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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 11:32

La lecture du dimanche

Pour notre troisième lecture du dimanche, nous avons choisi ce titre qui était dans ma PAL depuis la virée au salon du livre. J'avais lu un article il y a quelques mois sur un blog et cette lecture me tentait beaucoup, malgré une couverture digne d'un roman pour adolescente...



L'histoire :

Sherry Seymour est professeur de littérature anglaise à l'université. La quarantaine, mariée à Jon depuis plus de vingt ans, une relation stable et saine, un fils Chad parti depuis peu à l'université. Une vie tranquille donc, jusqu'à ce matin de la Saint - Valentin où Sherry découvre dans son casier un petit morceau de papier jaune déchiré sur lequel est écrit : Sois à moi pour toujours. Ce billet, en apparence si anodin va avoir des conséquences inimaginables sur la vie de cette famille. Sherry est troublée par ce mot qui la flatte également : à son âge, elle est encore capable de plaire. D'autres messages viennent ensuite s'ajouter dans son casier, et le trouble grandit : qui est cet admirateur secret? Son mari, Jon, loin d'être jaloux, voit se raviver son désir pour sa femme qui semble plaire à un autre homme. Leur fils ayant quitté le nid familial, ils vivent une deuxième jeunesse, se retrouvant tels qu'ils étaient au début de leur relation. Mais Sherry cherche à savoir qui est cet homme qui éveille en elle un tel désir, et lorsqu'elle apprend qu'il s'agit très probablement de Bram, un professeur de mécanique, Sherry perd le contrôle...

Je suis entrée très vite dans ce roman dont l'écriture est fluide et agréable à lire. C'est Sherry elle-même qui est la narratrice et j'ai aimé suivre son point de vue sur sa propre descente aux enfers. L'étonnement, le trouble, le désir vont crescendo, et tout comme elle, je me suis laissée emportée par cette histoire dans laquelle il semble impossible de faire machine arrière. Les événements s'enchaînent, et le lecteur à l'image de la narratrice va de découvertes en révélations toutes plus étonnantes les unes que les autres, et aux conséquences terribles... En effet, j'ai apprécié d'entrer dans l'intimité de cette famille en apparence si parfaite et soudée et de découvrir les faux-semblants, les mensonges, les actes irréparables... Et le désir, plus fort que tout, est à l'origine de tout cela. Laura Kasischke nous montre une femme incapable de résister à cet appel charnel, le sexe a donc une place assez importante dans ce roman, souvent de manière assez crue, mais toujours narré avec une tension extrême. Bizarrement, il m'a été impossible de juger cette femme adultère tant elle semble avoir perdu pied, elle est emmenée malgré elle, et surtout à travers de nombreux malentendus dans une histoire qu'elle ne maîtrise pas...

Une lecture que j'ai beaucoup appréciée donc, et encore une réussite pour la lecture du dimanche.
Je vous invite à aller découvrir l'avis de
Stephie assez différent du mien.
Vous pouvez lire également l'avis de Kathel .

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 09:28

Vous l'avez sans doute remarquer, ce titre se fait attendre depuis deux semaines maintenant dans les articles à venir. Le voilà enfin... et je vous dois quelques explications, mais d'abord....


L'histoire :

Emma est libraire. Mais pas une libraire comme les autres puisqu'elle a choisi de ne vendre que des romans d'amour. Un jour, elle découvre, glissé dans un livre, un petit billet sur lequel figurent un prénom et un numéro de téléphone. Federico, son amour de jeunesse qu'elle n'a pas revu depuis plus de trente ans. Emma l'appelle, ils reprennent contact et peu à peu une correspondance s'établit entre eux. Une correspondance secrète, qui transite par des boîtes postales. En effet, Federico, installé à New York est marié. Architecte de renom, il travaille sur un projet important à la Morgan bibliothèque. Emma, elle, est divorcée et vit avec Mattia, son fils. Cette correspondance interdite se transforme une fois par an en rencontre interdite, chaque 10 avril sur Belle-île...

Donner mon avis va être très difficile... il m'a fallu plus de deux semaines pour lire ce livre. Je n'arrivais pas à en voir le bout et après avoir refermé la dernière page, j'ai pourtant du mal à dire que je n'ai pas aimé. Etrange sensation, donc. Pourtant ce livre avait tout pour me plaire : de l'amour et des livres... le tout avec une narration mêlant récit à la première personne et épistolaire. Vraiment tout ce que j'aime. Alors qu'est-ce qui cloche? Commençons par l'amour : l'histoire d'une deuxième chance donnée à des quinquagénaires. Cette histoire m'a d'abord beaucoup touchée : retrouver un amour de jeunesse que l'on a jamais oublié, n'est-ce pas une histoire rêvée? Et c'est bien cela le problème, cette histoire est dans l'ensemble peu crédible et le personnage de Federico a eu le don de m'énerver. Il ne veut prendre aucun risque, est incapable de quitter sa femme alors qu'il ne fait plus que "cohabiter" avec elle. Difficile en effet de quitter une femme avec laquelle on partage sa vie depuis plus de vingt ans, mais il ne s'agit pas ici d'une simple passade, mais de son amour de toujours... Comment peut-on se contenter d'une relation épistolaire?
Ces lettres, parlons-en... J'aime beaucoup les romans épistolaires, et j'ai été conquise par les lettres d'Emma, dont l'écriture mêle amour et littérature. Par contre, celles de Federico m'ont rapidement ennuyée... tous ces détails architecturaux ne m'ont pas intéressée, et je me suis souvent demandée comment Emma pouvait, ne pas être, elle-même ennuyée par ces missives.

Terminons par les livres, une librairie où on ne vend que des livres d'amour, où Jane Austen est sans cesse à l'honneur... quel bonheur! Oui, sauf, que ça transpire le bonheur, et trop c'est trop... Tout est réussite dans cette librairie qui devient successivement café littéraire et auberge. Même les livres invendus habituellement renvoyés à l'éditeur finissent par trouver preneur dans cette librairie miraculeuse. Et même la fin [ATTENTION SPOILER] m'a véritablement déçue... On peut lire dans les réflexions d'Emma sur la littérature que " les vrais romans d'amour doivent finir mal" et que quand "tout a l'air de marcher, [...] le sifflement de la hache tranche net les pages et les certitudes narratives". J'aurais aimé que ce livre se termine mal, un peu comme une revanche sur tout ce bonheur. Mais, non, tout se termine bien même si quelques événements dramatiques viennent quand même ponctuer la fin. Tout est trop parfait, trop rose... [FIN DU SPOILER]
Malgré toutes ces réserves, et ma difficulté à aller au bout du livre, j'ai du mal à dire que je n'ai pas aimé. Je ne l'ai pas abandonné pour autant, chose que je n'hésite pas à faire quand vraiment je n'accroche pas, et je me suis même parfois régalée. Le temps me dira si ce livre va me rester en mémoire...

Et pour terminer sur une note positive, un extrait que j'ai beaucoup aimé :

" Quand je suis assise ici, ce qui me passionne, c'est le corps à corps avec les mots ( autrefois je les notais sur un carnet), ce sont les lieux et les odeurs dans lesquels ils baignent, les lacets dans lesquels ils sont pris et que j'aime à démêler, parce que dans leur compagnie je me sens bien.  Au fond, ils m'ont guérie de tous les maux, ce sont eux qui se laissent habiter, manipuler, abuser par mes sentiments. Je leur rends justice en les vendant à des inconnus. Et j'oublie tout le reste."

Je remercie les presses de la cité et Suzanne de
Chez les filles pour cette découverte.

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 13:22

J'ai découvert Didier van Cauwelaert il y a quelques semaines grâce à Stephie et à notre première lecture du dimanche. J'ai été très tentée de poursuivre l'aventure avec cet auteur et c'est donc tout naturellement que je me suis tournée vers ce titre que Stephie avait lu pour l'occasion. D'autant que la quatrième de couverture est très intriguante: J'ai tout perdu sauf la mémoire. Il m'a volé ma femme, mon travail et mon nom. Je suis le seul à savoir qu'il n'est pas moi : j'en suis la preuve vivante. Mais pour combien de temps? Et qui va me croire?

 

 


L'histoire :

Victime d'un accident de la circulation, Martin Harris sort de l'hôpital après être resté quelques jours dans le coma. Mais lorsqu'il sonne chez lui, c'est un autre homme qui lui répond. Cet homme se fait appeler Martin Harris et semble avoir pris sa place auprès de sa femme. D'ailleurs, cette dernière paraît ne pas le reconnaître. Martin décide alors de porter plainte pour usurpation d'identité mais il comprend très vite que rien ne prouve qu'il soit le véritable Martin Harris, d'autant plus qu'il venait tout juste d'arriver en France quand l'accident est survenu et que mise à part sa femme, personne n'est susceptible de l'identifier... Seule la conductrice du taxi qui l'a renversé semble prête à le croire et à l'aider. Mais cela sera-t-il suffisant?

Encore une lecture très agréable qui m'a tenue en haleine au fil des pages. Je me suis beaucoup attachée au personnage principal, qui est également le narrateur. J'ai souffert avec lui, il faut dire que l'identification est efficace... et bien souvent, j'ai eu envie de me porter garante de son identité. Quelle histoire terrible, comment cela peut-il être possible? J'avais beau chercher, je n'ai jamais réussi à trouver la solution de cette énigme... et je n'avais donc qu'une envie : arriver au bout pour avoir le fin mot de l'histoire. Eh bien, j'ai été déçue. Oui, encore... Je suis particulièrement attentive aux fins, vous l'aurez sans doute remarqué, et j'aime qu'elles soient bien construites. Alors certes, je ne m'attendais pas à cela mais j'ai trouvé cette fin trop rapide, un peu bâclée... et surtout décevante... C'était donc ça? Malgré tout, cette lecture reste agréable, mais après un tel suspense, je m'attendais à être davantage bousculée par la révélation finale...

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 09:38

La lecture du dimanche

Cela faisait un moment que j'entendais parler de cet auteur islandais de romans policiers. Et j'étais très tentée par cette lecture. Aussi je n'ai pas pu résister lorsque Stephie me l'a mis dans les mains lors de notre virée en librairie... Heureusement pour mon porte-monnaie, je ne vais à Paris qu'une fois tous les cinq ans...


L'histoire:

Holberg, un vieil homme célibataire est retrouvé mort dans son appartement. En apparence un "truc bête et méchant" si ce n'est un mystérieux message laissé par l'assassin. Le commissaire Erlendur se charge de l'enquête et ne tarde pas à découvrir la véritable face de Holberg : un passé de violeur et une passion exagérée pour la pornographie. Mais il découvre également une photographie cachée au fond d'un tiroir : celle de la tombe d'une enfant décédée à l'âge de quatre ans. Il découvre alors que cette dernière n'est autre que la fille de Kolbrun, l'une des victimes de Holberg, dont l'accusation n'a jamais été prise au sérieux. Cette piste va mener Erlendur jusqu'à une affaire datant de quarante ans. Mais il ne se doute pas encore des conséquences importantes de cette affaire sur le présent des différents protagonistes...

J'apprécie de plus en plus la lecture des polars et je dois avouer que j'ai été totalement conquise par celui-ci! Ceux qui me connaissent un peu comprendront que j'ai apprécié cette histoire assez glauque : des viols, une inhumation, des organes égarés et une atmosphère pesante. Le climat islandais y est pour quelque chose : tous les déplacements du commissaire se font sous une pluie battante et très souvent à la nuit tombée...
Erlendur, parlons-en! Voilà un commissaire hors du commun et j'ai adoré ce personnage qui nous fait passer du sourire à l'émotion. En effet, il a un côté assez taquin dans sa relation avec ses deux collègues Sigurdur Oli et Elinborg et il ne manque pas d'humour. Cependant, il sait se montrer humain avec les personnes touchées par cette histoire, notamment lorsqu'il s'agit d'évoquer la disparition d'un enfant. En effet, on suit également Erlendur dans sa vie privée et il a lui-même deux enfants qui lui causent bien du souci : un fils qu'il ne voit plus et sa fille Eva Lind, une droguée qui n'hésite pas à le bousculer pour obtenir de l'argent.
Enfin, le lecteur est emmené dans une intrigue très bien menée, les révélations sont distillées au fil des pages et on avance peu à peu vers une résolution de l'enquête qui tient bien la route et que je n'avais absolument pas devinée.

Un petit extrait qui résume bien ce roman :
" On s'imagine que ça n'attaque pas le moral. On se croit assez fort pour supporter de telles choses. On pense qu'avec les années, on se forge une carapace, qu'on peut regarder tout ce bourbier à bonne distance comme s'il ne nous concernait en rien et qu'on peut ainsi parvenir à se protéger. Mais il n'y a pas plus de distance que de carapace. Personne n'est suffisamment fort. L'horreur prend possession de ton être comme le ferait un esprit malin qui s'installe dans ta pensée et te laisse en paix seulement lorsque tu as l'impression que ce bourbier est la vie réelle car tu as oublié comment vivent les gens normaux. Voilà le genre d'enquête que c'est. Elle est semblable à un esprit malfaisant qui aurait été libéré et s'installerait dans ta tête jusqu'à te réduire à l'état de pauvre type."

Voilà cette deuxième lecture du dimanche est une réussite pour moi, et je vous invite bien sûr à aller lire ce qu'en a pensé Stephie. Et pour ceux qui n'auraient pas tout suivi, petit rappel du principe ICI...
A dimanche prochain pour une nouvelle lecture!

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 20:32

Après avoir lu plusieurs articles sur ce livre, j'étais très intriguée par cette histoire peu banale et j'avais envie d'en savoir plus! Je me suis donc précipitée en librairie et il n'a pas eu à attendre très longtemps sur ma PAL!


L'histoire :


Lynn  vient de passer six mois dans un centre où elle a été soignée pour une profonde dépression. De retour chez elle, elle tente de reprendre le cours de sa vie. Pour faire face à ses difficultés financières, elle décide d'aller voir son ex Heinz afin qu'il lui propose un emploi dans son hôtel. C'est ainsi qu'elle y entre comme femme de chambre. Cet emploi lui permet d'assouvir sa manie de la propreté.  Peu à peu, elle quitte l'hôtel de plus en plus tard, trouvant dans son métier un moyen de lutter contre la solitude et l'oisiveté qui pourraient la faire replonger. Durant les longues heures qu'elle passe dans les chambres, Lynn se met à observer et nettoyer les affaires personnelles des clients. Mais un mardi, elle va plus loin : elle enfile la veste de pyjama du client de la chambre 303. Mais des pas s'approchent dangereusement et la clé tourne dans la serrure. Prise de court, elle se cache sous le lit où elle va rester toute la nuit, pénétrant ainsi dans l'intimité du client. Dès lors, une routine s'installe : chaque mardi, elle renouvelle cette expérience découvrant ainsi ce que cachent certains clients...

J'ai lu ce livre quasiment d'une traite : l'écriture est fluide et l'histoire est suffisamment intriguante pour qu'on ait envie de tourner les pages, et de savoir à quoi ressemblera l'intimité du client suivant. On se demande également  si un client finira par s'apercevoir de la présence de Lynn.
J'ai trouvé le personnage de Lynn attachant : sa souffrance transparaît clairement . Et j'ai été particulièrement touchée par ces routines qu'elle met en place afin de ne pas se retrouver seule face à elle-même. Elle se réfugie alors dans la présence de l'autre mais on se rend bien compte que tout ceci est artificiel. En effet, le lundi, elle voit Heinz, même s'il est clair dès le début du roman que leur relation est terminée. Le mardi, elle se réfugie dans l'intimité d'un client qui ignore tout de la situation. Le jeudi, elle appelle sa mère, et c'est un peu la même chose chaque fois, elles n' ont rien à se dire. Et puis il y a le samedi...
Cependant, je n'ai pas été totalement emportée par cette histoire malgré un thème original qui demandait vraiment à être creusé. J'ai trouvé que l'ensemble manquait de relief, qu'il y avait finalement peu de rebondissements et qu'il ne se passait pas grand-chose. Lynn semble condamnée à la banalité, et même si elle fait quelques découvertes intéressantes, je n'ai jamais été véritablement surprise. Par contre, j'ai beaucoup apprécié la fin, et j'ai refermé ce livre avec le sourire aux lèvres.
Une lecture agréable et sympathique donc, mais sans plus.

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 12:57

Pourquoi abrégée me direz-vous? Tout simplement parce que c'est celle que j'avais donnée à lire à mes élèves pendant les vacances et qu'il valait mieux que je lise la même version qu'eux... Donc comme vous le voyez,  les vacances sont terminées et il a fallu se remettre au travail ce qui explique mon silence depuis dimanche...

L'histoire :

 

Oliver naît dans un dépôt de mendicité en Angleterre. Sa mère meurt lors de l'accouchement, il se retrouve donc orphelin. Une bien triste venue au monde... qui n'est que le présage de ce qui va suivre. En effet, Oliver est d'abord placé dans une succursale du dépôt gérée par l'horrible Mme Mann qui n'hésite pas à l'enfermer à la cave pour le punir. Il est ensuite ramené au dépôt, et alors qu'il n'a que neuf ans on lui donne un travail : trier l'étoupe. Mais parce qu'il a l'arrogance de réclamer un soir une part supplémentaire de gruau, on décide de le proposer en ville comme apprenti. M. Sowerberry, croque-mort le prend à son service. Mais Noé, un jeune garçon qui travaille également chez M. Sowerberry voit d'un très mauvais oeil l'arrivée d'Oliver. Un jour, il insulte la mère d'Oliver. Ce dernier se rebelle et le frappe. Noé l'accuse alors d'être devenu fou et d'avoir voulu l'assassiner. Oliver prend alors la décision de s'enfuir. Au bout de plusieurs jours après 112 kilomètres de marche, Oliver arrive à Londres où il va faire connaissance d'une bande de jeunes voleurs qui travaillent pour un étrange vieillard nommé Fagin. Mais Oliver n'a pas un mauvais fond et il va tenter d'échapper à cette bande dont il n'approuve pas les méthodes. Malheureusement, il en sait trop...

J'avais vu le film il y a quelques mois lors d'un stage sur le cinéma, et j'avais depuis, très envie de lire le livre. Comme d'habitude, j'aurais préféré lire le livre avant de voir le film mais je n'avais pas été informée du film retenu pour ce stage. Néanmoins, je me suis régalée avec cette lecture : Charles Dickens y dénonce de manière très habile les injustices sociales de son époque et surtout la manière dont sont traités les enfants. Et Oliver Twist incarne cette injustice à la perfection : en effet, tout au long du roman, il refuse la facilité de devenir un voyou et parvient à rester honnête malgré les nombreuses épreuves qu'il traverse. Je me suis énormément attachée à ce petit personnage qui apparaît si fragile dès les premières lignes et qu'on a véritablement envie de protéger tout au long du roman.
Mais je dois avouer que j'ai trouvé la fin un petit peu tirée par les cheveux... Peut-être est-ce dû à la version abrégée mais cette scène de reconnaissance finale m'a laissée perplexe... Trop facile à mon goût, même si on l'a bien compris, le but que voulait atteindre Dickens était moral : Oliver est récompensé pour avoir su résister au vice. Malgré cela, je reste quand même très enthousiasmée par cette lecture et ce détail n'a pas suffi à entacher mon plaisir!

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 11:00

La lecture du dimanche

Voilà un auteur que je n'avais jamais lu, et que Stephie, lors de notre longue promenade chez Gibert m'a fortement recommandé... Bien entendu, comme je lui fais une confiance presque aveugle, je n'ai pas su lui résister. D'ailleurs, elle s'est, elle aussi, laissée tenter par un van Cauwelaert et une idée de génie nous est venue : publier notre article le même jour. Puis de fil en aiguille nous avons décidé de nous lancer dans une petite aventure dominicale que nous intitulerons la lecture du dimanche. En effet, nous avons pas mal de titres ou auteurs en commun dans nos PAL; nous allons donc tenter chaque dimanche un billet simultané sur le même titre, ou du moins, comme aujourd'hui, le même auteur. Maintenant que vous savez tout, passons aux choses sérieuses!



L'histoire :

 

Tout commence par un double coup de foudre dans un bus Air France. Nicolas Rockel tombe sous le charme d'Ingrid et de son fils Raoul, et il sait avant même de leur adresser la parole que ces deux-là vont faire partie de sa vie. Pourtant c'était plutôt mal parti... Raoul vient de perdre son papa à la guerre, et lorsqu'il demande à sa mère à quoi sert la guerre, Nicolas s'empresse de lui répondre : " Ca ne sert à rien la guerre, c'est pour ça que les hommes la font".

Malgré cette maladresse, une très belle histoire d'amour naît rapidement entre les trois personnages. Pourtant, dès les premières pages, le lecteur est prévenu : cette histoire qui semble faite pour durer éternellement va brusquement s'arrêter au bout de quatre ans. Et c'est cette terrible rupture que nous raconte Didier van Cauwelaert. C'est Ingrid qui prend cette décision, du jour au lendemain. Sa raison? Elle aime Nicolas. Ce dernier ne comprend pas : quelle erreur a-t-il commise?  Il est pourtant un mari aimant et attentif et aussi un très bon père pour Raoul... Certes, il est resté un grand enfant et il maintient ce dernier dans le rêve et l'innocence en lui faisant croire que les fées existent, malgré les moqueries de Ludovic Sarres, un copain de Raoul. Mais Raoul l'aime comme un père et lorsqu'il voit que ses parents se déchirent, il se met à la recherche de la fée qui pourra l'aider à les réconcilier.

Nicolas, désespéré, se rend chaque jour au supermarché où il s'invente une autre vie en achetant chaque fois des articles dont il n'a pas besoin.  Chaque jour, il passe à la même caisse, celle de César, une jeune irakienne qui a fui son pays en guerre. Et si cette jeune femme était la fée tant attendue par Raoul?

J'ai beaucoup aimé cette lecture. Le début m'a fait un peu peur : encore une histoire d'amour et de coeurs brisés... Mais finalement, ce thème est traité d'une manière très originale, un peu comme un conte de fée pour adultes, par ailleurs, très bien écrit. En effet, les personnages inspirent une grande tendresse et sont auréolés de magie, même si on ne tombe jamais dans le fantastique. J'ai été particulièrement touchée par le personnage de César qui souffre énormément : elle a fui son pays pour la France où elle pensait pouvoir valider son mémoire sur Gide. Seulement la réalité est différente : il lui manque un papier pour s'inscrire à la Sorbonne, elle subit le harcèlement de son patron et vit seule dans une cité miteuse depuis que son petit ami a été incarcéré. Malgré cela, elle continue d'y croire et elle compatit à la souffrance des autres, notamment celle de Nicolas. Cela est particulièrement bien rendu par l'alternance des points de vue. Tantôt Nicolas est le narrateur, tantôt il s'agit de César, et si au début, on a un peu de mal à faire le lien entre les deux narrations, tout s'éclaircit au fil des pages.

Je me rends compte alors que j'arrive à la fin de mon article que je n'ai presque pas parlé d'Ingrid. Probablement, parce que c'est celle qui m'a le moins touchée alors qu'elle souffre elle aussi énormément de cette séparation. Mais tout au long du livre, on ne comprend pourquoi elle fait  ça et on lui en veut de faire autant souffrir Nicolas et Raoul. Elle donne l'impression de ne pas prendre ses responsabilités puisqu'elle laisse à Nicolas le soin d'annoncer à leur fils qu'ils se séparent. Bien sûr, à la fin, on comprend... Pourtant, je n'ai pas été surprise par cette fin que j'ai trouvée un peu bâclée, comme si l'auteur était pressé d'en finir. Je m'attendais à quelque chose de plus haute voltige après un livre aussi magnifique. Et disons que ça tombe un peu à plat...

Je vous invite bien entendu à aller consulter la lecture du dimanche chez
Stephie qui a choisi un autre titre de Didier van Cauwelaert puisqu'elle avait déjà lu celui-ci.

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 06:00

Voilà un nom très prometteur... n'est-ce pas? J'ai découvert ce tag il y a quelques jours sur le blog de Géraldine et j'ai aussitôt été charmée par cette idée de liberté. En effet, on ne tague personne mais chacun est libre de reprendre ce tag sur son blog si cela lui plaît. Je me lance donc...

Un plaisir des yeux :
une flambée dans la cheminée

Un plaisir que l'on partage :
une bouteille de champagne

Un plaisir d'enfance :
manger des framboises et des groseilles l'été dans le jardin de mes grands-parents 



Un plaisir odorant :
plonger mon nez dans la fourrure de mon chat, seuls les amoureux des chats peuvent comprendre ce plaisir!

Un plaisir égoïste :
flâner un long moment dans les rayons de la librairie

Un plaisir de l'oreille :
le ronron de mon chat, oui encore...

Un plaisir charnel :
un massage du dos



Un plaisir inconnu :
la Tunisie

Un plaisir du goût :
s'il n'y en avait qu'un seul... disons du foie gras

Un plaisir anachronique :
une promenade dans une voiture ancienne

Un plaisir qui ne coûte rien :
un sourire

Un plaisir honteux :
s'il y a de la honte, c'est qu'il n'y a pas de plaisir!

Un plaisir hors de prix :
une immense bibliothèque

Un plaisir défendu :
Joker



Un plaisir surestimé :
un livre qui me déçoit

Un plaisir à venir :
notre petit nid douillet

Un plaisir du toucher :
la peau de l'être aimé

Un plaisir de l'esprit :
le salon du livre

Un plaisir narcissique :
passer des heures devant la glace à se pomponner



Un plaisir simple :
une promenade à la campagne

J'ai pris beaucoup de plaisir à répondre à ce tag. Si le coeur vous en dit, n'hésitez donc pas à vous l'approprier!

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 06:00

Eh oui, encore elle! J'en vois déjà qui soupirent... Mais que voulez-vous, quand on aime, on ne compte pas... Mais que les anti-Nothomb se rassurent, je lis plus vite qu'elle n'écrit...  Bon trève de plaisanterie, je n'ai pas su résister à cette magnifique couverture colorée où l'on voit Amélie, un sabre entre les doigts. Le ton est donné, voilà un nouveau roman autobiographique sur ses années passées au Japon.



Nous sommes en 1989, Amélie est de retour au Japon, pays dans lequel elle a passé les premières années de sa vie. Amélie est étudiante, elle nous fait donc le récit de l'année qui précède son entrée dans la vie active, qu'elle a si bien décrite dans Stupeur et tremblement.

"Le moyen le plus efficace d'apprendre le japonais me parut d'enseigner le français." C'est ainsi qu'Amélie laisse une annonce dans un supermarché et qu'elle est contactée très rapidement par Rinri, un jeune étudiant  japonais, fils de bonne famille. Mais très rapidement cette relation professeur/ élève prend une autre tournure. Amélie et Rinri partagent beaucoup de choses ensemble, et c'est l'occasion pour la jeune femme de découvrir la culture japonaise et ses particularités.  Rinri semble fortement épris d'Amélie et cette dernière l'aime beaucoup. Mais elle a conscience que cet adverbe est en trop. Or, les mois passent, et il est bientôt question de mariage....

J'ai beaucoup aimé cette lecture qui m'a plongée dans la culture japonaise que je connais peu. Et c'est avec beaucoup d'humour et de tendresse à la fois qu'Amélie Nothomb nous fait partager son expérience d'"étangère" à laquelle on s'identifie aisément. J'ai souvent souri devant le décalage entre les deux personnages qui pourtant semblent complémentaires. Pas de disputes, pas d'incompréhension mais une grande tolérance qui permet à chacun d'apprendre de l'autre tout en conservant ses propres convictions : " Rinri, respectueux de la tradition, se récurait entièrement dans le lavabo avant d'entrer dans le bain : on ne souille pas l'eau de l'honorable baignoire. Je ne pouvais pas me plier à un usage que je trouvais si absurde. Autant mettre des assiettes propres dans un lave-vaisselle." Ce livre est également une véritable invitation au voyage et on découvre les paysages japonais à travers le regard très enthousiaste de l'auteur :  le mont Fuji, Tokyo, l'île Sado... Sans oublier les nombreuses évocations culinaires qui ont su trouvé écho en la gourmande que je suis et m'ont mis l'eau à la bouche.
Bref, une lecture agréable, drôle et touchante à la fois ( la fin m'a vraiment émue ). J'ai passé un bon moment : un Nothomb comme je les aime!

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 06:00

Après avoir lu avec grand plaisir le tome 1  et le tome 2  des Chroniques de San Francisco, j'ai décidé tout naturellement de me plonger dans le troisième épisode afin de poursuivre cette formidable aventure. Il faut dire que nous en avions beaucoup discuté avec Stephie ces derniers jours et que j'avais envie de retrouver l'ambiance du 28, Barbary Lane.


Que nous réserve Maupin dans ce nouvel épisode?

Plusieurs années se sont écoulées depuis le deuxième tome...

Mary Ann vit toujours chez Anna Madrigal, mais sa situation professionnelle et sentimentale a évolué : elle travaille désormais à la télévision, même si seulement cinq petites minutes quotidiennes d'antenne lui sont réservées pour évoquer les bons plans du moment. Mais un jour, elle reçoit un appel de Frannie Halcyon, l'épouse de son ancien patron qui lui annonce qu'elle a un scoop à lui révéler : sa fille Dede que tout le monde croit morte est de retour avec ses jumeaux, et elle cache un terrible secret! Quant à sa vie amoureuse, elle mène désormais une relation suivie avec Brian qui travaille toujours chez Perry.

Mouse quant à lui, travaille dans un magasin de plantes tenu par son ami Ned. Il est séparé de Jon depuis un moment et a repris une vie dissolue, multipliant les conquêtes d'un soir.

 

Parallèlement, nous faisons la connaissance avec de nouveaux personnages : Prue est chroniqueuse pour un magasine people. Elle cherche son chien Vuitton  depuis plusieurs jours dans le parc où il a disparu lorsqu'elle fait la connaissance de Luke qui vit dans une sorte de cabane cachée au fond du parc.

Bien entendu, comme dans les deux tomes précédents, les destins de ces personnages vont se croiser, se recroiser et s'entrecroiser dans des conditions toujours aussi extraordinaires qui régalent le lecteur.

Cependant, il faut bien que je l'avoue, j'ai été un peu déstabilisée par le début de ce troisième tome pour une raison toute simple : j'ai eu des difficultés à trouver mes repères. L'ellipse temporelle de plusieurs années a pour conséquence de nombreux changements dans la vie des personnages et les informations nous sont données au fur et à mesure de la lecture, distillées ça et là dans l'intrigue. Par ailleurs, beaucoup de nouveaux personnages apparaissent : Prue, Luke ( dont j'ai parlé plus haut ) mais aussi le père Paddy Starr, un certain *** , star dont le nom n'est pas révélé, Bill une nouvelle conquête de Mouse... Pendant ce temps, d'autres ont disparu ou sont peu présents : Mona qui a quitté Barbary Lane, et Anna Madrigal que l'on voit trop peu à mon goût dans ce tome.

 

Bon, une fois tous ces changements mis en place dans ma petite tête, j'ai retrouvé l'atmosphère propre à ces Chroniques et j'ai dévoré ce tome avec grand plaisir. J'avais d'ailleurs beaucoup de mal à le lâcher, puisque Maupin maîtrise avec brio l'art du suspense, passant d'un personnage à un autre chaque fois qu'un événement important est sur le point de se produire : on a parfois l'impression de lire plusieurs histoires en parallèle mais tout finit par faire sens, chaque personnage se trouvant relié aux autres à un moment ou à un autre. Bref, je suis ravie à l'idée de lire le quatrième épisode qui se trouve déjà dans ma PAL.

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