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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 17:28

Le résumé de ce roman, proposé en partenariat avec Blog-o-book et les éditons Robert Laffont, m'avait donné l'envie de le lire, alors même que je n'en avais jamais entendu parler. Et j'ai bien fait de me fier à mes intuitions... Je remercie d'ailleur BOB et les éditions Laffont pour m'avoir permis une telle lecture...

 

 

Image hébergée par servimg.com

 

L'histoire :

 

Lorsque Gemma reçoit un appel de Gojko, son vieil ami sarajévien, c'est tout son passé, toute son histoire qui remonte à la surface. Et lorsque Gemma décide de faire le voyage en Bosnie et d'y emmener son fils Pietro âgé de 16 ans, né là-bas en plein siège de Sarajevo, c'est avant tout pour que ce dernier puisse remonter à ses origines, découvrir ce pays où il est né, et se familiariser avec un père qu'il n'a pas connu. Ce père, c'est Diego, un jeune photographe que Gemma a rencontré à Sarajevo alors qu'elle travaillait sa thèse sur un poète sarajévien. Dès le début, leur histoire semble impossible : Gemma doit rentrer en Italie et épouser Fabio quelques semaines plus tard. Mais le destin, ou l'amour, finira par les relier. Gemma emmène donc son fils à le recherche de leur passé dans une ville qu'elle ne reconnaît pas, une ville qu'il a fallu reconstruire après le siège. Une ville dans laquelle elle espère trouver des réponses, même si celles-ci ne seront sans doute pas celles qu'elle attendait.

 

Quelle claque! J'ai dégusté chacune des pages de ce roman bouleversant : tout commence par cette banale rencontre entre Gemma et Diego. Mais très vite, on prend conscience de la force, de la puissance de ce sentiment qui les unit et qui semble plus fort que tout. Diego, le photographe sensible, complètement fou, un personnage à fleur de peau terriblement attachant. Diego, l'éternel adolescent, fragile et fort à la fois. Gemma, et sa sagesse qu'elle perd peu à peu. Gemma et son désir de maternité. Diego et Gemma, que le destin, tel un aimant, semble attirer sans cesse vers Sarajévo ou quand l'histoire d'un couple se trouve aux prises de l'Histoire d'une ville, d'un pays. J'ai du mal à trouver les mots tant ce livre est magnifique, touchant, renversant. Les mots sont si justes que les personnages prennent vie sous nos yeux, qu'on a envie de croire à leur existence. J'ai cheminé un moment avec eux, je les ai vus, je les ai sentis, je les ai touchés. Jamais, je ne me suis ennuyée, entre la beauté de l'amour et l'horreur de la guerre. Une guerre que l'on vit également, comme si on y était : la peur, la poussière, le sang : chaque mot nous plonge au coeur de l'abominable, de l'indicible. Mais surtout, peu à peu, se construit la quête des origines. Plusieurs fois, j'ai cru comprendre, mais chaque fois j'étais bien loin de la réalité, et les cinquante dernières pages, là où tout prend forme, où tout se complète m'ont laissée sans voix : c'est beau, c'est tragique, c'est tout simplement incroyable et pourtant terriblement réaliste. Vous l'aurez sans doute compris : ce roman est un énorme coup de coeur : il est dense et se lit lentement, à petit feu mais on en sort changé. Gemma et Diego resteront longtemps dans mon coeur. Et j'espère qu'il sauront trouver une petite place dans le vôtre...

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 14:59

Je vous l'avais promis : il y aura cet été deux rendez-vous autour d'un auteur, un premier en juillet et un second en août. Mais afin de respecter le délai de deux mois pour que chacun ait le temps de choisir son titre, se le procurer et le lire, je vous révèle aujourd'hui l'auteur qui sera mis à l'honneur mardi 20 juillet 2010 :

 

 

logo schmitt

 

Vous pouvez vous inscrire dès à présent, et jusqu'à la mi-juillet en commentaire sur ce billet. Bien entendu, comme d'habitude, les conseils de lecture de chacun et chacune sont les bienvenus pour guider nos choix de lecture! Pour ma part, je n'ai encore jamais lu cet auteur, mais plusieurs de ses titres me font terriblement envie... Le choix va être difficile!

 

Alors, qui est partant pour ce nouveau rendez-vous?

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 09:22

La lecture du dimanche

 

Une fois n'est pas coutume : nous avons choisi aujourd'hui de vous parler d'un livre de "chick-lit". Cela ne correspond pas vraiment à mes habitudes de lecture, mais lorsque Camille des éditions Lafon ( que je remercie ) m'a proposé de découvrir ce titre, je me suis dit "après tout, pourquoi pas un peu de légèreté?"

 

 

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

 

C'est la rentrée à l'université de Dexter, et les premières années participent à la journée d'orientation, qui est l'occasion de faire connaissance. Très vite, un petit groupe se forme autour de Shipley, la "bombe" de l'équipe. Blonde, bien foutue, elle conduit une grosse mercedes et semble encore bien naïve ( mais rassurez-vous, ça ne va pas durer...). Elle partage sa chambre avec Eliza, qui bien sûr voit d'un mauvais oeil cette voisine si parfaite. Du côté des garçons, il y a Tom, le "beau gosse" qui fera un petit ami parfait pour Shipley et Nick, qui avec son côté hippie initiera tout ce petit monde à la fumette...

 

Décidément, ce genre de livre n'est absolument pas fait pour moi... et je trouve le titre vraiment mal choisi. Quelque chose comme "Sexe, drogue et autres traces de vomi" aurait été plus seyant. Oui, parce que le Glam, je le cherche toujours. Alors, certes, il est question de dépeindre dans ce livre les étudiants américains et leur goût pour la débauche... Mais, quand même, on tombe ici franchement dans la caricature...J'ai eu la sensation que l'auteur voulait choquer mais en même temps qu'elle n'assumait pas totalement. Alors, oui, la drogue et ses effets sont évoqués en long, en large et en travers, mais dès qu'il est question de sexe, c'est soudain beaucoup plus sage. Néanmoins, j'ai lu ce livre jusqu'au bout, et même assez facilement parce qu'il est clair que ça se lit tout seul. Mais, en plus du fond, la forme m'a souvent écorché les yeux... Oui, parce que plus c'est vulgaire, mieux c'est voyez-vous... et là aussi, je cherche toujours le glam. Et je ne peux m'empêcher de penser à ce pauvre chaton qui a envie de "chier" et qui "se lèche le trou de balle".

 

Bon, vous l'aurez compris, je n'ai pas apprécié cette lecture... mais une question me chagrine. A quel public se destine-t-il? Parce qu'il est clair que j'ai passé l'âge pour ce genre de lecture, ce qui explique ma déception. Néanmoins, je ne le mettrais pas dans les mains d'adolescents alors que le titre et la couverture visent clairement un public de teenagers...

 

Il me tarde maintenant de lire l'avis de Stéphie, même si j'ai déjà cru comprendre qu'elle n'en pensait pas moins...

 

calepin-2.jpg

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 10:51

Le 9 juin approche, et nous sommes déjà 35 inscrits pour découvrir Fred Vargas :

 

Belledenuit - Ana - Caro - Pyepi - Lilibook - Lancellau - Vanounyme - Cacahuète - Stéphie - Lasardine - Lily - Kali - Azilis - Clara - Aurore - Géraldine - Gerry - Kikine - Kathel - Craklou - Mystix - Mirontaine - Zorane - Mrs Pepys - Isabelle - Anjelica - Véro - Del - George - flof13 - Heide - Maggie - Lounima - Dolly et moi-même.

 

Pour celles et ceux qui hésitaient encore, il est bien sûr toujours temps de nous rejoindre. Pour l'inscription, c'est par ici...

 

fred vargas logo

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 10:36

Il y a tout juste un mois, je vous parlais de La classe de neige du même auteur dans le cadre du rendez-vous consacré à Emmanuel Carrère. En lisant tous vos billets, j'ai eu très envie de découvrir d'autres titres, à commencer par celui-ci qui se trouvait déjà dans ma PAL. Alors, quand Ys m'a proposé d'en faire une lecture commune, je n'ai pas hésité une seconde!

 

 

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L'histoire :

 

Tout commence par une phrase lancée comme ça : "Que dirais-tu si je me rasais la moustache?". Un homme, qui porte la moustache depuis plus de dix ans décide de la raser, et s'amuse à l'avance de la réaction de sa femme ainsi que de ses amis chez qui ils sont attendus le soir même. Pourtant, ni Agnès, ni Serge et Véronique ne semblent remarquer le changement. L'homme pense d'abord qu'il s'agit d'une plaisanterie, que sa femme le fait marcher, qu'elle a prévenu ses amis. Mais les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures, et notre homme perd patience. Il finit par aborder le sujet avec Agnès qui affirme qu'il n'a jamais porté de moustache. Déstabilisé, perdu, il tente de comprendre : serait-il en train de devenir fou? s'agit-il d'un complot ?

 

Voilà un roman pour le moins étrange... qui est entièrement construit autour d'un geste banal : se raser la moustache. Le point de vue de l'homme est adopté, et donc le lecteur chemine avec lui dans cette aventure hors du commun. D'abord perplexe, on pense comme lui, que c'est une simple plaisanterie, puis peu à peu, le doute s'immisce : qui croire? L'homme essaie de trouver une explication bien sûr, mais aucune n'est satisfaisante. D'ailleurs, j'ai parfois trouvé certaines longueurs, l'auteur finit par nous donner l'impression que l'on tourne en rond, et j'ai été un peu agacée car rien ne colle et qu'aucune réponse n'est apportée. Tout ceci devient presque surréaliste, le monde, peu à peu, se déconstruit autour du personnage et mon petit cerveau avait besoin de comprendre. Alors, je ne peux pas dire pour autant que je n'ai pas aimé, car finalement, l'auteur a atteint son but : déstabiliser le lecteur et lui faire frôler la folie, lui faire ressentir à quel point on peut en être proche. Mais ce n'est pas non plus un coup de coeur, même si, la scène finale est véritablement grandiose!

 

Allons voir ce qu'Ys en a pensé!

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 11:10

Lorsque Livraddict a proposé un partenariat avec les éditions du Pré aux Clercs ( que je remercie tous deux chaleureusement ) pour découvrir ce roman de Sire Cédric, je n'ai pas hésité une seule seconde : avec un titre et un résumé pareils, j'étais sûre d'y trouver mon compte en matière de glauque... 

 

 

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L'histoire :

 

Lorsque David, photographe, est appelé en pleine nuit par sa collègue Aurore pour faire un reportage sur une scène de crime atroce, il est loin de se douter de ce qui l'attend. Un homme vient de tuer sauvagement sa femme et ses deux enfants, avant de se faire sauter la cervelle avec un fusil à pompe. Le lendemain, la femme de David, Kristel est victime à son tour d'un fou furieux alors qu'elle s'occupe d'enfants à l'hôpital. Un jeune homme, persuadé d'être poursuivi par des ombres a semble-t-il perdu la tête. Ironie du sort : ce jeune homme est le neveu de celui qui avait tué sa famille la veille. David est effondré, mais sa compagne lui apparaît en rêve et le met en garde contre l'enfant des cimetières. Il décide alors avec Aurore de mener l'enquête, tandis que les suicides et les morts atroces se multiplient.

 

"Attention, si vous commencez ce livre, vous ne pourrez plus le lâcher!" , peut-on lire sur la quatrième de couverture. C'est tout à fait ça! J'ai dévoré les 423 pages de ce roman en moins de 24h, impossible de le lâcher, je voulais savoir! Sire Cédric nous emmène dans un monde fantastique terrifiant. Je lis beaucoup de thrillers, et généralement, il en faut beaucoup pour m'impressionner, mais là, je dois reconnaître que par moments, je n'en menais pas large. En fait, ça tient à peu de choses : le plus horrible des tueurs en série reste néanmoins un humain et est donc maîtrisable. Ici, Sire Cédric nous emmène sur des voies surnaturelles que l'on ne peut maîtriser : l'enfant des cimetières, c'est Nathaniel, un jeune garçon qui a assassiné avec cruauté ses parents trois ans auparavant avant d'être maîtrisé et abattu par la police. Il erre dans les cimetières et a la capacité, si vous le regardez dans les yeux, de s'immiscer dans vos pensées et de vous rendre fou. Ce ne sont que des histoires, me direz-vous... Oui, mais là ou se situe tout le talent de l'auteur, c'est qu'on y croit vraiment. Une fois plongé dans le roman, les descriptions terrifiantes hypnotisent le lecteur, le tiennent en haleine et le maintiennent dans l'illusion, en faisant appel à nos peurs les plus profondes. Le rythme est rapide, les événements s'enchaînent, certaines scènes sont particulièrement sanglantes, voire gore, et on n'a pas le temps de se poser des questions...L'auteur nous a embarqué dans son monde et ne nous relâchera qu'une fois la dernière page tournée... Et encore... car c'est le genre de livre qui peut vous hanter pendant plusieurs jours. Par ailleurs, si on a envie d'y croire, c'est parce que  David ( de même que la plupart des victimes) est un homme, tout ce qu'il y a de plus normal, comme vous et moi. Il ne se remet pas de la perte de sa compagne et il a envie de comprendre. Le lecteur ne peut qu'être touché par ce personnage et le croire lorsqu'il dit pouvoir communiquer avec Kristel parce que tout le monde souhaiterait pouvoir entrer en contact avec les proches disparus.

 

Bref, un thriller fantastique incroyable. Je n'avais encore jamais lu l'auteur, je ne le connaissais d'ailleurs pas mais une chose est certaine : j'en lirai d'autres!

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 06:20

Cela faisait un petit moment déjà que j'avais envie de découvrir ce roman... Vous commencez à me connaître, dès qu'il est question de bit-lit, j'ai beaucoup de peine à résister à l'appel. Et le souci avec ces séries en plusieurs tomes, c'est que lorsque l'on a apprécié le premier, le besoin de lire la suite se fait bien vite ressentir...Est-ce que ce sera le cas avec Eternels?

 

 

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L'histoire :

 

Ever a perdu toute sa famille dans un tragique accident de la route. Elle se sent responsable de cet accident, mais surtout elle culpabilise d'être la seule survivante. C'est sa tante Sabine qui s'occupe d'elle dorénavant. Mais beaucoup de choses ont changé depuis l'accident : Ever qui était populaire au lycée, qui avait de nombreux amis et un petit ami très populaire lui aussi se cache désormais sous un grand sweat à capuche. Dans son nouveau lycée, elle s'est liée d'amitié avec Miles et Haven, les "paumés" . Mais surtout, l'expérience de la mort imminente lui a laissé un don : elle peut lire dans les pensées des gens et connaître leur vie rien qu'en les touchant. Mais lorsque Damen, un nouveau, arrive au lycée, Ever ne parvient pas à lire dans ses pensées. Ce jeune homme, étrange et très beau, semble d'ailleurs s'intéresser à elle. Mais pourquoi elle? Alors que toutes les filles du lycée, Haven la première, se l'arrachent? Ever en est convaincue : Damen a un secret et elle est bien décidée à le percer...

 

Bon, je dois bien le reconnaître, mon coeur de midinette a fondu... Certes, ce roman a un petit air de déjà vu, et on ne peut s'empêcher de penser à Twilight, mais encore une fois c'est efficace! Ever est la narratrice, et très vite, on s'attache à elle car elle souffre énormément et a beaucoup de mal à faire son deuil : pourquoi eux et pas elle? Et pour couronner le tout, elle doit s'habituer à une nouvelle vie, loin de ses anciens amis, de son ancien lycée et de son ex petit-ami. Et puis, il y a l'arrivée de Damen, et même si il arrive avec ses gros sabots et qu'on comprend très vite qu'il n'est pas humain, certaines révélations sur le personnage m'ont étonnée, il n'est pas exactement ce à quoi on pourrait s'attendre et j'ai trouvé l'idée très intéressante. J'espère d'ailleurs que cette idée sera davantage développée dans le second tome. ( Mais du coup, je me demande pourquoi ce roman est classé "bit-lit" : certes, les vampires sont évoqués mais ce n'est pas vraiment la toile de fond ici. ) Autre aspect qui rend le roman efficace : la présence du méchant, ou plutôt, devrais-je dire : de la méchante qui offre au lecteur quelques rebondissements savoureux.

 

Dans tous les cas, ce roman s'adresse clairement aux adolescentes, et propose tous les ingrédients nécessaire pour leur plaire. Pour ma part, je ne suis plus vraiment une adolescente, mais je n'ai pas pu m'empêcher de dévorer ce premier tome. Et mes inquiétudes étaient fondées : j'ai maintenant hâte de me plonger dans le second car j'aimerais tout de même voir certains points s'éclaircir!

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 16:28

C'est avec Les lieux sombres de Gillian Flynn que j'ai découvert les éditions Sonatine, et depuis j'ai eu l'occasion de lire plusieurs thrillers publiés chez eux, qui furent chaque fois, un nouveau coup de coeur : La Compagnie des menteurs , Green River ou encore Seul le silence .  Vous imaginez bien que je n'allais pas m'arrêter en si bon chemin...

 

 

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L'histoire :

 

Lena travaille dans un laboratoire scientifique de la police. Elle est spécialiste des empreintes. Un jour, une femme s'introduit dans le laboratoire et la supplie de l'aider. Son bébé est mort et la police a conclu à une MSN ( mort subite du nourrisson ). Mais cette femme est persuadée que c'est une erreur et que son fils a été assassiné. Lena est perturbée par cette rencontre, d'autant qu'elle a elle-même une étrange intuition, laquelle va rapidement se confirmer. En effet, les morts subites du nourrisson se multiplient et très rapidement, l'idée d'un tueur en série fait son chemin. Et, Lena sent qu'elle a un rôle à jouer dans cette affaire, et que tout pourrait être lié à sa propre enfance dont elle ne connaît rien : adoptée à l'âge de quatre ans, sa mère Pia a toujours refusé de lui parler de ses origines...

 

J'ai passé un très bon moment avec ce livre, mais cette fois je n'irai pas jusqu'à dire qu'il s'agit d'un coup de coeur. Et pourtant, l'intrigue est excellente, l'ensemble se tient et je n'avais rien vu venir. Le personnage de Lena est très attachant, son passé la tourmente et cette affaire ravive des douleurs qu'elle avait tant bien que mal enfouies en rompant tout contact avec sa famille adoptive. J'ai également beaucoup apprécié le personnage de Keller, l'inspecteur de police avec qui elle se lie d'une amitié pour le moins ambigüe. Voilà un homme charmant, aux petits soins et d'une patience incroyable... qui cache sans doute, lui aussi, un passé difficile.

Alors, me direz-vous, tout ceci est plutôt positif... En effet, ça l'est mais ce qui m'a gênée c'est le choix narratif adopté par l'auteur. En effet, Lena est elle-même la narratrice, et de par sa situation professionnelle, nous ne sommes jamais plongés au coeur même de l'enquête. Et c'est ce qui m'a manqué. Les parents des victimes sont très peu présents, et même si Lena est celle qui va comprendre comment les enfants meurent, j'ai eu l'impression de manquer toute une partie de l'enquête. Disons que ça manque un peu d'actions et de rebondissements. Certes, il y en a mais pas autant que ce que j'attendais d'un thriller dans lequel il est question d'un tueur en série qui s'en prend à des nourrissons. Le lecteur est plutôt plongé dans les états d'âme et les interrogations du personnage sur ses origines. Mais finalement, une fois que l'on a accepté que l'on se situe aux frontières du genre et que la quête des origines passe avant l'enquête, on prend beaucoup de plaisir à chercher avec Lena, d'où elle vient vraiment et pourquoi elle a le souvenir obsédant d'une maman singe qui l'aurait élevée. Je serais curieuse de savoir si d'autres l'ont lu et s'ils ont ressenti la même chose que moi.

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 16:10

La lecture du dimanche

 

Cela fait un petit moment que nous n'avons pas proposé de littérature de jeunesse pour notre lecture du dimanche. Et comme nous aimons varier les plaisirs et que nous avions toutes deux ce titre sur notre PAL, nous avons décidé de nous plonger ensemble dans cette nouvelle série publiée aux éditions Msk...

 

 

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L'histoire :

 

Nous sommes en Angleterre à la fin du XIXème siècle. Monsieur Socrate visite la roulotte d'un couple de forains et découvre dans une cage "L'enfant du monstre", un enfant d'une laideur abominable que le couple exhibe dans les foires. Monsieur Socrate achète le jeune garçon nommé Modo et lui donne une éducation stricte. Enfermé dans un manoir où les miroirs sont interdits, Modo n'a jamais vu son visage. Quelques années plus tard, M. Socrate lui annonce que son éducation est terminée et qu'il est prêt pour sa première mission. Il l'emmène dans les rues de Londres et l'abandonne sans lui donner aucun détail sur cette mission...

Parallèlement, le lecteur fait la connaissance du docteur Cornelius Hyde qui se livre à d'étranges expériences sur des animaux, notamment des greffes de machoires et crânes en acier...

 

Voilà un roman jeunesse de qualité dans lequel on se trouve très rapidement plongé. Modo - qui n'est pas sans rappeler Quasimodo - est un personnage hors du commun, et dès les premières pages, on s'attache à lui. Chaque personnage est auréolé d'une grande part de mystère et aiguise la curiosité du lecteur. Ainsi M. Socrate qui a recueilli Modo apparaît comme un maître sévère et très exigent, mais néanmoins fortement attaché au jeune garçon. Pourtant, lorsqu'il l'abandonne dans les rues de Londres, on se pose de nombreuses questions : pourquoi agit-il ainsi? Modo peut-il s'en sortir seul alors qu'il n'a qu'une connaissance théorique du monde extérieur? quelle est cette fameuse mission dont il est question et comment Modo peut-il la mener à bien alors qu'il ne sait même pas de quoi il s'agit? Tout est fait pour accrocher le lecteur et l'inciter à tourner les pages pour en savoir plus!

Ce que j'ai apprécié également, c'est l'atmosphère qui règne dans ce roman... Nous évoluons dans l'Angleterre des années 1860 - 1870, d'auberges mal famées en ruelles sombres, sans oublier les égoûts, le mal n'est jamais très loin, tapi dans l'ombre... L'ambiance est lourde, et on est sans cesse sur ses gardes. D'ailleurs, le roman ne manque d'actions et de rebondissements et j'ai eu l'impression d'être prise dans un tourbillon. Et le personnage d'Octavia, qui aide Modo dans sa mission, apporte une agréable touche de féminité à l'ensemble.

Mon seul petit bémol : je n'ai pas vraiment accroché à la fameuse Confrérie de l'horloge, notamment à la machine qui a été créée... Mais cela relève plutôt de goûts personnels puisque tout cet aspect du roman nous plonge dans la science-fiction, un genre que je n'affectionne pas particulièrement.

 

Mais dans l'ensemble, j'ai passé un excellent moment avec ce roman, que j'ai trouvé intelligent, tant du point de vue de l'intrigue que de l'écriture, et j'attends maintenant avec impatience de pouvoir lire la suite! Allons maintenant voir ce que Stéphie en a pensé...

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 15:14

Une couverture en noir et blanc magnifique et un titre mystérieux, comme une invitation au voyage : il n'en fallait pas plus pour me donner envie de lire ce court roman et je remercie Camille des éditions Naïve pour m'en avoir donné l'opportunité...

 

 

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L'histoire :

 

C'est celle de Madame qui vit au Ritz et dont les journées se suivent et se ressemblent.

Madame aime boire le thé brûlant.

Madame aime les bains brûlants.

Madame reçoit deux appels de sa nièce chaque jour.

Madame arpente les rues parisienne.

Madame a des allure de femme du monde.

Mais Madame a un secret... un secret terrible : gravé au plus profond d'elle-même et dans sa chair. Un secret qui fait d'elle une femme brisée, une femme qui fuit le monde, qui a vécu incognito d'hôtels en hôtels avant de s'installer au Ritz.

 

Voilà un roman très étonnant. D'abord, parce qu'il est court et que les pages se tournent très vite : un paragraphe, parfois une phrase seulement sur la page, et des blancs nombreux, comme autant de non-dits, de silences, de mystères autour de Madame. J'avoue avoir été déstabilisée en entrant dans ce roman, ne sachant pas trop où l'auteur souhaitait m'emmener. Puis il y a cette deuxième partie, intitulée Monsieur, dans laquelle on s'aperçoit qu'au-travers de cet homme, c'est encore de Madame dont il est question. Madame et la tragédie de son destin qui se prépare. Alors là, on commence à voir venir, à comprendre ce dont il est vraiment question et ce que cache Madame sous ses airs de grande dame. Et on se prend la troisième partie en pleine face, son titre à lui seul, suffit à faire froid dans le dos. C'est ce qui est très fort dans ce roman : Didier Goupil n'a besoin que de quelques mots pour aller à l'essentiel et nous toucher. Les phrases sont courtes mais tranchantes. Tout est dit...

 

Un très beau roman que j'ai aimé découvrir sans en avoir jamais entendu parler auparavant, puisque l'effet de surprise a été total. C'est d'ailleurs pour cela que j'essaie de ne point trop en révéler. Découvrez par vous-même...

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