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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 07:00

La lecture du dimanche

calepin-2.jpg

Je dis souvent que je ne lis pas assez de théâtre et que c'est un tort. Alors quand nous nous sommes aperçues avec Stephie que nous avions toutes deux cette pièce de Molière dans notre PAL, nous n'avons pas hésité une seconde à en faire une lecture du dimanche. Voilà donc une lecture qui change un peu!

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L'histoire :

Adraste est amoureux de la belle Isidore. Mais cette dernière est enfermée par Dom Pèdre, un Sicilien, qui l'a affranchie dans le but de l'épouser ensuite. Adraste se rend régulièrement sous les fenêtres de la jeune femme mais ils ne se sont jamais parlé.¨Pourtant, les yeux de la belle semble lui dire qu'elle l'aime tout autant. Adraste demande alors à son valet de l'aider à conquérir la belle et à la délivrer des griffes du Sicilien jaloux.

Il s'agit d'une comèdie peu connue, en un seul acte. Autant dire que cela se lit très vite mais aussi avec beaucoup de plaisir. J'ai même pris plaisir à lire quelques passages à voix haute, souvenir nostalgique d'une époque où je faisais un peu de théâtre. On retrouve dans cette pièce plusieurs thèmes récurrents dans l'oeuvre de Molière. Le mari jaloux, Dom Pedre, qui ne se rend pas compte que c'est en gardant Isidore prisonnière qu'il l'éloigne de lui et qui est ridiculisé ou encore le valet rusé et judicieux qui vient en aide à son maître. J'ai particulièrement apprécié la scène onze dans laquelle Adraste, déguisé en peintre et justifiant son empressement auprès d'Isidore par sa nationalité française, lui déclare son amour sous le nez de Dom Pèdre. J'ai aimé également les quelques chants qui apparaissent dans la pièce pour la justesse de leurs paroles. Je pense que j'utiliserai cette pièce en classe parce qu'elle est facile d'accès et permet d'entrer en douceur dans le théâtre de Molière. Quant à moi, j'ai maintenant envie de relire des pièces plus longues, ce qui ne va pas tarder puisque je vais bientôt aborder le théâtre avec mes classes.

Le texte est suivi d'une courte comédie de Pierre Gripari intitulée le Bourricot que j'ai lu également avec le sourire, un paysan tentant de vendre sa femme sur un marché, la faisant passer pour un bourricot, ce qui donne lieu à des répliques assez drôles.

Un bon moment de lecture donc, allns voir maintenant ce que Stephie en a pensé.
Cette lecture entre dans le cadre du défi de MarieL. J'aime les classiques pour la session du mois de mars.

classi10

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 09:09

Après une lecture oppressante comme L'auberge de la Jamaïque, j'avais besoin de quelque chose d'un peu plus léger... Ce roman est le premier tome d'une nouvelle série jeunesse que j'ai pu découvrir grâce à un partenariat proposé par les éditions Rageot et Livraddict que je remercie tous deux. 

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

La veille du Nouvel An, Cal Ormond croise un homme étrange qui le met en garde : il doit absolument se cacher une année durant afin d'échapper à la singularité Ormond. Mais Cal n'a pas le temps d'en apprendre davantage car une ambulance arrive et des infirmiers s'emparent de l'homme, en lui disant de ne pas faire attention aux propos tenus par ce fou. Seulement, l'homme semblait connaître la famille Ormond puisqu'il a évoqué la mort du père de Cal. Cal est inquiet et en effet, il a du souci à se faire car dès le lendemain, les catastrophes s'accumulent : il manque de mourir plusieurs fois, ses proches sont en danger et il est même enlevé. Il semblerait que son père avant de mourir ait tenté de lui révélé un secret sur sa famille, une découverte qu'il aurait faite et qui semble intéresser beaucoup de personnes, jusqu'à son oncle Ralf...

365 comme les 365 jours de l'année, cette série est en fait constituée de 12 titres représentant chacun un mois de l'année. Le concept est intéressant  et original mais c'est également un pari osé car plus les séries sont longues, plus grand est le risque qu'elles ne s'essoufflent... Mais pour ce premier tome, on peut dire que le pari est réussi. Le rythme est haletant, les rebondissements sont nombreux et on ne s'ennuie pas une minute! J'ai particulièrement apprécié la manière dont le récit est mené rappelant chaque fois le jour et l'heure, ainsi que le lieu dans lequel se déroule l'action. Cela donne un bon rythme au roman qui se lit assez vite. L'identification avec le personnage principal marche très bien, et je ne doute pas un instant que ce livre puisse plaire à nos jeunes lecteurs : Cal est au centre d'une aventure qui le dépasse : son père lui a laissé des dessins avant de mourir puisqu'il était alors incapable de s'exprimer. Ces dessins sont censés lui révéler la découverte qu'il avait faite sur leur famille avant de succomber à cet étrange virus. Plusieurs personnes semblent persuadées que Cal est au courant et veulent le faire parler, mais Cal n'en sait pas plus qu'eux... Bien entendu, ma curiosité est aiguisée et j'ai envie, comme Cal, de découvrir ce que cachent ces mystérieux dessins...  J'espère seulement que des indices seront donnés dans les prochains tomes, et qu'il ne faudra pas attendre les douze tomes pour en savoir un peu plus... Pour le moment, le pari est tenu puisque j'ai très envie de lire le deuxième tome, d'autant que la fin de ce premier tome nous abandonne en plein coeur d'une action...

D'autres avis chez
Stephie et Lasardine.

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 17:26

J'ai suivi les conseils avisés de Neph qui m'avait chaudement recommandé cette lecture. Je dois reconnaître que la première et la quatrième de couverture ne m'engageaient guère à me plonger dans cette lecture, mais que finalement, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman!

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L'histoire :

Mary Yellan vit avec sa mère depuis la mort de son père. Cette dernière a pris la ferme en mains, sacrifiant ainsi sa propre vie au travail. Mais à la veille de mourir, elle fait promettre à Mary de ne pas suivre sa voie, de quitter la ferme et d'aller vivre auprès de sa tante Prudence. Mary n'a pas vu sa tante depuis plusieurs années mais elle garde le souvenir d'une jeune femme pleine de vie. Aussi, respecte-t-elle les dernières volontés de sa mère. Prudence a , entre temps, épousé un aubergiste et lorsqu'elle arrive à l'auberge de la Jamaïque, Mary ne reconnait pas cette femme presque fantômatique. Prudence vit, tel un animal craintif, dans l'ombre de son mari. Joss Merlyn est en effet un homme violent et alcoolique qui sème la terreur autour de lui. Et Mary ne mettra pas bien longtemps à comprendre ce qui effraie autant sa pauvre tante.

Un conseil pour commencer : ne lisez pas la quatrième de couverture qui révèle déjà en grande partie le mystère qui plane autour de Joss Merlyn, alors que dans la première moitié du roman, Mary mène en quelque sorte son enquête pour le découvrir. Heureusement, je n'avais parcouru que rapidement les premières lignes de ce résumé avant de commencer la lecture, et le suspense n'a donc pas été gâché! Et le moins que l'on puisse dire, c'est que tout le roman repose sur le suspense! Dès son arrivée à l'auberge, Mary prend conscience que quelque chose ne tourne pas rond. Les gens qui voyageaient avec elle dans le coche l'avaient déjà mise en garde et s'étaient étonnés qu'une jeune femme comme Mary puisse se rendre dans un tel endroit, ou plus personne ne s'arrête depuis l'arrivée de Merlyn. Et Joss, dès son arrivée, lui donne le ton : elle devra être discrète et ne pas poser de questions. Mais Mary ne se laisse pas manipuler aussi facilement, et elle décide de tenir tête à son oncle, et prévoit secrètement de libérer sa tante. L'ambiance est pesante du début à la fin, et le moins que l'on puisse dire, c'est que Daphné Du Maurier manie à merveille l'art de créer des atmosphères hostiles. Les landes désertes, les tempêtes, les zones marécageuses dont on ne sort pas vivant si l'on y tombe, les maisons sombres et silencieuses : tout y est! Les personnages eux-mêmes, même ceux qui semblent plutôt du côté de Mary, sont tous inquiétants et malveillants : autant dire que l'on tremble pour la jeune fille...que j'ai trouvée bien courageuse! Bref, un livre que, sans Neph, je n'aurais probablement jamais lu, passant à côté d'une chouette lecture! Je crois que l'expérience Daphné Du Maurier ne va pas s'arrêter là pour moi!

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 06:09

Les polars nordiques ont le vent en poupe en ce moment, et vous commencez à me connaître, il m'est difficile de résister à ces histoires sombres, aux atmosphères glauques et inquiétantes et aux morts mystérieuses. La quatrième de couverture et les quelques avis lus ça et là ont suffi à me convaincre.

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

Aludden : une demeure en bord de mer sur l'île d'Öland. C'est là que Joakim Westin et sa famille viennent s'installer.  Ils ont eu un coup de coeur pour cette maison qui a vu se succèder plusieurs générations de gardiens de phares et s'apprêtent à la rénover entièrement. Mais quelques jours à peine après leur installation, Katrine est retrouvée noyée. La vie de Joakim se transforme alors en cauchemar : il est complètement désemparé et doit faire face à d'étranges phénomènes : sa fille Livia semble communiquer avec Katrine dans son sommeil. Et puis, il y a ces noms gravés dans le bois de la grange, une grange qui l'attire et dans laquelle il pense sentir l'odeur de Katrine. Pendant ce temps, Tilda, la jeune policière nouvellement nommée continue discrètement son enquête car elle est persuadée qu'il ne s'agit pas d'un simple accident.

Pour ne rien vous cacher, j'ai adoré ce roman que j'ai dévoré en moins de 24h... Je n'y ai trouvé que des qualités! La construction du roman est telle, que vous êtes obligé de tourner les pages tant l'envie d'en savoir plus vous taraude! En effet, le récit commence en 1846 et l'on apprend qu'Aludden a été construite avec le bois d'un bateau échoué sur la plage après avoir vu périr tous ses marins. Le ton est donné, Aludden semble maudite et le récit principal est entrecoupé de courts chapitres narrant les différents accidents lors desquels des hommes ont trouvé la mort par noyade. Le cadre choisi par Johan Théorin contribue à rendre l'atmosphère pesante et inquiétante : le lecteur est plongé en pleine tourmente. Il fait froid, les vents sont violents, la mer est un milieu hostile et glacé. La maison est ancienne, elle a une histoire, une âme. Une âme marquée par des événements terribles, comme le prouvent ces noms gravés dans la bois de la grange, une liste de fantômes qui hantent les lieux à leur manière. Les phares au bout de la jetée sont fermés depuis qu'ils ont été automatisés, mais l'un d'eux ne fonctionne plus. La légende dit qu'il ne s'allume que lorsque quelqu'un va mourir. Et des légendes, il y en a sur Öland. D'ailleurs, l'auteur flirte régulièrement avec le fantastique qu'il manie à merveille. Tout est savamment dosé, il n'en abuse pas, et on y croit! Ou du moins, comme Joakim, on a envie d'y croire! En effet, ce dernier est persuadé que Katrine n'est pas vraiment partie, et on aimerait que ce soit possible, tant sa souffrance est grande. J'ai été touchée par cet homme brisé, qui est incapable de dire la vérité à ses enfants, qui se couche chaque soir avec un vêtement que sa femme a porté pour en conserver l'odeur, et qui se démène pour avancer la restauration de cette maison qui était leur rêve à tous deux. Et puis il y a l'enquête, menée par Tilda, qui a par ailleurs fort à faire avec une bande de cambrioleurs qui sévit sur l'île. Une enquête qui n'en est pas vraiment une, puisque tout laisse croire à un accident. Mais petit à petit les indices nous sont donnés, et plusieurs révélations m'ont véritablement surprise. Je n'avais bien évidemment rien vu venir, et j'ai adoré la manière dont le roman s'achève. Un grand coup de coeur donc : l'écho des morts résonnera encore longtemps en moi et je pense que je vais suivre cet auteur de près... J'ai d'ailleurs très envie de lire son précédent roman : L'Heure trouble.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 07:00

Ce livre ne me tentait pas beaucoup ; en effet, je n'affectionne pas vraiment tout ce qui touche à la science-fiction... Pourtant, je me suis décidée à le lire puisqu'il faisait partie d'un projet mis en place au collège, et que je trouvais cela plus honnête vis-à-vis de mes élèves, à qui j'avais demandé de le lire...

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L'histoire :

Nous sommes en 2095 et les choses ont bien changé... Les écrans sont désormais totalement interdits, et la République des Lettres a fixé ses règles : chaque jour, lors de l'heure du Livre, tout le monde doit lire. Mais l'heure est grave : un virus circule qui menace de détruire les livres. Ce virus permet de faire l'expérience de la Lecture Interactive Virtuelle, c'est-à-dire de se retrouver plongé réellement dans les livres et de les vivre. Seulement, cela entraîne la disparition du texte... L'académie a choisi Allis LC Wonder, une jeune écrivain sourde et muette pour infiltrer les ZZ, comprenez les zappeurs zinzins, un groupe de passionnés d'informatique qui résistent aux nouvelles lois. Sa mission : retrouver le créateur du virus. Mais parfois, le danger ne se trouve pas là où on l'attend...

Je m'y attendais, je n'ai pas été spécialement touchée par ce livre : la science-fiction, ce n'est vraiment pas pour moi! Mais je dois reconnaître plusieurs qualités à ce livre. La première, c'est qu'il se lit vite et qu'il y a pas mal de rebondissements. Plusieurs intrigues se mêlent, et en plus de devoir s'occuper du virus, Allis est chargée par Emma GF Croisset, la déléguée de l'Académie, de retrouver son fils qui a fugué depuis plusieurs années pour rejoindre les ZZ.  De l'action donc, mais aussi quelques passages plus sentimentaux. Deuxième qualité, les nombreuses références littéraires. Plusieurs titres sont cités, mais surtout chacun des personnages est inspiré de la littérature. On reconnaître ainsi Alice de Lewis Caroll ou Emma Bovary de Gustave Flaubert. Par contre, cet aspect du livre, les jeunes lecteurs passent totalement à côté si on ne le leur montre pas, mais une fois qu'ils ont compris, ils prennent plaisir à rechercher toutes les références. Enfin, dernière qualité : les élèves accrochent! Et pour moi, cela reste l'essentiel puisqu'il est de plus en plus difficile de les faire lire, parce que justement, ils préférent nettement leurs différents écrans : télé, console, ordinateur... Ce roman a donc le mérite de les faire réfléchir là-dessus et de leur montrer que finalement, livres et écrans sont complèmentaires et peuvent tout à fait cohabiter.

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 07:00

La lecture du dimanche

Il y a quelques semaines, nous vous parlions du camp des éléphants, le premier tome de la série intitulée Micah et les voix de la jungle et de notre coup de coeur pour ce livre de jeunesse. Nous avons choisi aujourd'hui de vous parler du second tome que nous avons pu découvrir grâce à
Livraddict et à Anne Blondat des éditions Msk, que je remercie tous deux.

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L'histoire :

Micah et sa famille ont mené leur projet à bien et l'Elephant Jungle Lodge peut maintenant accueillir plusieurs touristes. Mais les débuts sont difficiles, les dettes s'accumulent et aucune réservation n'est encore enregistrée. Alors lorsque Tanon, l'avocat qui avait tenté de les dissuader de s'installer dans ce camp de cornacs propose de leur envoyer un jeune client, tous reprennent courage. Mais Narongsak est en fait un jeune délinquant envoyé par la prison de Bangkok, et sa présence ennuie Micah et sa famille car de nouveaux clients ne tardent pas à arriver : les Lecompte qui espèrent soigner leur fille Cassandra qui refuse de se nourrir depuis quelque temps. Et leur appréhension se justifie rapidement lorsq'un premier incendie détruit une partie du camp...

J'ai de nouveau voyagé avec plaisir en Thaïlande, retrouvant dans ce nouvel opus ce qui m'avait plu dans le premier : le dépaysement de la jungle thaïlandaise et la communion entre les hommes et la nature, notamment les animaux. On retrouve le thème de l'animal blessé avec Jack le petit cerf, et j'ai particulièrement apprécié ces passages que j'ai trouvés vraiment touchants. L'intrigue est assez différente de celle du premier tome : Antoine, le père de Micah accueille ici les premiers jeunes en difficulté et je pense que ce tome plaira sans doute davantage à nos jeunes lecteurs que le premier. Des thèmes comme l'anorexie ou le mal-être lié à l'adolescence sont ici abordés avec beaucoup de réalisme. J'ai particulièrement apprécié les méthodes adoptées par Antoine pour tenter de redonner goût à la vie à Cassandra. Frédéric Lepage nous plonge de nouveau dans un monde empli de poésie. Cependant, si j'ai aimé ce nouveau tome, je n'ai pas été transportée comme dans le premier, probablement parce le fantastique tient ici une place plus importante et que je n'ai pas compris l'intérêt de certains éléments. Mais ce tome n'est pas le dernier de la série et j'imagine que les réponses seront apportées par la suite... Je ne tarderai donc pas à vous reparler de Micah, peut-être lors d'une lecture du dimanche si Stephie est d'accord pour continuer l'aventure thaïlandaise... D'ailleurs, j'ai hâte de connaître
son avis sur ce deuxième tome!

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 17:47

A près d'un mois de notre rendez-vous, voici la liste des bloggueuses déjà inscrites pour la découverte d'Emmanuel Carrère :

Moka - Stephie - Clara - Zorane - Evertkhorus - Vanounyme - Lili - Penny Lane - Calypso - Mirontaine - Lou - Cynthia - Caro - MrsPepys - Marie L - Géraldine - Lasardine  et moi même.

Vous pouvez toujours vous inscrire et ce, jusqu'au 10 avril
sur ce billet. N'hésitez pas à nous rejoindre!

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 19:57

C'est en flânant sur le site des éditions Julliard que je suis tombée sur une vidéo de l'auteur qui présente son nouveau roman : un projet autobiographique. Je ne le connaissais pas mais en l'écoutant, j'ai été immédiatement touchée par ses mots et ce livre s'est tout naturellement imposé à moi : il fallait que je le lise.

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L'histoire :

C'est sous l'occupation que se marient les parents de William et déjà dans cet événement, tout son destin se profile. Si sa mère, Suzanne épouse le surnommé Toto, c'est parce qu'il porte un nom à particule et qu'elle rêve de mener une vie de château. Malheureusement, Toto passera sa vie à cacher les courriers d'huissiers, s'endettant chaque fois un peu plus pour faire plaisir à sa femme. L'itinéraire de cette famille est chaotique : expulsés de leur bel appartement à Neuilly, ils s'installent dans un appartement  en banlieue à la côte Noire, la famille s'agrandit d'année en année : onze enfants qui subissent les crises incessantes de leur mère et qui voient leur père s'incliner. Onze enfants dans la tourmente. William en grandissant prend peu à peu conscience que ses parents ne sont pas un modèle, et il se construit en opposition à eux, se demandant par exemple comment son père a pu se marier pendant que d'autres combattaient dans la Résistance ou comment sa mère a pu le convaincre que les Arabes, qu'elle surnomme "les bicots" sont des gens dangereux, des assassins qu'il faut fuir à tout prix. William devient un homme, vit ses premiers émois amoureux mais toute sa vie, il portera le poids de cette famille qui lui est désormais si étrangère...

Difficile de résumer ce roman si foisonnant sans avoir l'impression de le trahir, chaque événement, chaque mot, chaque personnage a son importance dans la construction de William et à moins de réécrire les 548 pages du roman, c'est une tâche bien difficile. Un roman dense donc, et assez long, et pourtant, pas un instant je ne me suis ennuyée. J'ai été plongée au coeur de cette saga familiale, happée par leur destin à la fois si banal et si extraordinaire, un destin profondément ancré dans l'Histoire : l'Occupation, la guerre d'Algérie jusqu'à nos jours. L'auteur m'a énormément touché, tiraillé entre son éducation, ce que ses parents lui ont inculqué et sa propre vision du monde. Mais ce qui m'a le plus touchée, c'est le rapport qu'il entretient avec sa mère, une relation complexe mêlant l'amour et la peur de l'abandon à une haine profonde de tout ce qu'elle représente. William, en effet ressemble à son père et tient donc des Dunoyer que sa mère ne cesse de traiter de "dégénérés", vouant une haine sans nom à sa belle-famille. Ce rapport à la mère gouverne d'ailleurs toujours sa vie d'homme. Deux femmes ont compté dans sa vie : Agnés, son premier amour avec qui il aura deux enfants et Blandine, celle qui partage toujours sa vie lorsqu'il écrit le roman avec qui il a deux enfants également. La première est beaucoup plus présente dans le roman, et là encore, j'ai été bouleversée par ce personnage et par l'histoire qui fut la leur. Un parcours semé d'embûches mais avec cette certitude permanente qu'ils reviendront l'un vers l'autre. C'est beau, c'est triste, c'est renversant et le lecteur vit cette histoire de l'intérieur, touché en plein coeur. En effet, le roman porte son nom à merveille et ce chagrin nous enveloppe, nous imprégne du début à la fin. Un livre qui se vit plus qu'il ne se lit, une rencontre incroyable qui me suivra un bon moment, je pense, un énorme coup de coeur. 

Juste une petite interrogation pour terminer, mais seul l'auteur doit pouvoir y répondre... Pourquoi ne pas avoir conservé son véritable prénom dans le roman? Il présente ce livre comme un moyen pour lui de régler ses comptes avec sa famille et pourtant, ce changement de prénom donne le sentiment que ce n'est pas pleinement assumé...

Un petit extrait pour vous donner le ton :
- Je voudrais t'expliquer une chose : quand j'étais enfant, puis adolescent, j'ai tout supporté de toi. Je n'avais pas vraiment les moyens de me protéger, ni de me défendre, et papa ne nous a pas beaucoup aidés de ce point de vue. Ca n'a pas été facile, je suppose que tu t"en souviens. Aujourd'hui que je suis un homme, tout cela pèse sur ma vie, et ce livre est salvateur pour moi.  Je sais qu'il n'est pas agréable pour toi, c'est un euphémisme, mais je te demande de le supporter comme je t'ai supportée toi.

- Tes frères et soeurs m'ont dit que c'était une mise à mort.

- C'est en tout cas ce que je retiens de notre enfance. [...] Tu ne le sais pas, je ne te l'ai jamais dit, mais j'essaie d'écrire ce livre depuis bientôt dix ans. Qu'il existe enfin est une victoire sur toi, sur moi, sur toute la merde dans laquelle nous avons grandi, pardon, dans laquelle j'ai grandi. 

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 09:16

La lecture du dimanche

Cette semaine encore, c'est un thriller que nous vous proposons. Quand Livraddict a proposé ce partenariat avec les éditions XO - que je remercie tous deux - Stephie et moi avons toutes deux été très tentées par le résumé proposé. C'était en plus l'occasion de découvrir un nouvel auteur puisqu'il s'agit du premier roman d'Elena Sender.

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

Cyrille Blake est neuropsychiatre et dirige le centre Dulac, une clinique qui tente de redonner goût à la vie à tous ceux qui traversent des épreuves difficiles. Pas de cas psychiatriques lourd mais des personnes comme vous et moi qui, face aux aléas de la vie ont à un moment donné besoin d'un soutien. Mais lorsqu'elle reçoit un nouveau patient : Julien Daumas, Cyrille sent qu'elle est tombée sur un cas particulier. Ce dernier la tutoie et lui soutient qu'elle l'a déjà soigné dix ans auparavant. Pourtant Cyrille ne s'en souvient pas. Elle pense d'abord avoir affaire à un affabulateur, mais en consultant d'anciens dossiers, elle s'aperçoit que le jeune homme dit vrai. Il semble donc qu'elle ait totalement oublié cette partie de sa vie. Commence alors une longue quête du passé mais très vite, la jeune femme est prise au piège et sa vie est en danger : son passé cache des secrets que certains préféreraient ne pas voir révélés...

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce premier roman est une réussite! Dès les premières pages, j'ai été entraînée dans cette histoire pour le moins étonnante. Le lecteur, comme Cyrille, est complètement perdu : qui est ce Julien Daumas? Dit-il la vérité? Comment la jeune femme a-t-elle pu l'oublier alors que les dossiers sont clairs : elle l'a bel et bien soigné? Cyrille est mal à l'aise, complètement déstabilisée par ce patient. Très vite, elle ne maîtrise plus la situation et se croit malade. En effet, qu'y a-t-il de plus terrifiant pour un médecin du cerveau que d'être confronté soi-même à une perte de mémoire? J'ai particulièrement aimé la façon dont l'auteur nous mène en bateau : le lecteur est guidé vers plusieurs fausses pistes et encore une fois, je n'ai rien vu venir, allant de surprise en surprise. Le suspense est présent du début à la fin et j'ai été véritablement tenue en haleine.
J'ai beaucoup aimé également la manière dont est traité tout l'aspect médical autour duquel tourne le roman. On voit bien que l'auteur s'y connait, qu'elle s'est beaucoup documentée, mais malgré tout, l'ensemble reste accessible. Tout ce qui touche à la science est généralement très confus pour moi aussi ai-je été agréablement surprise. D'autant plus qu'il s'agit d'un sujet très intéressant et qui nous touche de très près puisque ces maladies du cerveau peuvent tous nous concerner et que la perte de la mémoire est quelque chose qui fait très peur. Un très bon roman, vraiment! Et je crois que
Stephie ne me contredira pas... je vais lire de ce pas son avis!

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 13:27

J'ai pris un peu de retard dans la rédaction de mes billets, puisque ce livre, je l'ai lu il y a maintenant deux semaines, pendant les vacances. Il faut dire que le RAT m'a permis de prendre un peu d'avance dans mes lectures mais que depuis la rentrée, le temps libre m'est compté, et que j'ai plus envie de le consacrer à la lecture qu'à la rédaction de mes billets. Heureusement, je prévois une accalmie la semaine prochaine qui me permettra de combler mon retard également sur vos blogs... car mon google reader enfle dangereusement... Mais passons aux choses sérieuses...

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L'histoire :

Les criminels sont classés sur une échelle allant de 1 à 25, selon leur dangerosité. C'était sans compter sur Sqweegel, un tueur psychopathe de la pire espèce dont le champ d'action semble illimité. Le cran supérieur est atteint, le niveau 26. Un seul policier a réussi à l'approcher un jour avant qu'il ne lui file entre les doigts : Steve Dark. Mais ce dernier a renoncé à le traquer depuis que Sqweegel a massacré toute sa famille. Aussi, lorsque l'Unité Noire du gouvernement laisse 48 heures à Riggings pour convaincre Dark de reprendre du service, c'est presque une mission impossible. Mais Dark, de nouveau menacé directement par le tueur n'a pas d'autre choix que de se lancer à sa poursuite...

Après avoir lu beaucoup de critiques très négatives, ma curiosité n'était que plus aiguisée et je mourrais d'envie de lire ce roman d'un nouveau genre.
Stephie qui fait partie de celles qui ont détesté cherchait justement un moyen de s'en débarrasser... c'est donc grâce à elle que j'ai pu me faire mon propre avis sur ce livre si polémique.

La première chose qui m'attirait, c'était le concept innovant de digi-novel. En effet, des vidéos sont disponibles sur le site Level 26 et de temps en temps, à la fin d'un chapitre un code vous est donné pour aller visualiser une scène. J'ai d'abord trouvé ça intéressant mais je me suis vite aperçu de quelques inconvénients... Le premier, pratique, c'est qu'il est nécessaire de lire ce livre devant ou près de son ordinateur... Moi qui aime lire dans mon bain ou le soir avant de m'endormir, j'ai vite accumulé les codes en retard... ce qui a un côté frustrant. Le second, c'est qu'en fait, les vidéos n'apportent rien de plus à l'histoire... On peut tout à fait s'en passer. Voilà qui est pratique pour contrer le souci dont je vous parlais plus haut mais finalement, on se lasse très vite. Parfois certaines informations sont données plus tôt grâce à la vidéo, mais on finit toujours par les apprendre dans le récit. Donc à quoi bon? Et surtout ce qui m'a gênée, c'est le contenu de ces vidéos... D'une part, cela empêche le fonctionnement de l'imagination du lecteur puisque les personnages ont le visage d'un acteur. D'autre part, j'ai été déçue par leur côté "soft". Quand on me parle d'un tueur psychopathe comme on n'en a encore jamais croisé, le pire que l'on puisse imaginer, je m'attends à voir du sang, des scènes de torture. J'ai ouvert la première vidéo avec fébrilité, m'attendant à une scène gore au possible, le genre de scène que l'on regarde en se cachant les yeux avec les mains, les doigts écartés... Et non... rien de tout cela... Certes certaines vidéos sont dures, celle de l'accouchement par exemple, mais en fait, on ne voit rien du tout, ou juste un peu de sang... Alors, suggérer est parfois plus fort que montrer, mais quand on lance un concept comme celui-ci, c'est bien, il me semble, pour montrer ce que le roman suggère... Donc côté vidéo, je suis assez déçue.

Et côté livre? Là, je dois avouer que je suis davantage convaincue. Il est certain qu'après avoir lu les nombreux billets évoquant le ridicule du tueur, aussi surnommé "condom-man", qui se rase intégralement avant de s'enduire de beurre pour revêtir sa combinaison, je ne pouvais que rire en lisant ce passage. Je suis d'accord, c'est totalement ridicule... Mais ça ne dure que quelques pages. Et je me suis ensuite rapidement prise au jeu. Je me suis attachée particulièrement à Dark et sa femme Sibby, et j'avais envie d'avancer dans ma lecture pour savoir comment ils allaient faire pour s'en sortir. Je ne peux pas dire que j'ai tremblé, mais certains passages m'ont fait retenir mon souffle : le suspense fonctionne assez bien, même si on devine assez facilement les ficelles. J'ai donc passé un bon moment avec ce livre. Certes, pas le coup de coeur de l'année mais un thriller sympa à lire tranquillement pendant les vacances.

Les avis sont nombreux, je vous invite à les découvrir sur BOB, j'ai souvenir d'en avoir lu de très drôles!

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