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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 08:31

La lecture du dimanche

 

C'est de nouveau grâce à Livraddict que j'ai pu découvrir ce livre, par le biais cette fois d'un partenariat spécial :  non seulement j'ai reçu les deux tomes publiés à ce jour, mais j'aurai la chance de pouvoir échanger avec l'auteur sur le forum très prochainement! Une expérience à laquelle il était difficile de résister, malgré une PAL toujours plus haute, et pour laquelle je remercie Livraddict et les éditions Hachette Jeunesse. Et comme Stéphie avait également ce titre dans sa PAL, nous en avons profité pour en faire une lecture du dimanche!

 

 

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L'histoire :

 

L'action se situe en l'année 2259, dans une vallée isolée baptisée Salicande. Ce village a été créé par Jors après la Grande Catastrophe qui a mis fin au monde tel que nous le connaissons. Repartir de zéro, oublier le passé, telles sont les régles qui ont été établies à Salicande. Claris et Jad ont douze ans, ils sont jumeaux et vivent à Salicande. Leur mère a disparu alors qu'ils n'avaient que trois ans, et ils vivent avec leur père Eben qui ne s'est jamais véritablement remis de la disparition de sa femme. Renfermé sur lui-même, il se montre distant avec ses enfants. Claris et Jad sont ainsi éduqués par Blaise, leur précepteur, et Chandra, leur nourrice. Mais alors que leur treizième anniversaire approche, il est temps pour eux d'en apprendre un peu plus sur leur passé et sur celui de Salicande. Des dons se révèlent à eux, et ils vont entreprendre un voyage en compagnie de Borges, un bouquiniste aveugle. Ce dernier sait beaucoup de choses et va, avec l'aide de son épouse et de ses filles, guider les deux enfants sur les traces de leur passé...

 

C'est un pari risqué que j'ai pris en m'inscrivant à ce partenariat spécial... Je ne suis pas habituée à lire de la fantasy, c'est même un genre que je dis souvent ne pas aimer... Et le premier tome est un pavé de plus de 500 pages... Pourtant, mon intuition ne m'a trompée! C'est bien plus qu'un roman de fantasy que nous propose Pauline Alphen! C'est un véritable petit bijou!

Elle crée un univers bien particulier, qui mêle de la fantasy certes, mais surtout de la science fiction. Les Temps d'avant ( notre époque donc ) ont conduit l'humanité à la Catastrophe... A force de vouloir maîtriser la nature, dominer les éléments, et aller de plus en plus loin dans les techniques, les hommes ont engendré leur propre destruction. .. C'est probablement ce qui m'a le plus séduite dans ce roman : le regard porté par l'auteur sur notre civilisation, sur les dérives de la technologie, du "toujours plus loin, toujours plus fort". Ce roman prête vraiment à réflexion et sa force tient dans son réalisme. A aucun moment, je ne me suis dit que tout ceci était le fruit d'une imagination débordante. Certes, il y a quelques personnages de fantasy, comme les Elémentaux, mais ils se fondent à merveille dans l'univers de Salicande.

Mais au-delà de ça, c'est un magnifique voyage initiatique que nous offre Pauline Alphen. Et là encore, les personnages sont très justes : les jumeaux bien sûr qui sont les héros de cette série, mais aussi tous ceux qui gravitent autour d'eux. J'ai particulièrement apprécié Borges et sa femme Maya, notamment parce qu'ils entretiennent un lien étroit avec les livres, qui sont l'une des rares choses à avoir été conservées des temps anciens. Borges est bouquiniste, sa boutique regorge de livres qu'il est capable d'identifier malgré sa cécité. C'est un personnage d'une grande sagesse. Maya, elle, est Nomade de l'écriture, elle part régulièrement en voyage pour écrire.

Le seul petit bémol que j'apporterais concerne les tous derniers chapitres du livre, lorsqu'il est question du tournoi, j'avoue avoir un peu décroché, mais c'est tout simplement, parce que cette fois, on plonge complètement dans l'univers de la fantasy, et que j'ai perdu mes repères. Mais ce n'est qu'un détail, et je garde l'impression d'un livre délicieux. J'ai hâte maintenant de commencer le second tome!

 

Dans la journée, retrouvez l'avis de Stéphie ...

 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 08:01

Voilà plusieurs jours que j'ai terminé la lecture de ce roman, mais j'ai du mal à trouver le temps de rédiger mes articles en ce moment... Les journées sont décidément trop courtes! Le voyage est un roman que j'ai reçu grâce à un partenariat avec Bob et les éditions Héloïse d'Ormesson, que je remercie tous deux. Pourquoi avoir choisi ce titre? Tout simplement parce qu'il se déroule sous la seconde guerre mondiale. Oui, oui, je suis très "guerres" en ce moment, mais plus j'en lis, plus j'ai envie d'en lire!

 

 

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L'histoire :

 

Katarzyna et Elzbieta sont deux soeurs Juives. Elles vivent dans un ghetto en Pologne, mais les rafles se multiplient, et pour échapper à la déportation, leur père organise leur fuite. Munies de faux papiers, maîtrisant à peu près la langue allemande, elles se rendent directement chez l'ennemi pour mieux le tromper. Elles se portent volontaires pour travailler dans une usine allemande, mais elles ne sont pas les seules à avoir eu cette idée. D'autres jeunes filles Juives partagent leur chambrée et leur secret est difficile à garder. Repérées, sur le point d'être arrêtées par la Gestapo, elles décident de fuir. Cette fuite n'est que la première d'une longue série. Changeant chaque fois d'identité, s'inventant une nouvelle histoire, les deux soeurs errent à travers l'Allemagne, travaillant dans les fermes, avec l'espoir fou de revoir un jour leur père resté en Pologne.

 

Ce roman est d'inspiration autobiographique, puisque l'auteur a fui le ghetto de Lwow en 1942, accompagnée de sa soeur et de son père. L'écriture est donc portée par une force extraordinaire et Ida Fink nous donne à lire un roman bouleversant. En effet, ces deux jeunes filles, seules chez l'ennemi, en fuite perpétuelle, menacées du pire - on le sait- ne tiennent que l'une pour l'autre, et que dans l'espoir de revoir leur père. Elles font face à des situations difficiles, des interrogatoires où le moindre mot de travers, le moindre accent polonais peut les mener à la Gestapo. L'amour si fort qui les lie leur donne la force de résister au froid, à la faim, et à poursuivre leur route, malgré la fièvre. Le lecteur suit, effaré, inquiet, le parcours de ces deux jeunes filles : le suspense est très fort du début à la fin, et c'est presque un roman d'aventures qui nous est donné à lire.

 

Cependant, j'ai rencontré une difficulté à la lecture. Celle-ci n'est pas liée au livre lui-même mais à la lecture que j'en ai faite : une lecture hachurée, faute de temps. Du coup, à chaque fois que je reprenais le livre, j'avais du mal à identifier les deux soeurs qui changent plusieurs fois d'identité. J'avais l'impression de perdre un peu le fil de l'histoire. En quelque sorte, j'étais aussi perdue que Katarzyna et Elsbieta... Je vous conseille donc de lire ce livre à un moment où vous avez un peu de temps devant vous, car la lecture est très dense.

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 19:03

Ce que j'aime avec les partenariats, c'est avoir l'opportunité de découvrir des titres que je n'aurais sans cela, probablement jamais lus. Lorsque Livraddict a proposé de découvrir ce titre, en partenariat avec les éditions JBZ&cie, je me suis lancée dans cette nouvelle aventure avec curiosité et enthousiasme!

 

 

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L'histoire :

 

Après avoir stationné longtemps au milieu de la rue, Loulou, un chien errant trouve refuge chez la mère du narrateur. Cette dernière tient une sorte de quincaillerie "vitrerie-peinture-couture' et l'arrivée de Loulou va porter préjudice. En effet, Loulou fait fuir la clientèle car il ne tolère que sa nouvelle maîtresse et chasse toute autre personne tentant une incursion dans la boutique! D'ailleurs, il n'a pas la côte non plus auprès du voisinage car Loulou est un véritable sac à puces, qui, tente de copuler avec toutes les chiennes du quartier... La mère du narrateur décide alors à contre-coeur de donner Loulou, mais ce dernier ne l'entend pas de cette oreille, et à la manière d'un boomerang, finit toujours par retrouver le chemin de la boutique...

 

Ce livre est un véritable OVNI, à commencer par la couverture, so kitchissime! Une magnifique statuette de chien qui trône au beau milieu de la verdure! Mouarf ouaf ouaf ouaf - pardon, je m'égare... Il se présente sous la forme d'une succession de petites scènettes, chez le boucher, à la pharmacie... et même dans le lit, ce qui donne de savoureux dialogues entre la mère et Loulou sur fond de ronflements et de gaz... so glamour:

- Tu dors, mon Loulou?

- Wha.

- Si tu parles, c'est que tu ne dors pas.

- Wha.

- Alors, tu dors pas.

- ( Silence)

- Tu dors ou tu dors pas? Réponds.

- ...

- Alors tu dors.

- Wha.

Alors forcément, ce n'est pas le genre de livres que je lirais tous les jours, mais je dois reconnaître que j'ai passé un bon moment, ça se lit vite, presque trop vite, et on a le sourire aux lèvres du début à la fin. C'est loufoque, déjanté, mais Loulou que tout le monde déteste en devient presque attachant.

 

Ce premier récit est suivi d'un autre récit plus court, intitulé Sa majesté Caramel, qui rend hommage cette fois-ci à un chat. J'ai été beaucoup plus sensible à cette seconde nouvelle, car je préfère de loin les chats aux chiens, mais surtout parce que ce récit est celui de la maladie de ce chat. Cela m'a rappelé quelques souvenirs désagréables, mais j'ai beaucoup aimé ce second texte, d'un ton un peu différent.

 

Bref, un livre étonnant, drôle et touchant à la fois, qui ne laissera pas indifférents les amis des animaux!

 

Merci à Livraddict et aux éditions JBZ&cie!

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 11:05

La lecture du dimanche

 

Heureusement que le dimanche existe pour se poser un peu... Je viens de réaliser que je n'avais pas posté de billet ici depuis mardi : il faut dire qu'en ce moment, je me sens emportée par le tourbillon du temps, et que je n'ai pas une seule minute à moi! Mon rythme de lecture a considérablement ralenti et je ne trouve même plus le temps de visiter vos blogs! Il est grand temps que les vacances approchent! Néanmoins, nous sommes cette semaine encore, fidèles à notre lecture du dimanche, pour laquelle, nous joignons de nouveau l'utile à l'agréable, avec une lecture "scolaire"!

 

 

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L'histoire :

 

Mr Otis, un ministre américain, vient s'installer au domaine de Canterville dont il vient de faire l'acquisition. Malgré les mises en garde de Lord Canterville, Mr Otis n'a aucune crainte. Pourtant, de nombreux témoins ont aperçu le dorénavant célèbre fantôme de Canterville, et certains en seraient même morts de peur. Mais la famille Otis est moderne, et ce n'est sûrement pas un vieux fantôme qui va les arrêter ou les effrayer. Pourtant, à peine installés, ils découvre une tâche de sang dans la bibliothèque. Chaque jour, ils la nettoie, mais dès le lendemain, elle réapparaît... L'existence du fantôme ne fait d'ailleurs plus aucun doute : il n'hésite pas à déambuler dans les couloirs, traînant bruyamment ses chaînes... Mais loin d'avoir peur, la famille Otis, et notamment les deux jeunes jumeaux, ont décidé de montrer à ce fantôme ridicule qui est le maître à bord!

 

J'avais lu ce court récit fantastique quand j'étais moi-même au collège, mais bizarrement le seul souvenir que j'en gardais était visuel, à tel point que je me demande si un dessin animé n'en avait pas été adapté... Toujours est-il que lorsque j'ai vu la couverture attrayante proposée par la collection Bibliocollège, j'ai eu envie de le relire! Et je ne regrette pas un instant! Ce récit est court, agréable à lire et plutôt facile d'accès pour un récit du XIXème siècle. Certaines formulations m'ont d'ailleurs parfois étonnée pour leur modernité

Oscar Wilde propose dans ce récit une parodie du récit fantastique : en effet, les rôles sont inversés : la famille Otis, au lieu d'être terrorisée par la présence du fantôme se moque de lui. Les jumeaux agés de onze ans sont facétieux et ne sont jamais à court d'idées, à tel point que c'est le fantôme qui se met à les craindre... Lui qui a terrorisé des générations de Canterville depuis des siècles. Quelle honte! Et que c'est drôle!

 

Bref, un très bon moment de lecture qui permet de renouer en douceur avec les classiques ( je n'ose mettre ici le logo du défi des classiques, que j'ai lâchement abandonné depuis plusieurs mois... )!

 

Qu'en a pensé Stéphie?

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 20:11

Je suis plongée en ce moment des les romans pour la jeunesse, et après des livres sérieux au cadre historique, j'ai eu envie d'une lecture un peu plus légère.

 

 

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L'histoire :

 

Quelques jours avant la rentrée, Emma reçoit une carte postale d'Hugo, son petit ami. Ce dernier lui annonce qu'il la quitte. Emma a du mal à y croire : elle lui avait résisté si longtemps qu'elle le pensait transi d'amour. Mais à la rentrée, elle comprend : Hugo l'a quittée pour Aude, la fille populaire du lycée, qui dirige le journal Lycée in. Humiliée en public par Aude, Emma décide de se venger. Elle s'introduit dans les locaux du Lycée in et procède à quelques modifications dans les réponses du courrier des lecteurs, sabotant le travail d'Aude. Elle utilise alors un pseudo : la Napoléonienne de l'amour. Mais elle est loin de se douter de l'engouement que ses articles vont provoquer chez les lycéens. Très vite, la porte du Lycée in devient un lieu d'affichage où on réclame à coprs et à cris son retour, Parmi ces mots, un étrange billet d'un certain Don Juan...

 

Voilà un roman étonnant avec lequel j'ai passé un bon moment. Si les personnages peuvent sembler très convenus au premier abord ( la fille timide et peu populaire, la fashionita du lycée, l'adolescent déscolarisé et fêtard ), j'ai finalement beaucoup aimé la manière dont ils évoluent. Ainsi, Emma, plutôt timide devient soudainement très populaire sous le pseudo de la Napoléonienne, car personne ne sait qui se cache sous ce mystérieux pseudo. Son succès la dépasse, et derrière ce pseudo, elle ose dire ce qu'elle ne dirait pas autrement. Tout part d'une simple vengeance, et prend vite des proportions qu'elle ne maîtrise plus.

La construction du roman est très intéressante car elle alterne le récit d'Emma avec celui de Benjamin, un élève de sa classe qui a complétement décroché. J'ai beaucoup aimé ce personnage qui sous ses airs de gros dur cache beaucoup de sensibilité, et se lie même d'amitié avec un vieux libraire.

Mais ce que j'ai le plus apprécié, c'est l'histoire qui se noue entre la Napoléonienne et Don Juan virtuellement, et en parallèle, la manière dont ces deux personnages se croisent dans la réalité. Chacun ignore qui est l'autre, seul le lecteur possède toutes les clés pour interpréter gestes et paroles.

 

Bref, un roman actuel qui devrait beaucoup plaire à nos jeunes lectrices et avec lequel j'ai passé un bon moment.

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 11:00

La lecture du dimanche

 

Je continue ma découverte des récits se déroulant lors de la Première Guerre Mondiale et Stéphie a eu envie de se joindre à moi pour cette lecture. Nous avons donc décidé de vous en proposer une lecture du dimanche...

 

 

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L'histoire :

 

Dans l'enfer des tranchées

 

Casimir est un tout jeune soldat. Lors d'une attaque, il rencontre Martin qui s'occupe de passer les câbles pour relier le front et l'arrière par une ligne téléphonique. Les amitiés naissent très rapidement dans les tranchées, et il demande à ce que Casimir l'épaule dans sa tâche. Lorsqu'un officier les envoie dans la forêt passer une ligne et que Martin découvre que c'est là que se trouve la stèle du soleil, il pâlit. Peu après, il confie à Martin l'histoire du Nyctalope, un cambrioleur particulièrement habile, originaire de Hautmont, qui disait toujours avoir caché son trésor "au soleil". Martin en est alors persuadé, c'est ici, au pied de cette stèle que se cache le trésor. Il emmène alors Martin dans une grande aventure : creuser un tunnel depuis depuis leur sape - c'est-à-dire le terrier dans lequel ils dorment - jusqu'à la forêt et aller récupérer ce trésor...

 

Je ne connaissais pas encore cette collection des Romans de la Mémoire, que j'avais pourtant souvent croisée au CDI. Il faut dire que les anciennes couvertures ne sont pas spécialement engageantes, et que je préfère nettement cette nouvelle édition. Mais, encore une fois, il faut éviter de se fier aux couvertures car j'ai découvert un récit absolument passionnant. Christophe Lambert mêle ici l'Histoire et la fiction. L'Histoire, parce que cette collection, publiée en partenariat avec la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives du ministère de la Défense, est un travail sérieux et documenté sur cette période historique sombre. Le lecteur est plongé dans l'enfer des tranchées et apprend beaucoup de choses sur l'organisation de celles-ci : la manière dont sont soignés les blessés, comment les soldats sont ravitaillés en nourriture, etc... Mais à cela vient se greffer un récit fictionnel que j'ai trouvé passionnant, c'est une véritable aventure que vivent nos deux héros, creusant chaque nuit en cachette leur tunnel, surnommé Victor en hommage au célèbre cambrioleur. C'est une initiative dangereuse puisque le risque d'éboulement est omniprésent à cause des bombardements, mais cela permet aussi aux personnages d'avoir un but et de fuir la réalité, car tout est fondé sur un pressentiment de Martin et rien ne prouve qu'il y ait véritablement un trésor enfoui à cet endroit. J'ai été complètement absorbée par cette histoire, j'ai tremblé pour les personnages, j'ai véritablement vécu cette aventure de l'intérieur, me sentant presque oppressée lorsqu'ils évoluent dans leur tunnel tout juste assez large pour y ramper! Et j'ai adoré la manière dont se termine le récit, plusieurs dizaines d'années plus tard. Cela peut paraître un peu tiré par les cheveux, mais j'ai apprécié que le mystère soit finalement levé!

 

Bref, encore une découverte très intéressante! Espérons que Stéphie ait elle-aussi apprécié! 

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 20:44

Les comédiennes de Monsieur Racine

 

Après avoir lu les trois tomes de Marie-Anne, fille du roi, j'avais très envie de continuer ma découverte des récits historiques de l'auteur. Cela faisait un petit moment que Les colombes du Roi-Soleil me faisaient de l'oeil, c'est donc avec grand plaisir que j'ai lu ce premier tome!

 

 

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L'histoire :

 

Madame de Maintenon a sous sa protection des jeunes filles à qui elle offre une éducation à la maison royale de Saint-Louis. Ces dernières sortiront de là avec une dot qui leur permettra de trouver un bon mari. Parmi elles, Hortense, Isabeau, Charlotte et Louise. Chacune a son caractère, sa particularité, notamment Charlotte qui a dû renoncer à sa religion à cause de l'édit de Fontainebleau, mais qui garde au fond d'elle révolte et rancoeur. Lorsqu'elles apprennent que Racine est en train d'écrire une pièce pour elles, qui sera représentée devant le roi et les hauts personnages de la cour, elle mettent tout leur coeur pour apprendre les textes et espérer obtenir un rôle. Car il n'y a que neuf rôles et elles sont une cinquantaine...  Et quand en plus, l'amour s'en mêle, la rigueur habituellement de mise dans cette maison laisse place à une certaine effervescence...

 

Quel bonheur ! Décidément, je suis sous le charme de la plume d'Anne-Marie Desplat-Duc! Comme dans la série de Marie-Anne, on retrouve un contexte historique documenté, précis et très intéressant. Avec un petit plus ici, puisque l'on croise aussi un grand dramaturge : Racine. Voilà qui m'a donné envie de me replonger dans l'une de ses pièces, notamment Esther, la pièce écrite pour les protégées de Madame de Maintenon. Tous les ingrédients sont réunis dans ce premier tome :  des jeunes filles attachantes, ayant chacune une véritable personnalité, des mystères ( notamment autour de Louise qui semble avoir été remarquée par le roi ) et de l'amour bien sûr... En effet, Hortense qui avait pourtant décidé de consacrer sa vie à Dieu, croise le regard d'un jeune homme lors de la première représentation et s'en trouve toute chamboulée. Et c'est ce que j'apprécie chez les personnages de l'auteur : malgré l'austérité et la rigueur dans lesquelles elles sont éduquées, elles font preuve de caractère et n'hésitent pas à prendre des risques pour obtenir ce qu'elles souhaitent.

 

Un délice vraiment que ce premier tome! Une chose est certaine, je vous reparlerai très prochainement de cette série car il me tarde de lire la suite!  Et en plus, il est disponible au format poche, ainsi que les trois tomes suivants, le cinquième étant prévu pour janvier. Cela devrait réjouir nos jeunes lecteurs à qui il arrive de faire la grimace lorsque je leur annonce le prix du livre dont je viens de leur parler...

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 13:03

J'ai eu l'occasion de lire des billets très enthousiastes sur ce livre, le dernier en date étant celui de Lasardine qui a achevé de me convaincre. Aussi, lorsque les éditions Galaade ont gentiment proposé de m'en faire parvenir un exemplaire, vous imaginez bien que je n'ai pas pu refuser! 

 

 

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L'histoire :

 

Julio et Laura ont tissé une relation particulière avec Manuel, leur voisin. Ce dernier possède les clés de leur appartement, il partage régulièrement leurs repas : leur amitié est profonde et solide. Aussi lorsque Manuel est renversé et tombe dans le coma, le couple se retrouve comme "veuf". Le père de Manuel, très occupé, ne fait qu'un passage éclair durant lequel il confie à Julio les clés de l'appartement de son fils. C'est pourquoi, plus tard, lorsque Laura le quitte et lui demande de partir, Julio décide de s'installer chez son voisin. Il s'identifie peu à peu à lui, portant son parfum et ses vêtements, mais surtout il porte un nouveau regard sur Laura, qui ne sait rien de sa présence dans l'appartement voisin. Jusqu'au jour où il se décide à allumer l'ordinateur de Manuel...

 

Inutile de faire durer le suspense : j'ai adoré ce roman! Je pense que je l'aurais dévoré d'une seule traite si je n'avais eu d'autres obligations qui m'ont forcée à le poser chaque fois à contre coeur! La tension est palpable dès les premières pages où l'on apprend l'accidend de Manuel, le lecteur découvre alors la relation étrange qui unit ces trois personnages, Manuel tenant en quelque sorte la place de l'enfant que Julio et Laura ne parviennent pas à avoir. D'ailleurs, comme bon nombre de parents qui voient leur couple se briser à la perte d'un enfant, Julio et Laura ne se relèvent pas. Le lecteur est étonné, mais il n'est pas au bout de ses surprises car la tension ne fait qu'augmenter au fil du récit... La situation est cocasse, Julio se glisse peu à peu dans la peau de Manuel, il hante son appartement, le fouille, vivant bien souvent dans le noir pour ne pas attirer l'attention de Laura qui ignore qu'elle est épiée. Car Julio écoute ce qui se passe de l'autre côté de la cloison, dans cet appartement qui était le sien, et même, il y pénètre en l'absence de Laura grâce aux clés qui avaient été confiées à Manuel. La souffrance de cet homme est palpable, il s'invente une autre vie pour y échapper, mais à trop vouloir fuir, le destin finit par le rattraper. La dernière partie du roman est incroyable, je l'ai lue en retenant mon souffle osant à peine y croire...

 

Je ne connaissais pas Juan José Millas avant de lire ce livre, mais dès que l'occasion s'en présentera, je me plongerai sans hésitation dans un autre de ses romans! Une découverte qui me hantera longtemps, c'est certain!

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 10:02

Alors qu'habituellement, je lis plutôt des récits sur la seconde guerre mondiale, j'ai eu envie de me plonger cette fois dans les romans sur la Grande Guerre. Après mon énorme coup de coeur pour La chambre des officiers dont je vous parlais l'année dernière, j'ai eu envie d'en savoir plus sur cette période, et je me suis tournée cette fois vers la littérature de jeunesse, afin de pouvoir proposer ces titres à mes élèves. J'ai donc commencé par La marraine de guerre...

 

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L'histoire :

 

Etienne a la chance d'avoir une marraine de guerre qui lui envoie régulièrement lettres et colis. Un soutien immense pour ce jeune homme qui subit au quotidien l'enfer des tranchées. Ses compagnons d'infortune le taquinent régulièrement à ce sujet, et il est vrai que les lettres de Marie-Pïerre ne laissent pas Etienne indifférent. Pourtant, d'elle il ne connait que son prénom, son adresse, sa belle écriture et ses mots toujours réconfortants. Un jour, alors qu'il est en permission chez sa tante, il prend le train pour Saint-Etienne sur un coup de tête et part à la rencontre de sa marraine...

 

Voilà un roman jeunesse très court, mais qui concentre en quelques chapitres une force et une émotion proprement incroyables. Catherine Cuenca décrit les tranchées avec beaucoup de réalisme, sans hésiter à mettre des mots sur les horreurs quotidiennes vécues par les soldats. Etienne est un jeune soldat très attachant : sa jeunesse, son innocence dans son rapport aux femmes contrastent avec les combats et la mort omniprésente. On sent à quel point sa présence sur le front est injuste, comme la vraie vie est ailleurs et je pense que les jeunes lecteurs s'identifieront sans problème à lui. J'ai beaucoup apprécié le fait que le récit soit entrecoupé des échanges épistolaires entre Etienne et Marie-Pierre, cela permet au lecteur, comme à Etienne, de souffler un peu entre deux combats. J'ai également beaucoup aimé la manière dont est traitée la rencontre entre Etienne et sa marraine, même si j'aurais aimé en savoir plus sur la suite de cette relation... Mon petit côté fleur bleue sans doute... Je conseillerai donc ce livre les yeux fermés à mes élèves d'autant que la lecture en est facile et rapide.

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 12:00

La lecture du dimanche

 

Ce roman dormait dans ma PAL depuis quelques mois déjà puisque je l'ai acheté lors du salon du livre, après avoir lu sur la blogosphère de nombreux avis enthousiastes... Et comme il est paru aux éditions Sonatine, j'avais peu de chances de me tromper! Stéphie l'ayant également dans sa PAL, nous avons décidé d'en proposer une lecture du dimanche!

 

 

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L'histoire :

 

Un tueur en série d'un nouveau genre sévit : il attache ses victimes et les laisse mourir ainsi, privées d'eau et de nourriture. Pour que personne ne s'inquiète, il subtilise le téléphone portable de sa victime et il envoie régulièrement des SMS à ses proches. Ainsi, personne ne s'inquiète vraiment jusqu'à ce que le corps soit retrouvé bien plus tard. Le tueur pousse alors la perversité jusqu'à envoyer un dernier message aux proches : Tu l'as laissée mourir.

Aussi lorsque Dave Lewis reprend contact avec l'une de ses anciennes petites amies, Tori, il est loin de se douter de ce qui l'attend. Celle-ci a été frappée par son nouveau petit copain et a dû être hospitalisée. Avec d'autres gars il décide de faire passer un sale quart d'heure à Eddie. Mais l'altercation tourne mal et Dave prend la fuite quand il comprend que les autres ne comptent pas simplement lui "casser la gueule". Quelque temps plus tard, il reçoit un SMS de Tori... et le piège se referme tout doucement...

 

Voilà un thriller très bien construit! Dès le début, les points de vue adoptés sont multiples : Dave Lewis nous raconte son histoire, tandis que parallèlement, nous suivons l'inspecteur Currie dans l'enquête concernant ces meurtres. Les personnages sont nombreux, et si on peut avoir tout d'abord la sensation de perdre ses repères, chacun trouve ensuite peu à peu sa place jusque dans les dernières pages. En effet, les apparences sont trompeuses dans ce roman, et les personnages sont manipulés, au même titre que le lecteur. Même lorsqu'on croit tenir la solution, il reste toujours des éléments qui ne collent pas. J'ai particulièrement aimé cet aspect du roman, les liens entre les personnages s'éclaircissent peu à peu, et ce qui semblait décousu au début prend tout son sens. J'ai aimé également la perversité du tueur : la manière dont il laisse ses victimes mourir sur place est terrible, mais la pression psychologique qu'il exerce sur les proches l'est tout autant : Steve Mosby nous montre à quel point les nouveaux moyens de communication ne sont que virtuels et à quel point ils peuvent prendre le pas sur la vie réelle. On se contente bien souvent d'un simple texto pour prendre des nouvelles de quelqu'un... mais finalement rien ne prouve l'identité de l'expéditeur, il est si facile d'usurper une identité de cette manière... Le rôle de Dave Lewis, personnage central dans toute l'intrigue est également particulièrement intéressant, et je me suis beaucoup attachée à ce personnage : le suspense est grand, et comme lui, on tremble et on ressent tout le poids de ces événements... J'ai adoré la manière dont il est manipulé...

 

Bref, un très bon thriller que l'on a du mal à lâcher. Voilà qui m'a donné envie de lire le premier roman de l'auteur Un sur deux. Allons voir si Stéphie est convaincue elle-aussi!

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