Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 06:25

J'aurais dû lire ce livre depuis quelques semaines déjà - puisqu'il ne m'appartient pas et qu'il me fallait le renvoyer assez rapidement - mais je n'arrivais pas à me décider. Le thème de la musique, et plus précisèment ici du jazz n'est pas ce que je préfère, et en plus, il s'agit de nouvelles, genre qui me déçoit très souvent... Mais comme j'avais adoré Neige du même auteur, je n'ai pas pu me résigner à renvoyer ce livre sans l'avoir lu...

 

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Ce recueil est composé de trois nouvelles :

 

Billard Blues est le récit d'un musicien qui joue du blues. Il nous raconte comment il a assisté dans un club de Chicago à une partie de billard étonnante entre Willie Hoppe et Al Capone. Willie est un grand champion, le meilleur : il joue au billard depuis l'âge de cinq ans et a réussi des coups de maître. Aussi lorsque le ganster Al Capone le défie, il accepte sans problème, même si les sommes engagées sont faramineuses pour lui.

 

Jazz Blanc, c'est le nom d'un club, dans lequel les joueurs de jazz sont blancs. C'est Stan, le barman qui nous raconte un événement qui l'a marqué. Max Coleman est un excellent musicien, il joue chaque soir du saxophone, mais pour lui, musique rime avec alcool. Un malfrat du coin, surnommé Maxie-la-Punaise, souhaite voir jouer Diana King dans ce club. Mais lorsqu'il parvient enfin à ses fins, rien ne se passe comme il l'avait prévu, Diana lui préférant Coleman...

 

Poker est l'histoire d'un joueur de cartes professionnel qui devient très riche en s'associant à un autre grand joueur. Jusqu'au jour où ils perdent tout et qu'il va leur falloir se refaire...

 

J'ai bien fait de dépasser mes préjugés et de me plonger dans ce recueil. Maxence Fermine nous plonge dans une ambiance à laquelle je ne suis pas vraiment habituée mais qui m'a enchantée le temps d'une lecture. Entre club de jazz et casino, nous voilà partis aux States à la rencontre de personnages étonnants : musiciens, gangsters, joueurs et buveurs invétérés... On s'y croirait!

J'ai peut-être un peu moins accroché avec la troisième nouvelle, car je ne connais pas grand-chose au poker, les règles du jeu m'en sont inconnues, et je n'ai donc pas pu saisir tout l'enjeu des parties qui se déroulent sous nos yeux. par contre, je n'ai eu aucun mal à saisir la tension entre les joueurs. Et une fois encore, la plume de Maxence Fermine m'a séduite! Je le relirai donc sans hésitation!

 

Partager cet article
Repost0
21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 20:17

Le temps file, et mercredi prochain, il sera déjà temps de publier nos billets autour de Marie-Aude Murail! Je n'avais pas encore trouvé le temps de faire la liste des inscrits, c'est maintenant chose faite : nous sommes, pour le moment 35 participants!

 

Stéphie - Zorane - Lasardine - Setsuka - Sofynet - Mirontaine - Melmélie - Cacahuète - Mrs Pepys - Lancellau - Azilis - Laël - Liyah - Noukette - Pauline - Cécile - Aproposdelivres - Marie L. - Kikine - Sharon - Dounzzz - L'attrape rêves - Karine :) - Mélusine - Alexielle - George - Gwen - Lireenliberté - Marie - Astrid - Anne - Enna - Véro - Iluze et Pimprenelle

 

Comme d'habitude, vous pouvez continuer à vous inscrire sur ce billet. Il vous reste une semaine pour le faire : n'hésitez pas à nous rejoindre!!!

 

logo mam

Partager cet article
Repost0
19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 23:00

La lecture du dimanche

 

Je poursuis ma découverte des titres de la rentrée littéraire avec cette fois, un roman paru aux éditions Albin Michel que je remercie pour l'envoi. Tony Cartano n'en est pas à son premier roman mais il signe ici une oeuvre autobiographique. Stephie ayant également ce titre sur sa PAL, nous avons décidé d'en faire une lecture du dimanche.

 

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Tony Cartano tente de reconstituer l'histoire de son père. Lors de la victoire de Franco en 1939, ce dernier a rejoint les frontières françaises. Il a laissé en Espagne son épouse Andrea et sa fille Carmen. Bien décidé à tourner la page, il a refait sa vie en France, mais n'a jamais pu épouser la mère d'Anthony car Franco a annulé toutes les procédures de divorce. Mêlant les informations qu'il a pu obtenir de son père et ses souvenirs d'enfance, Tony Cartano trace le parcours d'un homme dont l'histoire est étroitement liée à l'Histoire de son pays.

 

J'ai eu énormément de mal à entrer dans ce roman... Pourtant, ce n'est pas le roman qui est en cause. Mon manque de connaissance à propos de la guerre civile en Espagne dans les années 30 a fait que je suis complètement passée à côté de ce livre! Je n'irai pas jusqu'à dire que je n'ai rien compris, mais de nombreux passages m'ont paru obscurs, j'ai vraiment ressenti ce manque de références culturelles. Par ailleurs, l'auteur ne suit pas l'ordre chronologique des événements mais alterne plusieurs époques, ce qui a eu pour effet de brouiller encore un peu plus les repères. L'écriture est fragmentaire et demande un effort de concentration auquel je ne suis pas parvenue... Sans doute qu'avec davantage d'explications historiques, j'aurais apprécié ce livre, car une chose est certaine, c'est qu'il est plutôt bien écrit. Certains passages m'ont d'ailleurs beaucoup touchée, lorsqu'il évoque par exemple, comment son nom est un "vrai faux nom" : lors du passage à la frontière, il a été mal orthographié et Cartana est devenu Cartano. L'auteur mène d'ailleurs tout au long du roman une réflexion sur l'identité et sur la manière dont un enfant se construit sur les souvenirs familiaux... Dommage que je sois passée à côté, il m'aura néanmoins donné envie de me renseigner sur ce pan de l'histoire qui ne m'est pas familier....

 

Allons voir maintenant ce que Stéphie en a pensé! Espèrons qu'elle soit plus enthousiaste que moi!

Partager cet article
Repost0
17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 18:21

Le weekend est là et je trouve enfin le temps de rédiger un billet... La semaine a été mouvementée mais j'ai quand même trouvé le temps de lire ce deuxième tome du Baiser de l'ange. Je vous avais parlé du premier tome au mois de mars, un premier tome que j'avais beaucoup apprécié. Il me tardait donc de lire la suite!

 

 

Image hébergée par servimg.com

 

L'histoire :

 

***Attention, si vous n'avez pas lu le premier tome et que vous souhaitez le faire, ne lisez pas ce résumé*** Suite à la mort de Tristan, Ivy a beaucoup de mal à reprendre le dessus. Tout le monde est prévenant avec elle et tente de lui redonner goût à la vie. Grégory, le fils de l'homme que sa mère a épousé se rapproche d'elle et aimerait être un peu plus qu'un grand frère. Tristan, devenu un ange, a compris que sa mort n'était pas accidentelle mais que quelqu'un avait saboté les freins de la voiture. Ivy est en danger et il ne parvient pas à la prévenir, car depuis sa mort, elle ne croit plus aux anges. Tristan essaie alors de mener l'enquête par l'intermédiaire de Philip qui perçoit sa présence. D'autant que le danger menace. Quelqu'un en veut à Ivy... Mais qui? Et pourquoi?

 

Je vous avais fait part de mon enthousiasme pour le premier tome. Je suis un peu moins convaincue cette fois-ci...  Le premier tome s'était terminé sur un suspense qui m'avait donné très envie de lire ce second tome qui s'annonçait encore meilleur. Sauf qu'à la fin de ce deuxième tome, on est toujours dans le flou. Certes, quelques réponses sont apportées, mais il reste encore beaucoup de mystères. Si on a la confirmation de la personne qui en veut à Ivy, on ne connaît pas ses motivations ( qui doivent être graves pour avoir conduit à souhaiter sa mort et celle de Tristan ). Et je suis un peu déçue par l'identité de cette personne, justement parce que je ne vois pas quelles peuvent être ses motivations... Alors, me direz-vous, il faut bien garder un peu de suspense pour le troisième tome. Oui, mais j'ai la sensation que ça traîne un peu en longueur du coup...

 

Néanmoins, j'ai apprécié cette lecture, et la réflexion qui est menée autour du deuil au moment de l'adolescence. Tout le monde souhaite qu'Ivy retrouve le sourire, et cela devrait passer par une nouvelle aventure amoureuse. Comme si les amours adolescentes ne pouvaient être prises au sérieux... Mais Ivy souffre, et l'absence de Tristan est pesante.

 

J'ai maintenant hâte de lire le troisième tome pour avoir les réponses aux nombreuses questions que je me pose encore!!

 

Et je remercie chaleureusement Livraddict et les éditions Hachette jeunesse pour m'avoir permis de lire ce second tome.

Partager cet article
Repost0
13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 07:03

La lecture du dimanche

 

Ou plutôt, devrions-nous dire, cette fois, la lecture du lundi. Vous l'avez sans doute remarqué, depuis quelques jours, mon rythme blogguesque s'est considérablement ralenti... Il faut dire que la rentrée a été assez mouvementée, que je croule sous le travail et qu'en plus, j'ai déjà choppé un gros rhube... Pour couronner le tout, nous avions choisi pour cette lecture de rentrée un pavé d'environ 600 pages...

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

L'inspecteur Ryan a vécu dans un traumatisme dans son enfance : alors qu'il jouait dans les bois près de chez lui avec deux de ses amis, les trois enfants ont disparu. Seul Ryan est resorti vivant de ce bois, le tee-shirt arraché et les baskets imbibées de sang. Il  lui a été impossible de raconter ce qui s'était passé, le choc ayant été tel que sa mémoire s'est effacée. Envoyé en pension loin de là par ses parents, il est ensuite entré dans la police sous un autre nom. Personne ne sait qui il est, sauf sa partenaire, l'inspecteur Cassie Maddox. Aussi lorsque le corps d'une fillette est retrouvé sur le chantier des fouilles archéologiques juste à côté des bois où ont eu lieu ces événements, Ryan sent que l'enquête sera difficile. En effet, elle ravive de vieux souvenirs et il ne peut s'empêcher de penser que les deux crimes sont liés. D'ailleurs, même si plusieurs pistes semblent plausibles, l'enquête piétine...

 

J'avais pris les devants en commençant cette lecture à la fin des vacances. En effet, je m'attendais à vivre une rentrée assez mouvementée... Mais du coup, ma lecture s'est étalée sur deux bonnes semaines et je n'ai pas pu profiter pleinement de cette lecture. Un thriller, c'est plutôt le genre de livre que l'on dévore, que l'on ne peut lâcher avant de connaître la fin. Ma lecture a donc été assez frustrante, puisque je n'avais pas de temps suffisant à lui consacrer.

 

Néanmoins, j'ai beaucoup apprécié cette lecture. Le roman est porté par ses enquêteurs : Ryan et Cassie dont la relation évolue tout au long du roman, mais pas forcément dans le sens que l'on pourrait croire! J'ai aimé leur complicité et la manière dont Cassie tente de protéger son coéquipier qui est décidément bien trop impliqué dans cette affaire. La manière dont l'enquête se résout et la découverte du meurtrier m'a également beaucoup plu. Un léger bémol cependant : j'aurais aimé en apprendre davantage sur le passé de Ryan et sur ce qui s'ést réellement passé lorsque ses deux amis ont disparu dans les bois...

 

Bref, un bon thriller mais que je n'ai sans doute pas lu au bon moment!

Allons voir maintenant ce que Stéphie en a pensé!

Partager cet article
Repost0
7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 06:18

Histoires d'amour et de mariages

 

Quand les éditions Calmann-Lévy - que je remercie - m'ont proposé de découvrir ce roman, j'ai un peu hésité car il fait suite au précédent roman de l'auteur, Mange, prie, aime. Après m'être assurée que ces deux titres pouvaient se lire indépendamment, je me suis laissée tenter par le résumé alléchant...

 

 

Image hébergée par servimg.com

 

L'histoire :

 

Après un mariage raté et un divorce difficile, Liz se promet de ne jamais plus se marier. Lorsqu'elle rencontre Felipe, cela ne pose aucun problème, puisque ce dernier est également divorcé et qu'il partage totalement l'opinion de sa compagne. Pourtant la vie va décider pour eux. En effet, Liz est américaine. Felipe quant à lui, est australien, originaire du Brésil. Pour vivre sous le même toit que Liz, Felipe doit demander régulièrement des autorisations de séjour, et repartir en Australie entre chaque autorisation. Mais un jour, il est arrêté à la frontière, il a épuisé le quota et n'est plus autorisé à entrer sur le sol américain. L'officier lui explique alors que la seule manière de remédier à cela est d'épouser Liz... Cela va à l'encontre de ce dont ils ont envie, mais s'ils veulent vivre ensemble, ils n'ont pas vraiment le choix. En attendant la régularisation de leur dossier qui prend plusieurs mois, ils se rendent en Asie où Liz prend le temps de bien réfléchir et de se préparer à accepter ce nouveau mariage "forcé"...

 

J'ai mis un moment à lire ce roman. Non pas qu'il soit inintéressant ou mal écrit. Bien au contraire! Mais là où je m'attendais à lire un récit autobiographique, j'ai plutôt trouvé un essai sur le mariage. Il y a finalement très peu d'actions dans ce roman, à part l'arrestation initiale de Felipe. Elizabeth Gilbert s'interroge sur le mariage, elle analyse la manière dont ce dernier est envisagé dans d'autres civilisations, elle en fait également l'historique, tant au niveau de sa famille, qu'au niveau de l'histoire américaine. Le tout dans un style très frais, très dynamique, tantôt drôle, parfois très touchant : Dans le sol enneigé, il était pénible de creuser un trou - même pour une boîte aussi petite que cette urne, même pour un homme aussi robuste que grand-père Stanley. Il a suspendu la lanterne à la branche nue d'un arbre, et a creusé sans interruption - et ensuite, tout était terminé. Ça fonctionne comme cela. On a quelqu'un à nos côtés pendant un petit moment, et ensuite cette personne s'en va.". J'ai appris beaucoup de choses dans ce roman sur les différentes traditions : les femmes que rencontre Liz, ces femmes qu'elle interroge m'ont émue. Malgré tout, je dois reconnaître qu'à force, ça traîne un peu en longueur... qu'on tourne un peu en rond, et que les états d'âmes de Liz ont fini par me lasser... J'attendais davantage d'actions, et le côté exhaustif des informations enlève un peu le piment que l'on trouve au début du roman... Un livre agréable à lire donc, mais autant être prévenu sur sa véritable nature...

 

 

Partager cet article
Repost0
5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 07:00

La lecture du dimanche

 

C'est un nouveau titre de la rentrée littéraire que nous vous proposons aujourd'hui pour notre lecture du dimanche.  Il s'agit d'un roman français publié aux éditions Albin Michel que je remercie pour cette découverte!

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Fruits et légumes est l'histoire d'une famille d'immigrés espagnols venus s'installer en France. Le grand-père du narrateur a fui l'Espagne de Franco pour s'établir en Bretagne à Quimper et se lancer dans le commerce des fruits et légumes sur les marchés. Très vite, son commerce devient prospère grâce à la vente de la soupe catalane. Plus tard, c'est son fils, le père du narrateur qui reprend le commerce, et si les affaires sont toujours aussi florissantes au début, peu à peu la famille court à la ruine... Le narrateur évoque ainsi ses souvenirs d'enfance, entre la profession de son père qui l'amène à partir très tôt le matin au volant de sa 2CV, et les vacances en Espagne. Puis vient le temps de l'adolescence et de la désillusion...

 

Voilà encore un roman de la rentrée littéraire que j'ai lu avec beaucoup de plaisir. J'ai particulièrement apprécié la nostalgie qui se dégage de l'écriture d'Anthony Palou, notamment les nombreuses évocations des voitures d'antan. Certes, je n'étais pas née à cette époque, mais dès ma tendre enfance, j'ai été baignée dans l'univers des voitures anciennes grâce à un papa et à un oncle passionnés.

 

J'ai également aimé l'écriture presque fragmentaire des souvenirs, dans des paragraphes et des chapitres généralement très courts qui montre bien qu'on ne peut avoir de souvenirs que par bribes. Pour autant, à aucun moment, je n'ai trouvé cela décousu. Le narrateur nous promène de Quimper à l'Espagne, mais à aucun moment il ne nous perd. Les personnages sont touchants et attachants, notamment le père, qui n'a pas choisi ce métier, qui s'est imposé à lui presque comme une tradition familiale, comme un devoir envers son père qui avait bâti ce commerce. Pourtant, lorsque l'essor des grandes surfaces provoque la chute des petits primeurs, accélérée par un véritable drame c'est comme une mort pour lui : " La tête défaite de ma mère lui fit penser à un quelconque décès familial. Il n'avait pas tort : il s'agissait du sien. Il reçut la nouvelle comme on reçoit une météorite sur le crâne." Commence alors le cercle vicieux de l'endettement et des huissiers...

 

Bref, une lecture agréable, un bon moment, sans pour autant être un véritable coup de coeur. Allons voir ce que Stephie en a pensé!

Partager cet article
Repost0
3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 18:22

J'étais vraiment très curieuse de découvrir ce premier roman publié aux éditions JC Lattès. En effet, Carmen Bramly est une toute jeune lycéenne de quinze ans qui signe ici un roman qui montre une très grande maturité. Je ne m'attendais vraiment pas à une telle surprise!

 

 

Image hébergée par servimg.com

 

L'histoire :

 

Paloma a quatorze ans. Comme chaque année, elle passe ses vacances de Noël sur l'île de Bréhat dans la résidence secondaire de ses parents. Elle y retrouve chaque année la même bande d'amis, parisiens comme elle.  En ce soir de réveillon, ses parents ont invité les parents de l'un d'eux, Pierre, et Paloma ira passer la soirée en compagnie de ce dernier, de deux ans son aîné. Ils ne se sont pas vus depuis un an, et beaucoup de choses ont changé depuis... Ce qui est arrivé à Martin leur pèse sur le coeur. Et puis, ils ont grandi, et Paloma qui n'est plus une petite fille, a décidé d'inverser les rôles. Cette fois, Pierre ne ménera pas la danse, mais c'est elle qui décidera de l'issue à donner à cette soirée en tête. Mais ne risque-t-elle pas de perdre le contrôle...?

 

Quelle claque! Ohlala quelle claque! Je l'ai dévoré d'une seule traite, ayant beaucoup de mal à croire que je lisais le roman d'une adolescente! J'ai eu un peu peur dans les premières pages, car j'ai eu l'impression que l'auteur souhaitait montrer l'étendue de son vocabulaire - et je vous assure qu'elle en a... Mais en fait, non, c'est tout simplement une magnifique mise en abîme du titre : une adolescente tiraillée entre son côté intello, première de classe ( le pastel donc ) et son envie de se lâcher totalement, symbolisée notamment par son "amour" pour Pete Doherty ( le fauve). Tout le roman est construit sur ce paradoxe, et cela se reflète dans l'écriture, tantôt très sage ( comme ces premières pages... ) tantôt presque crue. Et plus on avance dans le roman, plus le côté fauve de la narratrice ressort.

 

Vraiment, j'ai trouvé ce roman délicieux! Carmen Bramly porte un regard terriblement réaliste sur l'adolescence : elle évoque ainsi les drogues, l'alcool, le phénomène des stars que l'on adule, les premières amours... avec un recul étonnant, presque avec cynisme parfois. D'ailleurs, j'ai adoré la relation entre les deux adolescents, mêlée d'amour et de haine, ce jeu presque malsain qui s'installe entre eux. Hors de question de s'abaisser et d'avouer son amour ce qui donne des situations et des échanges truculents : " J'ai deviné tes intentions, tu voulais m'intimider, me rendre fou de toi, tu étais persuadée qu'il se passerait quelque chose entre nous à la fin de cette soirée, tu as tout calculé pour parvenir à tes fins. Mais imaginons que rien n'arrive, et que la petite Paloma rentre chez elle avec ses illusions brisées et des ampoules aux pieds?" L'ombre de Martin qui pèse sur les personnages accentue cette atmosphère pesante.

 

Le lecteur est bousculé, gêné, amusé, attendri aussi parfois... Carmen Bramly a du talent, et elle n'hésite pas à jouer avec son lecteur. Les deux dernières pages du roman sont absolument géniales, un véritable pied de nez au lecteur. Et rien que pour la toute dernière phrase, ce roman vaut la peine d'être lu! Bref, un roman qui ne peut laisser indifférent. Et je crois que c'est celui que j'ai préféré jusqu'à maintenant dans mes lectures de la rentrée littéraire. J'ai hâte de pouvoir lire d'autres romans de l'auteur qui écrit "depuis son plus jeune âge". A découvrir, incontestablement!

Partager cet article
Repost0
2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 12:11

J'avais ce quatrième tome de la série dans ma PAL depuis quelques semaines déjà mais j'ai préféré attendre un peu avant de le lire, histoire de faire durer un peu le plaisir... Je me suis finalement plongée dedans, avec comme pour chacun des précédents tomes, un grand plaisir!

 

 

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

 

Dans ce quatrième tome, Aki Shimazaki se penche sur un autre des personnages récurrents : Kenji Takahashi. Ce dernier a vu son premier mariage sombrer à cause de ses parents. En effet, Kenji et Satoko ne parviennent pas à avoir d'enfant, et cette dernière est poussée à partir par ses beaux-parents. Pourtant, un peu plus tard, Kenji comprend que c'est lui qui est stérile, car, Satoko, qui s'est remariée, est désormais enceinte. Il décide alors de mener sa vie comme il l'entend et de ne plus subir les pressions de ses parents. Aussi, quand il rencontre Mariko, la jeune femme dont il est question dans le troisième tome, il n'hésite pas à la demander en mariage alors qu'elle a déjà un enfant dont personne ne connaît le père...

 

Encore une fois, la magie a opéré dès la première page, dès les premiers mots. Mais pouvait-il en être autrement? On découvre une nouvelle pièce du puzzle, et on porte un regard vraiment très intéressant sur le récit, puisque cette fois on en sait plus que Kenji Takahashi - qui est le narrateur. Les précédents tomes nous ont appris par exemple quelles étaient les origines de Mariko, ou encore qui est le père du jeune garçon. Kenji, lui, l'ignore. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié toute cette réflexion autour des origines, de la naissance et du secret qui pèse sur ces origines. Des origines "douteuses" comme le dit si bien la mère de Kenji, qui cache pourtant elle aussi un secret.

 

L'écriture est toujours aussi magnifique et j'ai été très sensible à l'image du wasurenagusa qui revient plusieurs fois au fil du récit. Le myosotis qui signifie "ne m'oublie pas". Aki Shimazaki nous offre de nouveau un univers poétique, chaque phrase résonne comme une petite musique douce et enchanteresse. On se laisse porter, envoûter...Un vrai moment de plaisir. Je n'ai qu'un seul regret : il ne me reste maintenant qu'un seul tome à découvrir et j'aurai terminé cette merveilleuse pentalogie...

Partager cet article
Repost0
31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 19:03

C'est encore un roman de la rentrée littéraire que je vous propose aujourd'hui. Il s'agit du premier roman de Noémie de Lapparent que j'ai lu grâce à un partenariat proposé par Blog-o-book et les éditions Julliard ( Robert Laffont ) que je remercie tous deux.

 

 

Image hébergée par servimg.com

 

L'histoire :

 

Chaque année Péril Rouge - c'est ainsi que la narratrice est surnommée -  est invitée par ses cousins à passer quelques jours dans leur chalet, quelque part dans les Alpes. Chaque année, elle décline l'invitation. Mais cette fois, c'est différent, elle déprime et se dit que quelques jours à la montagne lui ferait du bien. Lors du dîner, la conversation tourne autour d'un certain Paul K. La jeune femme est persuadée d'avoir déjà entendu ce nom là. Ses cousins lui expliquent alors que Paul a vécu plus de vingt ans enfermé dans un placard et qu'il a été découvert dans de macabres circonstances : ses parents retrouvés morts tous les deux. Depuis, Paul refuse de sortir de la maison, mais il est devenu en quelque sorte le "Sage" du village : les gens vont le consulter, discuter avec lui. Sa réputation est telle qu'on lui attribue même quelques miracles. Dès lors, Péril Rouge n'a plus qu'une idée en tête : aller à la rencontre de ce Sage...

 

Quand j'ai commencé à lire ce roman, j'ai été tout de suite emballée, je suis entrée dedans, intriguée par ce fameux Paul K., l'enfant du placard. Un enfant plus tout à fait, puisqu'il y a passé exactement vingt-quatre ans. Puis quand je l'ai refermé, je me suis dit que j'allais avoir du mal à écrire mon avis dessus. Je ne peux pas dire que j'ai aimé, je ne peux pas dire non plus que je n'ai pas aimé. Je l'ai lu, voilà tout. Je ne suis pas persuadée d'avoir bien saisi où l'auteur voulait en venir... Voilà ce qu'on l'on peut lire sur la présentation de l'éditeur : " Bons baisers de la montagne évoque le rôle du fantasme dans la rencontre amoureuse, interroge les limites de la prise de pouvoir sur la vie d autrui. " D'abord, je n'ai absolument pas envisagé cela comme une rencontre amoureuse, mais plutôt comme une fascination pour ce jeune homme aux allures d'ermite. Sa différence interroge la narratrice, notamment parce qu'il se complaît dans son enfermement. Alors qu'il aurait dû vivre la mort de ses parents tortionnaires comme une libération, il est incapable de quitter cette maison où il a été séquestré. Forcément, cela interroge le lecteur aussi et c'est ce que j'ai apprécié au début de ma lecture. Mais peu à peu, j'ai trouvé que l'histoire perdait de sa crédibilité... Péril Rouge veut aider Paul K., elle va tenter de le faire sortir de chez lui mais j'ai trouvé les méthodes employées pour le moins étranges... De grinçante, l'histoire devient loufoque, farfelue...Je crois vraiment que j'ai loupé quelque chose avec ce roman... Pour tout dire, au moment où j'écris ce billet, cela fait trois jours que je l'ai refermé et je suis incapable de me souvenir de la manière dont ça se termine! Pas vraiment une déception mais plutôt un rendez-vous manqué ...

Partager cet article
Repost0