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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 06:45

La lecture du dimanche

 

Lorsque Stéphie m'a parlé de ce petit récit il y a quelques semaines, je lui ai, comme chaque fois fait entièrement confiance. Je n'avais jamais entendu parler, ni du titre, ni de son auteur mais c'était l'occasion de faire une découverte totale!

 

 

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L'histoire:

 

Juan est boucher dans une petite ville du Chili. Il élève seul son fils, Tomaseo, surnommé Tom. Son épouse est morte en mettant le petit au monde, et ce dernier a perdu la vue suite à l'accouchement difficile. Tom partage son temps entre la boucherie, la boutique de Chico, le coiffeur voisin et ami de son père et l'école. Tom fréquente une école spécialisée qui accueille les enfants qui souffrent d'un handicap. Il aime beaucoup Dolores, son institutrice et il aimerait beaucoup qu'elle devienne un peu plus qu'une institutrice. En effet, Tom a un secret : il voudrait une maman.

 

Voilà une histoire qui pourrait être banale si elle n'avait lieu sous le régime de Pinochet, auquel Juan s'oppose. Il organise en effet des réunions secrètes dans son arrière-boutique, et préside un petit groupe de révolutionnaires qui s'opposent au régime. Et l'on sait comme il est dangereux de s'opposer à ce type de régime politique...

 

Voilà un tout petit récit de 90 pages qui se lit d'un souffle. Un souffle tout d'abord léger, comme une petite brise transportant des sentiments tout doux. Une belle histoire, en somme avec des personnages attachants. A commencer par le petit Tom qu'on aime dès la première page : " L'enfant avait un coeur pur et regardait la nuit'. On entre dans ce livre comme dans un conte, les titres des chapitres nous y invitent. Pourtant, sous cette douce brise, on sent déjà la tempête qui sommeille. La tension monte petit à petit, on sent le vent tourner, et la tempête éclate, terrible, soudaine et fatale. Une histoire qui donne finalement matière à réfléchir, très profonde malgré sa briéveté.

 

Une très belle découverte donc, et il n'est besoin d'en dire plus. Ouvrez-le et laissez-vous porter par la plume de Gaetano Bolan. Pendant ce temps, je file lire l'avis de Stéphie que je remercie pour cette chouette idée de lecture!

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 17:21

Avec les chansons de Chloé Stefani et Vincent Stora

 

Je n'ai pu rester indifférente au concept proposé par ce nouveau roman : un CD contenant dix chansons accompagne le livre et interfère avec l'histoire. J'étais conquise par le principe avant même de commencer le livre, mais qu'en est-il une fois ce livre refermé? Le résultat est-il à la hauteur de ce que l'on peut en attendre? 

 

 

 

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L'histoire :

 

Albertine a dix-sept ans lorsqu'elle décide de quitter sa mère et de voler de ses propres ailes. Grâce à son père et en attendant le retour de ce dernier, marin au long cours, elle est engagée pour six mois comme serveuse chez Steel. Ce dernier a longtemps voyagé avec son père jusqu'à un terrible accident qui lui a arraché la jambe. Il a accepté de donner du travail à la fille de son ami, mais ce qui attend la jeune fille sur place lui ferait presque regretter sa décision. Steel est un homme bourru, froid, peu bavard, et il porte un regard malsain sur la fille de son ami, regard qu'elle ressent également de la part des clients. Seule, effrayée Albertine trouve refuge dans la musique : elle ne se sépare jamais de sa guitare et le paysage, entre mer et fleuve, est une source d'inspiration pour la jeune fille. Elle trouve également réconfort auprès de Carmen, qui tient avec son compagnon un autre café face à la mer. Les deux jeunes femmes deviennent amies et passent de longues heures à discuter sur la plage. Puis, un jour, elle rencontre Dan qui travaille à l'entretien des berges sur le fleuve. L'amour s'impose entre eux comme une évidence, mais un lourd secret, lié au passé de leurs deux familles pourrait bien les empêcher de vivre leur histoire...

 

 

Je vais avoir du mal à trouver les mots pour vous dire ce que j'ai ressenti à la lecture de ce roman et à l'écoute des chansons. C'est une expérience inédite certes, mais le talent conjugué de Rémi et Chloé Stéfani vous transporte loin, bien loin jusqu'à la Fin du Monde, cette petite île sur laquelle se rendent les deux amoureux lors de leur première rencontre. C'est un magnifique voyage entre terre et mer, les paysages sont poétiques et reflètent les états d'âmes des personnages, entre rayon de soleil froid et violente tempête...

 

C'est un endroit lugubre

Un endroit sombre et froid

Où les rayons de lune

Ne s'aventurent pas

 

C'est un roman très fort, terriblement touchant, une histoire d'amour magnifique dans laquelle rien n'est épargné aux personnages. Albertine est une jeune fille fragile, sensible, elle a l'âme d'une artiste. Elle a beaucoup souffert de l'absence de son père, qu'elle a néanmoins toujours idéalisé. Et ces quelques mots de Steel " C'est pas un enfant de choeur ton paternel" va semer le doute dans l'esprit de la jeune fille. Et en effet, le passé va rattraper les personnages : les destins de Dan et Albertine sont liés mais pas de la manière dont ils le souhaiteraient.

 

Vivre quand même, tant pis

Croire que le temps guérit

Puis redonner un sens

L'essence de la vie

 

Albertine, c'est aussi une voix, celle que lui prête Chloé Stefani, et quelle voix! Dès l'écoute de la première chanson, j'ai été transportée par le timbre de sa voix d'une pureté cristalline. Chaque chanson vient clore un chapitre et les paroles sont imprimées sur une page de calque bleue. J'ai choisi d'écouter les chansons au fur et à mesure de ma lecture, mais depuis que j'ai refermé le livre, je l'écoute en boucle, revivant ainsi le livre, hantée par cette histoire.

 

Si tu vis dans un monde

Sans soleil ou sans lune

Dis-toi qu'avec des mots

On décroche la lune

 

Il faut dire que le roman prend une direction à laquelle je ne m'attendais vraiment pas, et j'ai lu les dernières pages avec la chair de poule et les larmes aux yeux. C'est assez rare pour être signalé! J'ai rarement été bouleversée à ce point. Je pense que l'apport de la musique y est pour beaucoup car cela rend les personnages présents, presque réels - certaines chansons sont séparées par de très courtes plages où l'on entend parler les personnages.

 

Dis-lui que la plus belle histoire

Entre nous deux, c'est l'espoir

 

Inutile d'en dire plus, il n'y a pas de mots, je crois, pour exprimer l'émotion qui m'a envahie. Il faut le lire, le vivre et se laisser porter la voix de Chloé Stefani...

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 14:22

Lors de le dernière opération Masse critique sur Babelio, mon choix s'est porté sur ce titre dont le résumé annonçait  une succession de meurtres perpétrés par un dangereux tueur en série... Vous commencez à me connaître, il n'en fallait pas plus pour me convaincre!

 

 

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L'histoire :

 

Angie n'oubliera jamais ce qui lui est arrivé l'été de ses treize ans en 1984. Blessée par la séparation de ses parents, rejetée par son père qui voulait refaire sa vie tranquillement avec une femme plus jeune que lui, elle partage son quotidien avec une mère nymphomane qui ne se préoccupe que très peu d'elle. Son seul soutien, elle le trouve auprès de Ross, un garçon de douze ans qui devient rapidement son meilleur ami et confident. Ross a lui aussi sa part de souffrance : sa mère, gravement malade ne quitte plus son lit et a débuté une longue et terrible agonie... Et ce n'est guère auprès de son père qu'il peut trouver du réconfort. Ce dernier est lui-même démuni face à sa propre souffrance et se voit confronté à la plus terrible affaire de toute sa carrière. Will Stone est en effet chef de police dans cette petite ville de Whitman dans l'état de New-York : une ville jusqu'alors réputée pour sa tranquilité, mais dans laquelle sévit un mystérieux tueur déjà surnommé le Tueur à la caméra. En effet, il laisse sur chaque scène de crime une vidéo de ces victimes juste avant leur mort, vidéo sur laquelle ces dernières se livrent à des pratiques sexuelles plus ou moins déviantes...

 

Quelle terrible histoire! Et cette lecture a été d'autant plus terrible, qu'ayant mal interprété une phrase dans les premières pages, j'étais persuadée de connaître l'identité du meurtrier dès les premiers chapitres... Je ne sais si cette ambiguïté de sens était voulue ou non par les auteurs, aussi je n'en dirais pas plus à ce sujet.

 

Angie vient d'avoir un enfant, et cette naissance provoque chez elle un déclic : l'envie de raconter les événements qui ont marqué l'été de ses treize ans. Son mari, écrivain, va alors l'aider à mener à bien ce projet d' "un objet fabriqué à deux". J'ai trouvé très intéressante cette mise en abime des conditions d'écriture du roman lui-même, Satan Lake étant le fruit d'un travail mené en couple. Cela donne au roman une dimension réaliste qui pousse le lecteur à confondre la fiction et la réalité. Cette histoire, on y croit vraiment. Les personnages prennent vie sous la plume des auteurs, et on se prend à les imaginer rééls.

 

Alors forcément, cela accentue la tension car c'est une histoire terrible que celle de Satan Lake, une histoire qui montre à quel point le monde des adultes peut devenir source d'angoisse pour les adolescents. Outre les meurtres, c'est surtout le drame liant ces deux adolescents qui se construit sous nos yeux, jusqu'à l'inimaginable. La tension ne fait que monter tout au long du roman, mais on est loin d'imaginer jusqu'où elle va nous emmener. Si certains passages m'ont semblé un peu long dans la première moitié du roman, j'ai lu la seconde en retenant mon souffle, envoûtée par la spirale infernale ( Satan Lake porte véritablement bien son nom ) dans laquelle sont entraînés ces deux enfants.

 

Bref, un roman à mi-chemin entre le thriller et le drame psychologique qui vous tiendra en haleine et dont vous ne ressortirez pas indemnes! Un grand merci à Babelio et aux éditions Actes Sud !

 

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 05:55

Ce livre fait beaucoup parler de lui en ce moment, notamment à cause de son auteur qui après une carrière dans la chanson et le cinéma se lance dans l'écriture. J'avoue qu'au début, je n'avais pas vraiment fait le rapprochement, même si son nom me disait bien quelque chose... Mais au moins, je suis rentrée dans ce roman sans aucun préjugé...

 

 

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L'histoire :

 

En rentrant d'un séjour à Paris Cléa, passionné par la photographie, sélectionne les meilleures photos prises lors de ce voyage. Elle fait alors une étrange découverte : un inconnu apparaît sur nombre d'entre elles. Et chose plus incroyable encore : sur l'une d'elle, il semble flotter dans le décor, sans emprise sur le sol. D'ailleurs, cet inconnu n'en est pas vraiment un : Cléa le croise souvent dans ses rêves. Des rêves qui la hantent, dans lesquelles elle incarne d'autres femmes à des époques différentes. Cléa se confie alors à Ben, un jeune homme que son père avait engagé avant de disparaître pour la protéger. Ben ne semble pas étonné par cette nouvelle. Il semblerait même que tout ceci ne soit pas sans rapport avec la disparition du père de Cléa, qui enquêtait sur un fameux élixir capable de donner la vie éternelle. Et lorsque Cléa croise cet étrange inconnu, tout s'emballe!

 

Je dois dire que j'ai été agréablement surprise par ce titre, car il faut bien reconnaître que la plupart des romans jeunesse surfent actuellement sur la même vague. Alors, certes, les éléments fantastiques sont bien présents, certes on retrouve le fameux triangle amoureux avec la jeune femme partagée entre deux hommes, jeunes et beau. Mais ça fonctionne plutôt bien, voire très bien! J'ai été totalement emportée dès les premières pages du roman, le suspense monte petit à petit, et l'apparition du bel inconnu sur les photos a forcément éveillé ma curiosité.... J'ai beaucoup aimé cette idée des âmes soeurs, qui se retrouvent quelques soient les époques, et j'ai aimé me plonger avec Cléa dans ses rêves et les récit de ce qui lui semble être ses vies antérieures... Avouez que c'est un sujet passionnant ; qui n'a jamais eu des impressions de déjà vu qui amène à se poser la question : ai-je vécu une autre vie avant celle-ci?

 

Par ailleurs, ce roman est bien rythmé, les actions se succèdent sans que l'on ait le temps de s'ennuyer une minute. Les indices sont délivrés petit à petit, et le lecteur, comme Cléa, mène l'enquête, tout en gardant à l'esprit la mystérieuse disparition du père, qui semblait trop en savoir sur ce fameux elixir très convoité. Là encore, c'est un thème passionnant qui nous est proposé : imaginez un instant qu'une potion puisse nous donner la vie éternelle... Serait-ce là véritablement le bonheur? Ce qui rend la vie intéressante, n'est-ce pas cette perspective qu'un jour tout s'arrêtera? La réflexion ne va certes pas très loin, mais n'oublions pas qu'il s'agit d'un roman qui s'adresse à de jeunes lecteurs - entre 16 et 20 ans je pense.

 

Bref, un roman qui m'a convaincue : je n'hésiterai pas à relire Hilary Duff si elle venait à publier d'autres titres! Un bon point également pour la couverture qui est toute douce et toute jolie, ainsi que pour la reproduction de l'iris à chaque début de chapitre.

 

Une question cependant, j'ai cru relever une incohérence. Cléa dit ne pouvoir partir à Rio qu'avec l'autorisation écrite de sa mère car elle n'est pas majeure. Pourtant, elle s'envole un peu plus tard pour Tokyo, et là il n'est plus question de cette autorisation... Ai-je raté quelque chose, ou y-a-t-il bien un souci?

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:21

La lecture du dimanche

 

De Zola, je n'avais lu que la Curée, étudiée alors que j'étais lycéenne... Un gouffre culturel à combler donc! Lorsque Moka a lancé la lecture de la série des Rougon-Macquart, à raison d'un titre par mois, je me suis dis que j'allais essayer. D'autant qu'Emile Zola est l'auteur chouchou de Stéphie : il n'en fallait finalement guère plus pour me convaincre de me frotter au premier titre de la série!

 

 

Image hébergée par servimg.comL'histoire :

 

Tout commence un soir de décembre 1851 : Silvère et Miette ont un rendez-vous amoureux, comme chaque soir sur le terrain vague de Plassans. Mais ce soir-là, tout est différent, car Silvère s'apprête à rejoindre les rangs des insurgés républicains dès le lendemain, et Miette ne sait pas quand elle le reverra. En effet, le coup d'état de Napoléon vient d'avoir lieu et la résistance s'installe. Seulement, au cours de leur promenade, Miette et Silvère croisent ces insurgés et la jeune fille se retrouve, plus ou moins malgré elle dans leurs rangs avec son bien-aimé.

 

A Plassans, la rumeur gronde : les insurgés sont sur le point d'entrer dans la ville et de reprendre la mairie. Parmi, les habitants se trouve la famille Rougon : Pierre, né d'une mère à moitié folle, qui s'est corrompue suite à la mort de son père et lui a donné un demi-frère et une demi-soeur a toujours rêvé de faire fortune. Son épouse, Félicité, est aussi vénale que lui, et tous deux compte bien profiter de la situation politique pour s'enrichir. Tout ce qu'ils ont à faire, c'est de soutenir les bonnes personnes au bon moment...

 

Difficile de résumer ce roman tant il foisonne d'événements et de personnages... J'avoue que j'appréhendais un peu cela avant de me lancer dans cette lecture, ainsi que les longues descriptions pour lesquelles Zola est réputé. Je m'attendais à une lecture difficile - d'autant plus que je ne lis plus beaucoup de classiques - et en fait, non. Dès les premières pages, j'ai été littéralement emportée par la langue de Zola. Une langue magnifique, où chaque mot est choisi méticuleusement : on pourrait relever une citation à chaque page tant la langue française est mise à l'honneur. Je ne vous en livrerai qu'une seule, la première que j'ai relévée mais également la dernière, tant j'aurais pu en noter :

 

Ils n'échangèrent pas de baisers, rien qu'une étreinte où l'amour avait l'innocence attendrie d'une tendresse fraternelle"

 

Qu'en est-il de l'intrigue? Là, encore, j'avais quelques appréhensions, car, si j'ai un jour connu sur le bout des doigts - ou presque - l'histoire du XIXè siècle, je dois reconnaître que j'ai énormément perdu... pour ne pas dire tout! Mais là encore, ce fut un véritable bonheur! Tout est clair, et j'ai eu l'agréable impression de réapprendre l'Histoire aux côtés des personnages! Et quels personnages! C'est là aussi l'une des forces de ce roman ( mais je ne lui ai trouvé aucune faiblesse... ) : ces personnages sont vraiment taillés pour moi : alcooliques, violents, fous, hypocrites... : Emile Zola nous donne a voir tout ce que l'être humain a de plus vil. ( Attention, j'ai dit taillés pour moi, et non à mon image! Juste de quoi satisfaire mon goût pour le glauque et le côté sombre de l'être humain... ). Toute la généalogie des Rougon-Macquart est retracée, et du premier au dernier, tous m'ont plu. Chacun a des défauts, pour ne pas dire des tares... et là encore, cela m'a permis de me réconcilier avec les longues descriptions, puisque chaque portrait est un petit régal dont je me suis délectée page après page.

 

Bon, vous l'aurez compris, j'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture - ce qui ravira Stéphie qui avait peur que je n'accroche pas avec son auteur chouchou - et je pourrais vous en parler pendant des heures encore. Mais là n'est pas le but! Lisez-le, vous verrez! Pour ma part, je poursuis l'aventure et relirai La Curée dès le mois prochain - alors qu'habituellement, je déteste relire un roman déjà lu, c'est dire si je suis conquise! Quant au challenge de Moka, sachez que je n'y suis inscrite qu'officieusement, 2011 étant mon année sans challenge. Et ce serait quand même assez drôle de ne réussir à honorer que le challenge auquel je ne suis pas inscrite! A suivre donc... car nous n'en sommes qu'au début de l'aventure!

 

En attendant, je m'empresse d'aller lire l'avis de Stéphie, même si j'en connais déjà les grandes lignes!

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 08:56

Après des envies de lecture sur la première guerre mondiale, me voici de nouveau plongée dans la seconde. Décidément, ce sont des lectures dont je ne me lasse pas, tant il y a à découvrir! Et je me suis lancée dans la découverte d'un auteur que je ne connaissais pas, psychiatre américain, dont la famille, juive, avait eu la bonne idée d'émigrer aux Etats-Unis après la première guerre mondiale. Ce qui ne fut pas le cas de la famille Berger...

 

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L'histoire :

 

Irvin Yalom et Robert Berger ont fait leurs études de médecine ensemble et se connaissent depuis plus de cinquante ans. Ils sont très proches, et pourtant, entre eux subsistent des non-dits. Irvin sait que Bob a vécu des choses terribles en Hongrie avant d'arriver aux Etats-Unis mais ce dernier n'a jamais réussi à lui en parler. Il craint sans doute le regard trop "thérapeutique" de son ami, éminent Docteur en psychiatrie. Pourtant, lors du banquet du cinquantième anniversaire des anciens de l'école de médecine, Rob se décide enfin à parler et confie à son ami ce qu'il a vécu en Hongrie, alors qu'il n'avait que quinze, ce qu'il a vu et qui continue d'hanter ses rêves en plein coeur de la nuit...

 

Il est difficile de parler de ce récit sans trop en dire. En effet, c'est un récit très court - pas plus de 70 pages - que nous offrent à lire Irvin Yalom et Robert Berger. Et c'est sans doute là son seul défaut : je l'ai refermé à contre-coeur, j'aurais aimé en savoir plus, passer un peu plus de temps avec ces deux amis qui plongent dans un passé douloureux. Mais finalement, tout est dit, nul besoin de longs chapitres, l'essentiel est ailleurs : dans l'intensité du récit, dans la force des mots pesés, choisis avec soin. J'ai particulièrement apprécié l'apport de l'analyse du psychothérapeute sur les raisons qui ont poussé Robert Berger à devenir chirugien en cardiologie : c'est une très belle métaphore sur la vie et la mort, une réflexion intéressante. Cela m'a donné envie d'aller lire d'autres titres d'Irvin Yalom, nettement orientés vers la psychanalyse. On m'a conseillé Mensonges sur le divan ou encore Et Nietzsche a pleuré. Qu'en pensez-vous?

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 06:47

La bibliothèque rose et la bibliothèque verte ont bercé mon enfance. C'est en partie grâce à ces livres, hérités de mes parents, et lus et relus à de nombreuses reprises que j'ai développé cet amour des mots et de la lecture... C'est quand je les ai récupérés récemment que m'est venue l'idée de lancer un rendez-vous auteur autour de la comtesse de Ségur. Je ne suis pourtant pas de ces lecteurs qui aiment la relecture, mais la tentation était très forte!

 

 

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L'histoire :

 

Camille et Madeleine de Fleurville vivent seules avec leur maman. Un jour, une voiture est accidentée juste devant leur domaine. Madame de Fleurville recueille et soigne Madame de Rosbourg, blessée dans l'accident. Cette dernière élève également seule sa fille Marguerite depuis la disparition en mer de son époux, capitaine d'un bâteau. Les petites, bien élevées et réfléchies deviennent très vite amies, et alors que Madame de Rosbourg se porte mieux, son hôte lui propose de rester vivre à Fleurville. Elles éléveront ainsi Camille, Madeleine et Marguerite comme trois soeurs.  Non loin de là, vit Madame Fichini et sa belle-fille Sophie. Cette dernière est maltraitée, ce qui a fait d'elle une petite fille égoïste et colérique qui accumule les bêtises. Mais au contact des petits filles modèles, Sophie apprend peu à peu à être généreuse et obéissante...

 

Tout d'abord, je m'excuse pour la piètre qualité du visuel, mais je tenais vraiment à cette première de couverture qui est celle de mon exemplaire, celui que j'ai eu entre les mains quand j'étais enfant, et que ma mère a elle-même lu quand elle l'était également. Malgré mon amour pour les livres neufs, j'ai adoré me replonger dans ces pages un peu jaunies par le temps et à l'odeur si caractéristique. Je suis retombée pour quelques heures en enfance...

 

Ou presque, parce qu'il faut bien reconnaître que j'ai vieilli et que ce livre aussi! Je ne suis pas persuadée que ce livre fasse le bonheur de nos jeunes lecteurs actuels, comme il a pu le faire pour les générations précédentes! Que c'est cucul la praline - pardonnez l'expression, mais elle me semble tout à fait appropriée ici et elle me fait beaucoup rire! Et surtout quelle leçon de morale! Parce que voyez-vous, la gourmandise, c'est très mal, les mauvaises pensées, c'est très mal, les vilaines paroles, c'est très mal, l'égoïsme, c'est très mal... Camille et Madeleine sont si parfaites qu'à notre époque, elles font office d'extraterrestres! Ce qui montre bien que les jeunes générations évoluent beaucoup, parce que finalement, je ne suis pas si vieille, et que cet aspect ne me dérangeait absolument pas dans mes lectures enfantines...

 

On pourrait donc croire à lire le début de ce billet que je me suis ennuyée avec cette lecture... Eh bien non pas du tout, je l'ai trouvée véritablement délicieuse! Ce petit côté désuet m'a complètement charmée, aussi bien dans le comportement des jeunes enfants, que dans la langue parlée par les personnages. Cela a éveillé en moi une nostalgie du "bon vieux temps". Certes c'est exagéré- et quelque peu cucul la praline ( pardon, mais j'avais envie de la replacer ) , mais quand je vois arriver certaines de mes élèves de sixième avec maquillage et pierçings, je me demande ce qui est le mieux...

 

Par ailleurs, j'ai porté un regard amusé sur ce livre, tant il paraît décalé à notre époque. Et certains événements m'ont paru complètement décousus, notamment le fait que Mme de Rosbourg décide de vivre avec Mme de Fleurville alors qu'elles se connaissent à peine ou encore le fait que Mme Fichini abandonne Sophie aux bons soins de ces dames. La comtesse de Ségur et moi-même ne vivons décidément pas à la même époque.

 

Pour finir, je dirais que je suis ravie de m'être replongée dans ce livre qui, telle une petite madeleine de Proust, m'a rappelé de jolis souvenirs d'enfance. Je pense que je renouvellerai l'expérience avec un autre titre... Et il me tarde de connaître le ressenti des autres lecteurs!

 

 

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 06:30

Le voici donc venu, le mercredi 26 janvier 2011, jour de la publication de nos billets autour de la comtesse de Ségur. Et voici les liens vers chacun de vos billets:

 

Sandrine ( SD49 ) - L'auberge de l'ange gardien 

Lasardine - Un bon petit diable 

Emeralda - L'auberge de l'ange gardien 

Martine Galati - Les caprices de Gisèle   

Ellcrys -

Snowball - Les malheurs de Sophie - Les petites filles modèles - Un bon petit diable 

Setsuka - Les malheurs de Sophie 

Blueverbena - La cabane enchantée 

Christelle - Les petites filles modèles 

lagrande stef -

Aproposdelivres - Un bon petit diable 

Laure - Les malheurs de Sophie 

Au fil des plumes - La soeur de Gribouille 

Hathaway - Après la pluie, le beau temps 

Stieg -

Clairedelune -

Vanou - Le général Dourakine 

Noukette - Un bon petit diable - L'auberge de l'ange gardien 

Alexielle - La cabane enchantée 

Laeti - Les malheurs de Sophie 

Pauline - Les petites filles modèles 

Pyepi -

Catherine - Mémoires d'un âne 

Moka -

Valérie:) - Les petites filles modèles - L'auberge de l'ange gardien 

Marie - Les malheurs de Sophie 

Azilis - L'auberge de l'ange gardien 

Flof13 - Un bon petit diable 

Lya -

Cacahuète - Les deux nigaudsUn bon petit diable 

Lilibook - Les petites filles modèles 

Astrid - Les bons enfants 

Hérisson08 -

Praline - Les petites filles modèles 

Syl. - Les malheurs de Sophie 

Pimprenelle - Les petites filles modèles 

 

Je mettrai ce billet à jour tout au long de la journée, n'hésitez pas à me laisser votre lien en commentaire!

Et n'oubliez pas de vous inscrire pour le rendez-vous de février : ICI

 

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 06:13

Le premier rendez-vous de l'année 2011 aura lieu mercredi, il est donc plus que temps de faire le point sur les participants à cette édition un peu spéciale, puisqu'il est davantage question de redécouverte que de découverte. Nous sommes donc pour le moment 37 à être inscrits pour cette aventure :

 

Sandrine ( SD49 ) - Lasardine - Emeralda - Martine Galati - George - Ellcrys - Snowball - Setsuka - Blueverbena - Christelle - lagrande stef - Aproposdelivres - Laure - Au fil des plumes - Hathaway - Stieg - Clairedelune - Vanou - Noukette - Alexielle - Laeti - Pauline - Pyepi - Catherine - Moka - Valérie:) - Marie - Azilis - Flof13 - Lya - Cacahuète - Lilibook - Astrid - Hérisson08 - Praline - Syl. - Pimprenelle

 

J'espère n'avoir oublié personne. Si c'est le cas, faites-moi signe en commentaire! Par ailleurs, il est toujours possible de vous inscrire!

 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 08:00

La lecture du dimanche

 

J'ai reçu ce livre dans le cadre d'un partenariat avec Blog-o-book et les éditions Buchet Chastel que je remercie tous deux. Ce qui m'a donné envie de le lire? Avant tout, sa couverture magnifique. Oui, je suis faible. Mais aussi le résumé qui annonçait une lecture plutôt loufoque. Et comme Stéphie avait également ce titre dans sa PAL, nous en avons fait une lecture dominicale!

 

 

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L'histoire :

 

Arnold avait tout pour être heureux : un métier intéressant, une femme amoureuse... Une petite vie tranquille menée dans la ville de Londres. Jusqu'au jour où tout a basculé : Arnold découvre une carrière étrange en Bourgogne, alors qu'il se promène en forêt à la recherche de champignons : sa passion. Quelques semaines plus tard, il plaque tout et s'envole pour Tuva, une île minuscule du Pacifique. Il y épouse Lola, et devient roi de cette île. Il enregistre alors son histoire sur des cassettes qu'il envoie au fur et à mesure à Peter, l'un de ses amis... Il tient à s'expliquer sur les raisons qui l'ont poussé à agir ainsi, des raisons qui dépassent de loin tout ce que l'on peut imaginer et qui remet en cause plusieurs aspects de l'Histoire.

 

Voilà un récit hors du commun, complètement déjanté, mais véritablement passionnant! Sa construction à deux voix fait que l'on a envie de tourner les pages au plus vite pour en savoir plus. En effet, les chapitres alternent entre les enregistrements d'Arnold que Peter reçoit régulièrement et le récit mené par Tobias, un journaliste qui avait rencontré Arnold lors de son passage en Bourgogne, et qui poursuit son enquête auprès de Peter et son épouse Philippa. Ces derniers vont d'ailleurs lui présenter Flora, l'épouse qu'Arnold a lâchement abandonnée... Les deux récits sont très riches, et je suis vite entrée dans le monde d'Arnold. Son histoire complètement folle m'a amusée, j'ai adoré la manière dont Giles Milton réécrit l'histoire de certains souverains. En effet, sous ses aspects loufoques et drôles, ce roman cache l'histoire quelque peu effrayante d'une organisation secrète mondiale. Je ne peux en dire plus car je ne voudrais pas trop en révéler et gâcher le plaisir des futurs lecteurs, mais sachez que Giles Milton a une imagination débordante, mais aussi une plume très agréable à lire... Il a l'art et la manière de vous raconter des histoires et de vous emmener dans son monde!

 

Le seul aspect de ce roman qui m'a quelque peu déçue est sans doute la fin. Je ne m'attendais absolument pas à une telle fin, et elle ne correspond pas vraiment à ce que j'aurais aimé lire. Mais finalement, à bien y réfléchir, il ne pouvait pas vraiment en être autrement...

 

Bref, un roman avec lequel j'ai passé un très bon moment et qui m'a plongée pour quelques heures dans un monde champignonnesque un peu fou mais fort intéressant!

 

L'avis de Stéphie à découvrir dans la journée. Sera-t-elle aussi enthousiaste?

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