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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 09:16

Vous ne pouvez pas être passés à côté d'Emily the strange, vous avez forcément déjà croisé cette petite fille au style un peu gothique souvent représentée sur fond rouge. C'est pourquoi, j'ai eu la sensation étrange en découvrant ce livre de connaître Emily the strange, alors qu'en fait, pas du tout...

 

 

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L'histoire :

 

Emily se réveille un jour complètement amnésique. Elle ne sait plus comment elle s'appelle, elle ne se souvient d'absolument rien concernant son passé, et n'a aucune idée de la raison pour laquelle elle se trouve dans un endroit qui s'appelle Blackrock., une ville assez étrange où l'on doit payer des amendes pour tout et n'importe quoi...  Elle se réfugie alors dans le café de la ville "El dungeon", tenu par une certaine Raven et prend possession d'un carton dans une rue non loin de là. Très vite, elle attire tous les chats du quartier qui deviennent en quelque sorte les siens et qu'elle entraîne dans sa quête pour retrouver sa véritable identité. Au bar, elle accumule les rencontres qui vont peu à peu la mener sur une piste... Elle consigne alors dans son journal toutes les informations qu'elle recueille...

 

Ce qui m'a séduite avant tout, c'est l'objet-livre. Je l'ai déjà dit, j'aime les beaux livres et celui-ci a véritablement tout pour plaire, à commencer par la couverture, absolument magnifique, représentant Emily dans un médaillon, entourée de ses quatre chats noirs. Ceux qui me connaissent un peu savent à quel point j'aime les chats, et plus particulièrement les chats noirs et comprendront aisément que cet univers aux accents gothiques avait tout pour me plaire. Et une fois, le livre ouvert, l'émerveillement continue! Présenté sous la forme d'un journal intime illustré, on retrouve à chaque page ces illustrations qui enchantent les yeux, représentant des dessins d'Emily ou des indices qu'elle colle au fur et à mesure dans son journal : photographies, petits mots, lettres... Un vrai bonheur jusque dans les détails, notamment lorsque certaines pages du journal sont arrachées, mais je vous laisse découvrir par vous-mêmes ce qu'il en est.

 

Concernant, l'histoire, j'ai été séduite également! C'est complètement décalé et loufoque, Emily nous raconte ses aventures à sa manière, dans un langage parfois fleuri. Elle affectionne les listes qui sont toujours développées en treize points. Je me suis laissée totalement emportée dans son univers qui nécessite d'oublier toutes nos références habituelles... Avec Emily, on perd tous nos repères, il faut se laisser prendre au jeu, et on passe, alors, un excellent moment de lecture. Et si les premières pages ont pu me déstabiliser, j'ai ensuite dévoré cette histoire, incapable de reposer le livre avant d'en connaître le dénouement.

 

Je pense que ce livre aura beaucoup de succès auprès des ados - si vous cherchez un cadeau de Noël sympa, le voilà tout trouvé- mais qu'il trouvera également ses lecteurs chez les adultes, qui, comme moi, aiment ce genre de livre complètement déjanté! 

 

 

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 10:12

C'est le billet de Stef qui m'avait donné envie de découvrir ce roman de Maud Tabachnik. Je l'avais d'ailleurs aussitôt acheté tant j'étais intriguée par cette histoire qui s'inspire de faits réels. Je n'ai donc pas eu de mal à choisir mon titre pour ce rendez-vous autour de Maud Tabachnik.

 

 

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L'histoire :

 

Tout commence par l'enlévement peu banal de Gloria, une fillette de neuf ans. Sa mère accepte de la laisser partir avec un inconnu, venu proposer du travail à son fils aîné. Cet inconnu avait su la mettre en confiance et souhaitait emmener la fillette à l'anniversaire de sa nièce du même âge. Plus tard, la mère reçoit une lettre du ravisseur dans laquelle il explique comment il a mis fin à la vie de Gloria avant de la manger,  cuisinée aux petits oignons. Une enquête inhabituelle pour Stan Levine qui ne tarde pas à faire le rapprochement avec deux autres affaires : un jeune prostitué retrouvé mort, amputé des dix doigts et de ses parties génitales ainsi qu'un jeune homme déficient disparu mystérieusement. L'assassin, cannibale et complétement dérangé est Edgar Nichols, un homme d'une soixantaine d'années, archiviste dans une bibliothèque et menant une vie de famille tout à fait ordinaire, mais s'adonnant à des pratiques sado-masochistes pour le moins étonnantes.

 

Whaouh, quelle claque! Maud Tabachnik n'a rien inventé - ou presque, puisque cette histoire s'inspire de faits réels -  et cela rend cette histoire encore plus terrible. Le lecteur est plongé ici dans un univers glauquissime ou la perversité atteint des limites extrêmes. Alors, vous imaginez bien que mon goût ( sans mauvais jeu de mot ) pour ce type de thriller a été ici pleinement contenté. Edgar Nichols est sans doute le serial killer le plus fou qu'il m'ait été donné de rencontrer dans tous les polars que j'ai lus : non seulement, il se nourrit de chair humaine, mais il a aussi des tendances scatologiques et il aime se faire mal en s'enfonçant des aiguilles un peu partout dans le corps, notamment dans la zone génitale.

 

Quant à la plume de Maud Tabachnik, elle est rudement efficace! Ses choix narratifs sont très intéressants, notamment l'alternance des points de vue entre le tueur cannibale et les enquêteurs. Certes, rien de bien nouveau, mais un choix totalement justifié ici puisqu'il permet d'aller beaucoup plus loin dans l'horreur en nous faisant partager les actes et pensées d'Edgar Nichols. Par ailleurs, la tension monte graduellement tout au long du roman qui se termine en apothéose par un terrible décompte avant la mise à mort d'une nouvelle victime du cannibale. J'avoue avoir retenu ma respiration à plusieurs reprises et avoir sauté quelques lignes pour savoir plus vite ce qui allait se passer : cette victime, particulière, pourra-t-elle s'échapper des griffes du cannibale?

 

Bref, une première lecture de l'auteur qui me donne très envie de continuer ma découverte! Et un titre que je vous recommande si vous êtes amateurs du genre!

 

logo maud

 

Je vous invite également à regarder cette vidéo ( que j'ai découverte grâce au billet de Stef ) qui propose un reportage sur Albert Fish, le cannibale américain qui a sévi dans les années 30' et dont Maud Tabachnik s'est inspirée. Ça fait froid dans le dos!

 

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 05:43

Le jour est venu de publier nos articles sur notre lecture de Maud Tabachnik. Nous sommes finalement 22 participants.

Voici la liste des billets :

 

Sandrine(SD49) - La mort quelque part 

Lasardine - L'empreinte du nain 

Calypso - L'empreinte du nain 

Lystig - Mauvais frère 

Djak -

Cacahuète - Le chien qui riait 

Sharon - Le cinquième jour 

Marie - Fin de parcours 

Laure - Ciel de cendres 

Zorane - Le sang de Venise 

Astrid - Mauvais frère 

Mrs Pepys - Home, sweet home 

Sofynet - Le cinquième jour 

Dolly -

Aproposdelivres - Un été pourri 

Syl - L'étoile du temple 

Gridou - Le festin de l'araignée 

Lireenliberté - L'empreinte du nain 

Snowball - Tous ne sont pas des monstres 

Flof13 -

Azilis - Douze heures pour mourir 

Pimprenelle - Le cinquième jour  

 

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Comme chaque fois, ce billet sera mis à jour régulièrement tout au long de la journée. N'hésitez pas à me signaler vos liens en commentaire. Et un grand maison à tous pour votre enthousiasme!

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 05:01

Hop, hop, hop, il est plus que temps de vous annoncer le nom de l'auteur qui sera mis à l'honneur sur nos blogs en décembre! J'ai choisi Romain Sardou, car je voulais proposer un auteur ayant écrit sur le thème de Noël. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé L'arche de Noël et autres contes en décembre dernier. Et pour celles et ceux que ce thème ne tente pas, ils trouveront probablement leur bonheur parmi les autres titres de l'auteur...

 

logo-romain-sardou-logo.jpg

 

Le rendez-vous est programmé à quelques jours de Noël, le mardi 21 décembre 2010. Bien entendu, même si vous avez déjà lu cet auteur ( ce qui est mon cas, cette fois-ci ), vous pouvez vous inscrire!

 

Alors partant(e)s?

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 05:56

Le temps passe vite, et nous voilà à deux jours de la publication des billets autour de Maud Tabachnik. Pour cette lecture, il y a 21 inscrits :

 

Sandrine(SD49) - Lasardine - Calypso - Lystig - Djak - Cacahuète - Sharon - Marie - Laure - Zorane - Astrid - Mrs Pepys - Sofynet - Dolly - Aproposdelivres - Syl - Gridou - Lireenliberté - Snowball - Flof13 - et moi-même!

 

logo maud

 

 

Et comme il n'est jamais trop tard, vous pouvez toujours vous inscrire en commentaires sur ce billet!

A mercredi!

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 09:21

La lecture du dimanche

 

 Le livre que nous avons choisi aujourd'hui est le type même de l'ouvrage que je ne regarderais même pas en librairie... Pourquoi? Parce que la couverture est bien tristoune, trop épurée à mon goût. Mais cette lecture me prouve encore une fois que c'est un tort, il ne faut jamais se fier à la couverture d'un livre... En heureusement, cette fois-ci j'ai été séduite par le résumé avant de voir la première de couverture!

 

 

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L'histoire :

 

Gérard Cohen est coursier pour les éditions Gallimard, il est chargé d'apporter le courrier aux écrivains et cotoie ainsi les plus grands de l'époque : Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir ou encore Louis-Ferdinand Céline. Et ce jour-là, c'est justement chez ce dernier qu'il se rend. Comme chaque fois, il ressent un peu d'appréhension, notamment parce qu'il est juif et qu'il craint que ça ne puisse se voir. Gérard ne se rend donc pas immédiatemment chez Céline, il flâne d'abord dans Paris, qu'il traverse sur sa moto. Et cette promenade est l'occasion pour lui d'un retour sur son passé, notamment sur cette période trouble de l'occupation, et sur ses premières expériences sexuelles auprès d'une prostituée...

 

J'ai d'abord eu un peu de mal à entrer dans le roman, sans doute parce que je connais peu Paris et que les différents quartiers dans lesquels il erre ne me sont absolument pas familiers. J'étais donc un peu perdue et puis je me suis laissée porter par l'écriture de Mikaël Hirsch et par la narration des souvenirs de Gérard. Seul le père de Gérard est juif, et il ne se sent lui-même pas vraiment juif. Malgré tout, durant la seconde guerre mondiale, il a dû quitter Paris pour se réfugier dans un petit village. Il est laissé aux soins de Clémence Delmas, une institutrice tandis que sa mère est en prison pour avoir participé à la Résistance. Tout ce qui touche à cette période m'intéresse beaucoup, et j'ai été totalement emportée par l'écriture de Mikaël Hirsch. J'ai aimé cette alternance entre les deux époques puisque le récit cadre a lieu dans les années 50. Et bien évidemment j'ai adoré l'ambiance littéraire du livre dans lequel on croise de nombreux auteurs sous un angle un petit peu différent de celui que l'on connaît habituellement.

 

Bref, une très belle surprise que ce roman!

Allons voir ce qu'en a pensé Stéphie!

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 14:04

"Quand votre meilleure amie se révèle être le diable", telle est l'accroche de ce roman. Il n'en fallait guère plus pour me donner envie de le lire, d'autant que la première de couverture est très belle. Si on y regarde de plus près, le visage d'une jeune femme apparaît dans la larme ( et bizarrement, je ne m'en suis pas aperçue tout de suite...)

 

 

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L'histoire :

 

Katherine cache un terrible secret : sa soeur a été sauvagement assassinée au cours d'une soirée qui a mal tourné. Katherine a assisté à la scène, impuissante, avant de prendre la fuite. Elle vit dorénavant avec un poids énorme, celui de la culpabilité. Pour fuir cette terrible réalité, Katherine a changé de ville et de nom : elle fréquente un lycée loin du domicile familial et tâche de rester discrète. Aussi, lorsqu'Alice, la coqueluche du lycée l'invite à l'une de ses soirées, elle commence par hésiter, mais flattée, elle finit par accepter. Peu à peu, les deux jeunes filles deviennent très proches, si proche que Katherine lui confie son secret. Aidée par Alice, Katherine tente de reprendre une vie normale. Mais le comportement d'Alice change peu à peu. Elle boit parfois un peu trop et devient méchante, elle humilie alors Katherine, ou Robbie, son petit -ami qu'elle trompe régulièrement et dont elle ne semble pas vraiment se soucier. Peu à peu leur amitié se délite, et lorsque Katherine rencontre un jeune homme, elle décide de ne pas en parler à Alice... Mais on ne s'éloigne pas d'Alice aussi facilement et le piège se referme autour de Katherine...

 

J'ai beaucoup aimé ce roman: la tension est palpable dès les premières pages et le lecteur est ainsi accroché. En effet, dès la première phrase nous apprenons la mort d'Alice. La narratrice revient ensuite, par le biais d'un récit rétrospectif, sur les différents événements qui ont abouti à cette situation. Elle alterne les époques : celle de la tragédie et celle de sa rencontre avec Alice, levant le voile peu à peu sur les zones d'ombre. Le lecteur est ainsi emporté par les événements, il devient très difficile de poser le livre tant on a envie de savoir jusqu'où sera capable d'aller Alice et comme Katherine, on ne voit rien venir. Car Alice est un personnage cruel et machiavélique, je l'ai trouvé très inquiétante pour ne pas dire carrément flippante. Je l'ai détestée, et me suis sentie proche de Katherine et de la souffrance psychologique qui lui est infligée. Il s'agit bien ici d'un thriller psychologique et je me demande si l'impact n'est pas plus fort dans ce type de roman que dans les thrillers classiques. L'auteur a un don pour la construction du caractère de ses personnages : tous ont une épaisseur et sont intéressants dans la manière dont ils sont traités, même ceux qui n'apparaissent que très peu, comme la mère de Katherine par exemple. J'ai beaucoup aimé le personnage de Robbie également qui, comme Katherine est prisonnier des griffes d'Alice et sa méchanceté.

 

Bref, un très bon moment de lecture et un premier roman prometteur!

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 09:26

Après avoir lu les tomes 1 et 2 de cette série, il fallait absolument que je lise le troisième tome pour connaître le fin mot de l'histoire! En effet, beaucoup d'éléments mystérieux étaient apparus dans le second, et je me posais beaucoup de questions sur la manière dont tout cela allait se finir!

 

 

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

 

***Attention, si vous n'avez pas lu les deux premiers tomes, et que vous envisagez de le faire, ne lisez pas ce qui suit.***  Tout le monde est aux petits soins avec Ivy, depuis qu'elle a tenté de se jeter sous un train. Son entourage est persuadé qu'elle ne se remet pas de la mort de Tristan, mais Ivy est perplexe : elle n'a jamais eu la moindre envie de se suicider et elle est incapable de se souvenir de ce qu'il s'est passé ce jour-là. Quelqu'un lui veut du mal, elle s'en convainc peu à peu. Mais qui? Grégory, son demi-frère, pourtant si prévenant? Son comportement est de plus en plus étrange... Eric, l'ami de Grégory? Il se drogue et n'a pas vraiment l'air très clair... Quelqu'un d'autre qui lui voudrait du mal? Mais heureusement, Tristan n'est jamais loin, et si Ivy refuse de croire aux anges, elle va bien être obligée de reconnaître que tout n'est pas naturel...

 

Voilà, la boucle est bouclée, et j'ai enfin obtenu toutes les réponses que j'attendais dans les premier et deuxième tome! Et je pense pouvoir affirmer que ce dernier tome est nettement meilleur que les deux premiers. Les personnages gagnent en complexité, et le lecteur perd tous ses repères, ne sachant plus qui veut vraiment aider Ivy, qui fait semblant de l'aider, qui lui veut du mal... De ce fait, l'envie d'avancer dans la lecture se fait de plus en plus pressante, et j'ai donc dévoré ce dernier tome afin de démêler enfin tous ces fils inextricables... J'avais un peu peur de la manière dont l'auteur allait s'en sortir, car le noeud de l'intrigue était vraiment bien serré et j'appréhendais une fin tirée par les cheveux! Mais finalement, ce fut une agréable surprise, et Elizabeth Chandler s'en est plutôt bien sortie! Je ne m'attendais pas du tout à une telle fin, le suspense est donc bien conservé jusqu'au bout! Et du suspense il y en a dans ce tome, des actions aussi. Le rythme s'accélère nettement par rapport aux deux premiers tomes dans lesquels on pouvait relever quelques longueurs. Les choses s'aggravent et la mort s'en mêle. Cette fois, ça devient sérieux!

 

Bref,  un troisième tome très agréable à lire, une lecture idéale pour passer un bon moment! Et une série qui, je n'en doute pas, plaira à nos jeunes lectrices amatrices de ce genre de littérature!

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 23:00

La lecture du dimanche

 

Je vous avais parlé il y a quelques mois d'Hiver - du même auteur - que j'avais apprécié mais qui ne m'avait pas entièrement convaincue. Mais assez, cependant pour me donner envie de lire ce second opus de la tétralogie. Il dormait dans ma PAL depuis de nombreuses semaines, et il fallait bien une petite lecture du dimanche pour l'en sortir!

 

 

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L'histoire :

 

C'est l'été à Linköping, un été torride, lourd, assomant. Un incendie fait rage dans la forêt non loin la ville. Linköping semble s'être endormie. Mais dans cette atmosphère pesante, le Mal lui se réveille. Une fille de quatorze ans est retrouvée en état de choc dans un parc. Son corps a été blessé puis récuré. Un examen médical montre qu'elle a été pénétrée, non pas par un homme, mais par un objet qui a laissé quelques particules de peinture bleue dans son vagin. Quelques jours plus tard, une autre adolescente est déclarée disparue. Ses parents la croyaient chez son petit-ami pendant qu'ils étaient en vacances. Lorsque le corps de la jeune fille est déterré près d'un lac, il n'y a plus aucun doute : les deux affaires sont liées... Mais qui peut infliger de tels sévices à une adolescente? Un impuissant? Un frustré? Ou alors tout simplement une femme? Malin va devoir mener une enquête difficile, avec un effectif restreint et des journalistes à l'affût du moindre scoop...

 

Ce second tome m'a paru nettement plus abouti que le premier. Il est vrai que dans le premier, il fallait mettre en place les personnages et le cadre et que je lui avais trouvé quelques longueurs. Cette fois, on plonge en milieu connu, et j'ai beaucoup aimé retrouver les personnages, notamment Malin Fors, qui un peu à la manière d'Erlendur chez Indridason est intéressante autant pour sa vie privée que pour l'enquête qu'elle mène. Ici, sa fille Tove est à l'autre bout du monde, en vacances avec son père et elle joue un vrai rôle dans l'enquête lors de son retour. L'enquête, justement, je l'ai trouvé haletante, un véritable suspense est créé, plusieurs pistes sont étudiées... L'envie de tourner les pages est très forte, on a envie de savoir, et le fait que l'une des victimes soit toujours vivante donne une dimension un peu différente au polar.

 

La manière dont le récit est mené est également très intéressante. Les points de vue alternent sans arrêt, on passe de la troisième à la première personne au sein d'un même chapitre. Si cela peut déstabiliser au début, j'ai trouvé ce procédé très intéressant car le lecteur est lui aussi amené à faire sa propre enquête pour trouver à qui appartiennent ces pensées. Et c'est d'autant plus intéressant que tout comme dans Hiver, les morts ont la parole, ils observent l'enquête et donnent au lecteur des indices que Malin, elle-même ne possède pas.

 

Bref, un excellent polar, avec une bonne dose de détails glauques comme je les aime! En plus, cela faisait un petit moment que je ne m'étais pas plongée dans un polar, et je me suis régalée!! Vivement la suite, il reste deux saisons à découvrir et je serai au rendez-vous c'est certain!

 

Allons voir ce que Stéphie en a pensé!

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 18:14

Plus jeune, j'ai lu énormément de témoignages, c'est un genre qui me plaisait beaucoup mais duquel je me suis peu à peu détournée... Alors, quand Livraddict a proposé un partenariat avec les éditions JC Lattès pour lire ce témoignage d'une jeune femme atteinte de diabète insulinodépendant, j'ai eu envie de renouer avec ce genre et d'en apprendre un peu plus sur cette maladie.

 

 

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L'histoire,

 

Amélie, surnommée Dame Langouste par son papa, voit sa vie basculer alors qu'elle n'a que seize ans. Son état se dégrade peu à peu, elle a la sensation de se dessécher, elle maigrit, elle se sent mal, mais il faudra plusieurs semaines avant que ne soit posé un nom sur sa maladie : diabète insulinodépendant. Une maladie dont on ne guérit pas. Une maladie mortelle avec laquelle, cependant, on peut aussi vivre. Des traitements contraignants : le contrôle du taux de sucre dans le sang, les piqûres quotidiennes... Une maladie qu'Amélie rejette, avec laquelle elle joue, mettant parfois sa vie en danger, refusant de devenir l'esclave de son diabète. Mais une maladie qu'elle apprivoisera avec le temps et avec laquelle elle apprendra à vivre...

 

Je dois dire que ce livre me laisse assez perplexe et que mon avis est très partagé... J'ai beaucoup aimé les premiers chapitres, l'ambiance créée autour du clan Schoendoerffer, la maison de vacances, l'histoire des grands-parents... Je suis donc entrée très facilement dans le roman, je me suis attachée aux personnages, notamment à Amélie, et j'ai été très touchée par la découverte de sa maladie. Les choses sont dites telles qu'elles sont, sans fausse pudeur : j'ai aimé le caractère de la jeune femme, la manière dont elle "lutte" contre la maladie, entre soirée arrosée et errance amoureuse. Je l'ai sentie à la fois sensible et terriblement battante. Un auto-portrait touchant donc.

 

Mais là où j'ai été moins convaincue, c'est lorsqu'il est question de son père et de sa carrière de réalisateur. J'ai trouvé qu'une trop grande place y était accordée, un peu comme si la célébrité du père devait être étalée. La relation père/ fille est certes importante, et Amélie ne pouvait écrire ce livre sans parler de son père, mais on a l'impression qu'elle est réduite ici à sa profession. Tout l'aspect affectif est comme occulté et le récit du tournage au Vietnam prend même le pas sur le témoignage de la jeune femme face à sa maladie. J'avoue que ces passages m'ont un peu ennuyée...

 

Heureusement, la fin se recentre autour d'Amélie, et j'ai beaucoup aimé la manière dont se termine son témoignage.

Merci à Livraddict ainsi qu'aux éditions JC Lattès.

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