Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 06:08

Je sais que ce rendez-vous était très attendu par certaines - moi la première! Nous voici donc enfin arrivés au 22 février, jour de la publication de nos billets sur les romans de Franck Thilliez. Et c'est, normalement, 38 bloggueurs que nous devrions lire aujourd'hui! Les voici :

 

Sandrine (SD49) - Le syndrome E 

Lasardine - La forêt des ombres 

Stephie - La forêt des ombres  

Accrobiblio - La chambre des morts  

Noukette - La mémoire fantôme 

ABeiLLe -

Calypso - Train d'enfer pour Ange rouge  

June - Fractures 

Laure - Le syndrome E 

Fleurdusoleil - Le syndrome E   

Lili - L'anneau de Moebius - Deuils de miel

Gridou - La forêt des ombres  

Irrégulière - L'anneau de Moebius 

Azilis - La chambre des morts 

Blueverbena - La chambre des morts 

Cacahuète -

Emeralda -

Aproposdelivres - La chambre des morts  

Esperana - Train d'enfer pour Ange rouge 

Véro - La forêt des ombres  

Flof13 - L'anneau de Moebius 

Doukanel -

Vonnette - Le syndrome E 

Mrs Pepys - La chambre des morts 

DeL - Fractures 

Astrid - Petit retard...

Alexielle - La mémoire fantôme 

Sharon - La forêt des ombres   

Mamoun -

Martial - Fractures 

Anne - La chambre des morts 

Snowball - La mémoire fantôme 

Pyrausta - Le syndrome E  

Anne Depocheenpoche - Fractures 

Syl - Train d'enfer pour Ange rouge 

Melo - Le syndrome E 

Zorane - La forêt des ombres 

Pimprenelle - Train d'enfer pour Ange rouge 

 

Certain(e)s devaient confirmer leur participation mais ne l'ont pas fait. Si vous avez finalement décidé de participer laissez-moi un petit commentaire avec votre lien et je vous ajouterai sans problème!

 

logothilliez

 

Merci à tous pour votre participation, et votre enthousiasme! Et n'oubliez pas de vous incrire pour l'auteur du mois de mars. C'est par ici...

Partager cet article
Repost0
21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:04

J'avais lu l'année dernière Le livre des morts, et même si mon avis était plutôt mitigé parce que j'avais deviné une bonne partie de l'intrigue bien avant la fin, l'envie de lire la suite ne m'a pas quittée. Parce qu'il faut bien reconnaître que ce livre repose sur une question à la fois inquiétante et passionnante : et si vous connaissiez l'heure de votre mort?

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

***Attention spoilers sur le premier tome, si vous souhaitez le lire, évitez ce qui suit*** Suite aux événement racontés dans Le livre des morts, Will Piper a signé un engagement à ne jamais rien révéler de ce qu'il a appris sur la zone 51. Il a également pris une retraite anticipée du FBI et épousé Nancy, sa jeune coéquipière. Il mène donc maintenant une vie tranquille à New-York, jusqu'à ce qu'il croise la route de deux hommes mystérieux dans un camping-car luxueux. Ces hommes font partie du club 2027, une association d'anciens ayant travaillé à la zone 51, et Henry Spence, le directeur a besoin des services de Will. En effet, un mystérieux manuscrit vient d'être déposé dans une célèbre maison de vente aux enchères. Il s'agit de l'un des livres qui ont été écrits sur l'île de Wight, il porte la date de 1527. Spence souhaite absolument gagner l'enchère, mais il n'est pas le seul sur le coup. Les gardiens de la zone 51 ont eu aussi eu vent de cette vente et souhaitent récupérer le manuscrit manquant. Leur colère est donc sans limite lorsqu'ils perdent l'enchère. Will se retrouve en possession du manuscrit, et découvre dans la couverture un mystérieux poème qui semble avoir été écrit par William Shakespeare en personne. Un poème qui, Will et Spence en sont persuadés, contient une éngme...

 

Quelle intrigue époustouflante! Je dois reconnaître que j'ai nettement préféré ce second tome au premier! On retrouve une construction alternant les époques, entre aujourd'hui et le Moyen-Âge. On suit en fait le parcours de ce fameux livre depuis à travers les siècles et les raisons pour lesquelles il ne se trouvait pas comme les autres dans la bibliothèque secrète du monastère. Un parcours véritablement passionnant puisqu'on y croise William Shakespeare, Jean Calvin ou encore Nostradamus, alors qu'il ne sont encore que de simples anonymes. Glenn Cooper utilise l'histoire pour bâtir son roman et il le fait bien puisque c'est en partie grâce à ce manuscrit que ces personnages deviendront célèbre.

 

Le poème trouvé dans la couverture du livre a pour but de reconstituer ce parcours, par le biais d'énigmes. Will Piper qui refuse d'abord de se lancer dans une enquête dangereuse, notamment parce qu'il vient d'avoir un bébé ne peut résister à l'envie d'en savoir plus. Il se rend donc chez Lord Cantwell, l'homme qui avait déposé le manuscrit aux enchères et tente de résoudre les énigmes, avec la petite fille de ce dernier, étudiante en histoire. J'ai aimé le duo formé par ces deux personnages, même si certains aspects de leur relation m'ont dérangée, car si Will s'est beaucoup assagi depuis Le livre des morts, il a encore beaucoup de mal parfois à résister à l'appel de la bouteille... Mais ceci n'est qu'un détail, et j'ai été complètement transportée par le rythme haletant du roman. Dangers et suspense sont au rendez-vous...

 

Bref, un excellent thriller, bien meilleur à mes yeux que le premier, même s'il faut bien évidemment l'avoir lu pour apprécier complètement cette lecture!

Partager cet article
Repost0
20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 07:27

La lecture du dimanche

 

Depuis que j'ai découvert Arthur Ténor en décembre dernier, c'est déjà le troisième titre que je lis, chaque fois dans un registre différent, mais chaque fois avec beaucoup de plaisir. Ayant beaucoup aimé la série Marie-Anne de Anne Marie Desplat-Duc, j'avais très envie de lire ce titre -sorti récemment- avec le même fond historique. Et Stéphie, contaminée par mon enthousiasme, a eu envie de le lire également....

 

 

Image hébergée par servimg.com

 

L'histoire :

 

Le jeune Jean de Courçon est élève à l'école des pages du Roy-Soleil. Au service de sa Majesté Louis XIV, il assiste régulièrement au petit lever du roi. Dès qu'il a un peu de temps, le jeune garçon aime flâner dans les jardins du château pour croiser la jolie Prunelle, l'une des jardinières. Un soir, lors de l'un de leurs rendez-vous secrets, ils entendent un drôle de bruit dans l'une des fontaines non loin de là. Et le lendemain, alors que le roi s'apprête à faire sa promenade quotidienne, la clé pour mettre en route les jets d'eau des fontaines a disparu. C'est un véritable drame pour les fontainiers qui doivent s'assurer du bon fonctionnement des machines. Et malheureusement, ils ne sont pas au bout de leur peine, car les incidents s'enchaînent : Jean en est persuadé, quelqu'un sabote régulièrement les fontaines. Il entraîne alors la jolie Prunelle dans son enquête pour retrouver le coquin des fontaines.  Mais ce dernier semble prêt à tout et bien plus dangereux que les jeunes gens ne l'avaient d'abord pensé...

 

D'abord, vous en conviendrez, la couverture, illustrée par Benjamin Lacombe, est à elle seule une invitation à ouvrir ce livre... Et une fois ce dernier ouvert, vous ne serez pas déçu! Une fois encore, je me suis laissée bercer par l'écriture d'Arthur Ténor, car, si ses romans abordent des thèmes extrêmement variés, ils ont tous ce point commun : ils sont bien écrits! Les mots sont choisis, recherchés. J'ai envie de dire que l'écriture est intelligente sans pour autant se prendre au sérieux. En effet, quelques jeux de mots bien sentis m'ont fait sourire à plusieurs reprises, on sent que l'auteur aime les mots. Très souvent, dans les livres pour la jeunesse, l'intrigue est privilégiée au détriment de la langue. Ici, ce n'est pas le cas, car l'écriture sert une intrigue tout aussi passionnante.

 

Voilà le lecteur transporté dans les jardins du château de Versailles, un jardin magnifique où s'activent dans l'ombre et dans le sous-sol des centaines de personnes qui ont pour mission de veiller au bon fonctionnement des fontaines toutes plus grandioses les unes que les autres. Le roi n'admet aucune erreur, tout se doit d'être parfait, lorsqu'il décide de descendre dans ses jardins. C'est dire si ces sabotages sont une catastrophe pour les fontainiers, car une chose est sûre, on ne rigole pas à la cour du Roi Soleil... J'ai adoré découvrir cet aspect historique dont je ne connaissais rien, et j'ai découvert avec étonnement toute cette machinerie sur laquelle reposaient ces jardins.

 

Quant à l'intrigue, je l'ai trouvée elle aussi passionnante. J'ai beaucoup aimé les personnages de Jean et Prunelle, leurs rendez-vous secrets derrière les bosquets, leur timidité, leurs bonnes manières... Et pourtant, on est loin de tomber dans la naïveté, et l'enquête dans laquelle ils se lancent est tout sauf enfantine. Jean est certes malin, il a l'esprit vif, mais le coquin des fontaines ne recule devant rien, et semble prêt à éliminer ceux qui se mettent en travers de leur chemin... De l'aventure, du suspense, des personnages entiers, tous les ingrédients sont réunis pour faire un très bon roman pour la jeunesse!

 

J'attends donc avec impatience la suite des aventures de Jean et de la douce Prunelle. Mais qu'en pense Stéphie?

Partager cet article
Repost0
17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 06:01

Voilà un titre pour le moins intriguant... Le résumé ne l'étant pas moins, j'ai accepté avec grand plaisir la proposition que m'a faite l'auteur : m'envoyer un exemplaire de son livre. Ne restait donc plus qu'à m'y plonger... et c'est maintenant chose faite!

 

 

Image hébergée par servimg.com

 

L'histoire :

 

L'oncle Sigismond aime les livres par dessous tout. Bouquiniste de son état, il se targue de connaître tous les livres et se prête très souvent à un jeu avec sa jeune nièce Alice : qu'elle trouve un livre qu'il n'aurait pas lu ou qu'il ne connaîtrait pas... Chose bien difficile, mais lorsque la petite fille lui demande s'il connaît Ramsès au pays des points-virgules, un livre écrit par Jérôme Boisseau, l'homme n'ose avouer qu'il ne le connaît pas. Pour ne pas être pris en défaut lorsque sa nièce le met au défi de dénicher un exemplaire de ce livre, il prend une folle décision : l'écrire lui-même et le signer du pseudo de Jérôme Boisseau...

 

J'ai trouvé particulièrement intéressante la manière dont est construit ce livre qui, en quelque sorte, se met en scène lui-même. En effet, si le livre s'ouvre sur une discussion entre Sigismond et Alice, le lecteur est ensuite plongé dans le livre écrit - ou devrais-je plutôt dire, rêvé par le bouquiniste. Un livre qui s'appelle lui aussi Ramsès au pays des points-virgules : une mise en abime qui vous donne le sourire.

 

Et le sourire, je l'ai gardé quasiment tout au long de ma lecture... Le lecteur est plongé dans un monde merveilleux,  où l'on croise Sissi, Ramsès, Alice et le lapin, Walton Watson ou encore Charles Hockolmess... Un monde où se cotoient de nombreuses références littéraires qui m'ont bien évidemment ravie.  Sherlock Holmes, Alice au Pays des merveilles, les fables de Jean de La Fontaine : l'univers de Pierre Thiry est très riche et crée une certaine complicité avec quiconque aime et connait les livres.

 

Par ailleurs, ce livre offre une certaine interactivité avec son lecteur : l'auteur laisse à son lecteur le soin de compléter quelques blancs, complétant ou réinventant les paroles de chansons par exemple... Là encore j'ai trouvé l'idée amusante. Cependant, et c'est là qu'interviendra mon seul petit bémol, Pierre Thiry semble vouer une passion à Boris Vian, passion que je ne partage pas malheureusement... Souvenez-vous de ma terrible déception à la lecture du Conte de fée à l'usage des moyennes personnes... Les passages où il en est question, notamment à travers ses chansons, n'ont donc pas vraiment trouvé écho en moi. Mais cela reste ponctuel, et n'a pas pour autant gâché ma lecture.

 

Une lecture bien agréable donc. Merci monsieur Thiry!

 

 

Partager cet article
Repost0
15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 20:03

Le temps passe à une vitesse folle, et il est grand temps de vous dévoiler quel sera l'auteur du mois de mars! Après quelques hésitations avec d'autres auteurs, qui verront, eux aussi, leur tour venir cette année, mon choix s'est porté sur Yasmina Khadra. Pas totalement une découverte pour ma part, puisque j'ai déjà lu L'Olympe des Infortunes, mais je souhaite depuis longtemps découvrir ses romans sur le monde arabe. Ce sera donc l'occasion de sortir un oublié de ma PAL...

 

Je vous propose donc une publication des billets le samedi 26 mars. Comme d'habitude, vous choisissez l'une des oeuvres de l'auteur ( ou plusieurs si vous le souhaitez ) et vous publiez votre billet dans la journée du 26 mars... Billet dans lequel vous pourrez insérer ce logo:

 

logo-yasmina.jpg

 

Alors partant(e)s? Inscrivez-vous dès maintenant en commentaire!

Partager cet article
Repost0
14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 18:17

Cela fera bientôt deux ans que j'ai découvert Pierre Lemaître avec son excellentissime Robe de marié, le tout premier livre que j'ai chroniqué sur ce blog. Une lecture vraiment marquante et un auteur très vite devenu l'un de mes chouchous! Alors je peux vous dire que j'attendais ce quatrième titre avec impatience, et qu'il n'est même pas passé par la case PAL. Aussitôt acheté, aussitôt lu!

 

 

Image hébergée par servimg.com

 

L'histoire :

 

C'est alors qu'elle se trouve dans une boutique où l'on vend des perruques, qu' Alex repère un homme à l'extérieur. Elle est persuadée de l'avoir déjà croisé dans la journée et sent monter en elle l'inquiétude : serait-elle suivie? Persuadée qu'elle s'affole pour rien, elle poursuit sa promenade telle qu'elle l'avait prévue, mais, le soir, en sortant du restaurant, et alors qu'elle rentre seule à pieds, une camionnette s'arrête et un homme l'enlève, non sans violence. Emmenée dans un entrepôt désaffecté, Alex est enfermée, nue, dans une cage. L'homme semble décidé à la regarder crever. Il vient chaque jour la photographier. Par chance, un homme a assisté à l'enlèvement d'Alex et l'a aussitôt signalé. Le commandant Camille Verhoeven est chargé de l'enquête, une enquête difficile pour lui, la dernière affaire d'enlèvement qu'il ait menée s'étant terminée de manière tragique ( voir Travail soigné ). Une enquête qui commence plutôt mal, puisqu'aucune jeune femme n'a disparu et que le témoin n'a pas vu grand-chose...

 

Ce que je vous résume ici ne concerne que les tous premiers chapitres du roman. En effet, les romans de Pierre Lemaître sont écrits de telle manière qu'il est presque impossible de les résumer sans trop en dire... Je trouve d'ailleurs que la quatrième de couverture en dit déjà trop! Ne la lisez pas! Si vous aimez Pierre Lemaître, faites-lui confiance et plongez dans ce roman vierge de toute information. J'ai eu la très mauvaise idée de regarder une vidéo de l'auteur parlant de son roman, et lui-même en dit trop. Du coup, j'étais déjà en possession de certaines bribes d'informations qui m'ont empêchée de profiter pleinement de ce qui fait la force de ses romans : le retournement de situation au moment où on ne s'y attend pas le moins du monde avec cette sensation d'avoir été mené en bâteau depuis le début et de n'avoir rien vu venir.... Ça m'apprendra à être aussi curieuse...

 

Cela dit, ce roman m'a tenu en haleine durant quelques heures, et pour tout vous dire, je me suis même réveillée en pleine nuit avec l'envie furieuse de connaître la suite... Car Pierre Lemaître excelle dans son genre! Ce que j'aime par dessus tout dans ses romans, c'est la manière dont il manipule son lecteur, dont il le surprend. Et cette fois encore, on est servi de ce point de vue là. J'ai lu les dernières pages du roman, en retenant mon souffle, ne pouvant qu'une fois encore constater le génie de l'auteur. J'ai adoré également le côté glauque de l'histoire : dans toute la première partie, on étouffe avec Alex dans cette cage suspendue où elle ne peut ni s'allonger, ni s'asseoir correctement, condamnée à rester recroqueviller sur elle-même. Et heureusement que la narration alterne entre deux points de vue : celui d'Alex et de sa souffrance qui risque de la conduire tout droit vers la folie, et celui des enquêteurs qui permet au lecteur de reprendre son souffle. Mais cela n'est qu'un début, car plus on avance dans le roman, plus on frôle l'intolérable...

 

Les enquêteurs, parlons-en. Retrouver le commandant Camille Verhoeven et son équipe fut un véritable plaisir. Alex se déroule plusieurs années après les faits racontés dans Travail Soigné, et Camille ne s'est jamais vraiment remis. Depuis cet épisode, il se contente de petites affaires banales, mais cette fois, le commissaire divisionnaire Le Guen aimerait le voir reprendre du service et lui confie cette enquête, sous prétexte d'abord d'un interim, en attendant le retour de Morel. Je vous conseille bien évidemment de lire Travail soigné avant celui-ci afin d'apprécier pleinement la complexité de ce personnage.

 

Bref, même si ce dernier roman n'est pas mon préféré, c'est encore un titre de très haute voltige que nous offre l'auteur, et j'espère bien qu'il continuera à nous régaler des enquêtes du commandant Verhoeren... Vivement le prochain!

Partager cet article
Repost0
13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 06:51

La lecture du dimanche

 

Nous avons découvert Tana French, lors d'une lecture du dimanche, il y a quelques mois avec Ecorces de sang que j'avais beaucoup apprécié. C'est pourquoi, lorsque Blog-o-book a proposé récemment un partenariat avec les éditions Calmann-Levy pour découvrir le nouveau roman de l'auteur, je n'ai pas hésité une seconde! Je les remercie d'ailleurs tous deux pour cette découverte.

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Francis Mackey n'a pas revu sa famille depuis près de vingt-deux ans. Vingt-deux ans plut tôt, il devait quitter ce quartier sinistré de Dublin pour rejoindre l'Angleterre avec sa petite amie Rosie. Lui, fuyait un père violent et alcoolique. Elle, un père qui n'acceptait pas sa relation. Pourtant, Rosie n'est jamais venue ce soir-là. Et Francis est parti seul, de son côté, avec en tête quelques mots laissés par Rosie, lui laissant penser qu'elle avait finalement décidé de partir sans lui. Francis, lui n'est pas parti bien loin, mais il a pris sa vie en main. Il a totalement coupé les ponts avec les siens, restant seulement en contact avec Jackie, l'une de ses soeurs. Il est devenu flic, a été marié et a eu une petite fille, prénommée Holly... Une vie normale, loin de l'univers défavorisé où il avait grandi... Une vie presque heureuse que vient bouleverser Jackie d'un coup de téléphone : des ouvriers ont retrouvé la valise de Rosie dans le bâtiment désaffecté au bout de la rue, ce qui laisse penser que Rosie n'est peut-être jamais partie... Francis se voit alors contraint de revoir les siens, de retourner dans ce quartier qu'il abhore pour connaître enfin la vérité.

 

On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille, on choisit pas non plus les trottoirs de Paris, de Manille ou d'Alger pour apprendre à marcher... Cette chanson de Maxime Le Forestier m'est venue en tête à la lecture de ce roman.  En effet, naître à Faithful Place vous condamne aussitôt à devenir le clône de vos parents : chômage, pauvreté, alcool, violence, c'est dans la haine plutôt que dans l'amour qu'a grandi le jeune Francis...  Tana French décortique ici avec brio les relations familiales, elle pose des problèmatiques très intéressantes : peut-on rayer définitivement sa famille de sa vie? Les enfants doivent-ils ignorer l'existence de leurs grands-parents, sous prétexte que ces derniers ne sont pas fréquentables? Reproduit-on, inconsciemment, les schémas familiaux, ou peut-on réellement construire sa propre vie comme on l'entend? J'ai trouvé ce questionnement passionnant.

 

Au-delà de cette réflexion, il y a bien évidemment la quête de la vérité sur ce qui s'est réellement passé vingt-deux ans auparavant. Francis est flic chez les infiltrés, il n'est donc pas chargé de l'enquête qui est dans les mains de la Brigade criminelle, mais cela ne l'empêche pas de mener son enquête en parallèle. Très impliqué émotionnellement, c'est une épreuve pour lui d'une part, parce qu'il reprend contact avec sa famille mais surtout parce qu'il n'a jamais oublié Rosie, qu'elle a été son tout premier amour, et qu'il n'a jamais compris pourquoi elle était partie sans lui. Si l'histoire met un peu de temps à démarrer, une fois passées les cent premières pages, je n'ai plus lâché ce roman. L'histoire est haletante, les rebondissements sont nombreux, et on en vient à soupçonner tout le monde. Dès lors, l'envie de savoir est plus forte que tout, et les pages se tournent presque toutes seules. Un vrai régal! A tel point que le précédent roman de l'auteur Comme deux gouttes d'eau a déjà trouvé sa place sur ma PAL!

 

L'avis de Stéphie dans la journée!

Partager cet article
Repost0
10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 06:01

De "courtes histoires cruelles" racontées avec une "fausse légèreté", voilà ce que l'on peut lire sur la quatrième de couverture de ce petit recueil de nouvelles. Je ne suis pas spécialement fan des nouvelles, mais n'y suis pas non plus totalement hermétique... C'est surtout le terme "cruelles" qui m'a donné envie de découvrir cet ouvrage....

 

 

Image hébergée par servimg.com

C'est non pas une, mais quatorze histoire que Jean-François Coulomb nous propose de découvrir dans cet ouvrage. Des nouvelles aussi intense que courtes, nous présentant toute une galerie de personnages différents, au détour d'une rencontre ou par le biais du témoignage d'un proche. Des nouvelles qui abordent des thèmes variés, sautant souvent du coq à l'âne, ce qui n'a pas manqué de me surprendre... On quitte par exemple une nouvelle très dure sur la seconde guerre mondiale pour entrer dans un texte intitulé Sex-Toys.

 

La surprise est de taille donc ( pardonnez-moi l'expression ) et n'est qu'un avant-goût de ce qui nous attend à la fin de chacun de ces récits. En effet, ce qui relie ces histoires, c'est la chute, une chute cruelle que généralement, je n'ai pas vu venir et qui m'a souvent laissée stupéfaite.

 

Alors bien sûr, parmi ces nouvelles, certaines m'ont moins convaincue que d'autres, qui, elles m'ont arraché quelques petits cris de surprise.

 

Quelques mots donc de celles que j'ai préférées :

 

Garance, dite Yoyo, d'abord. La seconde nouvelle du recueil, ma préférée incontestablement, dans laquelle le narrateur découvre un carnet après la mort de sa grand-mère, dans lequel elle lui explique le rôle qu'elle a eu à jouer dans la Résistance durant la seconde guerre mondiale. Un récit poignant, difficile, avec une fin décapante!

 

Aquarelle sur le Nil ou la rencontre entre un homme et une femme dans un hôtel en Egypte. Une aventure d'un soir entre deux adultes consentants qui ne se connaissent pas. Ou plutôt qui croient ne pas se connaître... Une manipulation incroyable et drôle à la fois.

 

Hors-Jeu qui se déroule dans un cimetière lors d'un enterrement où chacun des protagonistes finit par dévoiler son vrai visage...

 

Je ne vous en dis pas plus, je préfère vous laisser découvrir par vous-mêmes la palette de sentiments par laquelle on passe à la lecture de ce récit qui, et c'est important, a aussi le mérite d'être bien écrit.  Les textes sont courts, mais l'auteur a su trouver les mots justes pour les rendre riches. Un recueil qui me réconcilie avec le genre de la nouvelle donc!

Partager cet article
Repost0
9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 05:29

Le pendentif de Jade

 

C'est une nouvelle série pour la jeunesse que je vous propose de découvrir aujourd'hui. Et avec une accroche comme " Organisation secrète recherche agents exclusivement féminins. Contactez The agency. ", vous imaginez bien que je me suis empressée de les contacter pour un premier rendez-vous!

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Tout commence en 1853 dans un tribunal londonnien : Mary est condamnée à la pendaison pour cambriolage. Âgée de douze ans, elle vit dans les rues de menus larcins depuis la mort de ses parents. Pourtant, la chance va lui sourire car l'une des gardiennes l'enlève pour la confier à une institution pour jeunes filles. Derrière cette fondation se cache en réalité une organisation secrète : the Agency. Mais Mary ne le découvrira que cinq ans plus tard lorsque les directrices lui proposeront d'abandonner sa future carrière d'enseignante pour effectuer sa première mission.  Mary sera introduite comme dame de compagnie auprès de la jeune Angelica Thorold. Elle devra alors tenter de récupérer des informations sur le père de cette dernère, soupçonné de trafics illégaux dans la compagnie de navires qu'il dirige. Mais lorsqu'elle fouille pour la première fois le bureau d'Henry Thorold, elle se voit contrainte de se cacher dans un placard où se trouve déjà un mystérieux inconnu... Il semblerait qu'elle ne soit pas la seule à vouloir obtenir des renseignements...

 

Inutile de vous le cacher : ce premier rendez-vous avec the Agency fut une véritable réussite! J'ai adoré l'ambiance dès les premières lignes et c'est sans aucun doute le gros point fort de ce roman. Le premier chapitre n'est pas sans rappeler Oliver Twist et l'ensemble de l'intrigue se déroule dans les rues de Londres, par un été chaud, presque étouffant qui rend les abords de la Tamise malsains et malodorants. Le lecteur est plongé dans une atmosphère so British, et j'adore ça! On y croise des ladies et des gentlemen de la délicieuse époque victorienne! Un petit charme désuet qu'il est plutôt rare de trouver dans la littérature de jeunesse et une plume très agréable à lire, ce qui a fait mon régal!

 

L'intrigue, d'ailleurs, n'est pas en reste. Elle se tient du début à la fin, et elle est portée par le personnage de Mary, une jeune fille attachante, intelligente et un peu rebelle. J'ai particulièrement aimé cette atmosphère mystérieuse créée autour de the Agency qui travaille uniquement avec des agents féminins, éloignant ainsi tout doute. Qui soupçonnerait une simple demoiselle de compagnie d'être en fait un agent secret au service d'une organisation parallèle? L'enquête de Mary est menée tambour battant, elle n'a pas froid aux yeux et prend des risques obligeant parfois le lecteur à reprendre sa respiration. En effet, c'est une enquête dangereuse qui est confiée à la jeune fille, une affaire dans laquelle certains y laisseront la vie. On est donc loin ici du récit gentillet souvent proposé aux jeunes lecteurs. Cette fois, on les prend au sérieux...

 

Pour couronner le tout, un jeune homme charmant ( ou pas, d'ailleurs, selon les circonstances ) vient ajouter un peu de piment à l'intrigue. Mais là encore, j'ai été totalement séduite, puisqu'on est loin de sombrer dans les clichés, et que la fin du roman s'en éloigne même totalement. .. Je ne peux décemment vous en dire plus à ce sujet, mais lisez-le, vous comprendrez!

 

Bref, une première mission accomplie pour Y. S. Lee qui est quand même docteur en culture et littératures victorienne, ceci expliquant cela! Quant à moi, je ne tarderai pas à lire le second tome des aventures de Mary qui trône déjà en bonne place sur ma PAL!

Partager cet article
Repost0
7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 15:00

C'est la chronique de Sophie Aurenche sur RTL postée sur le mur Facebook de l'éditeur qui a aiguisé ma curiosité de lectrice toujours en quête de nouvelles découvertes. Aussi, lorsque les éditions Aux forges de Vulcain ont proposé de m'en envoyer un exemplaire, j'ai immédiatement accepté et je les en remercie.

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Les larrons, ce sont ces voleurs, ces mauvais garçons qui ont choisi de s'éloigner du droit chemin. Alcool, trafic de drogue, sexe, violence et même crime, rien n'est épargné. Ces larrons hantent les rues de la région parisienne mais nous entraînent aussi jusqu'en Algérie à bord d'une 607 tranportant une petite tonne de shit. Ces larrons, ce sont Eric, Laurent, Aziz, mais aussi Sylvie ou Jenny, ces femmes qui ne sont jamais loin, dans leurs pensées ou dans leur lit.

 

François Esperet nous fait cotoyer le temps de quatre chants ces personnages qui, un jour, ont basculé du mauvais côté. Ces personnages, il les connaît bien puisqu'il est capitaine de gendarmerie et c'est un portrait réaliste, parfois amusant, parfois glauque qu'il nous offre.

 

Mais Larrons, c'est avant tout une écriture particulière... Soyez prévenus, ces chants se présentent sous forme de vers, sans ponctuation aucune. Une écriture que Sophie Aurenche comparait à du slam dans sa chronique. Une écriture qui demande une forte concentration puisqu'il faut sans cesse reconstituer les groupes de sens. Une lecture difficile donc, que j'ai fragmentée, ne lisant qu'un chant à la fois. Mais une lecture, ô combien réjouissante pour qui aime s'amuser avec la langue! Les mots sont choisis, ils s'enchaînent et se déchaînent!

 

La poésie nous parle souvent de la beauté... Ici, François Esperet nous plonge dans un univers glauque, où les mots sont souvent crus, mais tout la force de son écriture, c'est de sublimer cet univers, de le rendre poétique- à sa manière.

 

Vous savez à quel point j'aime les univers sombres, les personnages glauques, les scènes sordides. Je pense avoir trouvé dans ce livre la meilleure description d'une autopsie que j'aie jamais lue! Je ne résiste pas à l'envie de vous en faire partager un extrait :

 

et puis des membres où les muscles entaillés de crevées profondes

exhalaient leur encens faisandé sans révéler le secret d'hématomes

et puis de la prison thoracique ouverte à tous les vents du ventre

exproprié de ses tripes inutiles et son estomac noyé d'alcool

amputé de son palpitant pourpre engorgé d'angoisse ante mortem

 

Quel régal! Et pour celles et ceux que j'aurais convaincus de se frotter à l'écriture de François Esperet, vous penserez à moi en lisant la page 46, j'ai trouvé le passage où le personnage vide sa vessie absolument truculent!

Partager cet article
Repost0