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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 11:30

Lorsque j'ai vu que l'un des titres de la rentrée littéraire proposés par Ulike concernait l'univers concentrationnaire, mon choix s'est immédiatement arrêté dessus. En effet, cette triste période historique m'a toujours beaucoup intéressée et je pense qu'il est important de continuer à écrire dessus pour qu'elle ne sombre pas dans l'oubli...

 

 

Image hébergée par servimg.com

Le wagon, c'est celui dans lequel se trouve le jeune narrateur de vingt et un ans. Ce wagon fait partie du dernier train qui emmena des déportés à Dachau le 2 juillet 1944. Ce wagon, c'est l'horreur, le cauchemar devenu réalité : une centaine d'hommes entassés comme du bétail, une chaleur accablante sans la moindre aération, la faim, la soif mais aussi et surtout la mort. La mort et son odeur... Un voyage qui dure trois jours, trois jours durant lesquels ces hommes côtoient l'enfer. Trois jours que le narrateur nous décrit, presque heure par heure. Trois jours de lutte contre soi-même et contre les autres : la peur, la panique, le dégoût mais aussi l'espoir, parfois, lorsque le train s'arrête.

 

Ce roman m'a souvent rappelé la lecture du Grand Voyage de Jorge Semprun. La différence, c'est que Le wagon n'est pas autobiographique. Pourtant, l'auteur a décidé d'écrire ce roman lorsqu'il a découvert que l'un de ses proches avait fait parti de ce convoi. Il s'est beaucoup documenté, beaucoup renseigné et je trouve ses propos très justes :

 

Tout ce qui est raconté ici est vrai. Tout ce qui est inventé ici est vrai aussi. Bien au-dessous de la réalité. Ce n'est pas une fiction. [...]

Là où aucune image ne peut se former, il faut former une image.

Une image injuste.

Alors tout ce qui est raconté est faux. Ce n'est pas un livre d'Histoire. L'Histoire est bien pire.

Irréelle.

Ceci est un roman.

 

Le wagon est une lecture difficile, ce qui n'est rien comparé à ce qu'ont pu vivre ces hommes. Les phrases sont courtes, le rythme est haché, comme si l'écriture elle aussi avait été douloureuse. Difficile de dire que l'on a aimé un tel texte, et pourtant ce texte est beau, ce texte est bouleversant, si bouleversant qu'il n'est pas évident d'en parler, que je peine à trouver les mots. Y en a-t-il d'ailleurs? Arnaud Rykner nous montre la folie des hommes, leur cruauté. Ce livre nous dit l'indicible : les corps putréfiés, les excréments, le sang, les chairs... Tout ceci paraît tellement incroyable, tellement inhumain... Et pourtant... C'est bien pour cela, qu'il faut lire Le wagon, ou plutôt d'une certaine manière le vivre, pour ne jamais oublier de quoi l'être humain est capable. Les pages se tournent, le livre se ferme mais les mots, les images restent là, bien présents dans l'esprit du lecteur.

 

Ce livre a été chroniqué dans le cadre d'un partenariat avec le site des Chroniques de la rentrée littéraire et Ulike. Un grand merci à eux.

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commentaires

Gwen 25/08/2010 21:16



Je suis tout à fait d'accord avec toi! Cette partie de l'Histoire doit rester dans les mémoires de tout le monde!


J'aurais bien envie de le lire aussi, mais à ce rythme, je crois que je vais vouloir lire tous les livres que tu nous présentes!



Alex-Mot-à-Mots 24/08/2010 17:20



Je suis d'accord avec toi : il ne faut jamais oublier cette période. Mais en quoi ce livre est-il un plus ?



Christine 24/08/2010 11:32



J'ai demandé il y a quelques temps à mon libraire des lectures sur ce difficile sujet, il ne m'a pas indiqué celui-ci donc je te remercie. Je vais l'inscrire de suite dans ma PAL



Au fil des plumes 24/08/2010 08:13



Un sujet sensible et toujours difficile à traiter


 



ahimsa 23/08/2010 21:42



Que la lecture doit être difficile non pas par l'écriture et le style mais par le thème qui nous touches tous de près par nos aieuls qu'ils aient été déportés ou soldats.


Je pense que cela doit être une lecture poignante et intéressante