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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 17:24

J'ai découvert avec surprise que ce titre était sorti en poche en me promenant dans une de mes librairies favorites. Il faut dire qu'avec le récent déménagement, j'étais un peu coupée du monde et des nouvelles sorties en poche. Je n'ai donc pas hésité une seconde, puisqu'il était dans ma LAL depuis une éternité et que j'en ai énormément entendu parler... Donc voilà, maintenant je peux dire, que moi aussi, j'ai lu L'élégance du hérisson.




L'histoire :

 

Renée, 54 ans est concierge dans un immeuble parisien très huppé.  Elle aime la littérature, est très cultivée mais cette culture reste son jardin secret. En effet, elle fait tout pour se fondre dans le moule de la concierge : une vieille femme aigrie qui passerait ses journées à s'abrutir devant la télévision.

Dans le même immeuble vit Paloma, 12 ans. Ses parents sont très riches, et pourtant elle porte un regard très critique sur sa famille, et notamment sur sa soeur Colombe. Paloma ne supportant pas le monde dans lequel elle vit a décidé de mettre le feu à l'appartement de ses parents et de se suicider le jour de son anniversaire.
Les destins de ces deux personnages que tout semble opposer vont finir par se croiser, car au fond Renée et Paloma ne sont pas si différentes qu'il n'y paraît.  

J'attendais beaucoup de ce livre dont j'entends parler avec enthousiasme depuis presque trois ans maintenant. Et pourtant, je ne savais pas vraiment ce qui m'attendait, ne connaissant vraiment du contenu que ce que veut bien nous en dévoiler la quatrième de couverture. Et,  paradoxalement, j'ai dévoré ce livre alors que je ne l'ai pas trouvé si extraordinaire que cela. Certes, je me suis beaucoup attachée aux personnages, et à leurs réflexions philosophiques sur la vie. Certes, j'ai adoré l'alternance des points de vue et la manière dont l'ensemble du roman est construit, j'ai aimé les nombreux échos entre les deux narrations, notamment dans la troisième partie intitulée De la grammaire. Pourtant, je garde une impression générale de vide. La langue est magnifique même si j'avais l'impression parfois qu'il s'agissait surtout d'esbroufe... mais clairement, il ne se passe pas grand-chose dans cet immeuble, mise à part l'arrivée de M. Ozu... Et peut-être aussi la scène finale, qui pour cette fois, ne m'a pas déçue et m'a même beaucoup touchée. Mais du coup, je me demande bien comment il a été possible de l'adapter au cinéma, alors que les actions sont vraiment quasi inexistantes...
Pour faire court, je dirais que j'en garde une bonne impression générale mais voilà j'ai presque envie de dire : "Tout ça pour ça?"

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 17:03

Cela faisait un petit moment déjà que je voulais découvrir cet auteur, pourtant je n'avais pas envie de m'attaquer aux célèbres yeux jaunes des crocodiles. Pour une première rencontre, je me suis donc tournée vers ce roman qui avait l'avantage d'être épistolaire, genre que j'apprécie énormément.

L' histoire :

Kay Bartholdi est libraire à Fécamp. Un certain Jonathan Shields est passé dans sa librairie en son absence. En mission pour un éditeur américain, il doit parcourir la France pour en décrire les endroits les plus charmants afin de réaliser un guide. Il souhaiterait que Kay lui envoie régulièrement des romans dans les différents hôtels où il séjourne. Leur correspondance, d'abord très professionnelle change assez rapidement de tournure. En effet, leur passion commune pour la littérature les rapproche, leurs échanges deviennent plus intimes. Pourtant Kay ne parvient pas à se laisser totalement aller dans cette relation. Une expérience douloureuse qu'elle a vécue par le passé l'empêche de faire confiance à nouveau à un homme. Un homme dont elle sait finalement si peu de choses...

J'ai beaucoup apprécié cette lecture, tout d'abord parce que le roman est entièrement composé de lettres et que j'aime cette sensation de m'imiscer dans l'intimité des personnages. Par ailleurs, le thème abordé, l'amour des livres et des mots qui transparaît au détour de chaque page a forcément su toucher l'amoureuse des livres que je suis. Bien souvent, au cours de ma lecture, j'ai pensé à
L'amour est à la lettre A de Paola Calvetti qui pourtant ne m'avait pas convaincue. Le thème est le même mais Katherine Pancol va à l'essentiel, le roman est d'ailleurs très court et se lit d'une seule traite.

Un bémol, cependant, et vous me voyez sans doute venir : la fin... J'ai été vraiment agacée par ce retournement de situation et la révélation finale finalement tellement attendue que je n'avais rien vu venir... Malgré cela, j'ai vraiment apprécié ce petit roman, et je me suis déjà procuré Les yeux jaunes des crocodiles que je lirai donc prochainement.

Un petit extrait pour le plaisir :
" Un bijou, je vous dis, un bijou!
Un de ces livres qui vous marquent au fer rouge et dont on ne se relève jamais! Qui vous réveillent la nuit pour en goûter encore un petit peu! Qui vous collent à la peau et vous accompagnent partout comme un fantôme affectueux!"

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 15:52

Il y a quelques jours, je découvrais le magnifique article de Cachou dans lequel on peut voir des photos de ses bibliothèques qui valent le détour. Et ce qui m'a sans doute le plus interpellée est l'ordre qui règne au sein de ses bibliothèques, comme si chaque livre avait trouvé sa place!

Une idée m'est donc venue : vous montrer mes bibliothèques ( bien plus modestes) telles qu'elles sont actuellement, à savoir sans ordre particulier autre que celui du déballage des cartons afin de me motiver fortement pour les ranger et vous les montrer de nouveau.

Donc pour le moment, le coin livre du bureau ressemble à ça :


Comme vous le voyez, il reste des cartons à déballer mais ils contiennent essentiellement cours et paperasses.

Disons que l'ensemble est un peu dépareillé. J'avais choisi à l'origine de meubler les deux pans de mur avec des étagères Billy et j'ai finalement craqué pour une ligne de meubles en pin macif ciré. Forcément le prix n'est absolument pas le même, l'ameublement complet du bureau risque donc de prendre un peu de temps...

La bibliothèque en question :



Au premier plan, les livres que j'ai lus récemment et dont je vais vous parler dans la semaine!



Comme vous pouvez le constater, les poches sont sur deux rangées ( grrrr ) pour le moment, en attendant l'arrivée d'autres bibliothèques.  Et c'est le désordre complet...

Donc j'attends vos avis éclairés : comment ranger? Avez-vous un classement particulier? Par taille? Par collection? Par ordre alphabétique? Les trois dans cet ordre? Et pour la rangée du haut : par couleur?

Dans la seconde étagère j'ai "rangé" les scolaires, et là aussi, c'est un peu n'importe quoi et la tâche risque d'être encore plus difficile surtout qu'il n'y a pas assez de place:



Et enfin je termine avec les manuels, on a l'impression qu'il y a de la place mais j'en ai une pile à ranger qui contient entre autres ceux reçus cette année... (vous pouvez d'ailleurs les apercevoir sur la première photo, au-dessus des cartons... )


Ma mission, si je l'accepte est donc de mettre de l'ordre dans tout ça. J'attends donc vos conseils avec impatience et aussi vos encouragements pour que je ne traîne pas ça pendant des semaines...
Et puis surtout, je vous invite à nous montrer vos bibliothèques. Cachou évoquait la possibilité d'en faire un tag, mais je ne nomme personne, je fais appel aux volontaires ;)
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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 07:00

La lecture du dimanche

Après
La femme en vert, d'Arnaldur Indridason  la semaine dernière, nous changeons totalement de registre avec ce titre de Laurence Tardieu, un auteur que je n'avais jamais lu auparavant et que j'ai découvert avec beaucoup d'émotion dans ce roman. La lecture du dimanche a encore frappé juste!

L'histoire:

 

Le livre est divisé en trois parties. Dans la première partie, Vincent vient de recevoir une lettre de Geneviève, elle va mourir et elle lui demande de la rejoindre pour le voir une dernière fois. Cette lettre fait resurgir toute une époque qu'il avait mise de côté, tentant vainement d'oublier les événements tragiques auxquels ils ont été confrontés. En effet, quinze ans auparavant Geneviève et Vincent vivaient le parfait amour entourés de leur fille Clara. Mais un jour celle-ci a disparu en sortant de l'école, les laissant en proie à un immense désespoir auquel leur couple, pourtant si soudé autrefois, n'a pas su résister. Et Vincent est parti comme pour échapper à la réalité. Dans la seconde partie, c'est le journal de Geneviève que nous découvrons, journal qu'elle a commencé à tenir lorsque Clara a disparu et qui l'a aidée à ne pas sombrer : "Si je n'avais pas ce cahier, je crois que je me serais lentement laissée aller au désespoir, comme Vincent. Je ne savais pas que les mots peuvent sauver. Aujourd'hui, je sais : ils maintiennent le lien à soi. Ils permettent de ne pas s'égarer dans la nuit profonde de la folie."  Dans la dernière partie, Vincent rejoint Geneviève et c'est l'heure des confidences...


Je ne pensais pas que ce livre allait autant me toucher... En effet, n'ayant pas encore d'enfant, je pensais que je n'allais pas vraiment me sentir concernée, mais la puissance des mots est telle, qu'ils ont réussi à me mettre les larmes aux yeux. Quelle souffrance, quel déchirement que la perte de l'enfant mais ce qui m'a touchée le plus, c'est cette impuissance à soutenir l'être aimé dans la difficulté. Impossible de s'appuyer sur l'autre comme s'il était soudain devenu un étranger. L'incompréhension, l'impossibilité de communiquer, de partager qui mènent à la rupture.  Tout ceci est magnifiquement rendu et l'alternance des points de vue m'a semblé très judicieuse : le lecteur a accès aux sentiments auquel l'autre n'a pas accès et voit comment le fossé a pu se creuser. Et puis il y a ces retrouvailles finales, comme si la mort était la seule capable de délier les langues, on se confie, on parvient enfin à mettre des mots sur la souffrance. Une lecture véritablement déchirante, dont on ne sort pas indemne...

Je crois ne pas me tromper en disant que Stephie aura aimé cette lecture également et j'ai hâte de lire
son article, puisqu'étant maman, elle a dû être encore plus remuée que moi par ce magnifique roman.

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 05:57

C'est grâce à Stephie que j'ai découvert cet auteur, et après vous avoir parlé de L'éducation d'une fée et de  Hors de moi  je vous présente aujourd'hui un troisième titre.


L'histoire :

Cheyenne c'est une jeune hôtesse de l'air. Le narrateur n'a qu'onze ans lorsqu'il la rencontre pour la première fois. Il voyage seul, est censé se rendre chez son correspondant à Glasgow mais il a prévu de s'échapper une fois arrivé à Orly, afin de se rendre chez un éditeur. En effet, notre jeune narrateur est écrivain. Seulement, on ne laisse pas un enfant seul dans un aéroport et l'enchaînement des événements conduit notre narrateur à aller passer la nuit chez la jeune femme. Et il tombe follement amoureux d'elle, comme on peut être amoureux à son âge. Le hasard fait qu'il la rencontre dix ans plus tard et Cheyenne lui avoue qu'elle ne l'a jamais vraiment oublié et qu'elle guette son nom dans les rayons de la librairie. Puis la vie les sépare de nouveau jusqu'à l'arrivée de cette carte postale. Une simple signature : "Cheyenne" au dos d'une vue du port d'Anvers. Il n'y a aucun doute, c'est un appel et le narrateur se met aussitôt en route vers le port d'Anvers. Mais il est bien loin de se douter de ce qui l'attend...

 

Difficile pour moi de rendre compte de cette lecture car elle est vraiment tombée au mauvais moment... je l'ai lu en plein déménagement et j'ai donc mis plus de dix jours à en lire les 126 pages. Ma lecture complètement hachée ne m'a donc pas laissé une bonne impression, et j'ai dû relire certains passages pour pouvoir rédiger mon résumé. Dans d'autres circonstances, je pense que j'aurais vraiment apprécié ce court roman car certains passages m'ont vraiment beaucoup touchée : l'espoir que met l'enfant dans son manuscrit et la manière dont il en parle, les retrouvailles entre Cheyenne et le narrateur devenu adulte, les confidences... Cependant, je suis passée à côté des détails et n'ai conservé que la trame générale. L'idéal serait que je le relise mais j'ai généralement beaucoup de mal à relire...

" Je me disais qu'il est parfois plus simple d'être un enfant devant la femme qu'on aime. Elle ouvrit vivement son sac, en tira une paire de lunettes rondes, façon grand-mère, qu'elle chaussa aussitôt pour me dévisager, fébrile :
- J'ai l'impression que ce n'est pas toi... que je n'ai pas le droit... que tu vas redevenir un petit garçon.
- Mais non.."

Cette expérience ne m'a toutefois pas fachée avec l'auteur puisque je suis en train de lire un autre de ses romans dont je vous parlerai la semaine prochaine avec plus de conviction cette fois...


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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 06:34

Pour mon retour, Stephie me réservait une bien jolie surprise puisqu'elle m'a attribué un prix, celui du blog en or.

Ai-je vraiment besoin de vous présenter Stephie? 
Stephie, c'est d'abord une rencontre virtuelle. Et il y a des gens comme ça, avec qui le courant passe et que l'on a envie de connaître davantage. Elle est donc devenue peu à peu une amie que j'apprécierais de voir davantage si moins de kilomètres nous séparaient. Heureusement qu'il y a le téléphone et les forfaits illimités ( rires...).
Stephie, c'est aussi l'inspiratrice de ce blog. Sans elle, je ne me serais probablement jamais lancée dans cette merveilleuse aventure...
Enfin Stephie, c'est un rendez-vous chaque semaine pour la lecture du dimanche, un rendez-vous qui me tient vraiment à coeur et auquel je prends de plus en plus de plaisir.


Ce prix a bien sûr un réglement que voici :

* Le mettre sur son blog
* Mettre un lien vers le blog qui le lui a transmis
* Offrir cette récompense à un ou plusieurs autres blogs
* Informer les destinataires
* Recopier le règlement.

Il me reste donc à récompenser un ou plusieurs blogs. La tâche est difficile car nombreux sont les blogs sur lesquels j'aime m'évader, faire des découvertes et partager des impressions de lecture...
Je choisis donc
Calypso, Keisha et Manu que j'aime lire régulièrement.

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 06:13

Je suis dans une période "polars" en ce moment, j'en ai d'ailleurs plusieurs qui m'attendent dans ma PAL et d'autres encore qui me font de l'oeil sur les rayons des librairies. Et j'y prends de plus en plus de goût. Alors quand Blog-o-book m'a proposé de me faire découvrir ce titre, je n'ai pas hésité un instant.


L'histoire:

Tout commence le soir du Réveillon de Noël, une femme est découverte nue sous un sapin devant le Ministère de l'Intérieur avec une lettre à l'intention de Vidocq le ministre. Une rançon est demandée, faute de quoi deux boîtes de conserve identiques à celle qui a été "livrée" avec le cadavre seront mises en circulation. Après analyse, il s'avère que cette boîte contient du foie gras, le foie d'un humain qui a été gavé de virus et prions en tous genres capable de tuer des centaines de milliers de personnes. Aussitôt l'inspecteur Le Meur, qui n'a pourtant rien d'un grand enquêteur est chargé de retrouver l'auteur de ce crime qui signe "L"ogre affamé". Parallèlement, le ministre fait appel à L'Oeuvre, une organisation secrète qui déplace l'un de ses meilleurs coureurs de nuit : Le Bonsaï. Et c'est dans les Landes qu'ils espèrent trouver L'Ogre, dans un camp de vacances très particulier appelé Ecovie...

J'ai trouvé ce polar très efficace. En effet, dès le début l'attention du lecteur est captée par un crime hors du commun où l'on flirte avec le cannibalisme. Qui peut être assez fou pour gaver une femme, telle une oie et menacer de créer une épidémie en commercialisant son foie contaminé? Voilà une intrigue à la fois originale et très actuelle puisqu'on y évoque grippe aviaire, ESB et autres virus dont on a beaucoup entendu parler ces dernières années.
Le camp d'Ecovie permet lui aussi de mener une réflexion intéressante sur l'écologie et le retour aux sources sans que cela ne devienne ennuyeux. En effet, Zinoviev, un exilé russe y rassemble des chefs d'entreprise et de riches hommes d'affaires. On y vient pour se ressourcer, pour chasser les bêtes à mains nues en prenant de véritables risques. Mais la dérive n'est pas loin, et du camp à la secte, il n'y a qu'un pas.
Un léger bémol cependant, j'ai été assez déstabilisée au début de ma lecture par le personnage du Bonsaï, en effet, c'est un personnage récurrent chez l'auteur, et les présentations ayant déjà été faites dans un tome précédent, il m'a fallu trouver le fil. Mais au final, cela ne gêne pas la compréhension du roman et les Presses de la Cité avaient fait les choses bien puisque j'ai reçu avec le livre quelques feuillets expliquants qui sont les coureurs de nuits et ce qu'est L'Oeuvre.

Je remercie donc BOB ainsi que les Presses de la Cité pour cette chouette découverte
.

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 06:26

Cela faisait un petit moment que je me disais qu'il fallait que je remédie à mon inculture en matière de bande dessinée. D'autant plus que j'en apprécie grandement la lecture... mon souci réside plutôt dans le choix. Bien souvent, j'erre dans le rayon BD de la librairie, sans trop savoir vers laquelle me tourner, et je finis par renoncer, découragée... Alors vendredi dernier, quand j'ai emmené les deux seuls élèves présents en classe au CDI pour qu'ils choisissent un livre et qu'ils se sont dirigés vers le rayon BD, j'en ai profité pour en choisir une moi aussi. Et mon regard s'est aussitôt arrêté sur ce visage empreint de tristesse et ce titre percutant.


L'histoire :

Tout commence en 1993 en Ex-Yougoslavie : Cessia et Kazik sont accusés de trahison politique. Enfermés, ils se souviennent de l'expérience atroce qu'ils ont vécue à Auschwitz près d'un demi-siècle auparavant. Séparés dès leur arrivée, Cessia et Ann, leur fille, d'un côté et Kazik de l'autre, ils se souviennent chacun à leur tour de ce qu'ils ont souffert. Kazik s'est porté volontaire pour entrer dans le SonderKommando. Sa mission : ramasser les corps dans les chambres à gaz et les brûler. Il espère ainsi pouvoir voir une dernière fois sa femme et sa fille. Et le miracle se produit : en ramassant les corps, il découvre celui de sa fille. Ann respire encore, c'est un fait exceptionnel. Les SS décident alors de lui laisser la vie sauve. Cessia prend la suite du récit, mais le répit aura été de courte durée pour la jeune Ann qui décède deux jours après la libération.

Voilà une BD qui fait froid dans le dos! Entièrement en noir et blanc, les dessins sont impressionnants de réalisme. Je me suis rendue à Auschwitz-Birkenau il y a quelques années, et j'ai retrouvé ces lieux tels que je les ai vus : la grande porte, par où arrivaient les convois, les baraquements où dormaient les déportés, et même les latrines. Les personnages sont également porteurs d'émotion : la souffrance se lit sur leur visage, ils ont de grands yeux écarquillés, les joues creusées et le teint pâle. Le désespoir est magnifiquement rendu et Pascal Croci ne nous épargne aucune violence, certaines scènes sont très difficiles mais cependant nécessaires pour marquer le lecteur et lui rapeller son devoir de mémoire. J'ai apprécié également l'interview de Croci qui suit la BD dans laquelle il nous explique s'être inspiré d'un fait réel rapporté par Christian Bernadac dans Les Mannequins nus : une jeune fille aurait été retrouvée vivante dans une chambre à gaz.  Ce sujet me touchant énormément, la lecture de cette BD a été pour moi un moment de forte émotion. Une très belle découverte, bien que difficile.

Et je terminerai avec cette citation magnifique dans laquelle Ann interroge sa mère :
" Qu'est-ce qui les pousse à agir ainsi?
- La haine.
- Ne pourrait-on pas se haïr en paix?"

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 09:13

La lecture du dimanche

Je commence véritablement à prendre goût à cette lecture du dimanche qui nous réserve de magnifiques surprises! Nous vous avions parlé avec enthousiasme lors d'une lecture précédente de La cité des Jarres et c'est donc tout naturellement que nous avons choisi de poursuivre avec le deuxième polar du même auteur... Et il y a fort à parier que nous n'en resterons pas là!


L'histoire :

Tout commence lors d'une banale fête d'anniversaire où l'on découvre avec effroi que le bébé de la famille est en train de machouiller un os humain. Cet os, c'est son frère qui l'a trouvé en allant jouer dans les fondations d'une maison en construction, non loin de là sur la colline. Aussitôt, le commissaire Erlendur Sveinsson est dépêché sur les lieux, et on ne tarde pas à découvrir le reste du squelette. Afin de ne perdre aucun indice,  c'est une équipe d'archéologue qui est chargée de déterrer le squelette qui semble reposer là depuis plusieurs décennies. Mais cela prend du temps, et en parallèle l'inspecteur commence son son enquête qui le mène jusqu'à deux pistes : Benjamin, dont la fiancée Solveig a disparu du jour au lendemain, et une famille composée de cinq personnes dont on sait très peu de choses.


Décidément, Indridason a un don pour susciter l'intérêt de son lecteur et j'ai été complètement  emportée par cette double narration. En effet, en parallèle de l'enquête, on suit le destin tragique d'une femme battue par son mari. Bien sûr, on se doute dès le début que ces deux histoires vont finir par se rejoindre mais le suspens reste à son comble pendant une bonne partie du roman. En effet, Indridason passe d'une narration à l'autre au moment où l'on s'apprête à faire de nouvelles découvertes, et de ce fait, on a beaucoup de mal à lâcher le roman. Et puis il y a le troisième fil de l'histoire : Eva Lind, la fille d'Erlendur que nous avions déjà découverte dans le premier opus. Droguée, enceinte, en rupture avec la société et avec sa famille, elle appelle son père pour lui demander de l'aide alors qu'elle ne l'a pas vue depuis deux mois. On suit donc également les déboires d'un père et son impuissance à venir en aide à sa fille. J'ai beaucoup apprécié le fait de retrouver ces personnages et de suivre une partie de leur destin. Cela n'ôte aucun intérêt à l'enquête, bien au contraire et il est difficile de ne pas s'attacher à ces personnages. En effet, Erlendur est très touchant et j'ai trouvé qu'il avait perdu de son humour par rapport à La cité des Jarres, il apparaît très tourmenté. Et ça fonctionne puisque j'ai très envie de lire le troisième roman, non seulement pour découvrir une nouvelle enquête rondement menée, mais aussi pour retrouver ces personnages et voir comment ils évoluent...

Je vous invite à aller lire l'article de
Stephie que j'ai hâte de découvrir même si je devine déjà qu'elle a apprécié autant que moi!

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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 10:49

Après moultes péripéties, me voici enfin de retour sur la toile!
Je n'y croyais plus! En fait, il y avait tout simplement un souci de raccordement, j'aurais donc dû avoir internet depuis une semaine comme prévu...
Hier soir, ils m'annonçaient un délai de 72 heures,  et ce matin, alleluia, ça fonctionne!!!
J'ai eu le temps de lire quelques livres durant mon absence mais pas autant que je l'aurais cru... Un déménagement, c'est du boulot, et on croule toujours sous les cartons!!!!! Donc en attendant de vous parler de mes lectures, je vous présente Canaille qui est venue agrandir la petite famille depuis dimanche:


A très vite pour un nouvel article!

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