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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 06:58

La lecture du dimanche

 

Avec 2011 est venue l'envie de sortir un peu des sentiers battus... de proposer de temps en temps des lectures du dimanche un peu différentes. Alors que je faisais part à Stéphie de cette envie, elle a proposé que nous lisions ce livre... Le titre m'a aussitôt attirée, même si je ne suis habituellement pas fan des récits policiers historiques.

 

 

 

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L'histoire :

 

Nous sommes en 1700 dans une petite commune du Sud de la France. Baptiste vient de déposer Amélie à quelques pas de chez elle. Aussitôt, elle sent que quelque chose ne tourne pas rond : effrayée par une présence étrange, elle décide de couper à travers la forêt par un chemin qu'elle connaît comme sa poche. Mais la "Bête" l'attend. Son corps sera retrouvé le lendemain, déchiqueté. On en conclut qu'elle a été attaquée par un loup. Le procureur Guillaume de Lautaret est chargé de l'enquête, mais très vite, il a des doutes... D'autres meurtres s'enchaînent, un couple étranglé, d'autres jeunes filles attaquées... avec un point commun : l'assassin a pris soin de déposer dans la bouche de ses victimes un indice : une pâte épaisse et visqueuse ou un anneau pour les unes, des petits cailloux blancs pour les autres. Delphine d'Orbelet, une jeune fille résidant au château, est elle aussi convaincue qu'il ne s'agit pas d'un simple loup. Elle connaissait les jeunes filles et aucune d'elle ne possédait une cape rouge... De plus, cela lui rappelle vaguement des histoires qu'elle a lues...

 

J'étais assez sceptique avant de commencer ce livre, parce que généralement, je n'accroche pas vraiment aux romans historiques, mais j'avoue que la référence aux contes de Charles Perrault a largement suffi à aiguiser ma curiosité. Et si j'ai été quelque peu déstabilisée par les toutes premières pages, je me suis très vite plongée dans ce récit. Ce qui m'a genée au début, ce sont les descriptions, parfois un peu longue, mais je me suis habituée au style de l'auteur, et j'ai fini par apprécier le rôle qu'elles jouent dans la construction d'une atmosphère si particulière. En effet, le point fort de ce roman est indéniablement l'atmosphère qu'a su créer Jean-Christophe Duchon-Duris, une atmosphère pesante et mystérieuse. En effet, les personnages semblent tous avoir quelque chose à cacher, autant les victimes qui prenaient du bon temps secrètement ou commettaient des actes répréhensibles que les personnages proches de l'enquête qui semblent avoir intérêt à mentir. En effet, le chirurgien qui analyse les corps n'est pas dupe, ces attaques ne sont pas celles d'un loup, et c'est pourtant ce qu'il affirme. On en vient donc à soupçonner tout le monde, à commencer par la Naïsse, la sage-femme un peu sorcière que l'on craint et admire à la fois.

 

Par ailleurs, la manière dont les contes de Perrault et Perrault lui-même sont mis en scène tout au long du roman est vraiment délicieuse. La littéraire que je suis s'est bien évidemment régalée, d'autant que j'étudie ces contes en ce moment même avec mes sixièmes. L'idée qu'a eue Jean-Christophe Duchon-Doris est absolument géniale, et même si mon intérêt s'est quelque peu émoussé lors du voyage de Guillaume à Paris, la fin m'a véritablement convaincue!

 

Ajoutons à cela quelques scènes torrides auxquelles je ne m'attendais pas ( pourtant, la quatrième de couverture m'avait prévenue, le procureur aime trousser les filles... ) mais qui donne un certain piment au récit... Bref, un roman étonnant et intelligent qui a pleinement satisfait mon envie de sortir des sentiers battus!

 

Il me tarde de lire l'avis de Stéphie!

Et vivement dimanche prochain...

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 20:50

Cela faisait un moment que j'avais envie de découvrir cet auteur. La mécanique du coeur était inscrit dans ma LAL depuis plusieurs mois, mais c'est finalement ce titre que j'ai lu en premier. Pour une raison toute simple : il était offert pour l'achat de deux poches...  Il ne me restait qu'à trouver le temps de le lire! C'est donc chose faite!

 

 

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L'histoire :

 

Mathias vient de perdre sa mère, décédée à l'hôpital des suites d'une longue et douloureuse maladie. C'est alors que commence le vide, comme un grand trou au fond du coeur... Alors qu'il attend le retour de son père et sa soeur partis chercher la tenue mortuaire, un drôle de géant fait son apparition. Il dit s'appeler Giant Jack et soigner les gens qui viennent de perdre un être cher. Il les aide à ne pas se perdre eux-mêmes et à surmonter la douleur. Pour cela, il offre à Mathias, une ombre ainsi que quelques livres...

 

Soyons honnête, mon avis sur ce livre est très mitigé... J'ai été touchée dès les premières lignes par la plume de l'auteur. Les mots qu'il met sur la perte de sa maman sont touchants, remuants, bouleversants : on sent bien ici qu'il s'agit d'un roman d'inspiration autobiographique. Les passages racontant le choix du cercueil ou l'enterrement font véritablement froid dans le dos. Il faut dire que c'est un sujet qui m'angoisse particulièrement, un sujet que j'ai du mal à évoquer raisonnablement... J'ai donc été véritablement conquise par cet aspect du roman.

 

Mais là où je ne suis pas vraiment convaincue, c'est en ce qui concerne le personnage de Giant Jack... J'ai bien compris qu'il représentait métaphoriquement le travail du deuil, l'idée que la vie continue malgré tout, et qu'il faut mener un combat contre la souffrance. Mais, j'ai trouvé qu'il était bien souvent loufoque et presque déplacé dans le contexte... Il faut reconnaître que j'ai du mal avec ces créations oniriques farfelues, que ce n'est pas vraiment le style de lecture que j'affectionne. Mais là, j'ai vraiment été déstabilisée par le fossé entre le sérieux du sujet, et l'absurdité de ce personnage. Et si au début, la curiosité l'a emporté, à la fin, j'ai totalement décroché par rapport à ce personnage.

 

Malgré tout, je garde une impression générale positive, car l'écriture de Mathias Malzieu est un enchantement : il a ce pouvoir de faire passer des émotions très fortes au lecteur et de faire de chaque phrase un poème, à commencer par le titre de son roman. Je pense donc que je lirai plus tard La mécanique du coeur...

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 19:06

Cela fait plusieurs mois déjà que je repoussais la lecture de ce cinquième et dernier tome car je n'avais pas envie de me dire que je les avais tous lus, et qu'il ne m'en restait aucun à découvrir... Mais en vous en parlant vendredi dans mon bilan, je me suis dit qu'il faudrait quand même que je le lise avant d'oublier certains détails...

 

 

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L'histoire :

 

Tsubaki est la fille de Yukio et la petite-fille de Mariko Takahashi. Etudiante, elle revient régulièrement chez ses parents pour les aider à prendre soin de Mariko qui perd peu à peu la tête. Elle sait qu'elle va mourir bientôt, mais s'inquiète à l'idée de rejoindre dans l'au-delà son mari qui n'a jamais su qu'elle l'avait trompé. Elle confie alors à Tsubaki le secret qu'elle avait gardé pour elle jusqu'alors, se libérant ainsi d'un poids devenu trop lourd. Elle lui explique comment, jeune et naïve, elle s'est laissée séduire par un homme puissant. Ce dernier n'a jamais reconnu cet enfant illégitime mais a toujours plus ou moins contrôlé la vie de Mariko...

 

C'est toujours la même histoire que nous offre Aki Shimazaki, mais narrée une fois encore du point de vue d'un autre personnage. Et pourtant, aucune lassitude, aucune impression de relire la même chose, aucun ennui... Ce dernier tome donne un éclairage nouveau sur cette tragédie qui a touché plusieurs familles, et le personnage de Monsieur Horibe m'est apparu ici totalement différent de ce que j'avais imaginé jusqu'alors. Certes, Mariko a trompé son mari, un homme qui n'a pas hésité à renoncer à l'héritage familial pour l'épouser, mais on comprend mieux les raisons pour lesquelles elle l'a fait.

 

Encore une fois, je suis conquise par la plume de l'auteur, par la douceur qui se dégage des personnages, par la poésie des mots : Aki Shimaziki dit beaucoup de choses en peu de mots dans chacun de ces courts récits. Elle touche, elle bouscule, elle fait réfléchir sur le destin, sur le fait qu'on croit en être maître, mais que les choses ne sont pas toujours telles qu'on se les imagine.

 

Mon seul regret après la lecture de cette pentalogie? Ne plus avoir à la découvrir... Mais j'ai maintenant très envie de découvrir d'autres auteurs asiatiques... je pense qu'on ne leur prête pas suffisamment d'attention, et je compte bien remédier à cela!

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 14:34

La lecture du dimanche

 

La voici, la voilà, la première lecture du dimanche 2011 ! Je vous parlais vendredi de mon coup de coeur pour Seul le silence, alors lorsque Blog-o-Book a proposé un partenariat avec les éditions Sonatine pour découvrir le dernier roman de R. J. Ellory, vous imaginez bien que j'ai sauté sur l'occasion! Et comme deux lectrices avisées en valent quatre, nous avons décidé avec Stéphie d'en faire une lecture du dimanche...

 

 

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L'histoire :

 

Lorsque l'inspecteur Robert Miller est chargé de l'enquête sur le meurtre de Catherine Sheridan, il est loin de se douter de ce qui l'attend. Catherine est la quatrième victime d'un tueur en série que la presse a déjà surnommé le tueur au ruban. En effet, ce dernier abandonne ses victimes, nues et battues à mort, et laisse sur le corps un ruban avec une étiquette comme celles que l'on utilise pour identifier les valises. Miller tente alors d'en savoir plus sur les victimes pour comprendre ce qui les relie. Mais ce qu'il découvre dépasse l'entendement : Catherine Sheridan n'existe pas, elle vivait sous une fausse identité et ne semble pas être la seule... Pour quelle raison? S'agit-il de la protection des témoins? Ou d'une toute autre protection liée directement au gouvernement? L'enquête s'annonce difficile d'autant que d'autres meurtres s'enchaînent...

 

J'avoue qu'après avoir lu quelques billets, j'appréhendais un peu la lecture de ce thriller qualifié de politique. Oui, parce que la politique et moi, voyez-vous... Alors, bien évidemment, je savais que j'allais trouver dans ce livre quelque chose de totalement différent de Seul le silence. C'est le cas, mais ça n'en est pas moins bon! Mes inquiétudes se sont rapidement estompées et je me suis régalée d'un bout à l'autre de ces 689 pages -oui quand même! Le roman entremêle deux narrations différentes : la première menée à la troisième personne raconte l'enquête et met en scène l'inspecteur Miller. L'enquête piétine, les informations qu'il obtient semblent n'avoir aucun sens... La seconde est menée à la première personne par un personnage impliqué de très près dans l'affaire. Cela donne au lecteur un éclairage supplémentaire sur l'enquête. Les indices nous sont divulgués petit à petit et cela rend le roman passionnant car le lecteur finit par comprendre ce que cache ce casse-tête.

 

Et ce qui se cache derrière ce banal tueur en série fait froid dans le dos. Ellory nous plonge au coeur de la CIA, cette agence de renseignements très célèbre dont il dénonce le fonctionnement. Le sujet est extrêmement bien maîtrisé et j'ai été encore plus impressionnée quand, après quelques recherches, j'ai compris qu'il s'inspirait de faits réels (oui, je l'ai dit plus haut, la politique, a fortiori américaine, et moi... ). Manipulation, complots, l'intrigue est complexe, et pourtant à aucun moment, je ne me suis sentie perdue. Sans aucun doute, grâce à la plume d'Ellory qui nous transporte littéralement aux côtés de personnages construits avec brio. Je préfère ne pas trop en dire sur ces derniers, tant ils méritent d'être découverts au fil des pages...

 

Bref, un thriller époustouflant tant par son sujet, que par la manière dont le récit est mené! L'année commence donc très fort! Un grand merci aux éditions Sonatine et à BOB!

 

Le billet de Stéphie dans la journée!

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 12:26

Et voilà une nouvelle année qui commence! Je vous la souhaite riche en découvertes livresques et en partage blogguesque! Qu'elle vous apporte également bonheur, santé et sérénité dans la vie de tous les jours...

 

 

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Je vous donne rendez-vous dès demain pour la première lecture du dimanche de l'année!

 

Pimprenelle

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 09:10

2010 s'achève et il est temps de faire le bilan sur ces 365 jours de lecture...

 

2010, c'est d'abord la poursuite des lectures du dimanche avec Stéphie, des lectures pour lesquelles nous sommes le plus souvent en accord, des lectures qui se poursuivront bien évidemment en 2011!

 

2010, c'est aussi la naissance des rendez-vous auteurs suite à un banal échange sur le forum Livraddict, un rendez-vous qui lui aussi se poursuivra en 2011, avec dès janvier, une rencontre avec la Comtesse de Ségur...

 

2010, c'est l'année des challenges ratés... Le résultat est si pitoyable que je n'en ferai même pas le bilan... Pour dire, je me suis inscrite à tant de challenges que je ne me souviens même pas de tout... Et bien sûr, je n'en ai honoré que très peu dans le lot... Je m'excuse bien sûr auprès des organisateurs et fait la promesse solennelle de ne m'inscrire à aucun challenge en 2011 ( quoi que... )

 

2010, c'est aussi 161 livres lus et chroniqués en ces lieux ( + un petit nombre non chroniqué )

 

2010, c'est 11 déceptions seulement, soit moins d'une par mois, ce qui montre que grâce aux avis éclairés des blogolecteurs, je ne me trompe que rarement...

 

2010, c'est 88 lectures plaisirs...

 

2010, c'est surtout 62 belles découvertes!

 

2010, c'est six coups de coeur extraordinaires, et c'est indéniablement l'année du thriller avec :

 

 

Les lieux sombres

 

Green River

 

Seul le silence

 

 

 

 

Travail soigné

 

Pour la littérature de jeunesse :

 

Hunger games

 

Mais aussi :

 

 

 

 

 

Le poids des secrets 1

Le poids des secrets 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le poids des secrets 3

Le poids des secrets 4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur ce, je vous souhaite un excellent réveillon, et vous donne rendez-vous l'année prochaine!

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 10:15

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C'est une lecture un peu particulière que je vais vous présenter pour terminer cette année 2010. Il y a quelques semaines Thomas d'audiolib - que je remercie - a proposé à quelques bloggueurs de choisir un titre dans le catalogue audiolib en échange d'un billet rendant compte de cette expérience. Bien évidemment, je n'ai pas pu refuser une offre aussi alléchante!

 

 

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L'histoire :

 

Cette nouvelle prend la forme d'un journal intime dans lequel le narrateur nous fait part des événements étranges auxquels il est confronté. Tout commence avec des cauchemars : chaque nuit, il rêve que quelqu'un s'installe sur son torse pour l'étrangler. Ces cauchemars répétitifs le tourmentent tant ils donnent l'impression d'être vrais. Puis, un matin, il réalise que le verre d'eau posé sur son chevet a été vidé alors qu'il n'a aucun souvenir de l'avoir bu durant la nuit. Le narrateur sombre alors peu à peu dans la folie : il a la certitude qu'une créature surnaturelle qu'il nomme le Horla hante sa maison.

 

 

Quelques mots de l'histoire pour commencer : je connaissais cette nouvelle avant d'écouter l'audiolib, mais je ne pense pas l'avoir lue en entier auparavant. Je la connaissais surtout sous forme d'extraits. C'est donc en territoire "connu" que j'ai plongé. J'aime beaucoup l'écriture de Maupassant, et de ce point de vue, je savais que je ne serais pas déçue... Si ce n'est quelques longueurs peut-être...

 

Mais qu'en est-il de l'audiolib? J'avoue que j'étais assez sceptique avant de tenter l'expérience. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai choisi ce titre qui dure une heure environ. D'autres titres me tentaient énormément mais j'avais peur de ne pas tenir les 12 ou 14 heures d'écoute... Et je pense que j'ai bien fait. En effet, j'imaginais pouvoir écouter ce livre tout en vaquant à d'autres activités, ménagères par exemple... Eh bien, ce fut tout bonnement impossible. Au bout de cinq minutes, j'avais déjà perdu le fil. Je me suis aperçue que ce format de lecture demandait quand même une forte concentration. Et qu'une fois l'attention relâchée, il est bien difficile de reprendre le cours de la lecture : impossible de tourner les pages pour revenir en arrière...

 

Concernant la lecture qui est faite par Michaël Lonsdale, je dois dire que j'ai été plutôt conquise : cette lecture est bien faite et donne vie au texte. Cependant, je pense que c'est vraiment à double tranchant...  Si l'on n'accroche pas à la voix du lecteur, cela risque tout simplement de gâcher la lecture et de nous empêcher d'apprécier le texte... Je trouve donc appréciable de pouvoir écouter sur le site audiolib un extrait de chacun des titres du catalogue.

 

Finalement, je suis assez mitigée après cette première expérience. Néanmoins, je pense que je la retenterai. J'avais en tête l'idée de gagner du temps, de pouvoir lire en faisant autre chose. Maintenant que j'ai compris que cela n'est pas possible, je pense que j'envisagerai cette écoute autrement, peut-être, comme j'ai pu le lire chez une des bloggueuses à avoir tenté l'expérience, en m'allongeant les yeux fermés...

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 06:03

Après mon énorme coup de coeur pour les Lieux sombres, j'avais aussitôt commandé le premier roman de Gillian Flynn. Cela remonte au mois de février déjà, et nous prouve à quel point une année est vite passée, puisque je n'avais pas encore trouvé le temps de m'y plonger... Voilà une erreur réparée...

 

 

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L'histoire :

 

Camille Preaker est journaliste au Chicago Daily Post. La concurrence est rude entre les différents journaux et c'est à qui saura dénicher le meilleur scoop ou l'histoire la plus sordide... Curry, le rédacteur en chef décide d'envoyer Camille à Wind Gap, la petite ville du Missouri dont elle est originaire. Une enfant a disparu sans laisser de traces alors qu'un an auparavant déjà une fillette avait été sauvagement assassinée avant d'être édentée...  Camille ne se réjouit guère à l'idée de se rendre à Wind Gap. En effet, c'est là qu'elle a grandi auprès d'une mère devenue folle lorsque Marian, la soeur de Camille a succombé à une longue et terrible maladie. Mais Camille n'a pas le choix, et elle décide d'affronter son passé, en s'installant chez sa mère, son beau-père et sa demi-soeur le temps de son séjour...

 

Bingo! Je me doutais bien que je ne serais pas déçue par ce thriller mais je ne pensais pas qu'il serait aussi bon! Je l'ai dévoré en moins de temps qu'il ne faut pour le dire - et là je me réjouis de l'avoir commencé alors que je suis en vacances... Le récit est mené à la première personne par Camille, la jeune journaliste et cela donne une dimension très intéressante au thriller. En effet, l'enquête est menée un peu différemment, puisqu'elle n'est pas officielle et qu'il s'agit pour la journaliste de dénicher le détail sordide et intéressant qui fera vendre. Autant dire que si elle bénéficie du fait de ne pas être totalement étrangère à la petite ville de Wind Gap, cela n'est rien en comparaison de l'indignation qu'elle suscite auprès des proches des victimes, à commencer par sa propre mère, qui ne l'a, de toute façon, jamais aimée.  Et c'est ce que j'ai adoré dans ce roman, à l'intrigue policière se mêle un drame familial véritablement passionnant : rejetée par sa mère, écrasée par la culpabilité d'être celle qui reste, Camille a longtemps compensé ses souffrances en s'automutilant. Aujourd'hui encore, elle a besoin d'alcool pour prendre confiance en elle... Gillian Flynn décrit à merveille la tourmente de son personnage, qui n'a jamais véritablement eu de repère :j'ai particulièrement aimé la relation qui s'installe entre Camille et Amma, sa demi-soeur de treize ans, une relation malsaine et déroutante.

 

L'enquête, elle aussi est terriblement bien construite et je suis allée de surprises en surprises jusqu'à la toute fin du roman. L'horreur prend forme sous nos yeux peu à peu : on s'interroge, on soupçonne, mais on est loin du compte! Gillian Flynn nous ballade, et elle le fait avec brio! Encore plus quand on pense qu'elle signe ici son premier roman! Alors je n'ai qu'une question : Gillian Flynn, à quand un troisième titre?

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 17:59

Voilà plusieurs mois que ce roman attendait sur ma PAL : j'avais lu de nombreux avis enthousiastes qui m'avaient donné envie de le découvrir.. - eh oui, on ne le répétera jamais assez, la blogosphère est un terrible univers tentateur. Il était donc temps de le lire avant qu'il ne prenne la poussière....

 

 

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L'histoire :

 

A 17 ans, on a la vie devant soi. Ou du moins, le pense-t-on... En effet, du jour au lendemain, tout peut basculer : c'est ce qui arrive à Mia, victime d'un terrible accident de la route. Ses parents et son frère ont péri, elle est la seule à avoir survécu, mais elle n'est pas encore hors de danger. Grièvement blessée, et plongée dans un profond coma, Mia se dédouble. Son esprit est comme séparé de son corps, Mia déambule dans les couloirs de l'hôpital, entend les commentaires des médecins et voit le désaroi de ses proches. Il lui faut alors faire un choix : vivre ou mourir. Mais comment vivre quand on a tout perdu? Sa meilleure amie, son petit ami et sa passion pour la musique seront-ils suffisants pour lui donner envie de rester? Ne vaut-il mieux pas mourir et échapper à une vie de souffrance...? Mia s'interroge, elle se souvient du passé, elle pèse le pour et le contre afin de prendre une décision qui sera irrévocable...

 

Pour commencer, une remarque sur l'horrible bandeau de la première de couverture... J'ai du mal à saisir la raison pour laquelle on compare ce roman à Twilight, si ce n'est dans le but de "faire vendre". Je trouve cela d'autant plus dommage que la couverture en est dénaturée puisque ce n'est même pas un bandeau amovible...

 

Pour le reste, c'est un très beau roman, avec lequel j'ai passé un excellent moment de lecture. J'étais assez sceptique dans les premières pages, à cause du manque d'originalité du thème abordé... Ce livre m'a fait penser à Ghost, et à d'autres romans pour la jeunesse qui exploitent le même thème, même si dans le roman de Gayle Forman, Mia est encore vivante. Mais finalement, j'ai été portée par l'histoire de Mia, et j'ai particulièrement aimé la manière dont la musique est traitée dans ce roman. Les parents de Mia sont musiciens, passionnés de rock, et complètement excentriques. Son petit ami Adam est lui aussi un rocker qui joue dans un groupe qui est en train de monter. Mia, elle, se démarque, par sa passion pour la musique classique : elle joue du violoncelle. Pourtant, ces deux univers cohabitent. Et j'ai trouvé l'histoire entre Mia et Adam très belle, très juste...

 

Si la musique a une place très importante dans ce roman, c'est aussi toute une réflexion sur la vie et la mort qui est menée. Peut-on continuer à vivre lorsque l'on a vécu un drame comme celui de Mia? Cela vaut-il la peine de se battre ou ne vaut-il mieux pas disparaître à son tour? Chacun des personnages qui gravitent autour de Mia ont leur avis sur la question, mais finalement, c'est à elle de décider. Ce roman est très juste, il aborde un sujet difficile et je dois avouer que les dernières pages ont bien failli m'arracher quelques larmes...

 

 

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 09:56

La lecture du dimanche

 

J'espère que vous avez tous et toutes passé de bonnes fêtes de Noël. 2010 sera bientôt derrière nous, et il est temps déjà de vous parler de notre dernière lecture du dimanche de l'année. Pour cela, nous avons choisi de vous parler du second tome des Eveilleurs, après vous avoir présenté il y a peu le premier tome. Alors finirons-nous l'année en beauté?

 

 

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L'histoire :

 

***Attention, ne lire cet article que si vous avez déjà lu le premier tome, ou si vous n'envisagez pas la lecture de cette série*** Suite au tournoi sur lequel s'achève le premier tome, tout l'univers de Salicande est bouleversé : certains ont trouvé la mort, notamment Bahir Borgès et le Duc. Mais surtout, plusieurs personnages ont disparu. Claris est seule, perdue dans une grotte avant de franchir une cascade qui la mène tout droit chez les Iliens. Elle a totalement perdu la mémoire. Jad et Ugh, eux, se sont égarés dans les Limbes et tentent de trouver des réponses à leur question auprès des anges. Pendant ce temps, Blaise part à la rencontre de Maya, afin de lui annoncer ces mauvaises nouvelles. Jwel a disparu elle aussi, mais Maya est persuadée qu'elle n'est pas morte. Ils reviennent donc à Salicande dans l'espoir de retrouver les jeunes gens.

 

 

Bon, n'y allons pas par quatre chemins, l'année ne se terminera pas en beauté, mais sur un véritable fiasco... Je peux dire que ma déception est à la hauteur de mon enthousiasme pour le premier tome... Dès les premières pages, j'ai été totalement perdue : les points de vue se multiplient ; Claris d'un côté qui ne sait même plus qui elle est. Jad et Ugh de l'autre, qui sont perdus dans les Limbes. Blaise, de son côté qui entreprend un voyage vers Vieil-Ambre. On passe de l'un à l'autre plusieurs fois par chapitre, et je n'ai pas compris pourquoi Jad s'exprimaient parfois à la première personne alors que tout le reste du récit est à la troisième. Mon intérêt a cependant remonté lorsque Blaise retrouve Maya et lui annonce la mort de son époux. L'histoire semblait enfin démarrer. Mais non, fausse joie... En effet, j'ai eu la sensation de tourner en rond tout au long de ce second tome... On n'avance pas, les personnages sont perdus, et le lecteur aussi, et ça dure, ça dure... Si longtemps que j'ai bien failli abandonner ce livre... La seule raison qui m'a poussée à continuer, c'est que je l'ai reçu dans le cadre d'un partenariat que je souhaitais absolument honorer. Mais c'est bien difficilement que je suis arrivée au bout! Les discours entre Jad, Ugh et les Anges me sont restés totalement obscurs, je n'ai absolument pas compris leur intérêt... et Claris qui apprend le langage des Iliens et leur coûtume ne m'a guère plus inspirée. Je ne sais pas où l'auteur a voulu en venir, si tout ceci sera éclairé dans le troisième tome, mais très sincèrement, je ne sais même pas si je le lirai... Et je suis d'autant plus déçue que j'avais beaucoup aimé le premier tome et que je me délectais à l'avance à l'idée de lire la suite...

 

Je remercie néanmoins Livraddict et les éditions Hachette pour ce partenariat et il me tarde de lire d'autres avis sur ce second tome. A commencer par celui de Stéphie dès aujourd'hui...

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