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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 23:00

La lecture du dimanche

 

Calypso a été l'une des toutes premières à lire ce livre et à en parler et son billet m'a donné terriblement envie de lire ce livre. Pourtant, le sujet - assez proche de celui du livre dont je vous parlais hier - n'est pas de ceux que j'affectionne particulièrement d'habitude. Stéphie ayant elle aussi envie de découvrir ce titre, nous avons décidé d'en faire une lecture commune.

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Eugène n'a vécu qu'une semaine, sept jours pendant lesquels ses parents n'ont pas osé imaginer le pire. Né à six mois de grossesse, soigné dans le service des grands prématurés, Eugène aurait pu vivre s'il n'avait attrapé un staphylocoque doré contre lequel son petit corps n'a pas su lutter. Depuis ce jour, sa mère a perdu la parole, il n'y a plus rien à dire... Elle coud des pantalons en velours rouge, dans toutes les tailles, celles que son enfant aurait porté s'il avait vécu et grandi comme tous les autres enfants... Désemparé, son époux se promet de l'aider à retrouver la parole. Pour cela, il décide d'écrire l'histoire de son fils, celle qu'il aurait vécue s'il n'était pas mort. Il pense pouvoir lui redonner vie à travers les mots. Mais le pouvoir des mots est-il suffisant pour lutter contre la mort?

 

Voilà un roman qui ne peut laisser indifférent... Il est construit un peu à la manière d'un journal intime, chaque chapitre - plus ou moins long - étant précédé de la date ainsi que du nombre de jours qui se sont écoulés depuis la disparition d'Eugène. Ce journal, c'est le père qui le tient : il nous y confie ses sentiments, il raconte comment l'impensable est arrivé, et il tente d'écrire l'histoire de son fils, telle qu'elle aurait dû être. J'ai été touchée par ce père qui n'est pas loin de flirter avec la folie, allant jusqu'à inscrire Eugène à la crèche et subtiliser la liste des autres enfants qui auraient pu devenir ses amis. Enfants sur lesquels il se renseigne, toujours dans le but de construire la vie de son fils. La mère est assez effacée tout au long du roman. Elle ne parle plus, et on assiste, impuissant, à sa souffrance, encore plus "criante" que celle du père.

 

Ce livre est une magnifique réflexion sur la vie et sur la mort. Le narrateur - qui a perdu son fils trop tôt - assiste en parallèle à la lente mort de son grand-père, qui a perdu la tête depuis plusieurs années déjà, qui n'est plus que l'ombre de lui-même, tenant des propos incohérents lorsqu'il est capable de parler. Une mort qui -pour lui - serait un soulagement : " Tu vas mourir et c'est bien, papy Marcel." Je crois que j'ai été davantage touchée encore par ce grand-père devenu sénile, parce que, cette fois, je me suis sentie directement concernée, parce qu'Isabelle Monnin sait trouver les mots justes, les mots vrais, les mots du coeur :

 

Je vais passer ta dernière nuit avec toi. Je veux bien être celui qui est là quand tu meurs, papy Marcel. Toutes les dix minutes, la machine serre ton bras pour prendre ta tension. Le médecin m'a dit, si ça tombe sous six, vous m'appelez. Tu restes autour de huit. La perfusion te nourrit. Tu es gris clair, couleur de craie. Ton visage est inquiétant. De loin, on dirait que tu souffres, ta bouche fait une grimace. Je te touche la main mais tu ne réagis pas. Tes bras parfois ont des sursauts. Eugène avait ça, aussi, des fils partout et les bras en croix qui s'agitent soudain.  Elles n'ont pas mis de sparadrap sur tes yeux.

Je n'ai pas peur. Je parlerai peu. Je ne pleurerai pas. Tu peux me faire confiance. Comme quand on laissait la barque flotter sur l'étang et que tu voulais dormir. Tu surveilles nos lignes, petit, hein? Oui, papy Marcel, je vais surveiller les lignes, ne t'inquiète pas. Je ne les quitte pas des yeux, nos lignes. Quand tu seras mort, je m'occuperai de tout. Je fermerai tes yeux et j'essuierai ta bouche.

 

Un roman bouleversant, à découvrir, vraiment!

J'espère que Stéphie l'aura apprécié tout autant, et je m'empresse d'aller lire son avis!

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commentaires

Isa 17/10/2010 19:47



Quel roman magnifique !!! Une belle surprise pour moi.



Evelyne 06/10/2010 13:15



J'ai vécu cette histoire il y a trente ans, à 8 mois et demi de grossesse, un premier enfant mort-né, j'ai failli mourir, j'ai touché le fond.Ce livre est tout ce que j'aurais voulu ecrire et
decrire moi-même pour faire le fameux deuil qu'on ne fait jamais


Pour moi, ce livre est un chef d'oeuvre, il met les mots sur ma souffrance mais je n'ai pas pleuré en le lisant,je suis peut-être guerie ou presque



Véro. 05/10/2010 21:31



J'ai du mal avec le thème de la perte d'un enfant ...



Alex-Mot-à-Mots 03/10/2010 08:48



Un sujet pas facile, j'hésite encore à lire ce livre.



Livvy 02/10/2010 11:17



Pas pour moi à l'heure actuelle.