!

 

 

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L'histoire :

 

Gérard Cohen est coursier pour les éditions Gallimard, il est chargé d'apporter le courrier aux écrivains et cotoie ainsi les plus grands de l'époque : Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir ou encore Louis-Ferdinand Céline. Et ce jour-là, c'est justement chez ce dernier qu'il se rend. Comme chaque fois, il ressent un peu d'appréhension, notamment parce qu'il est juif et qu'il craint que ça ne puisse se voir. Gérard ne se rend donc pas immédiatemment chez Céline, il flâne d'abord dans Paris, qu'il traverse sur sa moto. Et cette promenade est l'occasion pour lui d'un retour sur son passé, notamment sur cette période trouble de l'occupation, et sur ses premières expériences sexuelles auprès d'une prostituée...

 

J'ai d'abord eu un peu de mal à entrer dans le roman, sans doute parce que je connais peu Paris et que les différents quartiers dans lesquels il erre ne me sont absolument pas familiers. J'étais donc un peu perdue et puis je me suis laissée porter par l'écriture de Mikaël Hirsch et par la narration des souvenirs de Gérard. Seul le père de Gérard est juif, et il ne se sent lui-même pas vraiment juif. Malgré tout, durant la seconde guerre mondiale, il a dû quitter Paris pour se réfugier dans un petit village. Il est laissé aux soins de Clémence Delmas, une institutrice tandis que sa mère est en prison pour avoir participé à la Résistance. Tout ce qui touche à cette période m'intéresse beaucoup, et j'ai été totalement emportée par l'écriture de Mikaël Hirsch. J'ai aimé cette alternance entre les deux époques puisque le récit cadre a lieu dans les années 50. Et bien évidemment j'ai adoré l'ambiance littéraire du livre dans lequel on croise de nombreux auteurs sous un angle un petit peu différent de celui que l'on connaît habituellement.

 

Bref, une très belle surprise que ce roman!

Allons voir ce qu'en a pensé Stéphie!

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 14:04

"Quand votre meilleure amie se révèle être le diable", telle est l'accroche de ce roman. Il n'en fallait guère plus pour me donner envie de le lire, d'autant que la première de couverture est très belle. Si on y regarde de plus près, le visage d'une jeune femme apparaît dans la larme ( et bizarrement, je ne m'en suis pas aperçue tout de suite...)

 

 

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L'histoire :

 

Katherine cache un terrible secret : sa soeur a été sauvagement assassinée au cours d'une soirée qui a mal tourné. Katherine a assisté à la scène, impuissante, avant de prendre la fuite. Elle vit dorénavant avec un poids énorme, celui de la culpabilité. Pour fuir cette terrible réalité, Katherine a changé de ville et de nom : elle fréquente un lycée loin du domicile familial et tâche de rester discrète. Aussi, lorsqu'Alice, la coqueluche du lycée l'invite à l'une de ses soirées, elle commence par hésiter, mais flattée, elle finit par accepter. Peu à peu, les deux jeunes filles deviennent très proches, si proche que Katherine lui confie son secret. Aidée par Alice, Katherine tente de reprendre une vie normale. Mais le comportement d'Alice change peu à peu. Elle boit parfois un peu trop et devient méchante, elle humilie alors Katherine, ou Robbie, son petit -ami qu'elle trompe régulièrement et dont elle ne semble pas vraiment se soucier. Peu à peu leur amitié se délite, et lorsque Katherine rencontre un jeune homme, elle décide de ne pas en parler à Alice... Mais on ne s'éloigne pas d'Alice aussi facilement et le piège se referme autour de Katherine...

 

J'ai beaucoup aimé ce roman: la tension est palpable dès les premières pages et le lecteur est ainsi accroché. En effet, dès la première phrase nous apprenons la mort d'Alice. La narratrice revient ensuite, par le biais d'un récit rétrospectif, sur les différents événements qui ont abouti à cette situation. Elle alterne les époques : celle de la tragédie et celle de sa rencontre avec Alice, levant le voile peu à peu sur les zones d'ombre. Le lecteur est ainsi emporté par les événements, il devient très difficile de poser le livre tant on a envie de savoir jusqu'où sera capable d'aller Alice et comme Katherine, on ne voit rien venir. Car Alice est un personnage cruel et machiavélique, je l'ai trouvé très inquiétante pour ne pas dire carrément flippante. Je l'ai détestée, et me suis sentie proche de Katherine et de la souffrance psychologique qui lui est infligée. Il s'agit bien ici d'un thriller psychologique et je me demande si l'impact n'est pas plus fort dans ce type de roman que dans les thrillers classiques. L'auteur a un don pour la construction du caractère de ses personnages : tous ont une épaisseur et sont intéressants dans la manière dont ils sont traités, même ceux qui n'apparaissent que très peu, comme la mère de Katherine par exemple. J'ai beaucoup aimé le personnage de Robbie également qui, comme Katherine est prisonnier des griffes d'Alice et sa méchanceté.

 

Bref, un très bon moment de lecture et un premier roman prometteur!

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 09:26

Après avoir lu les tomes 1 et 2 de cette série, il fallait absolument que je lise le troisième tome pour connaître le fin mot de l'histoire! En effet, beaucoup d'éléments mystérieux étaient apparus dans le second, et je me posais beaucoup de questions sur la manière dont tout cela allait se finir!

 

 

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

 

***Attention, si vous n'avez pas lu les deux premiers tomes, et que vous envisagez de le faire, ne lisez pas ce qui suit.***  Tout le monde est aux petits soins avec Ivy, depuis qu'elle a tenté de se jeter sous un train. Son entourage est persuadé qu'elle ne se remet pas de la mort de Tristan, mais Ivy est perplexe : elle n'a jamais eu la moindre envie de se suicider et elle est incapable de se souvenir de ce qu'il s'est passé ce jour-là. Quelqu'un lui veut du mal, elle s'en convainc peu à peu. Mais qui? Grégory, son demi-frère, pourtant si prévenant? Son comportement est de plus en plus étrange... Eric, l'ami de Grégory? Il se drogue et n'a pas vraiment l'air très clair... Quelqu'un d'autre qui lui voudrait du mal? Mais heureusement, Tristan n'est jamais loin, et si Ivy refuse de croire aux anges, elle va bien être obligée de reconnaître que tout n'est pas naturel...

 

Voilà, la boucle est bouclée, et j'ai enfin obtenu toutes les réponses que j'attendais dans les premier et deuxième tome! Et je pense pouvoir affirmer que ce dernier tome est nettement meilleur que les deux premiers. Les personnages gagnent en complexité, et le lecteur perd tous ses repères, ne sachant plus qui veut vraiment aider Ivy, qui fait semblant de l'aider, qui lui veut du mal... De ce fait, l'envie d'avancer dans la lecture se fait de plus en plus pressante, et j'ai donc dévoré ce dernier tome afin de démêler enfin tous ces fils inextricables... J'avais un peu peur de la manière dont l'auteur allait s'en sortir, car le noeud de l'intrigue était vraiment bien serré et j'appréhendais une fin tirée par les cheveux! Mais finalement, ce fut une agréable surprise, et Elizabeth Chandler s'en est plutôt bien sortie! Je ne m'attendais pas du tout à une telle fin, le suspense est donc bien conservé jusqu'au bout! Et du suspense il y en a dans ce tome, des actions aussi. Le rythme s'accélère nettement par rapport aux deux premiers tomes dans lesquels on pouvait relever quelques longueurs. Les choses s'aggravent et la mort s'en mêle. Cette fois, ça devient sérieux!

 

Bref,  un troisième tome très agréable à lire, une lecture idéale pour passer un bon moment! Et une série qui, je n'en doute pas, plaira à nos jeunes lectrices amatrices de ce genre de littérature!

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 18:14

Plus jeune, j'ai lu énormément de témoignages, c'est un genre qui me plaisait beaucoup mais duquel je me suis peu à peu détournée... Alors, quand Livraddict a proposé un partenariat avec les éditions JC Lattès pour lire ce témoignage d'une jeune femme atteinte de diabète insulinodépendant, j'ai eu envie de renouer avec ce genre et d'en apprendre un peu plus sur cette maladie.

 

 

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L'histoire,

 

Amélie, surnommée Dame Langouste par son papa, voit sa vie basculer alors qu'elle n'a que seize ans. Son état se dégrade peu à peu, elle a la sensation de se dessécher, elle maigrit, elle se sent mal, mais il faudra plusieurs semaines avant que ne soit posé un nom sur sa maladie : diabète insulinodépendant. Une maladie dont on ne guérit pas. Une maladie mortelle avec laquelle, cependant, on peut aussi vivre. Des traitements contraignants : le contrôle du taux de sucre dans le sang, les piqûres quotidiennes... Une maladie qu'Amélie rejette, avec laquelle elle joue, mettant parfois sa vie en danger, refusant de devenir l'esclave de son diabète. Mais une maladie qu'elle apprivoisera avec le temps et avec laquelle elle apprendra à vivre...

 

Je dois dire que ce livre me laisse assez perplexe et que mon avis est très partagé... J'ai beaucoup aimé les premiers chapitres, l'ambiance créée autour du clan Schoendoerffer, la maison de vacances, l'histoire des grands-parents... Je suis donc entrée très facilement dans le roman, je me suis attachée aux personnages, notamment à Amélie, et j'ai été très touchée par la découverte de sa maladie. Les choses sont dites telles qu'elles sont, sans fausse pudeur : j'ai aimé le caractère de la jeune femme, la manière dont elle "lutte" contre la maladie, entre soirée arrosée et errance amoureuse. Je l'ai sentie à la fois sensible et terriblement battante. Un auto-portrait touchant donc.

 

Mais là où j'ai été moins convaincue, c'est lorsqu'il est question de son père et de sa carrière de réalisateur. J'ai trouvé qu'une trop grande place y était accordée, un peu comme si la célébrité du père devait être étalée. La relation père/ fille est certes importante, et Amélie ne pouvait écrire ce livre sans parler de son père, mais on a l'impression qu'elle est réduite ici à sa profession. Tout l'aspect affectif est comme occulté et le récit du tournage au Vietnam prend même le pas sur le témoignage de la jeune femme face à sa maladie. J'avoue que ces passages m'ont un peu ennuyée...

 

Heureusement, la fin se recentre autour d'Amélie, et j'ai beaucoup aimé la manière dont se termine son témoignage.

Merci à Livraddict ainsi qu'aux éditions JC Lattès.

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 06:22

Vous imaginez bien que lorsque Blog-o-book a proposé un partenariat avec les éditions J'ai lu pour découvrir ce titre, je ne me suis pas fait prier! J'ai sauté sur cette occasion de découvrir un nouveau récit vampirique... Et pour celles et ceux qui seraient tentés de dire que décidément, de plus en plus d'auteurs surfent sur la vague des vampires, sachez que ce roman est déjà paru en France en 2000 et qu'il s'agit d'une réedition...

 

 

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L'histoire :

 

Alisa Perne est une vampire, elle a plus de 5000 ans et a traversé les époques et les continents. Mais lorsqu'un détective privé, Mike Riley,  la convoque, tout bascule. Ce dernier a été engagé pour enquêter sur elle, notamment pour savoir d'où lui vient sa fortune colossale. Apparemment, celui qui l'emploie sait à quel point elle peut être dangereuse car Riley est armé jusqu'aux dents quand il la reçoit. Il souhaite lui faire une offre, une sorte de chantage : de l'argent en échange de son silence sur ce qu'il a trouvé. Mais Alisa n'est pas du genre à se laisser manipuler ainsi, elle tue Riley après lui avoir fait avouer le nom de celui pour qui il travaille. Pour en savoir plus, elle a besoin d'entrer dans l'ordinateur du détective, protégé par un mot de passe. Elle décide alors de s'inscrire à l'université fréquentée par Ray, le fils de Riley persuadée que ce dernier connaît le mot de passe...

 

Ce roman est une excellente surprise! A l'heure où les vampires sont devenus des "chochottes", entendez de gentils vampires, Christopher Pike nous offre une succube qui n'hésite pas à assassiner sauvagement ceux qui se mettent en travers de son chemin. Le sang coule, les os craquent, la cervelle se répand... et quelques scènes horribles sont offertes au lecteur, sans pour autant tomber dans le gore qui aurait fini par me lasser. Au contraire, Christopher Pike nous offre aussi une très belle histoire, mêlée d'amour et croyances anciennes. Il réécrit ici le mythe du vampire et nous offre même d'assister à la naissance du tout premier vampire : Yaksha. Nous sommes plongés au coeur de L'Inde en l'an 3000 avant J-C. J'ai trouvé cette histoire vraiment passionnante. Le seul petit bémol, en ce qui me concerne, est la profusion des divinités parmi lesquelles j'ai fini par me mélanger un peu les pinceaux. Mais finalement, cela n'a pas gêné ma lecture qui fut très agréable. J'ai particulièrement aimé les sauts dans le temps, la traversée de l'Histoire et la traque dont est l'objet notre audacieuse vampire ainsi que le lien qui se tisse entre Ray et Alisa. Le rythme est haletant, les pages se tournent toutes seules, et on se régale!

 

Bref, un premier tome qui tient sa promesse : nous donner envie de lire la suite! Malheureusement, il faudra attendre février 2011 pour la lire dans cette nouvelle édition, et je trouve cela un peu long, alors qu'il s'agit d'une réédition qui ne nécessite donc pas de traduction...

 

Un grand merci à BOB et aux éditions J'ai lu!

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 17:13

35 secondes et mon pays à reconstruire

 

J'avais repéré ce titre chez Stéphie parce qu'elle disait avoir été très touchée par ce témoignage. Aussi quand Livraddict a proposé un partenariat avec les éditions Michel Lafon pour le découvrir, je n'ai pas hésité à me proposer. Je les remercie d'ailleurs tous deux pour m'avoir permis de découvrir ce livre.

 

 

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L'histoire :

 

Rodney Saint-Eloi est à Haïti, sa terre natale, pour le deuxième festival Etonnants Voyageurs, lorsque la terre se met à trembler ce 12 janvier 2010. Il fait partie des vivants, ceux qui ont survécu mais qui vivront à jamais avec ce souvenir terrible. Ceux qui ont laissé dans la faille, des amis, des parents, des connaissances, mais aussi une part d'eux-mêmes. Tout est détruit, les bâtiments s'effondrent, laissant de nombreux cadavres sous les décombres. Un scénario catastrophe devenu réalité en trente-cinq petites secondes qui ont duré, pour les Haïtiens, une éternité...

 

Dans les premiers temps, Rodney n'était pas spécialement tenté par l'écriture de ce qu'il avait vécu. Puis, peu à peu, le besoin de mettre des mots là où il ne restait plus rien s'est fait sentir...

 

Difficile de donner un avis sur un tel livre. Dire "j'ai aimé" ou "je n'ai pas aimé" me semblerait quelque peu déplacé. Parce qu'il n'est malheureusement pas question de fiction, que tout ceci est bien réel, et qu'alors que cette catastrophe est encore bien présente dans tous les esprits, Haïti subit de nouveau des événements tragiques.

 

Disons simplement que l'écriture de Rodney Saint-Eloi nous plonge dans un univers bouleversé et bouleversant, qu'on le suit jour après jour dans la découverte de ce qu'est devenu son pays, croisant au fur et à mesure du périple, des gens qui ont tout perdu alors qu'ils n'avaient déjà pas grand-chose. L'auteur retrace en effet l'histoire de ce pays qui n'a jamais été épargné, et qui, de ce fait, aura, plus qu'un autre, du mal à se relever. On sent l'attachement de l'auteur envers son pays, même s'il vit à Montréal. Ce livre est un peu comme un hommage à toutes les vicitimes du séisme, mais aussi pour l'auteur, un éxutoire...

 

"J'ai écrit ce livre pour faire taire en moi les fureurs du goudou-goudou, ce séisme désormais ancré dans les entrailles de tous les Haïtiens."

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 16:30

Lorsque Suzanne de chez les filles m'a proposé de découvrir ce guide au féminin, vous imaginez bien que mon petit côté midinette n'a pas su résister! D'ailleurs, je l'ai lu le soir même de sa réception, après l'avoir bien mis en évidence sur la table de salon, sous l'oeil perplexe de l'homme...

 

 

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L'histoire :

 

Ce petit guide en BD fait un bien triste constat : l'homme parfait n'existe pas à l'état naturel. L'homme parfait n'est qu'un Jules comme les autres que sa femme a su dresser. Et oui, parce que la perfection des débuts n'est qu'une illusion et très vite, Jules se révèle dans toute sa splendeur : entre les chaussettes qui traînent, les potes qui rappliquent et la bière qui coule à flots on est bien loin de l'homme parfait. Alors, il ne vous reste qu'une seule solution : après vous être assuré que Jules est le bon, il va falloir le dresser. Pour cela, il va falloir ruser : le rendre jaloux ( mais pas trop ), savoir le récompenser ( inutile de vous faire un dessin ), le flatter ( oh, Jules que tu es musclé...) : tous les subterfuges sont permis...

 

Voilà une bande dessinée qui se dévore très rapidement... Je dois reconnaître que j'ai ri de bon coeur, que je me suis parfois reconnue dans certaines planches que j'avais très envie de mettre sous le nez de l'homme... Bien sûr, l'homme est caricaturé ( à moins que de tels spécimens qui cultivent tous les défauts n'existent vraiment? Dans ce cas, pardonnez ma naïveté... ) et en prend pour son grade, mais qu'est-ce que c'est bon! Et puis, sans rancune, puisque la fin du livre suggère que la femme parfaite reste aussi à inventer... D'ailleurs à quand un guide au masculin, je veux la femme parfaite?

 

J'ai également beaucoup apprécié le dessin, très coloré, très girly, avec du rose partout. Les expressions des visages sont particulièrement réussies : c'est frais, c'est drôle, c'est bon pour le moral! Bref, on en redemande!

 

Merci à Suzanne et aux éditions Vents d'Ouest!

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 16:27

Les vacances ont à peine commencé que je me plonge dans un livre sur les profs, écrit par une prof. Ce n'est pas vraiment le moment, me direz-vous... Et pourtant, voilà une lecture idéale pour bien démarrer les vacances, avec le sourire! Avec un tel titre, le ton était donné...

 

 

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L'histoire :

 

Princesse Soso enseigne l'anglais dans un collège de campagne, ou plutôt elle essaie d'enseigner l'anglais sans trop saigner... Dans ses classes, il y a plusieurs types d'élèves : les trop choupis, même qu'on a envie de les embrasser, les futures prostiputes, les psychopathes du compas... Et quand en plus, les parents s'en mêlent et prennent la défense de Kévvin( avec deux v, s'il vous plait ) ou de Paquita, il ne reste qu'une seule solution pour ne pas devenir dépressif ou alcoolique : RE-LA-TI-VI-SER et rire, beaucoup!

 

Et en effet, le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on rit en découvrant les chroniques de Princesse Soso, à la fois terriblement réalistes - si bien que cela pourrait faire peur aux non-initiés, aka tous ceux qui ne sont pas dans les intimes de Ray Ktorah ou de la CIA ( les clowns de l'inspection académique )- et un poil déjanté par le ton adopté. En effet, Princesse Soso manie l'ironie, les jeux de mots, et les mises en situations avec brio, formant ainsi un cocktail hilarant!

 

La construction de ces chroniques est particulièrement ingénieuse puisqu'elle suit le cours d'une année scolaire. Elles sont ainsi divisées en trois grandes parties que sont les trimestres, et permettent d'aborder de nombreux thèmes.  On suit ainsi la classe de 6è B[isounours] dont Princesse Soso a la chance d'être prof principale, on assiste aux rencontres avec les parents- parfois surréalistes, au remplissage des bulletins- avec la traduction ... Tous les moments de doute, de démotivation, les incidents à gérer, les insultes sont tournés en dérision. Princesse Soso, un peu comme Figaro se presse de "rire de tout, de peur d'être obligé[e] d'en pleurer", du moins c'est ainsi que j'ai compris ces chroniques.

 

Néanmoins, Princesse Soso reste une enseignante dévouée, qui aime son métier et qui le fait du mieux qu'elle le peut. C'est ce qui rend ces chroniques si intéressantes. Certes, elle se moque du système, de ses élèves, des parents, sans prendre aucune pincette, mais elle évoque aussi au détour d'une page ou d'une autre, ces petits moments de bonheur, qui nous rappellent à quel point nous faisons le plus métier du monde...

 

Un petit extrait des bulletins du deuxième trimestre pour vous donner le ton :

 

Manolito, version officielle

"Manolito ne s'est toujours pas sérieusement mis au travail. Son attitude envers la gent féminine est souvent déconcertante, voire choquante, et nuit à ses résultats. De plus, ses absences répétées et souvent injustifiées le pénalisent fortement car les leçons manquées ne sont pas correctement rattrapées et apprises. Il na faut pas prendre sa scolarité à la légère."

Manolito, version officieuse

"Manolito n'en branle pas une ( sauf peut-être la sienne, la nuit, sur les pages du catalogue Quelle automen - hiver 1987 ou sur le MMS d'Alyssa à quatre pattes sur son lit entre un paquet de clopes et une peluche Dora l'exploratrice ) . Et dans la mesure où sa famille pense que l'école c'est troooooooooop Fleury-Mérogis featuring Cayenne, on n'est pas rendu les mecs. Donc, si vous ne voulez pas que les services sociaux débarquent dans votre baraque, on vous conseille d'envoyer un peu plus régulièrement vos chiards à l'école, bordel. Dernier avertissement."

 

Une mention spéciale également pour la comparaison entre l'heure de perm' version 1993 ( dans laquelle je me suis totalement reconnue ) où l'on trouve parmi les nombreuses activités des élèves  :

*Ecrire à l'encre turquoise des mots d'amitié dans l'agenda Naf-Naf des copines : "Je te laisse de la pointe de mon stylo plume mais pas de celle de mon coeur."

et l'heure de sperm en 2009 :

*Ecrire dans son agenda Quicksilver des aphorismes dignes de Jean-Jacques Larusso : " J'aiime pas les chaudasses qui font leur chaudière par derriiere paniike leur mère quand elle doive emballer leur keum."

 

J'arrête là car je me rends compte que je pourrais citer tout le livre... En un mot, lisez-le! D'ailleurs, je serais curieuse de connaître l'avis de lecteurs non-profs...

 

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