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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 06:41

Au fil de mes pérégrinations sur la blogosphère, j'avais noté sur ma LAL plusieurs titres de l'auteur, notamment L'annulaire que j'étais bien décidée à lire pour ce rendez-vous. Et puis le hasard en a décidé autrement : au moment de passer ma commande, j'ai lu plusieurs résumés des oeuvres de Yôko Ogawa, et celui-ci s'est imposé à moi comme une évidence... Il faut croire que le hasard fait bien les choses!

 

 

Image hébergée par servimg.com

L'histoire :

 

Mari travaille avec sa mère dans l'hôtel familial situé dans une station balnéaire. Un soir, un scandale éclate, réveillant toute la clientèle de l'hôtel. Une femme qui semble être une prostituée sort d'une chambre à moitié dévêtue en hurlant et en insultant l'homme qui s'y trouve de pervers. Lorsque l'homme sort de la chambre, Mari qui a assisté à toute la scène est fascinée : cet homme est un vieillard et il inspire le respect. Lorsqu'elle le croise deux semaines plus tard chez un marchand, elle se met à le suivre sans pouvoir se l'expliquer. L'homme l'a reconnue et engage la conversation. Rapidement, leur relation évolue : Mari qui n'a que dix-sept ans doit ruser pour pouvoir quitter l'hôtel et rejoindre celui qu'elle appelle le traducteur pour de longues balades en ville. Entre chaque rencontre, ils entretiennent une correspondance. Puis un jour, elle accepte de le suivre chez lui, là-bas sur l'île, et là tout bascule... L'homme se révèle adepte des relations sado-masochistes, et si Mari éprouve quelques réticences au début, elle se laisse très vite convaincre et semble y trouver elle-aussi du plaisir...

 

C'est particulier, très particulier, mais j'ai vraiment adoré ce roman. Yôko Ogawa crée un univers très étrange dans ce roman, un univers que l'on peut qualifier de malsain, notamment parce qu'elle met en scène la relation entre une jeune fille et un vieillard. Et comme si cela ne suffisait pas, ce dernier est un pervers qui n'hésite pas à lui faire subir quelques sévices... Alors bien sûr, ce que l'on ressent à la lecture est assez étrange, entre dégoût et fascination. Mais finalement, même si l'homme ne lui laisse pas vraiment le choix la première fois, Mari se prend au jeu et en redemande. Et comme c'est elle la narratrice, le lecteur se veut complice pour ne pas dire voyeur. Mari doit inventer des mensonges pour échapper à sa mère, et je dois reconnaître que comme cette dernière n'est pas des plus sympathiques, j'ai pris plaisir à la voir se faire berner. Il n'y a que la femme de ménage de l'hôtel qui semble avoir vu clair dans le petit jeu de Mari... Encore un personnage qui ne manque pas de piquant! Tous semblent avoir une déviance, une perversité... D'ailleurs, j'ai été assez surprise par cette lecture qui remet en question les préjugés que j'avais sur la littérature asiatique. J'en avais une image plutôt sage, une littérature toute en pudeur, presque "coincée" mais ce n'est pas le cas du tout, même si j'ai pu lire qu'Hôtel Iris était considéré comme le plus extrême des romans de l'auteur.

 

Extrême en effet pour la violence qui s'en dégage et pourtant, à aucun moment, je n'ai trouvé ça vraiment insupportable, parce que par contraste, l'écriture de Yôko Ogawa se veut douce, délicate. On se laisse porter par ses mots, par la simplicité de ses phrases. Les propos presque enfantins de la narratrice viennent adoucir le tout dans un formidable paradoxe. Un paradoxe qui se retrouve au niveau de la lecture : on a envie de condamner cette relation, on éprouve un malaise certain, et pourtant, il est impossible de lâcher ce livre avant de l'avoir fini, et même fini, on n'a qu'une hâte : se plonger dans le prochain Ogawa. Soyez-en certains, je lirai d'autres titres de l'auteur et je compte bien sur vos différents billets pour m'aider à choisir le prochain!

 

logo ogawa

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commentaires

Melmelie 20/03/2011 17:43



Grâce à toi j'ai lu et découvert ce roman (faut que je trouve le temps de le chroniquer). Merci !!



Soie 10/09/2010 09:49



Je trouve que la littérature japonaise est à deux visages : soit très douce, poétique, avec souvent des passages elliptiques comme les romans que tu as lus probablement, et la plupart de aux que
j'ai lus aussi.


A l'inverse, d'autres fois, c'est très cru ... ici, malgré le côté malsain de la relation, je trouve que l'auteur a réussi à faire passer des sentiments, je pense qu'il y avait des sentiments
entre  Mari et le vieillard... qui a deux facettes, une sadique et l'autre raffinée et vulnérable.


Dans le genre dérangeant et sans fioritures,  Murakami Riu est assez "doué" également. C'est un autre aspect de la littérature japonaise, je ne saurais dire que je te le "recommande"
mais si tu veux découvrir un autre genre pourquoi pas... évite cependant de commencer par Les bébés de la consigne automatique car je crois que c'est particulièrement gore. Par contre je ne pense
pas qu'il écrive ainsi par pu effet de style, mais pour dénoncer des travers de son pays.



Manu 06/09/2010 17:51



J'aime beaucoup l'auteur mais je n'ai jamais lu ses romans plus "extrêmes" Je compte quand même lire celui-ci pour me faire une idée.



Kikine 29/08/2010 20:07



Que de tentations grâce à cette lecture commune .. plus ça va plus je me dis que je vais lire tous les livres de l'auteur :)



Schlabaya 28/08/2010 20:53



Ce roman m'a aussi beaucoup impressionnée, je constate que nos impressions sont très proches ! Un grand auteur, d'ailleurs. Mais je suis fan des romanciers japonais !