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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 15:00

C'est la chronique de Sophie Aurenche sur RTL postée sur le mur Facebook de l'éditeur qui a aiguisé ma curiosité de lectrice toujours en quête de nouvelles découvertes. Aussi, lorsque les éditions Aux forges de Vulcain ont proposé de m'en envoyer un exemplaire, j'ai immédiatement accepté et je les en remercie.

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Les larrons, ce sont ces voleurs, ces mauvais garçons qui ont choisi de s'éloigner du droit chemin. Alcool, trafic de drogue, sexe, violence et même crime, rien n'est épargné. Ces larrons hantent les rues de la région parisienne mais nous entraînent aussi jusqu'en Algérie à bord d'une 607 tranportant une petite tonne de shit. Ces larrons, ce sont Eric, Laurent, Aziz, mais aussi Sylvie ou Jenny, ces femmes qui ne sont jamais loin, dans leurs pensées ou dans leur lit.

 

François Esperet nous fait cotoyer le temps de quatre chants ces personnages qui, un jour, ont basculé du mauvais côté. Ces personnages, il les connaît bien puisqu'il est capitaine de gendarmerie et c'est un portrait réaliste, parfois amusant, parfois glauque qu'il nous offre.

 

Mais Larrons, c'est avant tout une écriture particulière... Soyez prévenus, ces chants se présentent sous forme de vers, sans ponctuation aucune. Une écriture que Sophie Aurenche comparait à du slam dans sa chronique. Une écriture qui demande une forte concentration puisqu'il faut sans cesse reconstituer les groupes de sens. Une lecture difficile donc, que j'ai fragmentée, ne lisant qu'un chant à la fois. Mais une lecture, ô combien réjouissante pour qui aime s'amuser avec la langue! Les mots sont choisis, ils s'enchaînent et se déchaînent!

 

La poésie nous parle souvent de la beauté... Ici, François Esperet nous plonge dans un univers glauque, où les mots sont souvent crus, mais tout la force de son écriture, c'est de sublimer cet univers, de le rendre poétique- à sa manière.

 

Vous savez à quel point j'aime les univers sombres, les personnages glauques, les scènes sordides. Je pense avoir trouvé dans ce livre la meilleure description d'une autopsie que j'aie jamais lue! Je ne résiste pas à l'envie de vous en faire partager un extrait :

 

et puis des membres où les muscles entaillés de crevées profondes

exhalaient leur encens faisandé sans révéler le secret d'hématomes

et puis de la prison thoracique ouverte à tous les vents du ventre

exproprié de ses tripes inutiles et son estomac noyé d'alcool

amputé de son palpitant pourpre engorgé d'angoisse ante mortem

 

Quel régal! Et pour celles et ceux que j'aurais convaincus de se frotter à l'écriture de François Esperet, vous penserez à moi en lisant la page 46, j'ai trouvé le passage où le personnage vide sa vessie absolument truculent!

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Published by pimprenelle - dans A lire pour le plaisir
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commentaires

Accrobiblio 20/02/2011 16:44



Ah ben tiens, je viens de le recevoir, via Blog-O-Book !



Noukette 09/02/2011 23:48



Par contre, moi je passe mon chemin....



Leiloona 09/02/2011 16:38



Hum, je ne suis pas sûre d'adhérer à l'écriture ... 



blueverbena 08/02/2011 15:11



Le style et le thème ont peu de chances de me plaire mais j'admire la prouesse ;)



Véro. 07/02/2011 21:42



Je ne crois pas que cela me plaira cette absence de ponctuation...