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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 09:41

Je mourais d'envie de lire ce livre depuis le jour où je l'ai trouvé dans ma boîte aux lettres. En effet, il s'annonçait glauque à souhait, exactement ce que j'aime et Solène Perronno qui me l'a gentiment fait parvenir et que je remercie, m'en avait dit le plus grand bien.  J'ai donc profité des vacances pour pouvoir m'y plonger sans craindre pour mon sommeil!

 

 

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L'histoire :

 

Et si vous connaissiez la date de votre mort? Un tueur en série sévit sur New-York. Plusieurs victimes sont découvertes les unes à la suite des autres : rien ne semble les relier, le mode opératoire est chaque fois différent mais chacune de ces victimes a reçu, quelques jours avant sa mort, une bien lugubre carte postale sur laquelle est dessinée une tombe accompagnée de la date de leur mort. Celui que l'on surnomme déjà le Tueur de l'Apocalypse semble très organisé puisque les cartes postales sont postés de Las Vegas. Aurait-il un complice? Will Piper est chargé de mener l'enquête alors qu'à deux mois de la retraite, il pensait terminer tranquillement sa carrière. Mais il semble bel et bien que cette fois, c'est l'affaire de sa vie et que ce tueur d'un nouveau genre va lui donner du fil à retordre.

 

Après avoir lu de nombreux avis enthousiastes sur la blogosphère, je trépignais d'impatience à l'idée de lire ce roman, déjà best-seller dans de nombreux pays. Eh bien, une fois n'est pas coutume, je vais avoir le rôle cette fois du vilain petit canard... Mon avis en effet est assez mitigé, et je n'ai pas ressenti d'addiction particulière à la lecture de ce livre. Je vais tenter de m'en expliquer. D'abord, le livre est construit autour de trois grandes époques : 2009, l'année où les crimes sont commis, 1947 où une mission secrète est confiée à Truman et l'an 777 qui voit la naissance d'un étrange enfant : le septième fils d'un septième fils dont on dit qu'il sera maudit. Et si j'ai immédiatement accroché à la première et à la dernière, je dois reconnaître que j'ai eu du mal à me plonger dans les tractations gouvernementales. Et même si tout s'éclaire ensuite, j'ai trouvé cet aspect plutôt ennuyeux. Cependant, cette période est celle qui est la moins présente dans le roman, et les deux autres ont réussi à capter mon attention : j'ai particulièrement apprécié l'ambiance du VIIIè siècle et cette malédiction qui semble peser sur Octavus, lequel est confié aux bons soins des moines par son père. J'y ai trouvé mon compte de glauque! L'autre malédiction, celle des cartes postales, fait également froid dans le dos, et on sent une véritable tension monter. Le personnage de Will Piper fait également la force de ce roman : alcoolique, seul et en fin de carrière, j'ai aimé retrouver ce type d'enquêteur écorché vif que j'apprécie tant. D'autant qu'il est obligé de travailler avec une toute jeune enquêtrice qui se révèle elle-aussi très sympathique. Finalement, me direz-vous, ceci est plutôt positif. Je vous répondrai que oui, et qu'il y avait là les ingrédients pour un excellent thriller. Mais - car il y a un mais - j'ai malheureusement très vite deviné de quoi il retournait alors qu'habituellement, je suis du genre à ne rien voir venir... De ce fait, j'ai pris plaisir à voir comment Will allait résoudre l'énigme mais toute une partie du suspense m'a été ôtée. La manipulation du lecteur dont il est question sur la quatrième de couverture n'a pas fonctionné avec moi. Ceci dit, l'idée de départ est absolument géniale et je comprends que ce roman suscite un tel engouement. J'aurais adoré moi aussi me laisser prendre au piège de l'auteur...

 

Les avis très enthousiastes de Gio et  Neph .

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 10:00

 La lecture du dimanche

 

Cela faisait un petit moment que ce livre était noté sur ma LAL mais je désespérais de pouvoir me le procurer car il était indisponible partout. Heureusement, il y a quelques semaines, j'ai enfin pu le commander. Nous en avions déjà parlé plusieurs fois avec Stephie, qui rencontrait les mêmes difficultés alors nous avons décidé d'en faire une lecture du dimanche.

 

 

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

 

Yukiko, la mère de Namiko, qui a survécu à la bombe atomique tombée sur Nagasaki a toujours refusé d'évoquer ces événements. Pourtant quelques jours avant sa mort, sa langue se délie et elle répond aux questions de son petit-fils. Ensuite, lorsque Namiko se rend chez l'avocat pour régler la succession, ce dernier lui remet deux enveloppes : la première est pour elle et la seconde doit être remise à un certain Yukio, le demi-frère de Yukiko. Namiko qui a toujours pensé que sa mère était fille unique va découvrir dans son enveloppe une longue lettre dans laquelle sa mère lui révèle un terrible secret familial, expliquant ses dernières paroles : " Il y a des cruautés qu'on n'oublie jamais. Pour moi, ce n'est pas la guerre, ni la bombe atomique."

 

 

J'avais lu beaucoup de bien de ce livre sur la blogosphère, mais je dois reconnaître que cela a dépassé toutes mes espérances : quel bijou!!!! Dès la première phrase, j'ai su que j'allais aimer ce petit roman : l'écriture est sublime, à la fois poétique et terriblement pudique. En effet, ce sont des sujets très douloureux qui sont évoqués tout au long du roman, à commencer par la guerre et ces terrifiantes bombes atomiques qui furent lancées sur le Japon en 1945, et dont on parle finalement très peu dans notre littérature européenne. J'ai appris beaucoup de choses à ce sujet. Mais sur ce fond historique vient se greffer un drame familial tout aussi terrifiant auquel Yukiko, alors enfant, est confrontée. Un drame qui aura pour elle, des conséquences sur sa vie entière, qui ne la quittera jamais. Je ne veux pas trop en dire pour vous laisser découvrir ce drame. N'hésitez pas à vous laisser porter par l'écriture magique et touchante de Aki Shimazaki. Je crois que je ne suis pas prête de me remettre de cette lecture. Et aussitôt le livre refermé, je me suis empressée de commander les deux tomes suivants dont je vous reparlerai sans aucun doute très vite!

 

Connaissant Stephie, elle a probablement dû être autant bouleversée que moi par cette lecture, allons lire son avis.

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 08:40

Les vacances avancent à grands pas, et je me préoccupe aussi de lire pour mes élèves... Voici un livre que j'ai déniché au CDI, et qui m'a rappelé les dessins animés de mon enfance. Je l'ai donc proposé en lecture à mes élèves qui sont pour la plupart de faibles lecteurs.

 

 

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L'histoire :

 

Qui ne la connaît pas? C'est celle de Robin des Bois qui après la prétendue mort de Richard Coeur de Lion, s'est vu confisquer ses terres par Jean sans Terre et s'est retiré dans la forêt de Sherwood. Il s'est donné une mission : voler l'argent des riches pour la redistribuer aux pauvres. Ce jour-là, il attaque le chariot du shérif et rencontre la belle Marianne. Mais le shérif, affolé à l'idée de perdre son coffre de pièces lui révèle qu'il est destiné à payer la rançon demandée pour l'enlèvement de Richard Coeur de Lion. Robin des Bois prend alors conscience qu'un terrible complot a été monté... Aidé de Marianne, il va tenter de déjouer les plans de Jean sans Terre.

 

Un mot de la collection d'abord : destinée aux 9-12 ans, elle propose plusieurs titres autour des histoires de toujours, comme les douze travaux d'Hercule ou le voyage d'Ulysse... J'ai trouvé le livre particulièrement attrayant puisqu'il est parsemé d'illustrations prenant la forme de tests de lecture. Les événements importants sont donc illustrés et font l'objet d'une question à choix multiples. Je trouve cela particulièrement rassurant pour les enfants qui rencontrent des difficultés à la lecture. Autre bon point : le vocabulaire. Les mots compliqués sont réunis à la fin, et permettent à l'enfant de s'y reporter en cas de difficulté. C'est le premier livre que je lis chez Ratus Poche et j'avoue être conquise, même si le contenu s'adresse davantage aux  enfants de neuf ans que de douze.

Qu'en est-il de l'histoire? J'ai beaucoup aimé et me suis replongée l'espace d'un instant dans mon enfance. Robin des Bois est un personnage attachant et attendrissant, une sorte de bandit au grand coeur, prêt à braver tous les dangers pour conquérir le coeur de la belle Marianne. De l'action, un complot sur fond historique et de l'amour, un cocktail efficace qui ravira petits et grands.

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 11:48

J'avais très envie de lire ce roman de Jean-Louis Fournier dont l'humour particulier m'avait beaucoup plu dans Il a jamais tué personne mon papa et J'irai pas en enfer. Dans ces deux livres, c'était le voix de Jean-Louis, enfant qui se faisait entendre. Cette fois, c'est celle d'un Jean-Louis adulte, mais surtout père.

 

 

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L'histoire :

 

Jean-Louis a eu deux fils : Mathieu et Thomas. Deux fils, malheureusement nés handicapés, deux fils avec qui il n'a jamais pu partager ce que l'on partage avec un enfant dit "normal". Où on va, papa? ( phrase inlassablement répétée par  Thomas lors des déplacements en voiture ) se présente comme une longue lettre que l'auteur adresse à ses deux garçons, une lettre qu'ils ne pourront jamais lire. Dans cette lettre, l'auteur nous fait part de son expérience,  de son amour, de ses questions, de sa souffrance, le tout sur ce ton qui lui est si caractéristique : un humour cynique, noir mais néanmoins touchant et atendrissant.

 

Je me suis empressée de me procurer ce roman dès sa sortie en poche car je voulais savoir ce qui avait bien pu provoquer de telles réactions diverses et variées chez les lecteurs. Il est vrai que c'est un sujet très difficile qui est abordé ici, et je comprends que le ton adopté par l'auteur ait pu choquer. Néanmoins, il ne s'agit pas moins d'une expérience personnelle, d'un récit autobiographique et on ne peut pas accuser l'auteur d'avoir triché. Il s'explique : Comme Cyrano de Bergerac qui choisissait de se moquer lui-même de son nez, je me moque moi-même de mes enfants. C'est mon privilège de père. En effet, même si le ton semble léger, on sent qu'une grande souffrance et une forte culpabilité se cachent sous des airs moqueurs. J'ai pour ma part, été très touchée par la plume de Jean-Louis Fournier, je l'ai trouvé très courageux d'oser. Oser dire ce que beaucoup pensent sans doute : des mots durs parfois, mais qui reflétent ce que ressentent les parents d'enfants handicapés. Un sentiment inimaginable pour quiconque n'en a pas fait l'expérience. Un livre que je ne suis pas prête d'oublier, et qui m'a beaucoup fait penser à la célèbre phrase de Beaumarchais : Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer.

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 06:36

Après les lectures sombres et glauques, les meurtres, les disparitions et autres agressions en tous genres dont je vous parle régulièrement, j'ai pensé qu'un peu d'humour ne me ferait pas de mal et que c'était un bon moyen de débuter les vacances avec le sourire. Et cela commence dès la première de couverture : je vous laisse en juger!

 

 

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L'histoire :

 

Tata Lucie vient de mourir. Elle ne s'est jamais mariée et la seule famille qu'elle ait se résume à ses quatre neveux. Ces derniers ne se préoccupaient guère de leur vieille tante qui avait la réputation d'être une emmerdeuse, et qui menait une vie dissolue. Mais lorsqu'ils reçoivent chacun une lettre d'un notaire, tata Lucie retrouve soudain grâce à leurs yeux, puisqu'ils sont ses uniques héritiers.  Pourtant, cette dernière leur a préparé une surprise, et pas des moindres. Lors de la lecture du testament, ils apprennent que leur vieille tante, sous ses aspects démunis, cachait en fait une fortune colossale qui devrait leur revenir. Mais pour cela il y a une condition : ils ont un mois pour trouver une pierre précieuse turquoise qu'elle a cachée quelque part chez elle. S'ils ne la trouvent pas, il seront déshérités et le pactole reviendra à celui qui mettra la main sur le bijou. Les quatre frères s'installent donc chez tata Lucie avec femmes et enfants, et la chasse au trésor commence...

 

Voilà une histoire rocambolesque, mais non moins savoureuse! Tata Lucie, bien que défunte, est un sacré personnage et elle a tout organisé pour que ses neveux ne l'oublient pas de sitôt. La narration est menée par Joseph, le fils de l'aîné des neveux qui rend à merveille l'ambiance "vacances en famille" même s'il s'agit de vacances un peu particulières...  puisque l'enjeu est de taille. Joseph nous dresse le portrait critique de chacun des membres de cette famille et il est évident que l'argent crée de nombreuses tensions au sein du groupe. Les situations cocasses s'enchaînent et la nature de chacun se révèle. Le style de l'auteur est à la fois fluide, agréable et mordant et j'ai l'impression qu'il s'est beaucoup amusé à écrire cette histoire. Quant à moi, je me suis beaucoup amusée à la lire : on flirte parfois avec la caricature - le personnage de Crapouillot par exemple incarne à merveille l'idiot du village, on rit du malheur des autres - Tata Lucie est une sacrée garce mais qu'est-ce que c'est bon, on l'entendrait presque rire dans sa tombe!

Bref, j'ai passé un bon moment avec ce roman : c'est loufoque, c'est sadique, mais j'en redemande parce que dans humour noir, il y a aussi et surtout "noir" !

 

 


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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 07:51

Lorsque Blog-o-Book a proposé un partenariat avec les éditions Sonatine afin de faire découvrir ce roman, vous imaginez bien que je n'ai pas pu résister. J'ai pris quelques risques pourtant, puisqu'il s'agit d'un thriller historique, un genre qui ne trouve pas toujours grâce à mes yeux... Alors qu'en est-il de cette Compagnie des menteurs?

 

 

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L'histoire :

 

Nous sommes en 1348 sur les routes de l'Angleterre. La pestilence a fait ses premières victimes dans le Sud du pays et se propage de villages en villages. Camelot, un vendeur de reliques, décide de prendre la route vers le Nord afin de fuir la contagion. Très vite, un petit groupe de neuf personnes se forme autour de lui : deux musiciens, un conteur, un magicien, une enfant voyante, une domestique, un peintre et sa femme qui est enceinte. Se déplacer en groupe leur permet de survivre, ils mettent en commun le peu d'argent qu'il parviennent à gagner sur les marchés et leur nombre les protège des coupeurs de gorge. Pourtant, très vite, l'un d'eux disparaît et ses compagnons le retrouvent pendu à un arbre. Bien qu'il soit difficile de croire à un suicide, tous se raccrochent à cette idée jusqu'à la seconde disparition. Cette fois, le corps a été dévoré et la gorge tranchée. Tout laisse penser à une attaque par des animaux sauvages : chiens ou loups. Mais là encore, il y a des détails qui ne collent pas, et peu à peu le doute s'installe dans la compagnie : seraient-ils poursuivis par un étrange tueur? Ou est-ce le fait de l'un d'entre eux? Et que signifient ces hurlements qu'ils entendent chaque nuit?

 

Inutile de faire durer le suspense, j'ai adoré ce roman. Pour preuve, je me suis réveillée cette nuit avec une seule idée en tête : le finir... J'ai vraiment eu l'impression de voyager avec chacun de ces personnages, de partager leur route, leurs peurs, leurs secrets. La narration est menée à la première personne par Camelot, un vieil homme, vendeur d'espoir, que j'ai trouvé plein de bon sens et cela contribue à l'identification. L'évocation du Moyen-Âge est extraordinaire, l'auteur a su recréer une ambiance réaliste et envoûtante. De nombreuses croyances sont évoquées, et plusieurs rites sont accomplis afin d'éloigner la peste. La compagnie des menteurs est donc avant tout un roman d'atmosphère. D'ailleurs, la première mort n'intervient qu'au bout de 270 pages. Et pourtant, je n'ai trouvé aucune longueur dans ce roman, à aucun moment je ne me suis ennuyée. Toute cette première partie m'a semblé nécessaire pour mettre en place l'intrigue et pour nous familiariser avec chacun de ces personnages. En effet, on s'attache à chacun d'eux, même ceux qui peuvent sembler désagréables, et leur disparition nous touche d'autant plus. Ils ont une véritable épaisseur, et surtout ils gardent chacun un secret. Ils sont ainsi auréolés de mystère, un mystère que le lecteur a, bien évidemment hâte de lever. Et j'ai particulièrement aimé la manière dont certains secrets sont révélés par les personnages eux - mêmes, par le biais du conte. Ainsi, régulièrement, les personnages racontent une histoire au coin du feu, une histoire à rapprocher de la leur, et qui nous donne petit à petit les clés pour lever le secret. Bref, ce roman est une grande réussite, et si vous aimez le Moyen-Âge, vous ne serez pas déçu!

 

Je remercie BOB et les éditions Sonatine pour cette belle découverte.

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 11:00

La lecture du dimanche

 

Je vous parlais dimanche dernier de ce livre, que j'avais oublié dans la voiture... et que j'aurais aimé me faire dédicacer par l'auteur. Nous avons décidé, avec Stephie, de le mettre à l'honneur cette semaine pour notre lecture du dimanche.

 

 

 

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L'histoire :

 

C'est une bien étrange affaire que doit résoudre la commissaire Viviane  Lancier, flanquée de son nouveau lieutenant Augustin Monot. Un clochard a été assassiné en pleine rue. Cela pourrait sembler banal mais très vite un élément étrange apparaît  : il était en possession d'un sonnet apparemment destiné à être remis à l'Académie Française. Ce sonnet, qui est l'une des rares pistes dans cette affaire aurait été écrit par Baudelaire. Il semble également porter malheur à tous ceux qui se trouvent en sa possession, puisque d'autres cadavres ne tardent pas à apparaître... Le seul lien entre ces cadavres ? Le poème. Voilà de quoi être déstabilisé mais Viviane n'est pas du genre à lâcher prise!

 

Voilà une enquête policière hors du commun, et dans laquelle le lecteur se trouve embarqué dès les premières pages! Le ton est donné tout de suite, la commissaire, qui travaille à la 3è DPJ de Paris dirige d'une main de maître une équipe masculine. Cela, grâce à son caractère bien trempé! Un caractère que j'ai vraiment beaucoup apprécié : de la poigne, de l'autorité et quelques remarques bien placées, la commissaire n'est pas du genre à se laisser faire. Alors lorsque le jeune Monot arrive sous ses ordres, cela fait des étincelles. Débutant et plutôt maladroit, le lieutenant a très vite fait d'agacer Viviane et cela donne lieu à quelques échanges absolument savoureux qui m'ont souvent fait sourire. Mais Viviane n'en est pas moins humaine, et sous cette force apparente se cache en fait une femme avec des préoccupations de femme... Viviane enchaîne les régimes, obsédée par ses kilos en trop - je dois reconnaître avoir un peu moins accroché à cet aspect de sa personnalité, notamment parce qu'il en est souvent question et que cela devient un peu lassant. Côté coeur, Viviane est seule, si ce n'est qu'elle voit régulièrement l'un de ses amis pour échange de bon procédés... J'ai également beaucoup apprécié Monot, notamment parce qu'il a fait des études de lettres et qu'il est donc enthousiaste à l'idée de résoudre cette enquête dans laquelle meurtres et littérature sont étroitement liés. Mais aussi parce que sa maladresse de débutant est touchante, il a un petit côté attendrissant qui fait qu'on lui pardonne toutes ses erreurs. Parlons de l'enquête puisque c'est également un point fort du roman : j'ai bien évidemment apprécié toutes ces références littéraires mais j'ai surtout été bluffée par la construction de l'intrigue. En effet, tout au long du roman, elle se complexifie, les cadavres s'accumulent et je me suis demandée comment l'auteur allait s'en sortir avec tout ça... Je craignais une résolution tirée par les cheveux. Eh bien, non, tout tient la route, et chaque question trouve sa réponse!  Bref, voilà un roman policier bien construit, avec des personnages savoureux et attachants, un suspense bien présent et une pointe d'humour très agréable! Une réussite!

 

Allons voir ce que Stephie en a pensé... et si comme moi, elle est impatiente de lire les prochaines aventures de la commissaire puisqu'un nouveau titre est déjà prévu pour 2011!

 

 

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 20:02

J'ai peu lu la semaine dernière, entre les conseils de classe, les réunions parents-professeurs, et ma virée parisienne du weekend. J'en profite donc pour rattraper mon retard, puisque j'ai toujours trois billets du read-a-thon en souffrance.... Il est donc plus que temps de vous en parler...

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L'histoire :

En 1972, T. C. ( Truman Capote sans doute ) reçoit une lettre de Jake Pepper, un détective du State Bureau Investigation qu'il a connu grâce à un ami en commun. Il est confronté à une histoire bien étrange : une série de meurtres. Et chacune des victimes a reçu, avant de mourir, un cercueil miniature confectionné avec soin, et dans lequel elle a trouvé une photographie d'elle. T. C. se rend sur place pour tenter de venir en aide à Jake. Ce dernier pense savoir qui est le coupable mais malheureusement, il n'en a aucune preuve.

Cela faisait un petit moment déjà que je voulais découvrir cet auteur dont le nom m'a toujours fait beaucoup rire, allez savoir pourquoi... J'avais très envie de lire De sang froid mais avant de me lancer dans ce pavé, j'ai préféré commencer par cette nouvelle de la même veine. En effet, il s'agit également d'un " Récit véridique non romancé d'un crime américain." L'auteur s'inspire donc de faits réels. D'ailleurs, la manière même dont la narration est menée est très réaliste. En effet, il s'agit essentiellement de dialogues entre Jake et T. C menant leurs discussions autour de ces crimes et tâchant d'en comprendre le sens, notamment en faisant le lien entre les différentes victimes, en rendant visite à celui qu'ils suspectent et en tentant de le confondre. Le style est donc presque journalistique, les faits sont narrés avec beaucoup de distance, jusqu'à ce qu'une personne proche de Jake reçoive elle aussi un cercueil. J'ai aimé d'ailleurs, le suspens qui est créé par l'intermédiaire de ces cercueils, la mort semble inévitable, même si elle peut prendre plusieurs semaines, comme si le tueur attendait le moment propice pour commettre le crime parfait. Certaines scènes font vraiment froid dans le dos. Le seul petit bémol, selon moi, est la fin. En effet, elle n'est pas tranchée. Mais puisqu'il s'agit de faits réels, Truman Capote a sans doute voulu conserver la réalité de ce crime... Mais cela ne m'empêchera pas de lire De sang froid, dès que j'en aurai l'occasion!

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 13:00

La virée du dimanche

Cette semaine, nous vous proposons un billet un peu spécial puisque le salon du livre a ouvert ses portes à Paris. Nous ne pouvions bien évidemment pas rater cet événement!  Par contre, ce que nous avons raté c'est notre rendez-vous

Et devinez laquelle est arrivée en retard?
Stephie qui habite en région parisienne et n'a que quelques kilomètres à faire?
Pimprenelle qui s'est levée à 5h30 du matin pour faire les 250 kms qui la séparaient du Parc des expositions?

Certes, la demoiselle a quelques circonstances atténuantes qu'elle vous expliquera sans doute...
Heureusement, nous nous sommes quand même croisées vers 13h devant les portes du salon, et nous en avons profité pour prendre la pose ....


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Voici donc l'heure du bilan...


Arrivés à 10h pour l'ouverture, Monsieur Pimprenelle et moi-même avons pu profiter du calme des débuts pour déambuler dans le salon.
Et là, que vois-je? Georges Flipo en dédicace, en discussion avec deux demoiselles que je soupçonne fortement d'être Ankya et Caroline. ( Bien entendu, je ne m'en suis aperçue qu'en lisant le récit d'Ankya...). Très peu d'attente donc. Oui, mais... Je suis en pleine lecture de son dernier roman, je l'avais emporté avec moi mais je l'avais malheureusement laissé dans la voiture... Dommage!

Deuxième dédicace manquée : Amélie Nothomb... Pas vraiment manquée en fait, mais vue la file d'attente, je n'ai pas eu le courage d'attendre. Mais j'en ai profité pour la prendre en photo, c'est toujours mieux que rien...

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Mais, je n'ai pas tout manqué puisque je suis repartie avec une dédicace. Celle de Philippe Declerck, un auteur de ma région qui a publié son premier roman dans la collection Polars en Nord.

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Et surtout nous sommes repartis alourdis de quelques kilos... Jugez plutôt!

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Moi qui pensais être plus raisonnable que l'année dernière, je crois que c'est raté... Allons voir ce qu'il en est du côté de Stephie...

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 15:54

Depuis mes récents coups de coeur pour Les lieux sombres et Seul le silence, je m'intéresse de très près aux éditions Sonatine, et je dois bien avouer que leur catalogue est une source de tentation pour moi qui apprécie les thrillers bien sombres. Et on peut dire que cette fois encore, c'est un titre qui a fait mouche, ce pourquoi je les remercie!

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L'histoire :

Green River est une prison de très haute sécurité où sont enfermés des hommes qui ont commis des crimes horribles : meurtriers, psychopathes, violeurs. Nombreux sont ceux qui ne reverront jamais l'extérieur, condamnés à finir leur vie dans cet enfer. En effet, la violence est omniprésente : agressions sexuelles, réglements de compte, tortures, haines raciales. Sans oublier les dérives liées à l'alcool ou aux drogues, mais aussi les nombreuses maladies, notamment le sida. Il y a donc fort à faire à l'infirmerie de la prison dans laquelle travaillent deux prisonniers : Coley et Klein, aidés régulièrement par Devlin, une jeune psychiatre que Klein ne laisse pas indifférente.. Ce dernier a été condamné après avoir été accusé de viol par son ex petite-amie et il peut prétendre à une libération conditionnelle. Malheureusement pour lui, à quelques heures de sa libération, une terrible émeute éclate laissant la prison à feu et à sang. Mais Devlin est restée enfermée à l'infirmerie avec les malades, et la rumeur qu'une femme s'y trouve commence à enfler...

Ce roman vous dit peut-être quelque chose puisqu'il a déjà été publié en 1995 sous un autre titre : L'odeur de la haine. Pour ma part, c'était une entière découverte, et quelle découverte! Je n'avais encore jamais lu de roman sur les prisons mais je m'y suis trouvée plongée corps et âme. Tim Willocks nous décrit cet univers avec beaucoup de réalisme mais aussi de manière très crue : le lecteur est plongé dans un univers où dignité et respect n'existent pas : ici, on cotoie la fange, la merde, le sang et le sperme. Ces hommes, pour la plupart n'ont plus rien à perdre, et condamnés pour certains à plus de mille ans de prison, une aggravation de peine ne les effraie pas. Aussi lorsqu'éclate l'émeute, ils sont prêts à tout : détruire la prison, mais aussi faire disparaître les clans rivaux : les noirs, les blancs, les mexicains se vouent une haine sans limites. Hobbes, le directeur de la prison, lui-même complètement fou, leur facilite la tâche. En effet, il refuse toute intervention extérieure, préférant laisser ses prisonniers s'entretuer et attendre que les survivants se rendent d'eux-mêmes épuisés et affamés. L'histoire d'une petite semaine selon lui. Aucun répit n'est donc laissé au lecteur.
Mais là où Tim Willocks réussit un magnifique tour de force, c'est dans la manipulation des sentiments du lecteur. J'ai trouvé terrifiante  cette manière de nous faire ressentir de la pitié, voire de l'amitié pour certains de ces hommes qui étaient présentés quelques pages plus haut comme les pires assassins. Je pense notamment à Henry Abott, un meurtrier schizophrène de la pire espèce, qui va aider Klein à rejoindre l'infirmerie en passant par les égoûts de la prison. On se réjouirait presque de le voir se débarrasser de leurs assaillants à coup de marteau. En fait, ce que l'on espère secrètement, c'est que Devlin s'en sorte, et l'on s'aperçoit qu'en pareilles circonstances, la violence nous semble presque acceptable. D'ailleurs Devlin elle-même est prête à tuer pour sauver sa peau.
Bref un thriller passionnant, que j'ai dévoré presque d'une seule traite tant on retient son souffle du début à la fin. Une plongée dans l'enfer des prisons qui fait froid dans le dos et qui a de quoi vous dissuader de commettre un délit. Un livre que je ne peux que vous conseiller, si vous êtes comme moi, passionné du genre!

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